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Peter Franckson
80 abonnés
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4,0
Publiée le 29 janvier 2024
Adapté du roman « SWF seeks same » (1990) de John LUTZ (1939-2021), auteur également de très nombreuses nouvelles, le titre fait référence à la rousse Alison Jones (Bridget Fonda, 28 ans), conceptrice de logiciels, qui vient de rompre avec son fiancé Sam, divorcé qui l’a trompée avec son ex, et qui, pour conserver son logement dans l’immeuble The Ansonia (1899-1904), ancien hôtel (dans le quartier Upper West Side de Manhattan, situé entre Central Park et l’Hudson) dont les suites et chambres ont été transformées en appartements en 1992, cherche un(e) colocataire. C’est Hedra Carlson (Jennifer Jason Leigh, 30 ans), brune et réservée qu’elle retient. C’est le début d’un thriller, érotique et domestique, bien mené, au scénario bien construit qui décrit un personnage féminin d’une grande banalité mais terrifiant, manipulateur et en souffrance.
Un bon petit thriller psychologique qui s'il ne révolutionne pas le genre s'avère suffisamment solide pour passer un bon moment. La ou le scénario est malin c'est qu'il rend le personnage de Bridget Fonda suffisamment antipathique pour que l'on se délecte un minimum de la voir souffrir dans les mains de Jennifer Jason Leigh qu'on finirait elle presque par plaindre. Le film manque en revanche de surprise dans son déroulement pour être un de vrais grands moments du genre mais c'est tout de même un duo ambigüe intéressant à suivre.
Variation autour du Vertigo (1958) d’Alfred Hitchcock, Single White Female déplace l’intrigue de San Francisco à New York et renverse le point de vue adopté puisque la fétichisation n’est plus celle de la femme blonde par un homme soucieux de retrouver son amante mais celle d’une jumelle meurtrie voulant transformer sa colocataire en sœur de substitution. Dès lors, il ne s’agit plus de déguiser l’autre mais au contraire d’emprunter ses vêtements, sa coupe, sa façon de marcher et de parler ; en somme, il faut devenir l’autre, éprouver l’altérité dans son apparence pour mieux la travailler en profondeur et opérer sur elle le même processus de transformation, quoique située à l’intérieur. L’espace de l’appartement, que Barbet Schroeder aborde en huis clos, explicite cette entrée dans l’intimité de deux femmes qui doivent – c’est là le projet de Hedy – fusionner pour ne former qu’une seule personne ; il occasionne de nombreux plans où les comédiens sont nus ou dénudés qui interrogent le regard du spectateur et la pulsion scopique qui le gouverne : sa présence est-elle acceptée ou ignorée des personnages ? est-il moral d’écouter s’ébattre les amants ou les amis échanger sur leurs doutes par l’intermédiaire d’une bouche d’aération ? de fouiller dans les affaires d’une amie, de lire son journal et ses secrets ? Le long métrage offre une mise en abyme permanente sous forme de dialogue amusé avec son public, en témoigne le plan inaugural sur les deux jumelles qui nous regardent directement. Il allie ainsi la lourdeur de la démonstration psychanalytique et la légèreté tonale, conscient des effets de manche qu’il utilise comme autant de fusils de Tchekhov parfois fonctionnels, parfois inopérants, parfois retardés. L’appropriation du genre codifié du thriller paranoïaque, dont l’efficacité progressive et la rigueur de mise en scène rappellent le récent The Silence of the Lambs de Jonathan Demme sorti l’année précédente, contient donc la critique des artifices nécessaires à sa bonne marche, regard européen de Schroeder sur le divertissement américain.
Bonne prestation de Bridget Fonda et de Jennifer Jason Leigh dans ce thriller signé Barbet Schroeder. On assimile rapidement le principe, la tension psychologique monte tout gentiment mais fini par stagner. Un peu plus de mordant et une fin non bâclée auraient été les bienvenus.
Bon, c'est le genre de petit thriller sympa, pas génial mais pas non plus raté qu'on regarde (ou du moins que je regarde) sans déplaisir. Avec le côté fin des années 1980 en plus dans les coiffures et les costumes, ça fait vraiment le genre de petit film de l'époque, sans prétention mais qui fait plutôt passer un bon moment. Côté mise en scène, rien d'extravagant, on est vraiment dans les codes du genre (et hop la caméra s'attarde quelques secondes sur quelque chose pour bien te faire comprendre que ça va avoir son importance)...
Ou comment vous guérir à tout jamais de vos envies de colocation avec une parfaite inconnue... Ce film de Barbet Shroeder va imposer une figure de style dans le thriller US et marquer son époque, comme Liaison Fatale sur une base similaire, grâce à la performance toute en nuances de Jennifer Jason Leigh, accentuant le malaise en contrepoint d'une Bridget Fonda campant une ingénue prise au piège. Le film est de facture assez classique dans sa réalisation et son rythme un peu lent amenant à l'explosion finale. Ce sont clairement les actrices qui tiennent le film à bout de bras, ce qui n'empêche pas quelques faiblesses du récit et quelques incohérences (comme le fait de penser à ficeler pieds et mains de la victime en permanence, sauf au moment fatidique où elle se retrouve totalement libre dans tous ses mouvements, erreur de débutante sans doute...). Le style et l'image ont un peu souffert du temps qui passe, mais ça reste largement regardable aujourd'hui.
Un film pas nécessaire, d’autant plus que le film a très mal vieilli. Difficile de trouver des points positifs mise à part quelques plans intéressant et la couleur de l’image est intéressante. Mais sinon on reste dans un cinéma peu original et très cliché..
Ce thriller psychologique, très typique des 90's peut prêter à sourire dans ses outranceset ses invraisemblances. Mais on ne peut nier le caractère très flippant de la transformation d'Hedra.
Un des premiers thrillers que j'ai regardé et j'en garde un souvenir très flippant ! L'idée de cette femme, complètement dérangée, qui "vole" la vie de sa colocataire ! Brrr, bizarre tout ça !
Une petite merveille , un thriller noir et vraiment bien ficelé , des actrices vraiment fantastique , jennifer jason leigh est genial , et bridget fonda divine. pour moi ce thriller est un petit film culte
Tout est si " cliché " dans ce film qu'il serait presque criminel de passer à coté : le chien assassiné, l'ami homo ( forcément bon & bienveillant ), la sène de l'argent, le copain de retour ... Seule J.Jason Leigh paraît posséder une once d'humanité et un navet reste - d'autre part - un navet !
J'adore les thrillers ménagers. Et ça, ça en est un beau. Les deux actrices jouent juste à merveille, la terreur minimaliste fait mouche et nous avons notre quotas de manipulation. Le tout dans une ambiance très "Rosemary's baby". Du grand art !
Bon film avec très bonne intrigue et un bon casting. j'ai trouvé les personnages très bien il y a quelques incohérences. Par exemple la nana réalise que sa coloc sort avec son fiancé dans les bars de sexe, et elle semble pas vraiment choqué par cette découverte, bien au contraire elle est prise d'empathie pour la coloc. C'est un peu gros, nan ?