Scum
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2013
Lorsque Alan Clarke signe en 1977 la première version de "Scum" pour la télévision anglaise, la BBC, alors productrice du film, prend peur des conséquences que le film peut avoir envers le peuple anglais (mais surtout envers le gouvernement). Jugé trop réaliste, trop trash pour la télévision, "Scum" première version sera censuré. C'est que le sujet traité y est dur, à savoir la vie de jeunes délinquants dans une maison de correction, chose courante dans la société anglaise des années 70.
Deux ans plus tard, Alan Clarke réalise ce qui sera la version définitive de "Scum", destinée à l'exploitation en salles. Mettant en scène Ray Winstone (le futur Beowulf de Zemeckis dans un de ses premiers rôles), et gardant le même thème, "Scum" agit comme un upercut ultra violent dans la figure du spectateur et de la société anglaise. Car "Scum" est un film dur, à la limite de l'horrible. La réalisation est simple, la mise en scène d'un grand niveau, et l'interprétation des acteurs très juste. Avec ces caractéristiques, Alan Clarke parvient à immiscer le spectateur dans un univers ou la justice est remise en cause (qui sont les véritables délinquants entre les gardiens ou les gosses?) et où la loi du plus fort règne. "Scum" prend aux tripes, autant qu'il révolte. En utilisant un critère de réalisme et en s'inspirant de divers témoignages d'anciens détenus, Clarke parvient à être le maître de son propre cinéma, une cinéma emprunt d'humanité et de véracité face à une société anglaise malade, pleine de haine et de violence. Certes, dans "Scum", ce n'est pas la violence comme on en voit dans la plupart des films qui nous est présenté (simples bastons, etc...). Il s'agit d'une violence psychologique particulièrement, envers ces jeunes paumés qui, pour leurs délits, ne méritaient pas un tel traitement. "Bordel, réagissez!" semble gueuler le film d'Alan Clarke, "réagissez face à ce sadisme! Face à autant de cruauté gratuite!". De par ses idéaux et sa réalisation fantastique, ainsi que de par son scénario, Alan Clarke a fait de "Scum" un chef d'oeuvre du cinéma anglais.
Auto
Auto

32 abonnés 76 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2010
La vision de Dog pound m'a donné envie de découvrir Scum et maintenant que je l'ai vu, j'ai limite envie de baisser la note que j'avais mise au film de Chapiron. Celui ci n'est pas simplement inspiré de l'œuvre d'Alan Clarke comme je le pensais, mais est carrément un remake qui s'avère être moins bon. Scum est plus sombre et met mieux en lumière l'hypocrisie et les dysfonctionnements des institutions publiques qui bien plus que la réinsertion de leurs détenus cherchent avant tout à préserver les apparences cela en brisant mentalement et physiquement leurs hôtes. Ce pessimisme dans le ton et bien illustré par la tentative de révolte des prisonniers rapidement avortée puis suivie d'un discours du gouverneur minimisant la responsabilité des gardiens et du système dans cette événement. Ici, Personne n'est à sauver .Qu'il s'agisse des surveillants ou des délinquants tous ne connaissent que la domination comme mode de fonctionnement. Archer le seul qui se refuse à suivre cette logique absurde n'aura pas plus de chance que ses compagnons de cellule.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juin 2014
Tout a déjà été dit ou presque sur "Scum", film culte d'Alan Clarke sur les prisons pour mineurs en Angleterre des '70. L'une des oeuvres les plus noires et dures sur le sujet, qui marque à jamais. Le jeune Ray Winstone est impressionnant dans le rôle principal. Un film violent, sans espoir et pessimiste comme seuls savent les faire les anglais. Chef-d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 février 2018
Scum nous plonge dans le milieu carcérale des années 70 en Angleterre ou l'on suit notamment trois jeunes arrivés récemment et dont leur incarcération va être un enfer.
Ce huit-clos des années 70 poignant et pesant met le spectateur dans la dure réalité des centre de détention de l'époque. Une mise en scène très bien servie et efficace avec une ambiance qui donne un ton assez pesant et stressant, le spectateur et lui aussi choqué, renversé et désorienté dans cet univers malsains. Les plans sont très bien filmés et nous voyions différents personnages tous au tempérament différents. La séquence finale est vraiment horrible et tragique.
Violent, traumatisant, puissant ce film m'a vraiment marqué et c'est l'un des plus durs sur le milieu carcérale avec Dog Pound (qui d’ailleurs est le remake de celui-ci) .
Film très choquant mais à voir absolument
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2025
Au-delà de la déshumanisation vécue par les délinquants (aux délits et crimes plus ou moins graves) dans une maison de redressement, ce drame dénonce la violence endémique de la société par sa capacité à se nourrir indéfiniment d'elle-même et à encourager les victimes à devenir des tortionnaires, parfois plus sadiques encore que les précédents... Continuellement la brutalité, la cruauté, les humiliations nous sont montrées, instaurant un climat étouffant - mais non menaçant, aucune scène de répit ou de fraternité positive ne nous étant offerte. Ces éprouvants récits initiatiques sont portés par de jeunes comédiens impliqués, justes, saisissants, à l'instar de Ray Winstone. Touchante par la détresse de certains pensionnaires (suite à des épreuves des plus répugnantes), l'intrigue enchaine les séquences marquantes d'une manière très brutale - jusqu'à un final percutant. A rapprocher d'un Dog Pound plus efficace encore.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2021
We don't need education ! chantés les Pink Floyd en 1979 ! Scum est un prémisse au soulèvement des étudiants (mais là ,des ados d'une maison de correction) qui subissent une éducation d'un autre age... Le film est assez vieillot mais se veut choquant, les acteurs ne sont pas des foudres de guerre et les dialogues sont parfois maladroits et puériles. Le quotidien des maisons de correction en Angleterre de cette époque est parfaitement représenté: rabaissement, cruauté, racisme, violence et code d'honneur sont d'actualités. Il y a bien une histoire dans tous ça, une petite histoire qui ne passionne pas vraiment et qui sert presque de prétexte à la violence que l'on montre à l’écran, c'est assez moyen mais "choc". Dernière scène qui se veut là aussi choquante pour l'époque mais qui n'est que banalité à la notre...J e ne retiendrais pas ce film comme tel mais comme un documentaire des conditions dégradantes des maison de correction anglaise des années 70.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2015
Sorti 10 ans après Orange Mécanique, Scum fut quand même interdit en salle. C'est dire la charge anti carcérale et contestataire du film d'Alan Clarke. Un véritable uppercut ! Ici, pas de complaisance avec la violence comme chez Scorcese, mais que des plans larges et peu serrés. Pas la peine d'en rajouter quand des adolescents en maison de correction se suicident. Différents personnages se succèdent à l'écran, et aucun n'est tout noir ou tout blanc ! Mon préféré est celui qui marche pied nus et joue au fou, sans perdre sa raison... et le droit de dire ce qu'il pense ! À ne rater sous aucun prétexte.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2023
Voici donc la version originale dont se serait inspiré Kim Chapiron pour « Dog Pound » et qui raconte en gros la même histoire mais à une autre époque. Ici, nous sommes dans les années 70, dans une maison de correction britannique et assistons au quotidien de jeunes délinquants. Entre les brutes et les dominés, naviguent également des gardiens qui s’ennuient ferment, vivent aussi une vie pathétique et qui vont donc le faire payer aux jeunes hommes. Parmi tous ces protagonistes, surnage un personnage très intéressant, celui d’Archer, un type intelligent un brin provocateur et qui apporte une touche d’humour à cet ensemble très froid où racisme, viol et tabassages sont monnaie courante, tout comme il questionne par ses phrases pleines de réflexion sociale. Ce sera bien tout dans ce film très pessimiste sans espoir de rédemption pour tous, condamnés à obéir jusqu’à épuisement, aussi bien les prisonniers que les matons. Un long-métrage choc pour son époque, ayant un peu vieilli mais à peine.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2024
A l’origine, Alan Clarke a produit un téléfilm pour la BBC. Considéré comme ultra-violent, il fut censuré. C’est la raison pour laquelle, le réalisateur britannique a repris son scénario pour sortir ce long-métrage en 1979. Entre documentaire et fiction, le contenu expose le quotidien d’une maison de correction pour mineurs. Dans cet univers carcéral, la brutalité physique et morale constitue le seul moyen de s’exprimer. La répression conduite par l’administration fait écho à la barbarie entre les adolescents. Certaines séquences sont vraiment insoutenables du fait de leur réalisme froid. Avec en toile de fond une vive critique du milieu pénitentiaire et de sa fonction en tant que chemin conduisant à la rédemption, ce film agit comme un véritable coup de poing. Bref, une grosse claque.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2020
Scum est un film coup de point extrêmement bien maîtrisé de la part d'Alan Clarke.
La force du film vient de son réalisme et de la vision d'horreur du milieu carcéral.
Le film ne se prive pas d'image choc pour appuyer son propos sur la réalité (tout aussi choquante voire davantage) dans les maisons de correction en Angleterre. Malheureusement, cette représentation des conditions de vie étaient bien réelles à l'époque spoiler: (les clans au comportement mafieux, les arrangements avec la direction et les surveillants qui sont de mèche avec les caïds les plus puissants, la brutalité omniprésente, les viols …)
, et il y a de fortes chances que ce soit toujours le cas aujourd'hui. On suit donc avec beaucoup d'intérêt l'immersion des jeunes Carlin et Archer (personnage éminemment sympathique) dans cet univers impitoyable.
Les acteurs (la plupart étant inconnus au bataillon à cette époque) sont très convaincants : Ray Winstone et Mick Ford en tête.
Impeccable long-métrage sur les maisons de correction. Je recommande vivement.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2015
Un film social et contestataire anglais de la fin des années 70 signé Alan Clarke qui apparut alors comme le nouveau Ken Loach mais qui ne confirma pas vraiment et mourut prématurément une dizaine d'années plus tard. Le film daté, assez loin finalement de la subtilité d'un Ken Loach, ultra violent sur la forme par son réalisme cru, porté par de jeunes interprètes convaincants, reste tout de même un témoignage sans concession d'une Angleterre impitoyable annonçant les années Thatcher.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 février 2012
Film sur une éducation plus que stricte ou la violence règne entre les élèves mais aussi avec certains gardes corrompus. L'oeuvre bien que très violente physiquement s'attaque aussi à la psychologie des personnages, qui sont d'ailleurs bien exploités et travaillés, dans tous les sens du termes. Film à donc regarder avec une certaine distance car choquant mais il faut en même temps l'avoir vu ! Je pense que c'est un précurseur de la série Oz, qui est dans le même style.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2012
Surement l'un des films les plus dérangeants et violents d'Alan Clarke, nous plongeant des le début au cœur d'un centre de redressement pour mineur, montrant avec beaucoup de réalisme l'ambiance de ce genre de milieu, mettant magistralement en valeur un sentiment d'insécurité, de nécessité de survivre mais aussi de dégout, de désespoir. "Scum" est un excellent film, d'une violence extrêmement froide et d'un réalisme particulierement intriguant et même effrayant.

Critique pour la version BBC de ce même film, qui est la version initiale mais qui a été finalement interdit a la diffusion par la BBC elle-même, de peur d'avoir des ennuis, c'est trois ans apres ce retrait de la vente de "Scum" que la version aujourd'hui connue a été tournée, avec quasiment la même équipe, financée par des producteurs privés :

[3,5/5]
Il a beau s'agir de la version originale de ce film, il faut avouer qu'elle est legerement moins bonne que la seconde, qui a surement fait preuve d'un peu plus de soin et ca se ressent. Ce film possède a peu pres toutes les qualités qui font la force de la version la plus connue aujourd'hui de "Scum", il plonge le spectateur dans une ambiance particulierement froide et violente, qui met mal a l'aise, et se montre génial en de nombreux points, et c'est encore une magnifique occasion pour Alan Clarke de montrer qu'il sait filmer et raconter la violence avec une justesse et une puissance assez impressionnantes.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2016
Le thème : la vie dans un centre éducatif fermé, en Angleterre dans les années 60/70.
Impressionnant film anglais où une violence inouïe et une hypocrisie totale ont lieu dans les centres de détention pour jeunes délinquants. Cela semble pire que la prison. Tout est rapport de force. L'attitude des autorités : gardiens, chefs et directeur, est certainement très réaliste et le film dénonce ce comportement hyper-violent et déshumanisant venant d'adulte sur les jeunes. La réalisation est très efficace. Les dernières minutes sont affreuses.
A voir néanmoins, car ce fut une réalité ... en Angleterre.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2007
Un film fort de la fin des seventies, une plongée dans l'enfer des maisons de redressement d'une gravité et d'une violence parfois insoutenable;peu d'effets chocs mais une ambiance oprressante et un réalisme cru qui en destabilisera plus d'un ,le film est une critique virulente de la répression et de la cruauté humaine, le film montre l'injustice de cette répression dans toute son horreur(un maton se délecte de voir un détenu se faire violer per d'autres, l'infirmière considère ses détenus comme de vulgaires numéros)le film ne fait pas dans la demi mesure avec deux scènes de suicide particulièrement percutantes, un midnight express pour ados brillant et lancinant, la surdité des dernières images et du générique de fin parachève la démonstration, pas de véritable issu, ni de jugement moral juste une effarante continuité, beau mais dur...
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