Rashômon
Note moyenne
3,9
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185 critiques spectateurs

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Travis.B33
Travis.B33

54 abonnés 724 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2009
Un film très paisible,d'une très grande cohérence,authentique et avec un jeu d'acteur du personnage Tajumaru d'un haut niveau et d'une grande folie.La fin est inattendue.Kurosawa a su faire de cette petite enquête quelque chose de captivant et de génial.
vadorbane93
vadorbane93

32 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2009
Absolument effarant . Un film comme usual suspects lui doit beaucoup. C'est la forme qui est extraordinaire dans ce film génial. Le fond lui pourrait se résumer à un " voir un acte est une chôse, l'interprêter en est une autre".
JeanSéééééé
JeanSéééééé

39 abonnés 303 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2009
Rashomon est souvent cité comme référence dans de nombreuses autres œuvres du fait de sa structure narrative : un même événement raconté par différents points de vus. Ce film connu un grand retentissement international, Lion d’or et Oscar, reste que je ne le classe pas parmi mes favoris d’Akira Kurosawa car je ne trouve pas l'histoire très passionnante. Que demande le peuple ? ‘’Et les acteurs ?’’ Rashomon est l'un des tous premiers films ou Akira Kurosawa dirige son acteur fétiche Toshirô Mifune avec qui il fera en tout 16 films dont Les Sept samouraïs, Le Château de l'araignée ou Yojimbo. Takashi Shimura est aussi au casting et dans nombre (14) films du maître.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2008
La cause est entendue! «Rashômon» (1950) est un film génial et je n'ai rien de trop original à ajouter à tout ce qui a été dit à son propos. Mais je m'en voudrais de ne pas prendre mon tour pour venir l'honorer. Kurosawa y pose un problème universel. Notre connaissance humaine de la vérité repose très souvent sur la confiance que l'on est contraint d'accorder aux témoignages. Et se pose alors inévitablement la question de la véracité et de la crédibilité de celui qui témoigne. Le réalisateur illustre la problématique dans un contexte qui la dramatise à l'extrême, celui de la justice humaine. Comment juger de la responsabilité de personnes, relativement à un crime, quand leurs témoignages se contredisent? Comment, en telle situation, établir la vérité des faits? Kurosawa met ici cruellement le doigt sur la limite de toute justice humaine; et ce n'est pas sans pessimisme qu'il la considère, même s'il conclut son film sur une note d'espoir en l'humanité encore innocente d'un nourrisson. On a par ailleurs tout dit sur la structure narrative prodigieuse de l'ouvrage, sur la virtuosité, la finesse et la concision de sa mise en scène, ou encore sur la qualité de sa photographie. Je ne vais donc pas gloser inutilement. Je me contenterai de donner davantage de poids encore à l'invitation faite à tout un chacun d'aller admirer cette perle du cinéma nippon.
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2008
Un film intéressant à voir pour les différents points de vues qu'il propose. Pour le reste, on a beau être intrigué au début, l'histoire tombe à plat malgré ce qu'elle révèle sur l'espèce humaine : on est tous des lâches et on se ment à nous-même. Il reste également la présence de Mifurne qui compose un excellent brigand. A voir cependant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 septembre 2008
Je crois que "Rashomon" fut mon premier coup de coeur au cinéma... après la séance je me suis sentie ignorante, seule, perdue, touchée.
Ce film est incroyable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 septembre 2008
Film fou, incroyable de virtuosité et de précision. Dans les multiples point de vue que nous offre le metteur en scène, on retrouve le brio qui fer de Kurosawa l'auteur japonais le plus acclamé jusqu'à son dernier film, "Rêves", en 1991. Avec cette histoire de viol et de procès, le metteur en scène fait un bilan assez pessimiste d'un monde sortant de deux explosions atomiques qui ont rasé deux villes japonaises. D'ailleurs, comment ne pas penser à ce cataclysme lors des scènes où les trois hommes se content cette histoire, à l'abri d'un déluge dans un bâtiment déchiré? On retrouve les thèmes qui feront du réalisateur japonais ce grand cinéaste du double, du soupçon. Un grand film qui se paie le luxe d'être profondément (mais jamais naïvement) humaniste, lorsque cet homme part, sous les trombes d'eau, un couffin dans les bras, le regard vers l'horizon.
Appeal
Appeal

181 abonnés 569 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2012
Je ne vais pas trop m'attarder sur la technique de ce film, je n'ai pas fait d'études de cinéma, ni lu beaucoup de bouquin la dessus. Apparemment Rashomon est un film majeur pour la mise en scène, le principal précurseur de la nouvelle vague française. Je veux bien le croire, nous sommes en 1950, mais la mise en scène est très dynamique, très folle et sombre, je ne connais pas beaucoup de films de cette époque du même genre. Mais j'omet volontairement ce point car je ne pourrai juger, pour me concentrer sur le thème du film, qui est bouleversant. Rashomon c'est l'histoire d'un crime : un cadavre d'un homme retrouvé, et une mystérieuse histoire à trois qui a mal tourné. Un homme, un brigand, était présent au moment du crime; et la femme du mort y était aussi. Que s'est-il passé? C'est la qu'intervient le génie de Kurosawa. Amenez à comparaître devant un tribunal, le brigand et la femme vont donner chacun leurs version ; elles sont différentes. Puis, un chaman va donner la parole au mort, qui donne aussi sa version différente. Enfin, un dernier temoin, extérieur, prétend avoir tout vu. Chacun donne sa version différente, et pourtant, chacun... s'accusent. Les versions sont pourtant toute assez proches, incluent des éléments communs, et chacun semble sincère dans son propos, surtout que chacun n'accusent pas les autres, mais eux-même. Le brigand prétend avoir tué l'homme; la femme aussi; et le mort dit s'être suicidé... Kurosawa montre comment chacun, selon sa perception, voit une réalité différemment; comment chacun par sa morale ou par ses relations avec les autres perçoit le crime. Le réalisateur japonnais montre comment les témoignages ne peuvent être objectif, pourquoi aucun ne peut être parfaitement vraie. C'est une véritable reflexion sur la justice, car tout cela est fait sans manichéisme : personne n'a tort, personne n'a raison. Mais surtout, c'est la fine analyse de la morale japonaise qui vaut le détour : chacun s'accuse pour sauver son honneur, quitte à y perdre la vie. Kurosawa émet une vraie critique de l'honneur à la japonaise, dans laquelle la femme est inférieure, la victime est souillée, l'agresseur peut se racheter; mais surtout, par un dernier quart d'heure fabuleux, Kurosawa montre comment cet honneur ronge les japonais qui n'ont pas peur d'être déshonorés, mais qui ont peut de l'honneur, qui n'est pas dans leur nature. Et, pour préserver leur image, les japonais sont prêt à sacrifier les autres, a s'enfermer dans l’égoïsme, et à perdre toute humanité. Le double terrain, a la fois "mémorielle" (3 témoins de la scene et du procès livrent leurs versions) et illustré (reconstitution des témoignages des suspects), permet de saisir l'absurdité des actes commis, les 3 témoins ne parvenant pas à comprendre cette affaire remplie de mensonges, si bien qu'ils se détachent de plus en plus de la foi en l'homme. Une histoire donc fabuleuse, qui donne énormément à réfléchir. Clairement, si ce film est resté dans la postérité, c'est pour la reflexion qu'il amène. Je finirai tout de même sur quelques points purement formels. La mise en scène est dynamique, inventive, les scènes des combats sont crédibles et bien filmées; et les différentes scènes de 2 trios différents (des témoins au procès et des suspects + mort) nous font clairement penser à des tragédies grecques rondement menées. Toshiro Mifune est un véritable fou dans son rôle, un jeu assez exceptionnel, Masayuki Mori lui, montre parfaitement par son regard le paradoxe de l'honneur japonnais; Machiko Kyo, pour finir, déjà est sublime, comme le dis Mifune dans le film "on dirait un ange", est produit incontestablement à elle seule toute l'intensité dramatique du trio, par ses pleurs et son hystérie.
pichnette13
pichnette13

17 abonnés 218 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mai 2008
J'avoue que le scénario est pas mal tourné, je mets une étoile. Les vieux films asiatiques déjà, c'est dur à comprendre, mais là euh faut s'accrocher!
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2013
C’est une véritable révolution de l’approche scénaristique que nous offrit Akira Kurosawa en éclatant dans Rashomon les codes narratifs classiques hérités de l’art théâtral puisqu’il sembla être le premier à comprendre comment, à travers son montage, substituer au point de vue objectif du spectateur, irrémédiablement extérieur à l’action, les points de vue subjectifs de personnages internes à celle-ci pour créer chez lui un sentiment continuel de doute autour de la réalité des faits. Ce coup de maitre stylistique, instillant le concept de fiction dans la fiction, donne en plus à cette reconstitution d’un fait divers situé dans le japon féodal, une portée humaniste dont l’universalité permit la reconnaissance internationale au réalisateur. Comme toujours chez lui, la mise en image passe par des cadrages parfaitement planifiés et une maitrise adroite des lumières qui s’accompagnent d’une musique ensorcelante en parfaite adéquation avec le système mis en place. L’interprétation magistrale de Toshirô Mufine marqua le début d’une longue et très fructueuse collaboration entre lui et Kurosawa.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mai 2008
J'ai hésité à mettre trois étoiles puis finalement car cela fait longtemps que je l'ai vu, puis je me suis rappelé l'intelligence du scénario: c'est un film très intéressant sur la vérité et le mensonge. Si certains passages peuvent apparaître un peu gniangnian, j'ai été plutôt touché par cet humanisme de Kurosawa ! Vraiment à voir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2008
Un très grand film rempli de symboles, à partir d’une démonstration sur la subjectivité qui guide chaque jugement, Kurosawa manifeste son désir de croire en l’homme. Rashomon présente les événements ayant amené la mort d’un homme selon 4 points de vue différents, ceux des protagonistes qui tous déforment lé réalité à leur profit, et la véritable version contée par un témoin qui se tait pourtant devant le tribunal. Kurosawa démontre que toute vérité est subjective dans la mesure où l’on est prêt à croire nos propres mensonges pour ne pas affronter nos erreurs et la honte qui en découle. La culpabilité est ici une question personnelle avant d’être l’affaire de la loi. Le tribunal condamne un coupable en fonction des éléments à sa disposition, mais l’intégrité supposée de la loi perd tout son sens lorsqu’elle est dans l’impossibilité de discerner le vrai du faux face aux mensonges des hommes. La justice de la société est faussée. Kurosawa semble dire que le véritable combat a lieu à l’intérieur de chaque homme, à eux de reconnaître leurs mensonges et d’affronter leurs erreurs. On retrouve la même ambiguité que dans ses autres films, Kurosawa montre toute la médiocrité de l’homme, pire que le démon, tout en réaffirmant sa foi en l’homme et sa capacité à changer. Il fait du bonze une personnification de l’intégrité que peut atteindre l’homme, imparfait mais jamais perdu. Ce même bonze qui dans tous les plans du tribunal, n’apparaît qu’au bord du cadre, comme si la vérité fuyait la loi, prend le devant de la scène lorsqu’à la fin du film il affirme sa foi en l’humanité, un bébé dans les bras, symbole de l’innocence intrinsèque de l’homme. Après l’incompréhension face à l’égoisme de l’homme, le film termine sur une note d’espoir avec la confiance retrouvée entre les protagonistes qui se séparent alors que l’averse prend fin. Magnifique!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 avril 2008
Le scénario m'a laissé sur ma faim : on ne comprend pas quelles sont les motivations de chacun des protagonistes, ou on s'en fiche un peu. Par contre, j'ai été époustouflée par la modernité de ce film : la lumière, les mouvements de caméra, l'organisation générale de l'intrigue, etc.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 mars 2008
NB excellent pour un film de 1950 et le son aussi.Qu'est-ce qui pousse les gens à mentir ? La vanité. Toutes les bassesses morales sont bien dépeintes dans ce portrait sans concessions de l' âme humaine.Le Japon, pays dépositaire du code de l'honneur comme principe moral nous démontre une fois de plus que l'homme ne comprend que ses intérêts, au delà de quelque forme d'éducation qu'il ait pû subir. Ce n'est bien sûr que mon point de vue...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 mars 2008
Un scénario original au service du non-sens qu’épouse parfois l’être humain. Une déferlante de désespoir qui nous place devant les yeux la lâcheté et la perversion de l’homme (peut-être la nôtre); et le soleil qui revient pour inonder « demain » d’une lumière plus pure.
Néanmoins, un Kurosawa un peu décevant selon moi, peut-être parce que trop attaché à l’absurdité des faits pour laisser un peu de place à l’émotion. De plus, on y croise un Mifune simplement acteur, sur jouant le personnage en oubliant d’être l’aura époustouflante qu’on a l’habitude de croiser et qui fait qu’il n’est pas seulement un histrion.
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