Note moyenne
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Un troisième opus qui est en quelque sorte l'antithèse du film de Cameron, modérément antispectaculaire, obscur et misant sur un climat de désespoir total, rien que l'intro j'adore, notamment ces plans des cadavres du Sulaco annoncés par l'ordinateur de bord avec le fond sonore, c'est déjà glaçant et poisseux, autant dire que ça annonce la couleur. L'ambiance de cette planète pénitentiaire est carrément glauque et déprimante, pas de place pour l'héroïsme, il n'y a que des cafards tordus qui voit l'arrivée de Ripley comme une intrusion à leur mode vie repentante, un sectarisme spirituel inspiré du scénario d'origine où ce lieu devait être un couvent de moines, sans doute pas anodin qu'ils définissent l'alien au premier abord comme un dragon, ou est-ce une coïncidence (je ne pense pas). Du coup on se demande ce que le film va bien pouvoir tirer de ce background, et il en fait un survival absolu, les moyens de défense sont limités face à la menace (pas d'arsenal de marines mais simplement quelques explosifs et de l'huile de coude), les couloirs semblent former un labyrinthe où la créature peut se cacher entre n'importe quel tuyau, puis Ripley découvre qu'elle couve une pondeuse et que la compagnie est au fait pour la rapatrier, il n'y a donc pas d'échappatoire...
Les personnages se battent pour leur vie et leur salut, comme un dernier baroud d'honneur, et je trouve assez fort de rendre cette troupe sordide d'ex criminels sympathique, on aurait tendance à se foutre de leur sort mais de toute évidence on veut qu'ils survivent, que la mission aille au bout et advienne que pourra. J'aime particulièrement la séquence du piège des SAS avec la vue subjective du xénomorphe, je me rappelle qu'étant gosse ça m'avait scotché, d'ailleurs reprise pour le gameplay de la campagne Alien dans le jeu Alien vs Predator, tellement stylé, même si les FX (le monstre en CGI la plupart du temps) étaient encore au stade expérimental, bien que le chef op ai fait un boulot plus que correct pour tenter de masquer les défauts. Et puis je trouve surtout le final magnifique, lorsque Ripley se sacrifie avec ce saut de l'ange dans le feu, on ne peut pas faire mieux comme mort et pour moi la saga aurait du s'arrêter là, du moins en ce qui concerne les sequels, il y a le symbole, l'émotion, la grâce du plan, bref superbe.
Une suite de qualité qui renoue avec la simplicité du film de Scott, mais dans un univers cauchemardesque et sans retour, radicalement chaos.
Les personnages se battent pour leur vie et leur salut, comme un dernier baroud d'honneur, et je trouve assez fort de rendre cette troupe sordide d'ex criminels sympathique, on aurait tendance à se foutre de leur sort mais de toute évidence on veut qu'ils survivent, que la mission aille au bout et advienne que pourra. J'aime particulièrement la séquence du piège des SAS avec la vue subjective du xénomorphe, je me rappelle qu'étant gosse ça m'avait scotché, d'ailleurs reprise pour le gameplay de la campagne Alien dans le jeu Alien vs Predator, tellement stylé, même si les FX (le monstre en CGI la plupart du temps) étaient encore au stade expérimental, bien que le chef op ai fait un boulot plus que correct pour tenter de masquer les défauts. Et puis je trouve surtout le final magnifique, lorsque Ripley se sacrifie avec ce saut de l'ange dans le feu, on ne peut pas faire mieux comme mort et pour moi la saga aurait du s'arrêter là, du moins en ce qui concerne les sequels, il y a le symbole, l'émotion, la grâce du plan, bref superbe.
Une suite de qualité qui renoue avec la simplicité du film de Scott, mais dans un univers cauchemardesque et sans retour, radicalement chaos.
Dommage que le troisième volet de la série s'est écroulé en si bon chemin, avec les deux d'avants qui étaient magnifiques
Tout d'abord, le cadre spatial de l'histoire est absurde : une prison tenue par des fanatiques de la religion. Une absurdité complète
A partir de là, nous ne pouvons pas accrocher au surréalisme du film car si nous n'acceptons pas déjà le "réaliste'' comment pouvons nous accepter l'"irréalisme'' ?
De plus, les idées de péripéties dans ce film ne sont pas de très bonnes idées ce qui gâche la beauté du film
Tout d'abord, le cadre spatial de l'histoire est absurde : une prison tenue par des fanatiques de la religion. Une absurdité complète
A partir de là, nous ne pouvons pas accrocher au surréalisme du film car si nous n'acceptons pas déjà le "réaliste'' comment pouvons nous accepter l'"irréalisme'' ?
De plus, les idées de péripéties dans ce film ne sont pas de très bonnes idées ce qui gâche la beauté du film
Pour tout vous dire, je ne sais exactement qu'en penser. Après une introduction en la matière des plus plaisante et en dévoilant d’emblée son ambiance carcérale, «Alien³» s'imposait donc comme digne successeur de «Alien» premier du nom. Vu son synopsis accrocheur, on ne pouvait du moins que l’espérer, ce n'est pas Fincher dévoué à accomplir de très belles prouesses par la suite qui aura pu changer la donne. Mais il n'y a tout de même pas photo. Celui-ci est bien meilleur que le précédent, tout aspect confondu. Fincher a au moins fait l'effort de reprendre les bases de la saga et nous faire frémir rien que par le fait
spoiler:
qu'il n'a pas eut froid aux yeux en osant implanter un Alien dans le thorax de Ripley.
On ne serait regretté tout cela pour si peu de chose finalement, mis à part que cet opus ne sera question que de préparé l’avènement nouveau made in Jeunet. Faut est d'avouer, que cette opus ne fait que tourner sur lui-même une fois la première heure passer et ne fait que s'essouffler chaque minute durant. Première heure qui, rappelons-le, annonçais une ambiance particulièrement prenante. Au moins, cet «Alien³» peut se vanter de son inventivité qui peut surprendre de par son calme apparent, Fincher a eut au moins ce que l'on pourrait appeler de l'audace subtile, antonyme par définition de son prédécesseur. Ce qui me dérange cependant, c'est sa façon de remanier sa dernière partie, ce revirement assez "brutal" qui coupe court à tout suspens. A force d'avoir fait durer trop longtemps ce dernier, la fin ne peut apparaître que de cette façon, aussi involontaire la démarche soit-elle, ce qui traduit le film de façon inégal et lui permet malencontreusement de reproduire l'erreur passée de Cameron même si la forme est complètement différente. Voilà comment un homme s'est laisser dépasser par ses envies. Néanmoins, globalement, on en ressort plus de positif que de négatif, bien loin d'être une catastrophe en soi mais aussi bien loin de ne serait-ce que friser l'excellence. «Alien³» sera donc plaire aux fans du premier opus sans pour autant lui donner un second souffle, qui arrivera quelques années plus tard, tout en mettant à la fois un terme à la saga, dont tout fan serait en droit d’espérer.
On ne serait regretté tout cela pour si peu de chose finalement, mis à part que cet opus ne sera question que de préparé l’avènement nouveau made in Jeunet. Faut est d'avouer, que cette opus ne fait que tourner sur lui-même une fois la première heure passer et ne fait que s'essouffler chaque minute durant. Première heure qui, rappelons-le, annonçais une ambiance particulièrement prenante. Au moins, cet «Alien³» peut se vanter de son inventivité qui peut surprendre de par son calme apparent, Fincher a eut au moins ce que l'on pourrait appeler de l'audace subtile, antonyme par définition de son prédécesseur. Ce qui me dérange cependant, c'est sa façon de remanier sa dernière partie, ce revirement assez "brutal" qui coupe court à tout suspens. A force d'avoir fait durer trop longtemps ce dernier, la fin ne peut apparaître que de cette façon, aussi involontaire la démarche soit-elle, ce qui traduit le film de façon inégal et lui permet malencontreusement de reproduire l'erreur passée de Cameron même si la forme est complètement différente. Voilà comment un homme s'est laisser dépasser par ses envies. Néanmoins, globalement, on en ressort plus de positif que de négatif, bien loin d'être une catastrophe en soi mais aussi bien loin de ne serait-ce que friser l'excellence. «Alien³» sera donc plaire aux fans du premier opus sans pour autant lui donner un second souffle, qui arrivera quelques années plus tard, tout en mettant à la fois un terme à la saga, dont tout fan serait en droit d’espérer.
Malgré les difficultés qu'a rencontré DAVID FINCHER, le film s'en sort vraiment très bien. Plus sombre, plus étrange, une fin inattendue, très bon film !
Film vu dans sa version longue Troisième film de la célèbre saga horrifique, Alien 3 ressemble à un retour aux sources en se rapprochant de ce qui avait fait le succès du premier film. Dirigé par David Finher, dont c'est le premier film (mais ne lui en parlez pas, paraît qu'il le prend assez mal), ce nouvel opus débute là où le deuxième nous avait laissé. Les survivants en hyper-sommeil dorment paisiblement jusqu'à ce qu'un incendie soit déclaré dans le vaisseau, enclenchant une mesure de sécurité qui expulse les dormeurs dans une navette qui viendra s'échouer sur Fiorina 161. Le lieutenant Ripley est la seule survivante et elle va apprendre que la planète sur laquelle elle se trouve n'est pas la plus accueillante de l'univers puisqu'elle n'est en réalité qu'une prison où sont détenus des criminels masculins de la pire espèce. Mais il semblerait que quelque chose ait accompagné Ripley lors de son voyage interstellaire. Alors que le premier film Alien : le huitième passager jouait sur le suspens et l'attente, et que sa suite Aliens le retour jouait plus sur le spectaculaire et l'action, ce nouveau volet ressemble à un mixte des deux précédents films. Dans sa dépression, Fincher tente tant bien que mal d'insuffler du suspens à son œuvre de la même manière que l'avait fait Ridley Scott dans le premier opus. On se retrouve une nouvelle fois avec un groupe d'individu complètement désemparés et non-préparés qui doivent affronter l'un des plus terrible prédateur de l'univers. A cette peur s'ajoute celle des détenus que Ripley va devoir affronter, des détenus qui n'ont pas vu de femmes depuis des années. Tout est donc fait pour nous installer dans un endroit sombre, dangereux et où il faut même se méfier de ses voisins. Le film essaye de bien faire, pourtant comme dans le premier volet de la saga, on peine à vraiment trouver cette tension. En tant que spectateur, on ne sent pas cette peur qui rôde aux alentours. Pourtant, le film parvient à faire mieux que ses prédécesseurs sur plusieurs points. Le rythme est bien plus soutenu que dans le premier film et les personnages sont loin d'être aussi caricaturaux que ceux du deuxième film. On parvient même à s'attacher à quelques uns d'entre eux alors qu'on sait qu'ils ne sont pas de gentils garçons. On regrettera tout de même que les scénaristes aient eu l'idée de faire tuer Newt qui était le personnage le plus intéressant du précédent film, on aurait aimé la retrouver. On aurait aimé aussi que les effets spéciaux soient mieux élaborés, l'alien numérique de ce film est très moche. Quand on sait que l'année suivante sortait Jurassic Park dont les effets spéciaux n'ont presque pas pris une ride, ça fait peur. Dommage que les studios n'aient pas laissé David Fincher gérer le film comme il l'entendait car cela aurait certainement donné quelque chose de bien meilleur quand on connaît le talent du cinéaste pour les thriller. Enfin, ce troisième opus s'en sort tout de même légèrement mieux que les deux précédents.
Troisième volet de la plus terrifiante saga de l'histoire de la Science-Fiction, mis en scène par David Fincher. Sigouney Weaver y est plus charismatique que jamais face à une nouvelle race d'Aliens terrifiante... Alien 3, n'est pas le meilleur de la saga... Mais, il n'est pas si mauvais !
Il y a beaucoup à dire sur le scenario de cet opus comparé aux précédents mais l'ambiance propre à la saga reste bien là à la sauce de Fincher.
Les scènes où le xénomorphe est visible entièrement casse un peu l'immersion en parti à cause des effets spéciaux , disons que c'est plus un second reproche aux choix scénaristiques de Fincher.
Un dernier point, une version longue tristement inutile avec scènes remplacées sans raisons.
Mais tout ça reste rattrapé par le talent de Sigourney Weaver qui me fera toujours adoré cet opus malgré ses quelques failles.
Et si vous trouvez que ce film est un ramassis d'incohérences et qu'il ne mérite pas de s'appeler Alien comme certain le pense, regardez Prometheus. Vous serez servi.
Les scènes où le xénomorphe est visible entièrement casse un peu l'immersion en parti à cause des effets spéciaux , disons que c'est plus un second reproche aux choix scénaristiques de Fincher.
Un dernier point, une version longue tristement inutile avec scènes remplacées sans raisons.
Mais tout ça reste rattrapé par le talent de Sigourney Weaver qui me fera toujours adoré cet opus malgré ses quelques failles.
Et si vous trouvez que ce film est un ramassis d'incohérences et qu'il ne mérite pas de s'appeler Alien comme certain le pense, regardez Prometheus. Vous serez servi.
Troisième épisode, troisième réalisateur, troisième ambiance. Cette fois le film joue plus sur le psychologique et il est plus sombre et dérangeant que ses prédécesseurs (l'histoire se déroule dans un monde-prison renfermant des psychopathes pervers). Certaines scènes sont assez dures
spoiler:
ex: autopsie de Newt
, bref, il montrait déjà le style "glauque et politiquement incorrect" que David Finsher allait confirmer avec "Seven". Le personnage de Sigourney Weaver est toujours plus approfondi et expérimenté spoiler: elle commence à se méfier réellement de l'Alien
. Les autres personnages sont un peu moins marquant quand dans les premiers films (on peut moins s'identifier à eux : se sont tous plus ou moins des malades mentaux). Si l'Alien est impressionnant lors des plans rapprochés, il est beaucoup moins crédible lorsque qu'on le voit intégralement (images de synthèse encore assez moche). Cependant, la réalisation est très efficace spoiler: ex: le point de vue subjectif de l'Alien lors de la course poursuite dans les coursives est très immersif
. La tension est encore plus palpable que dans les opus précédents et le dénouement est bien plus sombre spoiler: mort de tout le monde sauf un second rôle
.
En conclusion, encore une nouvelle atmosphère pour Alien, "Alien 3" est une suite tout à fait honorable qui donne toujours plus de profondeur au xénomorphe.
, bref, il montrait déjà le style "glauque et politiquement incorrect" que David Finsher allait confirmer avec "Seven". Le personnage de Sigourney Weaver est toujours plus approfondi et expérimenté spoiler: elle commence à se méfier réellement de l'Alien
. Les autres personnages sont un peu moins marquant quand dans les premiers films (on peut moins s'identifier à eux : se sont tous plus ou moins des malades mentaux). Si l'Alien est impressionnant lors des plans rapprochés, il est beaucoup moins crédible lorsque qu'on le voit intégralement (images de synthèse encore assez moche). Cependant, la réalisation est très efficace spoiler: ex: le point de vue subjectif de l'Alien lors de la course poursuite dans les coursives est très immersif
. La tension est encore plus palpable que dans les opus précédents et le dénouement est bien plus sombre spoiler: mort de tout le monde sauf un second rôle
.
En conclusion, encore une nouvelle atmosphère pour Alien, "Alien 3" est une suite tout à fait honorable qui donne toujours plus de profondeur au xénomorphe.
Il y avait de quoi le craindre, ce troisième opus. D'une part parce que la version bourrine de Cameron pouvait poser des doutes légitimes quant à la possibilité de s'approprier de l'univers sans le détourner de façon aliénante. D'autre part parce que même si j'admire Fincher (ça doit être l'un de mes trois réalisateurs préférés avec Mendes et Nolan), il faut avouer que se lancer dans le grand bain d'Hollywood avec un film de commande tel que Alien³, c'est forcément très casse-gueule. Alors quand j'ai appris les problèmes, voire les incartades pures et simples, entre Fincher et la Fox, j'ai vraiment eu peur du résultat. Et pourtant, dans sa première partie, le troisième round Sigourney Weaver vs Xénomorphe(s) a bel et bien réussi le tour de force de lever ces doutes, me rassurant par un scénario qui propose une relecture fine et intelligente du mythe tout en prolongeant le second opus - fait anecdotique pour moi, qui aurait préféré oublier la version Cameron, mais dont je peux comprendre qu'il importe à d'autres. Au moins, le pitch relance d'entrée le drame de façon adroite
spoiler:
(en condamnant le copain de Ripley et sa fille de substitution - les noms, je les ai oubliés - sans même réellement montrer leur mort, ce qui je trouve renforce la solitude du personnage principal)
en rebondissant sur les événements précédents, ce qui occasionne de plus un gain de temps pour développer l'approche psychologique choisie. Celle-ci, qui passe aussi par des personnages atypiques mais très parlants et des pistes scénaristiques qui mènent droit au but, doit quand même surtout à l'ambiance visuelle du film, glauque et repoussante. Ici, on étouffe dans l'immensité insondable de ce cloaque humain, ou sueur et sang se mêlent dans un mélange sordide, qui n'a rien de la froideur mystique du premier Alien, mais n'en est pas moins oppressant, car plus palpable. Ce départ de Fincher, plus pragmatique, est quand même très bien écrit et filmé avec un sens du devoir qui finit par payer. Les défauts de montage, dus à la rapacité de la Fox, qui n'a pas laissé Fincher s'occuper du final cut (vous parlez d'un non-sens artistique...) ne sont perceptibles qu'à quelques occurrences et ne gênent alors pas outre mesure (en version longue, tout du moins). Mais ça, c'était avant un déballage final très décevant. Le film finit en effet par prendre un forme de survival assez stupide, surjoue de certains effets de mise en scène (comme les plans retournés lors des séquences dans la peau de l'Alien) qui, dans un dosage excessif, annulent la tension. Et les questionnements finissent par tourner en rond, ne parvenant plus à renouveler le message d'origine. C'est là qu'on finit par sentir que l'édifice est bancal, que Fincher n'a pas pu le faire tenir parfaitement droit, que sa maçonnerie se fissure tant la production a honteusement saboté son travail. Sinon, Sigourney Weaver s'en sort bien, comme toujours, le casting de seconde zone autour d'elle est bien meilleur que dans Aliens : le retour - on y retrouve même Charles Dance, le Tywin Lannister de Game of Thrones ! L'Alien, quand à lui, est plus rapide et sans doute encore plus dangereux, mais Fincher le montre un peu trop, et ses couleurs trop synthétiques, presque luisantes, le rendent trop irréel. Il fait peur par moments, parce que la caméra de Fincher est très habile et que l'américain à de bien meilleures idées dans son approche spatiale que Cameron, mais son esthétique n'est pas à même de lui rendre la puissance mystique du xénomorphe originel. C'est dommage, mais de toute façon pas le défaut majeur de cette oeuvre qui finalement, peine à renouveler les thèmes posés par Scott, en proposant tout juste une approche légèrement différente. Après ça, je redoute littéralement le dernier en date (si on exclut Prometheus) signé Jean-Pierre Jeunet. Pour un rendu intermédiaire entre la récréation à peine ludique orchestrée par Cameron et le volet créateur, resté comme un classique, de Ridley Scott, Alien³ n'est pourtant pas un mauvais film. C'est juste un long-métrage arrivé trop tard dans la saga, déjà pas mal sillonnée (et pas toujours à bon escient) dans les deux premiers films, et trop tôt pour David Fincher, un jeune premier à qui la Fox n'aura malheureusement pas su faire confiance.
en rebondissant sur les événements précédents, ce qui occasionne de plus un gain de temps pour développer l'approche psychologique choisie. Celle-ci, qui passe aussi par des personnages atypiques mais très parlants et des pistes scénaristiques qui mènent droit au but, doit quand même surtout à l'ambiance visuelle du film, glauque et repoussante. Ici, on étouffe dans l'immensité insondable de ce cloaque humain, ou sueur et sang se mêlent dans un mélange sordide, qui n'a rien de la froideur mystique du premier Alien, mais n'en est pas moins oppressant, car plus palpable. Ce départ de Fincher, plus pragmatique, est quand même très bien écrit et filmé avec un sens du devoir qui finit par payer. Les défauts de montage, dus à la rapacité de la Fox, qui n'a pas laissé Fincher s'occuper du final cut (vous parlez d'un non-sens artistique...) ne sont perceptibles qu'à quelques occurrences et ne gênent alors pas outre mesure (en version longue, tout du moins). Mais ça, c'était avant un déballage final très décevant. Le film finit en effet par prendre un forme de survival assez stupide, surjoue de certains effets de mise en scène (comme les plans retournés lors des séquences dans la peau de l'Alien) qui, dans un dosage excessif, annulent la tension. Et les questionnements finissent par tourner en rond, ne parvenant plus à renouveler le message d'origine. C'est là qu'on finit par sentir que l'édifice est bancal, que Fincher n'a pas pu le faire tenir parfaitement droit, que sa maçonnerie se fissure tant la production a honteusement saboté son travail. Sinon, Sigourney Weaver s'en sort bien, comme toujours, le casting de seconde zone autour d'elle est bien meilleur que dans Aliens : le retour - on y retrouve même Charles Dance, le Tywin Lannister de Game of Thrones ! L'Alien, quand à lui, est plus rapide et sans doute encore plus dangereux, mais Fincher le montre un peu trop, et ses couleurs trop synthétiques, presque luisantes, le rendent trop irréel. Il fait peur par moments, parce que la caméra de Fincher est très habile et que l'américain à de bien meilleures idées dans son approche spatiale que Cameron, mais son esthétique n'est pas à même de lui rendre la puissance mystique du xénomorphe originel. C'est dommage, mais de toute façon pas le défaut majeur de cette oeuvre qui finalement, peine à renouveler les thèmes posés par Scott, en proposant tout juste une approche légèrement différente. Après ça, je redoute littéralement le dernier en date (si on exclut Prometheus) signé Jean-Pierre Jeunet. Pour un rendu intermédiaire entre la récréation à peine ludique orchestrée par Cameron et le volet créateur, resté comme un classique, de Ridley Scott, Alien³ n'est pourtant pas un mauvais film. C'est juste un long-métrage arrivé trop tard dans la saga, déjà pas mal sillonnée (et pas toujours à bon escient) dans les deux premiers films, et trop tôt pour David Fincher, un jeune premier à qui la Fox n'aura malheureusement pas su faire confiance.
Sans doute l'un des épisodes les moins bien réussi et ce n'est pas pour rien que David Fincher n'as pas reconnu son "bébé". Et pourtant la version "director's cut" est bien meilleur que la version cinéma, une ambiance claustro et très glauque sublimé par la musique inquiétante de Elliot Goldenthal. Et même si les faux raccords sont légions du en partie au désaccords entre la fox et Fincher, sa fonctionne grâce à l'atmosphère. Bref un super film de la saga, c'est bon et on en redemande!!
Troisième très grosse pointure à la baguette de ce nouvel opus d'Alien, beaucoup plus sombre que les précédents .
Bien qu'il l'est renier, Fincher signe un premier film culte, effrayant et glauque à souhait .
Sigourney Weaver reprend son rôle de prédilections et apparait le crâne complétement rasé .
Après le gros vaisseaux et la planète peuplé de monstres, notre héroine se trouve coincée dans une sorte d'Alcatraz dans l'espace .
Mais à chaque fois, c'est la même impression qui resurgie, celle d'être coincés dans un immense labyrinthe, ou chaque passage semble vous emmener tout droit vers la mort .
Après les astronautes et les marines, les tolars sont les nouveaux compagnons de jeu de l'héroine, et ils tenteront à leur tour de mettre fin au massacre .
Ce troisième volet est bien plus violent, plus macabre, certes moins esthétique que le premier et moins spectaculaire que le second, mais tout aussi efficace en son genre .
Comme on le sait déjà, à chaque ''Alien" un style nouveau, une oeuvre à part .
La bête aussi change, quelque peu différente physiquement, la scène du chien étant sans doute la cause de cette légère nouveauté .
Bien qu'il l'est renier, Fincher signe un premier film culte, effrayant et glauque à souhait .
Sigourney Weaver reprend son rôle de prédilections et apparait le crâne complétement rasé .
Après le gros vaisseaux et la planète peuplé de monstres, notre héroine se trouve coincée dans une sorte d'Alcatraz dans l'espace .
Mais à chaque fois, c'est la même impression qui resurgie, celle d'être coincés dans un immense labyrinthe, ou chaque passage semble vous emmener tout droit vers la mort .
Après les astronautes et les marines, les tolars sont les nouveaux compagnons de jeu de l'héroine, et ils tenteront à leur tour de mettre fin au massacre .
Ce troisième volet est bien plus violent, plus macabre, certes moins esthétique que le premier et moins spectaculaire que le second, mais tout aussi efficace en son genre .
Comme on le sait déjà, à chaque ''Alien" un style nouveau, une oeuvre à part .
La bête aussi change, quelque peu différente physiquement, la scène du chien étant sans doute la cause de cette légère nouveauté .
Un troisième volet très bien par rapport à Alien Resurection , l'ambiance est génial et l'idée que personne n'est d'arme à feu pour vaincre l'alien est une très bonne idée . Acteurs convaincants , effets spéciaux bon pour l'année qu'il est sorti , bref que dire de plus ?? Un bon divertissement !
Un film qui change radicalement par rapport aux deux premiers volets, et cela peut gêner certain. En effet, en quelques minutes Fincher détruit tout le travail de Cameron (d'ailleurs celui-ci lui en veut). C'est un peu un retour au source, l'action est nettement moins présente que dans l'épisode précédent et il y a de nouveau qu'un xénomorphe. Mais ce film est plus pessimiste, Ripley n'est plus combattante, les décors et l'ambiance font plus poisseux, lugubres. La tension est peu présente, dommage car Fincher arrive à l’installer en quelques plans. L'histoire est très intéressante, on ressent du "Seven" dans cet "Alien". Malgré ses vêtements amples et son crânes rasé, Sigourney Weaver est plus féminine et interprète son personnage toujours aussi bien. L'alien fait moins humain, l'animation 3D remplace l'animatronique sur la plupart des plans et ça fait moins réel, elle fait moins peur.
Un très bon opus de la saga Alien, avec une ambiance très glauque dans cette planète prison peuplée de violeur et d assassin qui vivent quasiment comme dans une secte. Les différents personnages sont assez intéressants.
(Version director's Cut de Fincher
Troisième volet de la saga Alien, treize ans après l'opus de Ridley Scott et six ans après celui de James Cameron. Ici c'est David Fincher qui reprend le flambeau et envoi Ripley dans une planête-prison peuplée de criminel suite à un incendie déclaré à bord du vaisseau.
Intelligemment, David Fincher s'éloigne des opus précédents et tente de proposer une lecture sombre et oppressante de la saga Alien nous emmenant dans l'univers carcéral qu'il retranscrit très bien, donnant une atmosphère bien sombre, crade et dérangée. Le début commence de la meilleure des manières où il met en place Ripley dans cette prison aux côtés des prisonniers, en étudiant les liens entre elles et les autres avec en plus une atmosphère prenante et intriguante.
Néanmoins, ce troisième opus m'a déçu lorsque l'Alien a commencé à se faire présent où Fincher organise ensuite son film comme une simple traque sans originalité ni génie avec en plus quelques maladresses. Les personnages, excepté Ripley, deviennent de plus en plus caricaturaux et inintéréssants (voire énervants) lorsque l'on avance dans le film et les symboles ne font pas dans la subtilité. C'est dommage car des idées, Fincher en a plein (l'alien dans le thorax, l'espace de la prison...), mais pas toujours bien exploitées et l'évolution du scénario n'est pas toujours bien convaincante, tournant par moments en rond, donnant lieu à quelques longueurs.
Reste que cet opus de la saga Alien reste un minimum correct et notamment grâce au personnage de Ripley, bénéficiant d'une excellente Sigourney Weaver, que l'on prend plaisir à suivre, la voir face à l'Alien et continuer une lutte qui dure déjà depuis bien longtemps. De plus, si la représentation de l'Alien (numérique) de 1992 fait beaucoup moins réaliste et bien foutue que celle de 1979 et 1986, la reconstitution et les décors de la prison sont franchement bien faits et accentuent l'atmosphère du film.
Bref, un Alien légèrement décevant dans lequel on découvre quelques prémices du cinéma de Fincher à venir, celui qui fera de lui l'un des cinéastes les plus brillants de sa génération. Mais ici c'est assez maladroit malgré un personnage de Ripley toujours réussi et que l'on prend plaisir à suivre.
Troisième volet de la saga Alien, treize ans après l'opus de Ridley Scott et six ans après celui de James Cameron. Ici c'est David Fincher qui reprend le flambeau et envoi Ripley dans une planête-prison peuplée de criminel suite à un incendie déclaré à bord du vaisseau.
Intelligemment, David Fincher s'éloigne des opus précédents et tente de proposer une lecture sombre et oppressante de la saga Alien nous emmenant dans l'univers carcéral qu'il retranscrit très bien, donnant une atmosphère bien sombre, crade et dérangée. Le début commence de la meilleure des manières où il met en place Ripley dans cette prison aux côtés des prisonniers, en étudiant les liens entre elles et les autres avec en plus une atmosphère prenante et intriguante.
Néanmoins, ce troisième opus m'a déçu lorsque l'Alien a commencé à se faire présent où Fincher organise ensuite son film comme une simple traque sans originalité ni génie avec en plus quelques maladresses. Les personnages, excepté Ripley, deviennent de plus en plus caricaturaux et inintéréssants (voire énervants) lorsque l'on avance dans le film et les symboles ne font pas dans la subtilité. C'est dommage car des idées, Fincher en a plein (l'alien dans le thorax, l'espace de la prison...), mais pas toujours bien exploitées et l'évolution du scénario n'est pas toujours bien convaincante, tournant par moments en rond, donnant lieu à quelques longueurs.
Reste que cet opus de la saga Alien reste un minimum correct et notamment grâce au personnage de Ripley, bénéficiant d'une excellente Sigourney Weaver, que l'on prend plaisir à suivre, la voir face à l'Alien et continuer une lutte qui dure déjà depuis bien longtemps. De plus, si la représentation de l'Alien (numérique) de 1992 fait beaucoup moins réaliste et bien foutue que celle de 1979 et 1986, la reconstitution et les décors de la prison sont franchement bien faits et accentuent l'atmosphère du film.
Bref, un Alien légèrement décevant dans lequel on découvre quelques prémices du cinéma de Fincher à venir, celui qui fera de lui l'un des cinéastes les plus brillants de sa génération. Mais ici c'est assez maladroit malgré un personnage de Ripley toujours réussi et que l'on prend plaisir à suivre.
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