Note moyenne
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Autant j’admire la réalisation pour l’époque, la mise en scène et les effets qui nous plonge vraiment dans l’univers des contes de fées, autant l’adaptation souffre des travers paternalistes habituels des réalisations du 20ème siècle, de dialogues lourds et ampoulés. Il n’y a pas la poésie et la sensibilité de la version originale de Villeneuve (je crois que le film se base sur la version de Beaumont de toute façon)… et même si on aime Jean Cocteau on sent bien que le conte a été réécrit par un homme des années 40. Niveau jeu d’acteur Jean Marais m’avait habitué à mieux. Et la Belle, pardon, fait très potiche, c’est dommage car c’est un de mes contes favoris et j’aime beaucoup les vieux films… mais il n’a rien compris au conte d’origine.
Allons-y franco : 5 étoiles généreuses et même complaisantes ! Il ne faudrait pas croire que tout est parfait ici. Il faut bien le dire : Josette Day est belle, mais manque clairement de talent. Jean Marais est bien meilleur dans le costume de la Bête que dans celui d'Avenant et certains dialogues sont horriblement lénifiants. Même en 1946, c'était plus que limite. Mais, de l'autre côté, il y a cette histoire qui est fondamentalement belle, il y a ce sublime noir et blanc, il y a toute la poésie de Jean Cocteau et il y a tout cet univers onirique propice autant à l'inquiétude qu'à la rêverie.
Assurément l'adaptation la plus réussie du conte, notamment par l'atmosphère fantastique inimitable qu'a su insuffler Cocteau à sa mise en scène. Alors qu'on devrait être effrayé de voir des statues s'animer ou des bras sans corps, comme Belle, on se prend de fascination pour ces étrangetés magiques.
Même si la morale soulevée par le conte – lire le cœur des gens, et non se fier à leur apparence – apparaît rabattue aujourd'hui, la féérie assumée qui se dégage de cette fable garde la faculté de marquer les esprits.
Même si la morale soulevée par le conte – lire le cœur des gens, et non se fier à leur apparence – apparaît rabattue aujourd'hui, la féérie assumée qui se dégage de cette fable garde la faculté de marquer les esprits.
La Belle et la Bête de Jean Cocteau est un film culte à montrer dés la fin de CP pour s'imprégner de cet art magique qu'est le cinéma. Ce film cultive toutes les émotions primaires:
la peur avec cette Bête incarné par Jean Marais maquillé pendant plusieurs heures et cette demeure de la Bête effrayante et ensorcelée
La colère avec les sœurs de la Belle odieuse manipulatrice et perverse elles incarnent la cupidité et la jalousie
La tristesse avec cette Belle pris au piège dans cette demeure à la place de son père et cette Bête en apparence monstrueuse mais avec une âme sensible et fragile un personnage auquel on s'attache
Enfin la joie par ce lien fort qui se tisse au fil du film entre la Belle et la Bête qui s'apprivoise qui se respecte et qui s'aime malgré leurs apparences
Film culte de 1946 à voir et revoir pour la magie du cinéma
la peur avec cette Bête incarné par Jean Marais maquillé pendant plusieurs heures et cette demeure de la Bête effrayante et ensorcelée
La colère avec les sœurs de la Belle odieuse manipulatrice et perverse elles incarnent la cupidité et la jalousie
La tristesse avec cette Belle pris au piège dans cette demeure à la place de son père et cette Bête en apparence monstrueuse mais avec une âme sensible et fragile un personnage auquel on s'attache
Enfin la joie par ce lien fort qui se tisse au fil du film entre la Belle et la Bête qui s'apprivoise qui se respecte et qui s'aime malgré leurs apparences
Film culte de 1946 à voir et revoir pour la magie du cinéma
La Belle et la Bête, le chef d’œuvre intemporel de Jean Cocteau en est également l’adaptation la plus fidèle. Ce grand film fantastique baroque impressionne par sa photographie et son sublime noir et blanc, il est empreint d’une poésie noire et aborde nombre de thématiques de manière assez moderne pour l’époque. Cette fantasmagorie emporte nécessairement l’adhésion, l’ensemble est quasi hypnotique, l’œuvre également du couple Jean Marais/Josette Day absolument impeccable et d’une mise en scène ainsi qu’un maquillage impressionnants. C’est somptueux, tant sur le fond que sur la forme et c’est toujours un véritable plaisir de se plonger corps et âme dans ce chef d’œuvre.
Un film qui a gardé sa force poétique et sa beauté esthétique. Le côté rêve cauchemar de l histoire est adapté de manière remarquable. Les décors et les costumes soulignent l aspect irréel du château de la bête. Avec l œil d aujourd hui on pourrait reprocher le jeu un peu trop théâtral de certains acteurs et une Belle qui manque de complexité à mon goût mais les qualités esthétiques elles sont intemporelles.
Le conte mis en scène par Cocteau, que l'auteur nous invite à voir avec le regard de l'enfance, recompose, tout en s'en inspirant, l'esprit des récits merveilleux, de l'enfance précisément. On y rencontre l'incontournable prince charmant, une jeune fille aux airs de Cendrillon, un miroir (toujours important dans l'oeuvre de Cocteau) façon Blanche-Neige...
Pourtant, l'univers fantastico-onirique de Cocteau dépasse le cadre aimable et enfantin de certaines des légendes d'Andersen ou Perrault. En entrant dans la demeure inquiétante de la Bête, on pénètre dans un monde magique et éclectique aux accents mythologiques et surréalistes. Cette poésie par l'étrange se caratérise par une expression visuelle faite de zones d'ombre ou d'éclats de lumière, comme pour signifier l'ambivalence de la Bête, avatar de Jekyll et Hyde récrées par la poésie.
Car la Bête menaçante et peut-être dangereuse a un coeur qui la rend sensible à la beauté et à la bonté de la Belle. La Bête, contrainte et résignée à la solitude à cause de sa monstruosité, témoigne alors d'une pathétique souffrance amoureuse spoiler: qui trouvera un heureux dénouement
, tant il est vrai pour Cocteau, que l'Amour est plus fort que les apparences les plus laides. Malgré son masque, Jean Marais restitue superbement la douleur universelle de la Bête, sa générosité jusqu'alors contenue et, surtout, son insupportable complexe. Le film de Cocteau est indéniablement une des plus belles et émouvantes exaltations du sentiment amoureux.
Pourtant, l'univers fantastico-onirique de Cocteau dépasse le cadre aimable et enfantin de certaines des légendes d'Andersen ou Perrault. En entrant dans la demeure inquiétante de la Bête, on pénètre dans un monde magique et éclectique aux accents mythologiques et surréalistes. Cette poésie par l'étrange se caratérise par une expression visuelle faite de zones d'ombre ou d'éclats de lumière, comme pour signifier l'ambivalence de la Bête, avatar de Jekyll et Hyde récrées par la poésie.
Car la Bête menaçante et peut-être dangereuse a un coeur qui la rend sensible à la beauté et à la bonté de la Belle. La Bête, contrainte et résignée à la solitude à cause de sa monstruosité, témoigne alors d'une pathétique souffrance amoureuse spoiler: qui trouvera un heureux dénouement
, tant il est vrai pour Cocteau, que l'Amour est plus fort que les apparences les plus laides. Malgré son masque, Jean Marais restitue superbement la douleur universelle de la Bête, sa générosité jusqu'alors contenue et, surtout, son insupportable complexe. Le film de Cocteau est indéniablement une des plus belles et émouvantes exaltations du sentiment amoureux.
Tous les films vieillissent, mais ici le coup est rude. Il reste quelques beaux plans à retenir du film de Cocteau, qui dégagent une certaine harmonie et un élan à un film qui en manque. La plus grande déception provient de l'absence de mystère dans ce film, la faute en incombe au scénario et pire, aux navrant dialogues . On peut penser que le mariage était une affaire de la plus haute importance au moment du tournage, vu comme un éventuel Salut, mais ici ça ressemble à une curieuse manie. Les dialogues sont souvent consternant, à vous procurer des soubresauts tant ils sont indigestes.
Un chef d'oeuvre du cinéma datant de 1946 ! Des images mises en avant en noir et blanc, des effets visuels sublimes, des costumes et acteurs top.... tout n'est que magie dans ce film.
J'ai regardé la moitié, et me suis ennuyé... Cela ma même déprimé à ce niveau là ! Dialogues, mise en scène, jeu : Pauvres, rasoirs... Le cinéma français a toujours été spécial hors comédies... c'est du pompeux, prétentieux, olala ! Heureusement que pour Jean Marais cela n'a pas terni son CV... Bref, je ne comprends pas les bonnes critiques... C’est incomparable, mais dans le genre films anciens, si je veux être époustouflée, je regarde Autant En Emporte Le Vent, un chef-d'œuvre du cinéma !
Magnifique, un enchantement, au lieu de passer les navets, ils feraient mieux, de nous passer, celui là, à la télé...dès acteurs formidables..une époque FORMIDABLE.
Un magnifique film fantastique de Jean Cocteau avec Jean Marais en bête monstrueuse pourtant humaine.
Très beau film de Cocteau même s'il est disons le un peu long à mes yeux de spectateur du XXIème siècle. Très beau film quand même avec une Bête triste et belle et une Belle pas si bête. Un regret aussi concernant la fin trop rapide pour le coup, la scène finale si importante pour clore l'histoire étant expédiée en moins de 3 mn (mais j'ai lu que Jean Marais avait du interrompre brutalement le tournage, ceci expliquant peut-être cela).
Décrit comme un grand classique français, la 1ère adaptation de ce conte avant Disney, avec un bon Jean Marais et de splendides costumes me disait-on, j'ai donc regardé, résultat : je n'ai pas été déçu.
Bon déjà ça a vieilli, plus ou moins bien d'ailleurs, et oui le côté théâtral du jeu des acteurs ainsi que les longueurs inhérentes à ce style sont assez gênantes, surtout quand on est habitué à des films plus modernes. Faut avouer que la jaquette du DVD nous l’indique en parlant de poésie, de choix entre la beauté physique de l'un et la beauté mentale de l'autre (ce qu'on voit assez nettement) ; sans que ce soit si rébarbatif pour un spectateur actuel, au contraire.
Au final oui j'ai apprécié ce long métrage, la musique correspond tout à fait aux situations en demeurant conforme aux films d'époques, Cocteau dirige bien la mise en scène en y apportant la poésie qu'il faut pour faire de cette œuvre un classique du cinéma français comme on le connait (donc à des lieux de la superproduction), les acteurs sont très bons et la morale pas trop lourde mais fort à propos. Tout au plus on peut regretter que Jean Marais fasse encore la plupart des rôles (comme dans Fantomas), même s'il les fait bien. Néanmoins on ne comprend pas tout, comme pourquoi la Bête se transforme en Avenant à la fin ? Et le contraire ? En cela on va dire que cette version commence à dater.
Bon déjà ça a vieilli, plus ou moins bien d'ailleurs, et oui le côté théâtral du jeu des acteurs ainsi que les longueurs inhérentes à ce style sont assez gênantes, surtout quand on est habitué à des films plus modernes. Faut avouer que la jaquette du DVD nous l’indique en parlant de poésie, de choix entre la beauté physique de l'un et la beauté mentale de l'autre (ce qu'on voit assez nettement) ; sans que ce soit si rébarbatif pour un spectateur actuel, au contraire.
Au final oui j'ai apprécié ce long métrage, la musique correspond tout à fait aux situations en demeurant conforme aux films d'époques, Cocteau dirige bien la mise en scène en y apportant la poésie qu'il faut pour faire de cette œuvre un classique du cinéma français comme on le connait (donc à des lieux de la superproduction), les acteurs sont très bons et la morale pas trop lourde mais fort à propos. Tout au plus on peut regretter que Jean Marais fasse encore la plupart des rôles (comme dans Fantomas), même s'il les fait bien. Néanmoins on ne comprend pas tout, comme pourquoi la Bête se transforme en Avenant à la fin ? Et le contraire ? En cela on va dire que cette version commence à dater.
Le talent immense de Cocteau, avec un Jean Marais de qualité. Un film qui a déjà du vieux mais qui reste pourtant une oeuvre majeure dans le cinéma et qui se laisse encore regarder avec intéret.
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