Note moyenne
4,1
7797 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
84 critiques
4
64 critiques
3
24 critiques
2
17 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Bon, ben voilà encore un grand classique qui m'a un peu laissé sur le carreau. Visuellement, c'est indéniablement une pure réussite, un véritable joyau d'une splendeur peu commune et qui se révèle même très réussie au cours de son final onirique. Mais avant, il faut se taper des kilomètres de scènes pas franchement emballantes et qui ont terriblement mal vieillies. Le jeu des acteurs déjà mais aussi un texte qui se veut sans doute trop respectueux de l'oeuvre originale et qui donc, se vautre complètement. Ensuite, on retrouve encore ces fameuses scènes qui s'enchaînent et l'héroïne qui finit par tomber amoureuse de La Bête sans qu'on comprenne trop comment ni pourquoi. Les caractères sont grossièrement brossés et largement appuyés par plusieurs scènes. La musique par contre est une vraie réussite tout comme les effets spéciaux et autres trucages visuels mais voilà, à trop vouloir coller au texte original, Cocteau oublie de faire un vrai scénario de film. Quelques images fortes cependant mais au final, j'ai trouvé ce film ennuyeux et trop théâtral. D'autres critiques sur
C'est très difficile de critiquer un film comme La Belle et la Bête de Cocteau, oeuvre respectée s'il en est, considérée par la plupart comme un chef-d'oeuvre du cinéma. C'est un peu comme si l'on osait émettre des réserves sur La Joconde de Léonard de Vinci, Macbeth de Shakespeare ou Le Penseur de Rodin (par exemple)... Et pourtant !... Si je reconnais les belles idées poétiques du film, la photo souvent magnifique, quelques jolies scènes, je trouve que l'ensemble a mal vieilli, que les deux acteurs principaux jouent mal, jouent faux ou de manière trop emphatique, que l'évolution des sentiments de la Belle pour la Bête se fait de manière bien trop rapide pour être crédible, que le fait que Jean Marais joue plusieurs personnages antagonistes est dérangeant et que la fin donne lieu à des séquences grand-guignolesques qui découragent l'émotion et abolissent le côté magique. Crime de lèse-majesté donc, j'en ai bien conscience, mais la vérité est que je n'ai pas vraiment apprécié la Belle et la Bête (j'ai encore moins aimé, il faut le dire, la version moderne 2014 de Christophe Gans).
Je trouve ce film vraiment exceptionnel, l'histoire nous tiens du début a la fin et le scénario est vraiment magnifique et poétique .
Cependant, je trouve la fin vraiment décevante et rapide ... Dommage je me demandais comment cela allait finir et j'ai été vraiment déçu.
Cela reste comme même un chef d'œuvre et un des meilleurs film de Jean Cocteau.
Cependant, je trouve la fin vraiment décevante et rapide ... Dommage je me demandais comment cela allait finir et j'ai été vraiment déçu.
Cela reste comme même un chef d'œuvre et un des meilleurs film de Jean Cocteau.
Cocteau et Jean Marais un mariage unique du grand cinéma français. Le conte onirique dans sa splendeur et impérissable. Cocteau est un artiste et le mot est faible. Jean Marais et sa carrure, sa prestance, les costumes qui porte s'estiment resplendissant, le maquillage de la Bête, plus qu'un acteur, son jeu est théâtral. Chef-d'oeuvre.
La Belle et la Bête de Cocteau doit beaucoup à ses sublimes décors et à ses acteurs qui mettent de la force à une histoire un peu trop simpliste.
Difficile de ne pas faire la comparaison avec la version 2014, surtout lorsque vous avez vu cette dernière la veille... Pourtant je n'aime pas trop ce genre de procédés, et vais donc essayer d'en faire le moins possible sur le sujet, d'autant que les points forts et faibles sont en définitive un peu les mêmes. La principale différence (et elle est essentielle), c'est que le film de 1946 est un cran au-dessus à tous les niveaux. Inventivité, trouvailles, décors, photographie... Si le Christophe Gans s'en sort mieux sur quelques détails, il faut reconnaître qu'il n'a pas l'élégance et encore moins la poésie d'un Jean Cocteau touchant parfois au sublime, notamment lors de la découverte du château par Belle : un très grand moment. Après, ce n'est pas parce que celui-ci est un monument du cinéma français qu'il est interdit d'émettre quelques réserves. D'abord, la relation entre les deux héros a beau avoir de bons moments et proposer de belles choses, elle n'est pas toujours totalement convaincante, d'autant que Cocteau a beau être Cocteau, certains dialogues seraient juste interdits aujourd'hui (« Belle, vous êtes la plus belle », désolé, mais non!), sans oublier une Josette Day franchement médiocre. Mais par ailleurs on ne s'ennuie jamais, l'histoire reste intemporelle, Jean Marais est plutôt bien (non, non, ce n'est pas une vanne) et son maquillage impressionnant. Et puis c'est tout simplement l'une des rares vraies réussites hexagonale dans le registre fantastique, alors malgré ces réserves et un léger coup de vieux, « La Belle et la bête » reste une œuvre importante que j'ai pris plaisir à (re)découvrir au cinéma.
Classique parmis les classiques du cinéma français, réalisé par Jean Cocteau, artiste touche à tout (poème, peinture, théatre, cinéma ) en 1946, "La belle et la bête" est l'un des rares films français fantastiques acclamés par une industrie qui reste assis sur ses acquis, et n'ayant aucune envie de cinéma aujourd'hui. L'économie de moyens déployés à l'écran force le respect et contribue à l'ambiance étrange du film. Le noir et blanc est superbement utilisé, il n'est pas "beau" mais renforce le sentiment d'étrangeté et de peur. Car oui, à mon sens "La belle et la bête" version Cocteau fait peur en tout cas à moi. Le réalisateur nous le demande en début de film "bien que cette histoire soit fausse et naïve je vous demande d'y coire comme un enfant". Et bien ça fout les jetons... C'est autre chose que les films de serial killers ou de monstres sanguinaires. ça c'est plutôt pour le côté positif, car j'ai trouvé la narration plus théâtral que cinématographique et qui sort un peu de l'immersion. Mais heureusement les dialogues sont excellents et très poétiques.
La meilleurs versions de la belle et la bête, encore inégalé aujourd'hui
Bien, que Jean Cocteau a pris quelques libertés sur la troisième version du conte, celui de Madame Jeannne-Marie Leprince De Beaumont,car deux autres existaient avant celle de la conteuse,une au deuxième siècles avant J-C par Apulée et une autre au IV ème siècle par Madame Gabrielle- Suzanne De Villeneuve qui représentait une créature reptilienne mi homme-mi bête avec des écailles qui était beaucoup plus proche du mythe que du conte .
La version de Madame De Beaumont qui fut la plus adaptée au cinéma dont l'histoire est une métaphore entre la beauté et la laideur,la lumière et l'ombre des lieux éclairés du coté de la Belle,et de l'obscurité du coté de la Bête est certainement de loin la meilleur par rapport aux deux autres conteurs avant elle,car elle est beaucoup plus psychologique ,très proche du mythe grecque de Psyché.
le poète Jean Cocteau à réussit l'un des plus grands films de conte,et sans doute le meilleur grâce à une méthode de truquage qui inspira plus d'un cinéastes talentueux qui suivront comme Tim Burton la méthode coctoliene.
Après avoir vu les versions de Christophe Gans qui est à demi réussie , seuls, les décors sont somptueux ,les couleurs chatoyantes sont magnifiques et les effets -visuels extraordinaires, tout le reste fut catastrophiques,et celle de Disney,dont les personnages principaux sont bien dessinés avec une excellente animation,car les studios Disney se sont inspirés de l'ouvrage de Cocteau,comme la bougie et l'horloge avec un scénario original malgré l'éloignement du conte originel de Madame De Beaumont. C'est celle du cinéaste,scénariste et poète Jean Cocteau qui est la plus proche adaptation du conte De Beaumont,car le visionnaire avait réalisé une syntaxe en faisant un découpage des textes . Dans son film,Cocteau n'a rien ôté des textes qu'il n'appartenaient pas au récit du conte,ni aucuns dialogues,il à simplement découpé quelques mot en raccourcissant la phrase tout en gardant l'essentiel,on appel cela être un génie.
Le scénario est excellent,les dialogues sont pleins de poésies,les truquages,les décors et les costumes ,le maquillage de la Bête , sans oublier la photo de Alekan,la composition musicale angoissante de Auric, et le travail d'une mise en scène de l'un des plus grands plasticiens français du 7ème Art, Cocteau était un perfectionniste qui savait rendre le coté surréaliste de son film comme un véritable ouvrage.
Bien ,que ce film soit très daté,c'est celui qui est le plus étudiés dans les écoles françaises d'arts et d'essais avec "La Règle du Jeu", mais comme aux Etats-Unies et partout,à l'étranger. les cinéastes Martin Scorcese ,Tim Burton et bien d'autre grands maître de la mise en scène le considèrent comme l'un de leurs films étrangers préférés. Orson Welles avait dit en voyant pour la première fois La "Belle et la Bête" de Cocteau en 1947 aux Etats-Unies "C'est un Ruban de rêve".
Le film n'est pas seulement excellent par sa mise en scène,mais également par un jeu extraordinaire des acteurs principaux: À commencer, par le grand Jean Marais qui interpréta trois rôles différents celui du prince , de Avenant et de la Bête ,laquelle dans mon enfance me faisait des nuits cauchemardesques ,car le masque de celui de Marais était plus réussi et bien plus terrifiants que de toute les adaptations du conte De Beaumont ,y compris celui de Vincent Cassel où j'avais l'impression de sympathiser avec une image numérique. la comédienne qui joua Belle fut la plus remarquable de toute les interprètes ,y compris celle de Léa Seydoux dont son rôle ne m'a pas donné autant de forces et d'émotions que le personnage magnifiquement bien campé,par la plus Belle des Belles,Josette Day. Les second rôles comme les deux soeurs sont les plus extraordinaires de sincérité dans leurs jeux bien que théâtraux que celles qui sont mal interprétées dans les autres adaptations,aucuns acteur jouaient faux,tous étaient excellents.
La Belle et la Bête est un chef-d'oeuvre plein de poésie du patrimoine français et l'héritage que nous a laissé le grand Cocteau.
La grande actrice Suédoise,la Divine Greta Garbo,lorsque le film français de Cocteau était présenté aux Etats-Unies devant le gratin de Hollywood,disait en voyant pour la première fois en 1947 le visage de Jean Marais"Rendez-nous la Bête",car peut être que vous l'ignorez,c'était le film étranger préféré de la plus part des acteurs de l'époque de l'Age d'Or d'Hollywood,et je suis d'accord avec la Divine et Orson Welles,le Chef-d'oeuvre du plus grand poète de France,Jean Cocteau est "un Ruban à Rêve".
La version de Madame De Beaumont qui fut la plus adaptée au cinéma dont l'histoire est une métaphore entre la beauté et la laideur,la lumière et l'ombre des lieux éclairés du coté de la Belle,et de l'obscurité du coté de la Bête est certainement de loin la meilleur par rapport aux deux autres conteurs avant elle,car elle est beaucoup plus psychologique ,très proche du mythe grecque de Psyché.
le poète Jean Cocteau à réussit l'un des plus grands films de conte,et sans doute le meilleur grâce à une méthode de truquage qui inspira plus d'un cinéastes talentueux qui suivront comme Tim Burton la méthode coctoliene.
Après avoir vu les versions de Christophe Gans qui est à demi réussie , seuls, les décors sont somptueux ,les couleurs chatoyantes sont magnifiques et les effets -visuels extraordinaires, tout le reste fut catastrophiques,et celle de Disney,dont les personnages principaux sont bien dessinés avec une excellente animation,car les studios Disney se sont inspirés de l'ouvrage de Cocteau,comme la bougie et l'horloge avec un scénario original malgré l'éloignement du conte originel de Madame De Beaumont. C'est celle du cinéaste,scénariste et poète Jean Cocteau qui est la plus proche adaptation du conte De Beaumont,car le visionnaire avait réalisé une syntaxe en faisant un découpage des textes . Dans son film,Cocteau n'a rien ôté des textes qu'il n'appartenaient pas au récit du conte,ni aucuns dialogues,il à simplement découpé quelques mot en raccourcissant la phrase tout en gardant l'essentiel,on appel cela être un génie.
Le scénario est excellent,les dialogues sont pleins de poésies,les truquages,les décors et les costumes ,le maquillage de la Bête , sans oublier la photo de Alekan,la composition musicale angoissante de Auric, et le travail d'une mise en scène de l'un des plus grands plasticiens français du 7ème Art, Cocteau était un perfectionniste qui savait rendre le coté surréaliste de son film comme un véritable ouvrage.
Bien ,que ce film soit très daté,c'est celui qui est le plus étudiés dans les écoles françaises d'arts et d'essais avec "La Règle du Jeu", mais comme aux Etats-Unies et partout,à l'étranger. les cinéastes Martin Scorcese ,Tim Burton et bien d'autre grands maître de la mise en scène le considèrent comme l'un de leurs films étrangers préférés. Orson Welles avait dit en voyant pour la première fois La "Belle et la Bête" de Cocteau en 1947 aux Etats-Unies "C'est un Ruban de rêve".
Le film n'est pas seulement excellent par sa mise en scène,mais également par un jeu extraordinaire des acteurs principaux: À commencer, par le grand Jean Marais qui interpréta trois rôles différents celui du prince , de Avenant et de la Bête ,laquelle dans mon enfance me faisait des nuits cauchemardesques ,car le masque de celui de Marais était plus réussi et bien plus terrifiants que de toute les adaptations du conte De Beaumont ,y compris celui de Vincent Cassel où j'avais l'impression de sympathiser avec une image numérique. la comédienne qui joua Belle fut la plus remarquable de toute les interprètes ,y compris celle de Léa Seydoux dont son rôle ne m'a pas donné autant de forces et d'émotions que le personnage magnifiquement bien campé,par la plus Belle des Belles,Josette Day. Les second rôles comme les deux soeurs sont les plus extraordinaires de sincérité dans leurs jeux bien que théâtraux que celles qui sont mal interprétées dans les autres adaptations,aucuns acteur jouaient faux,tous étaient excellents.
La Belle et la Bête est un chef-d'oeuvre plein de poésie du patrimoine français et l'héritage que nous a laissé le grand Cocteau.
La grande actrice Suédoise,la Divine Greta Garbo,lorsque le film français de Cocteau était présenté aux Etats-Unies devant le gratin de Hollywood,disait en voyant pour la première fois en 1947 le visage de Jean Marais"Rendez-nous la Bête",car peut être que vous l'ignorez,c'était le film étranger préféré de la plus part des acteurs de l'époque de l'Age d'Or d'Hollywood,et je suis d'accord avec la Divine et Orson Welles,le Chef-d'oeuvre du plus grand poète de France,Jean Cocteau est "un Ruban à Rêve".
Lorsque j'ai vu ce film pour la première fois, j'avais à la fois une envie folle de le regarder car c'est mon compte préféré mais j'étais aussi pleins de doutes car c'était un film des années 40.
Mais je n'ai pas étais déçu du tout de voir ce film, car pour sa date de création, les effets spéciaux, les costumes, les décors, etc, on était si bien fait que l'on pourrait pratiquement croire que c'est un film des années 2000, sauf, que le film est en noir et blanc.
Mais je n'ai pas étais déçu du tout de voir ce film, car pour sa date de création, les effets spéciaux, les costumes, les décors, etc, on était si bien fait que l'on pourrait pratiquement croire que c'est un film des années 2000, sauf, que le film est en noir et blanc.
La belle et la bête est un conte de Jeanne Marie Leprince de Baumont, il est un de mes contes préférés, je l'ai lu puis ensuite j'ai visionné le Disney que j'ai adoré et ce film. La magie n'a pas eue lieu. C'est très théâtral, j'ai pas trouvé ça poétique, pour ce qui est des acteurs j'ai eue l'impression de voir des robots qui récitaient machinalement leurs textes sans y croire. Le costume pour la bête est assez loupé car il ressemble plus a un vampire qu'a une bête. Le noir et le blanc ne met pas en valeur le château magique ni la pellicule ! Bref je comprends cependant que les gens aient aimé ce film ^^
Vu pour la première fois il y a quelques semaines, j'avoue un peu honteusement que je ne suis jamais rentré dans ce film. Oser critiquer un chef d'oeuvre confère presque au blasphème, mais je trouve que ce film a mal vieilli. Les scènes de forêt me rappellent irrésistiblement Thierry la Fronde, c'est vrai que ça n'aide pas à trouver la magie. Au 2/3 du film on perd le fil narratif avec des longueurs certaines dans le village de la belle.
Les deux acteurs principaux sont intéressants, et le maquillage de la bête certainement novateur à l'époque. Dans le château j'ai bien aimé les chandeliers et autres objets anthropomorphes.
Par contre pour moi la scène finale est rédhibitoire, la transformation de la bête en prince en collant et culotte bouffante est tout simplement ridicule.
Les deux acteurs principaux sont intéressants, et le maquillage de la bête certainement novateur à l'époque. Dans le château j'ai bien aimé les chandeliers et autres objets anthropomorphes.
Par contre pour moi la scène finale est rédhibitoire, la transformation de la bête en prince en collant et culotte bouffante est tout simplement ridicule.
Réalisé en 1946 par Jean Cocteau, le poids des années se traduisent par le noir et blanc et quelques effets spéciaux aujourd’hui clairement dépassés. En revanche, l’œuvre tout comme Josette Day reste magnifique avec notamment cet incroyable château qui prend soudainement vie à travers les bras qui surgissent des murs. De même, l’apparence de la Bête reste encore bluffante avec un Jean Marais totalement méconnaissable ; élément tout de même indispensable pour ne pas tomber dans le ridicule. La Belle et la Bête est un classique du cinéma français qui n’a finalement pris aucunes rides et que tout amateur de contes de fée doit découvrir.
Le charme et la magie qui se dégagent de cette oeuvre sont indescriptibles. J'ai été totalement surpris par la profondeur des dialogues joués par d'excellents acteurs, eux même dirigés par un réalisateur hors pair. Voilà le cinéma français dans toute sa splendeur, tout son éclat, pénétrant les âmes tourmentées pour les divertir et les apaiser. Un trésor du septième art dont on ne se lasserai jamais. 5/5
Cocteau, inutile de le préciser, fut un artiste aux multiples talents. Peintre, poète, réalisateur, acteur, scénariste, l'homme remplissait autant de fonctions d'autant qu'il était doué dans ce qu'il entreprenait. Après de multiples essais cinématographiques plus ou moins expérimentaux ("Le Sand d'un poète" par exemple), Cocteau décide en 1946 d'adapter au cinéma le célèbre conte de Mme de Beaumont, j'ai nommé "La Belle et la Bête". L'histoire d'une fille décidemment très belle qui, pour sauver son père de la mort, décide de prendre sa place auprès du bourreau, une bête. Toutefois, cette bête ne se révèle pas être un monstre au fond de son cœur, bien au contraire... Tout le monde connaît le speech de ce conte, notamment ceux bouffés par l'adaptation made in Disney (qui s'est largement inspiré du film de Cocteau, soulignons-le). Mais venons en plutôt à l'essence même de l'œuvre de Cocteau. Celle-ci commence d'ailleurs d'une manière plutôt originale. On aperçoit le réalisateur inscrire à la craie, sur un tableau noir, le nom de ses deux interprètes principaux, le formidable Jean Marais et la charmante Josette Day, suivi du titre du film. Tout cela rappelle (ou du moins, m'a rappelé) ces années collèges ou les professeurs essayaient tant bien que mal, d'intéresser les élèves aux classiques de la littérature. Cocteau commence son film ainsi. Il est le professeur, le conteur. A nous d'écouter ce qu'il a à nous raconter. Enfin, pour conclure le dit générique, Cocteau se permet même d'insérer le début d'une prise, qu'il coupe immédiatement, pour laisser place à un texte demandant au spectateur de retrouver sa naïveté enfantine. Non pas pour être dénué d'esprit critique, loin de là, mais pour profiter pleinement du conte qui va suivre, et être au maximum réceptif à toute la magie qui va en découler. Effectivement, "La Belle et la Bête" est l'un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir, et ce en ayant adopté la naïveté tant voulue par le réalisateur. Tout est excellent, du scénario aux dialogues, de la mise en scène aux décors en passant par les costumes. En regardant le film, rien qu'en étant un minimum attentif aux plans montrés, on ne peut que saluer le travail fait par Cocteau et son équipe, tant ça regorge de détails. Tout est relevé d'un imaginaire fabuleux, de la salle à manger du château avec ces chandelles portées par des bras humains, de ces statues humaines près de la cheminée qui crachent de la fumée. Le maquillage de la Bête est, lui aussi, formidablement réussi grâce au travail d'orfèvre de Christian Bérard. On s'amusera aussi à reconnaître l'influence de la peinture flamande (notamment Vermeer ou Van Eyck) pour les scènes dans la maison du père, et de l'expressionnisme allemand et du cinéma surréaliste d'avant-garde pour les scènes au château. Jean Cocteau signe ici un véritable chef d'œuvre intemporel, dont la magie, encore aujourd'hui, reste intact et fait rêver adultes comme enfants. Malgré certaines libertés prises par rapport au contre d'origine, le film rend pleinement hommage aux écrits de Mme de Beaumont et au Septième Art tout simplement. Un film réalisé avec amour de la part de Cocteau. Amour de la littérature, de la peinture, du cinéma, des arts en général.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse

