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Tupois Blagueur
75 abonnés
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3,0
Publiée le 25 avril 2014
Encore un bon film de la part du père Eastwood. Seulement là je n'ai pas été aussi emporté que pour nombre de ses autres films. Certes la réalisation est toujours aussi travaillée, notamment en ce qui concerne les jeux de lumière, les décors sauvages splendides, les jeux d’acteurs expérimentés etc. Mais je n’ai pas autant accroché que d’habitude. La faute, peut-être, à ce scénario classique qui n’offre rien de nouveau à se mettre sous la dent, même si je ne nie pas qu’il nous offre quelques morceaux de bravoure. Dans l’ensemble, on retrouve certaines thématiques chères à Client Eastwood, comme la recherche de la pénitence, la vraie amitié, le féminisme, mais elles semblent un peu effacées par le poids des conventions des westerns, que Eastwood n’a pas entièrement réussi à dépasser. Bon film, mais qui aurait pu être encore meilleur.
En quelques détails le cinéaste impose l'idée d'un homme au passé trouble, en quête d'une rédemption à laquelle, au fond, il ne croit pas vraiment. Le film de Eastwood se détache pourtant de ce qu'il a connu avec ses mentors, il signe un western qui n'est ni classique ni spaghetti, il opte pour un thriller de l'Ouest particulièrement sombre et pessimiste, en brisant la dimension d'héroïsme et/ou de pardon. Les pistoleros de l'Ouest ne sont plus jeunes, leur réputation les dépasse même et Eastwood pointe du doigt cette dégénéréscence comme une anti-thèse à l'excellent "Mon Nom est Personne" (1973) de Tonino Valerii, disciple d'ailleurs d'un certain Sergio Leone. Munny n'a de cesse de répéter et même à se répéter comme une litanie qu'il "a changé, qu'il n'est plus cet homme là", tout le long du film il le ressasse le martèle comme (évidemment) pour se convaincre lui-même, on remarque alors que son ami Ned doute pour lui. Si le film est violent, si l'histoire est violente Clint Eastwood signe pourtant avant tout un western psychologique, ce qui l'intéresse c'est l'évolution des hommes, leur motivation, ce qui les pousse à agir. Clint Eastwood signe ainsi une tragédie grecque transposée dans l'Ouest, le résultat est un chef d'oeuvre d'une maturité rare, crépusculaire et testamentaire. Site : Selenie.fr
Western crépusculaire porté par un Eastwood grandiose. Comme si le ton du film allait avec le sentiment de son acteur/réalisateur d'être en bout de course. Clint est grand, Clint est immortel, Clint est impitoyable.
4 oscars dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur... Le moins qu'on puisse dire c'est que Clint Eastwood réussit parfaitement son retour au western, genre de prédilection à qui il doit une bonne partie de son succès. Pour y arriver, il joue avec sa propre image, n'hésitant pas un instant à se mettre en scène en tueur vieillissant. Ses talents conjugués de réalisateur et d'acteur font merveille et on se laisse entraîner avec grand plaisir dans ce film qui frôle la perfection. L'atmosphère lourde et crépusculaire correspond parfaitement à l'idée qu'on se fait de l'ouest Américain et on gobe littéralement les dialogues d'une grande efficacité. Restait à trouver des partenaires de qualité... Morgan Freeman et Gene Hackman viennent enrichir le casting avec tout le talent qu'on leur connaît. Résultat, un film de plus de deux heures qui passe à toute vitesse, un classique du genre voire un chef-d’œuvre. Clint Eastwood est un grand homme du cinéma qu'il soit devant ou derrière la caméra... Limpide !
Si les personnages parviennent à éviter le manichéisme, Clint Eastwood ne nous livre qu'un western, inesthétique, sans poésie et à l'intrigue bien plate (une histoire de vengeance et de pognon plutôt basique).
En inversant tous les repères (plus encore que dans "Un monde parfait), Clint Eastwood nous fait la démonstration qu'un bon réalisateur peut entrainer le spectateur où il veut. Il nous fait chevaucher en croupe derrière le pire de tous les salopards de l'Ouest qui pourrait bien être la mort en personne. Nous endossons le parti de ce vieil homme qui cultive le souvenir de sa femme et se lance, pour nourrir ses gosses dans une quète qui parait au-dessus de ses moyens. Progressivement, nous nous enfonçons dans l'horreur et nous trouvons celà "légitime". "Nous" nous érigeons en "justiciers", "nous" commettons des meurtres sordides, jusqu'à faire un massacre "pour venger" un meurtrier. Pourtant, tout au long du film, on a cessé de nous mettre en garde contre le "héros". Rien n'y fait, chaque personnage agit avec légitimité dans sa logique, les deux cow-boys humiliés, les putes qui commanditent des meurtres, le shériff qui fait règner l'ordre dans sa ville au milieu d'une contrée où seule la loi du plus fort à cours; et nous sommes entrainés, car nous comprenons ces personnages qui sonnent vrais, grâce à un scenario diabolique et des acteurs tous extraordinaires. Pas besoin de grands discours quand les images parlent. Du vrai cinema, un tres grand film.
Clint Eastwood revient au genre qui fît sa gloire et signe un western crépusculaire à la mise en scène soignée et où les mythes ne sont plus ce qu'ils sont : le hors-la-loi et ancien truand William Munny (Eastwood en personne, toujours aussi charismatique) est vieux, reconverti dans l'élevage et a du mal à remonter à cheval, le représentant de la loi (Gene Hackman, impressionnant) est un sadique qui prend plaisir à la violence et qui n'hésite pas à tabasser en public un célèbre truand anglais qui a bâti sa légende sur des mensonges (irrésistible Richard Harris) et le bandit à la grande gueule n'est qu'un gamin qui a des problèmes de vue et n'a jamais tué personne. L'Ouest est démystifié par Clint Eastwood lui-même alors qu'il a fait partie du mythe pendant des années. Démontant toutes nos attentes, Eastwood montre des personnages vieillissants, incapables de tuer jusqu'au massacre final où Eastwoood met en scène sa propre légende dans un éclat de violence bref mais mythique. Dans "Impitoyable", le temps a passé et a fait son œuvre. La mélancolie, la violence, les regrets, il ne reste plus que ça. Et nous il nous reste le plaisir de voir un grand film, l'un des derniers grands westerns et l'un des plus beaux.
Unforgiven ou Impitoyable en français est un western de Clint Eastwood qui est largement sur-noter comme peut le prouver certains lecteurs. Il y a de nombreux acteurs connus, ce qui sauve un peu le scénario du film. je n'ai pas vu beaucoup de western mais je peu affirmer que celui- ci n'est pas un chef-d’œuvre et loin de là. L'histoire laisse a désirer !
revoir sur grand écran cet incroyable film est vraiment un privilège. impitoyable est un western pur et dur, particulièrement bien réalisé et disposant d'un casting vraiment au top. les paysages sont fabuleux et l'histoire, triste, m'a vraiment parlé.
L'apothéose dans la carrière de Clint Eastwood!!Tous ont reconnu l'immense qualité de ce western crépusculaire,aboutissement d'une réflexion sur la violence et la nature des hommes.Psychologiquement,on n'a jamais vu mieux dans le genre.Des personnages détruits,soit par leur sombre passé(William Munny),soit par leur condition(les prostitués),soit par leur soif du pouvoir(Little Bill).Une profondeur inédite,ou chaque action prend un sens tout particulier.Une photo sublime et une musique discrète poursuivent ces héros déchus,prisonniers de leur condition.Magnifique...Clint Eastwood subtilement,nous montre que la rédemption de son personnage est vaine.Il n'a jamais si bien joué.Gene Hackman est glaçant en shérif sans pitié.Morgan Freeman assure en ami,qui a perdu ses facultés.Franchement,"Impitoyable"assurément,apparat parfait à tous niveaux.C'est pour ce film,entre autres,que le grand Clint est devenu un auteur essentiel,en plus de sa légende.Le 7ème art lui doit beaucoup.Merci tout simplement.
la catégorie Best Film of the world présente: Impitoyable Un jeune cowboys ce rend chez William Munny (Clint Eastwood) un hors la lois reconverti dans l’élevage pour lui demander de venger une prostituée défigurée à cause d'un cowboys sadique. Un Morgan Freeman excellent, un Eastwood extraordinaire ! dans une ambiance toujours aussi sombre et lente. un chefs d'oeuvre !
"Impitoyable", meilleur film de l'année 1992 et réalisé par Clint Eastwood lui-même, est l'histoire de William Munny, un ancien hors-la-loi sans pitié et redoutable devenu fermier et père de deux enfants. Son nouveau quotidien est basculé lorsqu'un jeune hors-la-loi nommé le Kid de Schofield lui rend visite afin de lui demander de faire équipe pour assassiner deux personnes qui ont défiguré une prostituée. Ce qui m'a frappé en premier dans ce film sont les dialogues que je trouve passionnants. Par dialogues passionnants, je pense par exemple à la scène de discussion entre William Munny et la prostituée défigurée ou encore celle spoiler: où l'on apprend la mort de Ned qui m'ont toutes les deux complètement aspiré dans le film. De plus, les dialogues ne sont jamais inutiles, ils servent toujours au développement des personnages et des relations ainsi qu'à l'avancement de l'intrigue. Mais en plus d'avoir d'excellents dialogues, le film possède des scènes d'action qui sont certes peu présentes mais à couper le souffle. Comment parler de "Impitoyable" sans évoquer sa fin de film à l'action brutale et animée d'une main de maître par un Clint Eastwood transcendant. Transcendant, c'est d'ailleurs le terme qui qualifie les acteurs et l'écriture des personnages de ce film, puisque "Impitoyable" bénéficie de personnages développés et particulièrement gris, en plus d'être joués par des acteurs excellents (mention spéciale pour Clint Eastwood, Morgane Freeman et Gene Hackman). Ainsi, le film brille par ses dialogues, ses scènes d'action et ses personnages, mais je peux également faire l'éloge de la superbe photographie qui nous offre des paysages magnifiques et une lumière parfaite, de la mise en scène classique mais efficace, et enfin de la bande originale au thème principal très émouvant. "Impitoyable" n'a donc pour moi pas volé son oscar du meilleur film. C'est un des meilleurs westerns, voire peut-être le meilleur. 5/5
1992, depuis 30 ans les westerns américains étaient passés de mode à quelques exceptions prés. Eastwood qui en porte une part de responsabilité à sans doute voulu achever le genre. Il a prit le scénario idéal pour cela et une mise en scène aussi hyper réaliste que possible, seulement c'est trop; tous les hommes ne sont pas des salauds et toutes les femmes ne sont pas des prostituée écervelées et vengeresses. Le résultat est médiocre et pour s'en persuader, il suffit de voir de quelle manière il achève le shérif, l'oeil sur le viseur de sa carabine comme si la cible était à 300 mètres. En dehors des superbes extérieurs tournée au Canada, il n'y a rien de beau, de valorisant et encore moins d'exaltant dans ce triste film qui nous rapproche des aspects sombre de nos vie. Ce n'est pas vraiment cela qui fait que le cinéma est le plus superbe et le plus complet de tous les arts. Il existe des sujets infiniment tristes qu'il est bon de montrer et de faire comprendre comme le fait ''le ruban blanc'' par exemple mais il n'est nul besoin d'en inventer.
Il fallait bien qu'à un moment le western signe enfin sa mise au placard et ne soit plus un objet à fort intérêt commercial mais un genre nostalgique du vieux cinéma hollywoodien. Venu des films de Leone et marqué par ses interprétations de vaillant cow-boy, Eastwood a voulu recréer les caractéristiques propres au western crépusculaires : des couleurs chaudes, qui vont du rouge au noir, donc toutes couleurs vives exclues ; décors sombres et insalubres, et surtout la photographie, qui grâce aux teintes de l'automne et de l'éclairage à la bougie, souligne encore ce retour en arrière dans le genre en déclin. C'est un plutôt un dernier exercice de style que fait Eastwood plutôt qu'un véritable film-phare du western ; le scénario présente beaucoup de défauts : le héros qui laisse ses enfants tous seuls dans la maison pour partir à la chasse à l'homme, le personnage de Harris à moitié utile puisqu'il rencontre tout le monde sauf Eastwood et ses amis, et la fin complètement plate avec un épilogue facile. Le film est long, certes, il se laisse regarder sans effet désagréable de longueur, certes, mais les défauts sont trop flagrants. Les personnages secondaires ( Hackman en tête ) sont plus intéressants que celui de Eastwood, très classique ( ancien criminel, alcoolique et veuf ) dans le type du justicier déchu. Impitoyable n'est pas le dernier western crépusculaire mais le chant du cygne de Eastwood dans son genre fétiche. Les meilleurs sont souvent les premiers qui entraînèrent le déclin de l'un des emblèmes d'Hollywood.
A une époque pas si lointaine où l'on aimait se faire justice soi-même, sans foi ni loi, la vengeance n'est clairement pas un plat qui se mange froid. Clint Eastwood nous réalise là (selon les dires des uns et des autres) un de ses plus grands chef d'œuvre. "Impitoyable" ("Unforgiven" en VO) est en effet une réussite sur de nombreux points. J'ai tout d'abord rarement vu une telle authenticité dans le jeu d'acteur, le scénario, les dialogues et la construction narrative. On connait Clint Eastwood pour sa lenteur narrative et les passages qui tirent en longueur mais là, tout a un sens et une portée. Il retranscrit bien le fait par exemple qu'à cette époque tout est une question de sang-froid. Nous avons Ned qui se retrouve incapable de tirer une fois face à sa cible, le "Schofiled Kid" qui parvient à tuer mais qui ne pourra probablement plus jamais se le pardonner, et enfin Will pour qui le passé de tueur à gages est comme une bombe à retardement pouvant resurgir à tout moment. Tous ces profils ont pourtant bel et bien un point en commun : la soif de vengeance. Argent, alcool et sexe font des ravages et restent les principaux vices qui poussent ces hommes à agir indépendamment du bon sens.
Eastwood rend un bel hommage à ses mentors et remet au goût du jour le western le temps d'un long-métrage. Il y a d'ailleurs un véritable parti pris qui diverge de l'ensemble des westerns vus auparavant. Ici tout est noir, le héros gentil n'existe plus et le shérif peu scrupuleux devient peu à peu le personnage le plus détestable qui donne envie de se révolter. Il n'y a ni bon ni mauvais, ce n'est pas manichéen. L'existence de chacun peut-être remise en question à la minute près et personne n'est au dessus de personne. Tous vont devoir se salir les mains pour arriver à leurs fins et annihiler l'ennemi quoi qu'il en coûte. A tel point que certains ne savent même plus s'ils doivent tirer sur la gâchette ; une sorte de retour à la réalité fait basculer tous les personnages émotifs et timorés (comme Beauchamp ou bien les subalternes du shérif) au second plan, là où les William Munny et Little Bill prennent leurs responsabilités en étant prêt à en assumer les conséquences.
Si le film est convaincant, il n'en demeure pas moins que Clint Eastwood a pu selon moi faire mieux quelques années plus tard avec des "Mystic River", "Million Dollar Baby" ou bien sûr l'incontournable "Gran Torino". Les années 2000 marqueront à jamais l'apogée de sa carrière de réalisateur.
"Impitoyable" est un film soigné qui force le respect comme énoncé plus haut : la cohérence dans les choix scénaristiques, mais aussi le casting, les dialogues, la musique, les décors, bruitages et j'en passe... tout est méticuleusement ajusté pour nous offrir une expérience ciné des plus séduisantes. Malgré tout, une meilleure gestion du rythme et plus de rebondissements auraient permis de nous maintenir en haleine davantage et sans interruptions !