14820 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
322 critiques spectateurs
5
108 critiques
4
106 critiques
3
45 critiques
2
31 critiques
1
20 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
LucienLaurent
9 abonnés
392 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 12 avril 2012
Ce film a pour principal mérite de restituer l'ambiance coloniale telle qu'elle pouvait exister au XIXe siècle. On se laisse séduire par cette histoire sans être bouleversé non plus. C'est au final pour moi une petite déception, tant j'attendais un peu plus d'une Palme d'Or.
Le thème est proche de Lady Chatterley, et le film de Pascale Ferran, bien que postérieur, est tout à fait dans le même esprit. J’y vois aussi un air de Fitzcarraldo. Mais hormis ces inspirations, le film a sa propre beauté. Le souffle romantique et la passion La musique, vecteur sublime des sentiments avec les scènes superbes où Baines ne fait rien que de la regarder en caressant ensuite le piano. Superbe.
"The Piano" fut un gros succès critique en 1993, faisant notamment de Jane Campion la seule femme (encore à ce jour) à avoir reçu la palme d'or à Cannes. Rétrospectivement, méritait-il ces honneurs ? La réponses est clairement oui ! Holly Hunter incarne ici en nuances une Ecossaise muette, colérique, et en apparence froide, qui s'exprime en réalité en jouant du piano. Elle se rend avec sa fille en Nouvelle-Zélande, où l'attend son nouveau mari, colon gentillet mais peu empathique. Là, elle commencera à donner des leçons de piano à un ancien marin britannique qu'elle ne laisse pas indifférent... Malgré ce que suggère le pitch, "The Piano" n'a rien d'un mélodrame cliché ou d'une romance convenue. Le film est original, subtil dans son écriture, et avance en non-dits et en émotions, avec en prime une relecture partielle du conte de Barbe Bleue ! Pour cela, il s'appuie sur ses interprètes : face à Holly Hunter, Sam Neill et Harvey Keitel sont en forme ! Sans oublier Anna Paquin, étonnante dans le rôle de la petite fille à fort caractère. Jane Campion nous livre également une mise en scène solide et profonde, qui exploite à merveille la nature néo-zélandaise, une photographie vert/grise de bel effet, et quelques imageries bien trouvées (le piano isolé sur la plage...). "The Piano" est donc un très beau film, à découvrir sans hésiter.
Un film qui déborde de romantisme (dans la notion littéraire du terme)avec des sentiments exacerbés et de la violence. La leçon de piano est un film à la fois cru et délicat avec une photo remarquable qui font passer beaucoup de scènes pour de la peinture. Les trois principaux acteurs sont formidables avec bien sûr une mention spéciale pour Holly Hunter qui nous fait ressentir la moindre de ses émotions sans prononcer le moindre mot. Du très beau cinéma tout simplement.
Une romance feutrée magnifiquement mise en image par Jane Campion qui mérite sa palme d’or. La formule classique du triangle amoureux est ici subjuguée par les sentiments complexes et profondément humains des personnages.
Découvert en salle à l’occasion d’un festival et de la remasterisation du film, force est de constater que "La leçon de piano" mérite amplement son statut de chef d’œuvre depuis sa récompense à Cannes en 1993. La réalisatrice néozélandaise Jane Campion y aborde avec finesse et rugosité la libération physique et morale d’une femme muette, pianiste enfermée dans une cage invisible, grâce notamment à la musique. Holly Hunter y trouve son plus grand rôle, son visage étant particulièrement expressif, Harvey Keitel est lui aussi impressionnant de charisme. Avec les années, le film n’a rien perdu de la simplicité, de l’authenticité et de la radicalité qui font sa force.
Film romanesque, étrange et tumultueux comme les déferlantes du début du film. Dans un décor primitif (Nouvelle-Zélande du XIXe siècle) et une société puritaine, la sensualité se déchaîne et entraîne une tornade de violence. C’est beau et somptueux, mis en scène avec amplitude et brio, et agrémenté de dialogues qui sont plus une suite de non-dits. L’interprétation est admirable – Holly Hunter fut récompensée d’un prix d’interprétation à cannes – et les deux rôles masculins sont tenus avec maestria. Un grand film, très marquant, qui obtint la Palme d’Or au Festival de Cannes 1993.
"La leçon de piano" de Jane Campion avait obtenu une très bonne réception critique à sa sortie en 1993. Le film retrace l'arrivée d'une fille et de sa mère, muette mais grande pianiste, en Nouvelle-Zélande dans le cadre d'un mariage arrangé. Le film est assez original et dépeint avec justesse les sentiments de la jeune femme qui tombe amoureuse du voisin de son mari. Les acteurs et notamment le duo Holly Hunter et Harvey Keitel sont assez brillants. Le film tient aussi pour présenter de manière intéressante le lien entre sentiments et sexualité. On pourra juste regretter que les ficelles de l'histoire soient un peu trop grosses et que la fin ne soit pas très crédible. "La leçon de piano" reste un classique qui mérite d'être vu au moins une fois.
Palme d'or en 1993, La leçon de piano brille par une réalisation somptueuse et un duo d'actrices exceptionnel. La thématique peut en revanche déranger. spoiler: Ada McGrath, isolée avec sa fille au milieu des tribus aborigène de Nouvelle-Zélande, subit le chantage d'un homme souhaitant s'attirer ses faveurs en échange de son piano (seul élément lui permettant de s'épanouir). Il s'agit tout simplement d'agressions sexuelle successives, le personnage d'Ada exprimant très clairement son non consentement, mais aboutissant tout de même à un amour passionnel...
Au delà de cette maladresse scénaristique, à replacer dans un contexte social moins sensibilisé à ces questions, le film est un joyau cinématographique.
Jane Campion utilise la nature néo-zélandaise comme décor à ce film d’amour entre une muette pianiste Ada (Holly Hunter) et un illettré proche des Maoris Baines ( Harvey Keitel). La cinéaste décrit avec beaucoup de sensibilité cette relation d’abord forcée qui devient par la suite de l’amour. Un film avec beaucoup de sensualité mais avec un scénario finalement assez classique. La bande son est très belle mais il faut aimer le piano. Une déception, je m’attendais tout de même à beaucoup mieux même si le film est loin d’être mauvais
En dépit de son apparente austérité la réalisatrice Jane Campion tisse une romance poignante. Si le triangle amoureux qu'elle met en place n'est pas d'une grande originalité, le cadre en revanche - la Nouvelle-Zélande du 19ème siècle - l'est beaucoup plus et "La leçon de piano" malgré son refus de verser dans le sentimentalisme se montre particulièrement émouvant et ce grâce autant à la sensibilité de la mise en scène que par le trio Holly Hunter, Sam Neill et Harvey Keitel dont les prestations nuancées servent idéalement le film.
Une très tendre et poétique histoire. Ça nous touche, nous émeut et on s'attache au personnage principal et on suit son évolution avec attention même si l'histoire reste plutôt longue
« La Leçon de Piano » a fait de Jane Campion la première - et encore la seule à ce jour, réalisatrice a avoir été palmée d’or à Cannes. Un très beau film avec une pointe d’érotisme et une magnifique musique de Michael Nymen qui lui apporte une touche de délicatesse supplémentaire. S’exprimant que par le langage des signes mais aussi à travers son piano, Holly Hunter réussi à nous saisir par un regard fort et pénétrant qui se montre aussi explicite que des mots. La jeune Ana Paquin, qui joue sa fille, fait ici ses premiers et prometteurs pas devant une caméra.
J'ai pris une grosse claque. C'est un formidable drame poignant et percutant, une sublime histoire d'amour subtile servie par une distribution irréprochable qui semble sur une autre planète. Pour moi cette "Leçon de piano" est une leçon de cinéma. La musique donne bien des frissons et est quant à elle superbe. J'en suis ressortis les larmes aux yeux. Au final je ne sais pas trop quoi dire d'autre à part enchaîner les superlatifs bateaux je rajoute juste que c'est un film à voir absolument rien que pour la performance majuscule de l'actrice principale. Prix amplement mérités.