Utiliser le personnage du journaliste grolandais Micheal Kael et pondre un long métrage sur lui, voilà une idée risquée qui ne sentait pas bon dès le départ. Si l'humour y est efficace et le scénario bien écrit, pourquoi pas? On est malheureusement loin de retrouver ces qualités. "Michael Kael contre la WNC" enchaîne lourdeurs sur lourdeurs à travers un scénario bourré de facilités. C'est navrant et profondément ennuyeux. En un mot: NAVET.
Où l'on retrouve Bénoît Delépine dans le rôle de reporter crée pour Canal +, journaliste maladroit, couard et pas très futé. Ça tombe bien puisque-c'est le sujet de ce long métrage- la chaine de télé américaine pour laquelle Michael Kael est le correspondant parisien cherche un imbécile pour couvrir en Afrique un évènement bidonné de toute pièce. Satirique, la comédie prend pour cible essentiellement les médias, et non pas seulement les phénomènes médiatiques mais aussi les individus. Les scénaristes raillent d'abord un couple de présentateurs vedettes puis, surtout, ces grand reporters qu'on nous présente vaniteux et fats, avides de scoops, vrais ou faux. A l'image du personnage de Michael Kael, les auteurs poussent la caricature un peu loin mais il est, dans la comédie, des moments et des portraits assez corrosifs. Ces aventures de Michael Kael au coeur de la brousse africaine pèchent surtout par leur manque d'envergure scénaristique.
Ce film n’est pas un navet, non, à ce stade, on peut se permettre de dire qu’il s’agit tout simplement d’un étron ! Le genre de film qui vous fait regretter amèrement d’avoir perdu votre temps à essayer de le comprendre, en vous disant que ce n’était que passager et qu’au bout de vingt minutes, le film allait s’éclaircir et nous offrir enfin quelque chose de potable. Hélas, ce film est une bouse d’une heure trente où il n’y a rien à sauver de ce nanar. Sur une idée originale de Benoît Delépine, qui interprète le rôle principal (Michael Kael), pour ceux qui connaissent l’acteur grâce à l’émission satirique Le Groland sur Canal+, ne vous attendez pas à avoir ici le même genre d’humour, il n’en est rien. A la fois consternant et pitoyable, on en regrette de voir à ses côtés trois acteurs américains de talents : Mickey Rooney (excellent dans son rôle), Elliott Gould & William Atherton. Michael Kael contre la World News Company (1998) accuse un scénario brouillon et incompréhensible, où la mise en scène de Christophe Smith frise le ridicule (avec toutes les incrustations 3D). Les seconds rôles n’apportant rien au film, que ce soit Marine Delterme ou Jules Edouard Moustic, on aurait préféré ne jamais prendre connaissance de ce film !
L’esprit Mickael Kael, j’adorais. Manque de pot, ce qui marche sur un sketch de 30 secondes ne marche pas sur un film d’1h30. Dommage, l’idée de Delepine sur ce film était la bonne : créer du liant grâce ç une diatribe construite sur le journalisme international. Si seulement le personnage de Mickael Kael était plus subtil, cela aurait pu marcher…
Une parodie pas si "débile" qu'elle n'en n'a l'air sur le monde des médias et les journalistes en général. Bien sur l'humour n'est pas toujours très fin et on n'est encore loin du côté corrosif du Groland actuel, mais la prestation de Benoit Delépine dans le rôle du "journaliste le moins doué de sa génération" est vraiment bonne.
Un film prophétique qu'il serait bon de sortir des cartons après ce qui c'est passé dans le golf dans les années 2000. L'image est bonne. La distribution est rare pour un film français.
Une des plus grandes comédies de tous les temps ! D'ailleurs sur certains points, ce n'est même pas une parodie : c'est le quotidien véritable des journalistes quels qu'ils soient ! Malheureusement, quand un film s'attaque aux journalistes, on ne peut s'attendre à de bonnes critiques de la part de la profession. Eh oui il y a pas que les flics et les fonctionnaires qui ont droit de se prendre des films entiers dans la face. Un film qui appuie là où ça fait mal, et qui le fait très bien. Messieurs les Journaleux n'ont pas apprécié à l'époque !
Un film sortie trop tôt. Un film trop réaliste. Ce documentaire fictionnel avec une pointe d'humour ne laisse pas indiférent. C'est dommage que jusqu'à présent les films doivent correspondre à l'imagination du publique. Ce film est trop proche de la réalité et par conséquent demeure incompris. La vision de Benoît Delépine nous a donné l'éclairage d'une bougie au beau milieu d'un grand capharnaüm .
Je suis tombé hier par hasard sur ce film, en zappant sur Hotbird... Une vision aiguë de la réalité, des vérités désagréables certes, mais prophétique de ce qui vient de se passer en Irak, en vrai cette fois... Je crois que toutes les critiques négatives émises sur ce film sont dues à son caractère dérangeant : bravo à Delepine et à son équipe!