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4,5
Publiée le 6 décembre 2022
Magnifique Palme d'or sur fond de passion violente, de romantisme et de sexualitè fèminine au coeur du bush nèo-zèlandais! La dècouverte de l'amour, l'èveil à la sensualitè...une histoire sauvage de l'Hèmisphère Sud selon Jane Campion qui signait là son oeuvre la plus personnelle! Car tout est fait pour contempler, nimbèe par la lumière bleutèe entre plage, forêt humide et boue! Dans un rôle de muette qui ne s'exprime que par la musique, Holly Hunter trouvait là son plus beau rôle, mais c'est l'ensemble de la distribution, avec une Anna Paquin bouleversante, un ètrange Harvey Keitel et un Sam Neill fou de jalousie, qu'il faut fèliciter! Ce film lyrique, couronnè à Cannes, aux Oscars et aux Cèsar, mèritait bien toutes les rècompenses du monde en dèvoilant des images fascinantes et totalement inèdites au cinèma. "The Piano" (1993) restera donc à jamais liè à la plage de Karekare, battue par le vent et les vagues dèferlantes! Que de chemin parcouru pour cet imposant instrument de musique, enlevè par la musique envoûtante de Nyman...
Magnifique & troublant, cette oeuvre qui nous plonge au cœur de la Nouvelle-Zélande au 19ème siècle. On fait la rencontre de Ada, une mère de famille muette, accompagnée de sa fille de 9 ans, toutes deux débarquées sur une île, puis au fin fond de la jungle, son nouveau mari refuse de ramener avec lui son bien le plus précieux, son piano. C’est donc son voisin illettré qui en bénéficie. Mais étant son bien le plus précieux après sa fille, elle ne peut accepter de le perdre et finit par accepter la proposition de son voisin, celui de regagner son piano touche par touche en se soumettant à ses fantasmes. Une œuvre envoûtante, pleine de poésie, d’amour, de haine et de tendresse, bercée par une B.O sublime, le tout jouée au piano (bien évidemment). Les acteurs son renversants, à commencer par la ravissante Holly Hunter, jusque là encore inconnu du grand public, Harvey Keitel, la petite Anna Paquin, plus connu aujourd’hui sous les traits d’un des X-Men et sans oublier Sam Neill. Une réalisation magnifiée par la musique et ses décors, ses interprétations et son histoire, une œuvre qui aura value à Jane Campion, sa réalisatrice, plus de trente prix internationaux, dont huit nominations aux Oscars, dont elle décrochera finalement les Oscars du Meilleur scénario original, de la Meilleure actrice pour Holly Hunter et de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Anna Paquin. Ajouté à cela, le César du meilleur film étranger en 1994, ainsi que la Palme d’Or lors du 46ème Festival de Cannes en 1993. Elle devient ainsi avec ce film la première réalisatrice à décrocher la Palme d'Or à Cannes !
Pour mon premier Jane Campion j'attaque par son plus connu si je ne dis pas de bêtise, en tout cas c'est le seul que je connaissais de nom dans sa filmographie. Et résultat très beau film, une histoire d'amour cruelle et loin d’être toute belle toute rose, un amour complexe, ce film porté par un trio tout de même splendide faut bien le dire, Holly Hunter remarquable, Harvey Keitel au top et Sam Neill je l'ai jamais vu comme ça, très bon, je viens de remarquer que la jeune fille n'est autre que Anna Paquin des X-men, oui pardonnez la référence, ça fait un peu tache de parler d'X-men dans la critique d'un tel film, mes excuses. Une mise en scène propre accompagné d'une assez bonne réalisation, de fabuleux décors et d'une superbe bande son. En bref un très beau film.
Anna Paquin n'est qu'une gamine ici, mais elle est insupportable ! De la sensualité à travers quelques jeux érotiques et un peu douteux ... mais aussi beaucoup de romantisme, Holly Hunter signe une prestation d'exception, son personnage d'Ada cache une large palette d'émotions et de chaleur sous cette frigidité et cette froideur apparente. Keitel comme très souvent est génial, Sam Neil se démerde pas mal non plus. Des images magnifiques, ternies et sombres d'une beauté rare ( le piano sur la plage avec les vagues en arrière fond qui se déchaîne, une claque !). La musique est divine et toujours utilisé à bon escient, des notes d'un lyrisme rarement égalable. Second film que je vois de Jane Campion après Bright Star ( dont j'ai toujours du mal à m'en remaitre, dans le mauvais sens du terme ), ici je vois les qualités et des défauts similaires, accentué dans le positif et moins présent dans le négatif. Le Silence !
il m'a fallu le voir deux fois pour en tomber amoureux. comme tout le monde, musique sublime, en particulier le thème principal, que l'on retrouve développé tout au long du film. jeu des acteurs parfait.une magnifique histoire d'amour triangulaire, entre un homme, une femme et un piano. que dire de plus si ce n'est "à voir absolument".
Alors quesqil ya a dire!!!!?Une muette qui se fait culbuter comme une prostituée professionelle c navrant!!!Le fessard d'Harvey Keitel est ragoutant et Jane campion est la championne du "Jlai dans l'fion"!Le décor exotique est absolument ridicule et l'atmosphere generale fait penser a un vieux film de cul!Autant se dire que le type de Jurassic Park machin truc nous donne envie de chier des baguettes de ciment sur sa gueule!
Ah, Jane Campion en mode sobre et éloquant, moi je suis assez fan. Dommage que ce film soit finalement le seul dans lequel elle trouve le ton juste entre force du propos et netteté de la réalisation.
Me lançant à la découverte des (Oh combien nombreuses!) Palmes D'or, je me trouvais loin, bien loin, de tomber sur une telle richesse et un tel filon de sentiments. "La leçon de piano" transcende tous les précédents. Jamais la beauté n'avait été aussi bien représentée. Ce fut un choc. Un vrai. Un pur. Le mutisme volontaire d'une femme doté d'une féroce volonté est sublimé par son talent et sa manière de jouer du piano. Il est sa voix et son passé. Sans s'y attendre elle trouvera l'amour et le poids de ce passé n'en deviendra que trop lourd. La réelle force de ce film réside dans la passion qui l'anime. Il exhale de sensualité et de douceur. La jalousie, la mort et la mutilation sont également des éléments clés et prennent part à cette ambiance si spécial, si bizarre. Ils protègent le film, d'une enveloppe passionnelle qui nous transporte et nous émeu autant qu'elle dérange et effraie. La beauté des images et des sons est sans comparaison. Pareils à des tableaux de maîtres, certains plans sont d'une intensité et d'un profondeur ardente. Aussi déplacées, que ces images peuvent-être, cela n'en reste pas moins sublime. Que dire alors des acteurs qui s'en retrouvent au delà, bien au delà de quelconque jeu commun. Holly Hunter est magistrale dans son silence, offre une force de jeu puissante et élégamment retenue. Son prix fut mérité. Harvey Keitel vibre et tremble tant d'amour, que ce dernier s'écoule avec beauté de son regard. Je me suis donc retrouvé devant l'un des films, qui m'a fait rentrer dans une autre dimension du cinéma. Je n'ai pratiquement jamais été aussi secouée et rares sont les films d'une telle intensité. Il est habité de souffrance et c'est pour cela que la toute fin s'en trouve si belle et si puissante... Plaisante, elle l'est! Elle vogue au loin sur la mer. Je dois l'avouer c'est bien moi qui ait pris cette leçon...
Jane Campion fait dun simple piano un symbole de beauté et de passion. Cette leçon est poignante, dune rare beauté lyrique et dun rare impact émotionnel. Holly Hunter na pas usurpé son prix dinterprétation féminine, elle est magnifique. Un chef d'oeuvre, qui vous laisse sans voix...
C'est LE film de Jane Campion. Une très belle histoire, terriblement romantique. Le contexte est bien choisi et tout à fait original (l'implantation des colons en Nouvelle-Zélande au XIXème siècle). La réalisatrice réunit autour d'elle un très beau casting (Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill et la jeune Anna Paquin).
Par "amour" pour le piano, Jane Campion réalise une oeuvre dure, intense et émouvante dont l'académisme recèle des charmes secrets... Aussi bien Holly Hunter que Harvey Keitel se révèlent sous leur meilleur jour en matière d'interprétation. Un chef d'oeuvre de grande classe, impossible à oublier...
Que dire de "La Leçon de piano" aujourd'hui alors qu'il reste toujours le seul film réalisé par une femme palmé à Cannes ? L’œuvre est magnifique, on le savait déjà. Et les silences ne s'expliquent pas. Car il est autant question de silence que de musique dans ce film. Il nous raconte l'histoire d'Ada, une femme muette depuis l'enfance, mariée par son père à un colon de Nouvelle-Zélande qu'elle n'a jamais rencontré. Elle arrive alors sur cette île du bout du monde, accompagnée par sa fille et son piano dont elle ne se sépare jamais, celui-ci constituant sa seule passion. Mais pour Alistair Stewart, son nouveau mari, hors de question de transporter le piano jusque chez lui. Il faut franchir la jungle et la boue et s'y refuse. C'est donc Baines, leur voisin illettré qui récupère le piano. Celui-ci, épris d'Ada, lui propose un marché : elle devra regagner son piano touche par touche si elle se prête à ses fantasmes quand elle lui rend visite pour lui jouer du piano et, éventuellement, se déshabiller pour lui. Bien entendu, le manège entre Baines et Ada prendra une tournure différente que Alistair s'en apercevra et quand Ada tombera elle-même sous le charme de Baines, illettré romantique finalement beaucoup moins rustre que son nouveau mari qui ne parvient pas à se faire aimer et à s'imposer en tant que chef de famille. Joli portrait de femme, "La Leçon de piano" est surtout une histoire d'amour touchante, racontant comment Ada devra se délester d'un tas de choses pour apprendre à vivre de nouveau. Coincée sur cette île boueuse auprès d'un foyer dont elle se moque éperdument, Ada est une héroïne complexe à qui Holly Hunter prête ses traits et toutes les expressions de son corps et de son visage. L'actrice, récompensée d'un prix d'interprétation à Cannes et d'un Oscar, s'implique corps et âme dans le rôle et livre une prestation intense. C'est pourtant de son personnage que La Leçon de piano tire ses faiblesses. Car Ada est une femme difficile à comprendre. Insupportable et capricieuse, elle se montre réticente à son nouveau foyer, délaisse sa fille (Anna Paquin, âgée de neuf ans lors du tournage dans un rôle de petite peste innocente et cruelle) et choisit aléatoirement ses moments de tendresse. Difficile d'éprouver une véritable empathie pour un personnage qui frôle les limites de notre agacement malgré toute la beauté de ses gestes sur la deuxième partie du film, Ada allant jusqu'à se séparer d'une touche de son précieux piano pour envoyer un mot d'amour à Baines. Finalement ce sont les hommes qui sont mieux lotis dans le film en particulier Harvey Keitel qui joue à la fois sur sa part d'animalité déjà aperçue dans "Bad Lieutenant" et qui livre aussi une prestation dans un registre plus touchant. Baines, l'illettré fou d'amour pour Ada, ne récupère-t-il pas le piano délaissé sur la plage rien que pour elle ? En mari devenant cruel par pur orgueil et pure stupidité car incapable de se faire aimer et respecter, Sam Neill délivre une jolie interprétation, sombre et nuancée. Le tout dans une mise en scène superbe laissant la part belle aux silences et aux jeux de regards pour faire naître l'émotion quand la partition de Michael Nyman ne donne pas quelques frissons. Un très bon film rempli d'amour et de subtilité dont Jane Campion saisit les plus beaux atours.
Le récit abracadabrantesque d’une femme déjà pas aidé par la nature, qui va s'enliser dans une folle et palpitante histoire d’amour. Une sensibilité propre se cache derrière la caméra, qui au final ne peux être que féminine. Jane Campion nous embarque dans une romance comme il s’en fait peux. Maintenant, de là à avoir la palme? C’est discutable.