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Ghighi19
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4,0
Publiée le 5 septembre 2017
Ce film est plutôt incompris et depuis sa sortie dans les années 90 plutôt démonté par les critiques en général . Je viens de le revoir et sans doute je ne suis pas le meilleur pour juger puisque je suis moi même assez fan de M.De Palma mais il y a beaucoup de qualité dans ce long métrage . D'abord l'ambiance qui est vraiment très prenante du début à la fin et la maîtrise de la mise en scène est indéniable . A revoir pour pouvoir se faire une nouvelle idée !
Se remettant de l'échec du "Bûcher des vanités", Brian De Palma revenait avec "L'esprit de Caïn" à un cinéma qui lui était plus proche, exercice de style gorgé de références (à Hitchcock forcément, notamment à "Psychose") et d'auto-citation où il explore une fois de plus les troubles de la schizophrénie. Le film fut accueilli froidement par la critique à l'époque et l'on peut aisément comprendre pourquoi. Se moquant complètement des invraisemblances qu'il bouche avec des astuces scénaristiques qui frôlent le ridicule (comme des rêves ou des hallucinations) et ne trouvant jamais complètement le bon angle pour aborder son sujet, "L'esprit de Caïn" est un thriller complètement bancal, invraisemblable et écrit sans grand souci d'une quelconque cohérence. Pourtant l’œuvre reste diablement attachante si on la prend (comme tous les films de De Palma) au second degré en s'amusant à voir les références et les moments de maestria du cinéaste qui jongle parfois avec le ridicule (avec ses ralentis, ses scènes de sexe et son coup de la perruque !) mais qui prouve sa virtuosité à de nombreuses reprises (un plan-séquence suffit pour qu'il rappelle sa maestria), parvenant à insuffler de la tension au sein d'un récit presque schizophrène (se veut-il mauvais volontairement ou souhaite-t-il vraiment être un bon thriller ?) où la prestation du glaçant et génial John Lithgow domine le tout en cabotinage savoureux.
Ce film de Brian DePalma détesté en majorité est en fait un petit bijou que je viens de découvrir pour la première fois, et par chance, dans un montage Director's Cut plus fidèle à l'esprit du réalisateur que la version cinéma.
L'Esprit de Caïn est une sorte de "méta-film" ultime, mixant les références hitchcokienne cher au style du réalisateur. Le sujet est celui de la skyzophrénie avancée, déjà traitée par celui-ci dans un autre de ses films, spoiler: Pulsions , que DePalma s'amuse d'ailleurs à auto-référencer (ainsi que Blow Out). L'Esprit de Caïn (Raising Caïn en V.O) est peut être... ce que le film SPLIT de Shyamalan aurait du/pu être (bien que celui-ci existe pour lui même car le traitement choisis par M. Night est tout à fait différent).
Tordu, glauque, parfois un peu grotesque et drôle, cette œuvre n'a surement pas été juger à sa juste valeur lors de sa sortie. Un film assez personnel et ça se voit, tant il est clair que DePalma à mis dans L'Esprit de Caïn, tout ce qu'il aime, quit à ne pas toujours rester dans les limites du "politiquement correcte", cinématographiquement parlant.
Un Brian de Palma mal-aimé que L’Esprit de Caïn. Pour ma part ce qui m’a le plus gêné, c’est l’intrigue. Je ne l’ai pas trouvé, ni bien claire, ni bien convaincante. Un peu comme dans Body Double, De Palma ne propose pas une narration très fluide, ni une intrigue très convaincante. Elle devient confuse par moment, et surtout après un début intriguant, elle perd en saveur au fur et à mesure qu’on s’approche de la fin, qui n’offre pas forcément une chute des plus intéressantes et mémorables. Certes l’idée du dédoublement de personnalité est bien vue, mais je crois qu’il aurait fallu le mettre au service d’une histoire moins prétexte, et s’attarder peut-être en effet davantage sur la vie privée du héros. Ce sont les meilleurs moments du film. Formellement pas grand-chose à redire. Ambiance un peu plate en terme de décors et de photographie, mais surtout mise en scène toujours aussi spectaculaire de Brian de Palma. Un réalisateur avec un vrai style, une vraie personnalité, et qu’est-ce que c’est heureux ! Ses plans séquences sont superbes, et il donne de la grandeur à toutes ses scènes, soignant de façon brillante les passages les plus importants. Le tout est servi par l’excellente musique de Pino Donnagio. Côté casting on retiendra surtout John Lithgow, qui campe plusieurs personnages avec un talent évident. Acteur incroyable dans les rôles inquiétants ou de méchants, il livre une composition de très bonne tenue, et tire clairement la couverture à lui, malgré de bons seconds rôles, en particulier Frances Sternhagen. L’Esprit de Caïn n’est donc pas forcément un film des plus aboutis sur le fond. On reste sur sa fin avec une histoire de bébés un peu tirée par les cheveux, une narration alambiquée, une fin moyenne. L’ambiance un peu quelconque n’est pas non plus des plus attrayantes. On tient malgré tout un film correct, porté par Lithgow et la mise en scène très agréable de de Palma. 3.
Après quelques films moins personnels Brian de Palma revient à ses premiers amours. Perversion, obsession, meurtres.. le programme est dès plus intéressant, porté par une réalisation 5 étoiles.
Un de Palma mineur et paresseux, qui se contente de faire dans l'autocitation (les scènes de l'ascenseur et des chaussures de "Pulsion", entre autres) avec un scénario dont le potentiel n'est pas exploité à fond. Même sa mise en scène semble faire le minimum syndical malgré quelques séquences réussies. Le thème de la double personnalité est bien amené et explicité mais il manque quelque chose de plus pervers, de plus troublant pour qu'on y croit davantage. Côté acteurs, si John Lithgow rend bien, à l'écran, les tourments de son personnage multiple, Lolita Davidovitch et Steven Bauer ne sont vraiment pas bons et plombent le film, hélas.
La tentative de revenir au thriller psychologique, le genre qui l’a propulsé au rang de cinéaste incontournable, entreprise par Brian DePalma après l’échec commercial du Bucher des vanités n’a pas porté ses fruits. L’esprit de Caïn est, comme les premiers films hitchcockiens du réalisateur, marqué par une mise en scène qui fait la part belle aux plans étirées, aux travelings et aux ambiances sonores inquiétantes mais aussi par cette photographie clinquante qui, si elle n’a pas aidé les films de la fin des années 70 à bien vieillir, rend, quinze plus tard, le film parfaitement kitch. Tout le procédé fantastique du film, basé sur le dédoublement de personnalités, passe par des jeux de champs-contre-champs entre un John Lithgow tout en subtilité et d’autres John Lithgow aux surjeux assez insupportables. Cette dualité dans l’interprétation de l’acteur, ainsi que les variations flagrantes des références hitchcockiennes de DePalma (la schizophrénie de Psychose, la femme revenue des morts de Vertigo mais aussi la scène de l’ascenseur qui semble n’être qu’une redite que celle de Pulsions…), ne peuvent que laisser penser que le réalisateur ne cherche qu’à s’auto-parodier. Et même si tel était le cas, la façon de tourner en ridicule les codes de sa mise en scène tout en prenant l’intrigue au sérieux rend le résultat bancal et peu convaincant.
Mis en scène par Brian de Palma, L'Esprit de Caïn se centre sur un père de famille schizophrène, partagé entre 4 personnages, dont une personnalité sadique et meurtrière. Et pour interpréter ces multiples characters, c'est John Lithgow qui s'y colle, lui que l'on retrouvera plus tard sous les traits du tueur Trinity dans Dexter. Typique des années 90, le métrage ne perd pas le nord et débute sans plus attendre avec une introduction déjà énonciatrice des maux qui suivront : un meurtre gratuit. Pour résumer, même si le film développe à la fois 2 intrigues dont l'une faible en intérêt, le réalisateur de Scarface y démontre toute sa créativité cinématographique.
Ok, on a le droit à une scène plan séquence absolument magnifique malgré la non-intensité de la scène. Ok le scénario est vraiment pas mal, ok l'acteur principal est très bon. Par contre, le film ressemble plus à un téléfilm qu'à un vrai film cinéma. Tous les autres acteurs sont absolument médiocres voire mauvais. Le scénario, bien que brillant, est mal mis en scène et n'est jamais réellement accrocheur. Rien dans ce film ne surprendra vraiment, à aucun moment. Dommage...
Brian De Palma est un équilibriste du cinéma, toujours sur le fil du rasoir entre le ridicule et le génie. Tel un funambule de talent, il a souvent réussi à flirter avec le grotesque pour mieux nous surprendre (Body Double), mais cette fois-ci, il n’a put éviter la chute. L’esprit de Caïn est un thriller médiocre, plombé par un scénario mal ficelé qui évente toute possibilité de suspense dès les premières minutes. John Lithgow n’a pas les épaules pour endosser le rôle exigeant de Carter & Cie et cabotine pendant tout le film. Quant à la réalisation, elle oscille constamment entre le bon (le plan séquence dans l’escalier), le mauvais (la photographie digne d’un téléfilm) et l’auto-citation lourdingue (la scène dans l’ascenseur).
De Palma rate son coup, la faute à une mise en scène poussive et très peu inspirée. Toujours très proche de son modèle hitchcockien et des obsessions qui vont avec, la schizophrénie et le voyeurisme sont donc ici bien au rendez vous, on s'ennuie quand même pas mal, surtout au cœur du film malgré sa courte durée, c'est dire. John Lithgow a beau se démener avec un certain talent pour investir chacune des personnalités qu'il doit incarner, le déroulement de cette histoire est parfois déroutant et un peu pataud et Steven Bauer joue vraiment comme une quiche; reste la scène climax de l’hôtel ou De Palma divise son plan à l'aide des étages en lieu et place de ses split screen habituels mais cela reste anecdotique, pour ce qui est du storytelling, il nous avait habitué à mieux. Original mais pas de quoi crier au génie.
On connaît l’obsession de De Palma pour la schizophrénie. Il l’a mise à l’honneur dans plusieurs de ses films de « Sœurs de sang » à « Pulsions ». Ici il pousse l’exercice à son paroxysme en faisant de son sujet le fruit d’une expérience menée par un savant fou qui afin de comprendre le mécanisme de cette maladie a choisi de la créer de toute pièce chez des bébés cobayes qu’il a kidnappé. Son propre fils sera sa plus grande réussite et c’est à la fin de son parcours auquel nous assistons. Tout ceci est un peu fumeux malgré le savoir faire de De Palma et la composition habitée de John Lighgow. Tout ceci fait de «L’esprit de Caïn» un De Palma mineur.
Le plus mauvais De Palma à mon sens. John Lithgow en fait trop et les acteurs secondaires sont mauvais. Quant au scénario, l'ambiance de thriller "fantastique" commune à Pulsions et Body Double est bien là mais l'Esprit de Caîn est bien plus raté. En clair, un aspect de déjà-vu pour cette série B à oublier;
Sûrement l'un des films les moins appréciés et connus de Brian de Palma(ceci expliquant peut-être cela). "L'Esprit de Caïn" (1992) joue sur les thèmes de la schizophrénie, de la folie,de la multi-personnalité avec une jubilation que ne peut feindre le maître du suspense post-Hitchcock. En fait,on a même l'impression que le réalisateur parodie ses plus grands succès,avec d'ambitieux plans-séquences,la musique de Pino Donaggio et un traitement très série B de luxe. Le film prend souvent des tournures inattendues,et l'interprétation inquiétant et à multi-facettes de John Lithgow se met au diapason. Sous les allures d'un bon père de famille,il ne paye pas de mine,mais lorsqu'il découvre l'adultère de sa femme,ses rancoeurs explosent,et pas dans le chemin que l'on imagine... Si De Palma a évidemment fait des thrillers plus corsés et virtuoses,celui-ci a le mérite de ne pas trop se prendre au sérieux(les taquineries et haussements d'épaules des 2 policiers)et d'être extrêmement virtuose,notamment dans un final se déroulant sur 3 étages différents. La démence à portée de bras.