Pathétique... C'est bien le mot, puisque le seul but du film, c'est d'essayer de faire pleurer, d'émouvoir... mais sans histoire... Au bout de 30 minutes de film, on ne sait toujours pas où on va, alors que le « quart d'heure de crédibilité » est déjà largement dépassé. Un scénario abracadrant pour un film ronflant, des personnages auxquels il est impossible de s'identifier, il est effectivement incompréhensible que ce film ait pu emporter une palme d'or...
Le résumé de l'histoire parle de lui-même : une muette débarque sur une plage néo-zélandaise avec sa fille et son piano (nous sommes donc dans le pur réalisme romantique) pour y rejoindre un mari qu'elle n'a jamais vu. Un voisin s'empare de l'instrument pour faire du chantage sexuel à la coincée qui donnera son corps pour récupérer son piano *à queue* (s'ouvrant par là-même à la sensualité, très fort !).
Une espèce de fablette stupide qui prétend militer pour la libération sexuelle de la femme (en 1993... Jane Campion a dormi très tard). Attention à la symbolique : le piano, c'est l'âââââaame de la mutique, sphinx ouvrant sur son vagin à condition d'en percer l'accord ! Et un seul, au milieu d'une horde de mâles sauvages et stupides, y arrivera... Passons sur le dénouement de l'affaire, qui vaut tous les spectacles comiques du monde.
Comment ce machin érotico-nunuche, lourdingue, simplet, misandrique, insulte au cinéma, au piano, à la femme, à l'homme, mal joué, mal écrit, mal réalisé, navrant de clichés, accompagné d'une partition qui est au piano ce qu'André Rieu est au violon, comment ce machin a-t-il pu extasier le tout-Cannes et un public nombreux à travers le monde, c'est un mystère que l'histoire du cinéma n'a pas totalement résolu.
Peut-être le mystère du nanar planqué sous les atours du chef-d'œuvre, et qui parvient à berner des trombes d'ahuris, le mystère d'une muette hystérique émoustillant un parterre d'aveugles idiots !
Un film aussi mauvais que lady Chatterlay, des longueurs pas possible, avec un scénario qui change toute les 5 minutes, on ne comprend rien à la pseudo psychologie du personnage principal, on s'ennuie... Bref, je ne conseil ce film à personne.
Ce film est beau... mais aussi long ! Cependant la longueur semble être le seul point noir de ce film qui se laisse regarder, le jeu des acteurs est bon voire très bon, le scenario l'est tout autant.
Une trés belle histoire, bien filmée et avec une des plus belles musiques de film de tous les temps. On arrive à ressentir toutes le émotions de l'héroine, muette, grâce à sa musique et c'est ça la particularité première de ce film. Tout participe au succès de ce film et il n'y a rien à jeter. A voir IMPERATIVEMENT!
Un film sublime, récompensé à juste titre par les professionnels (Palme d'or, Césars, Oscars...). A voir sur grand écran pour la beauté de la photographie, liée à une musique superbe. Peu de films me marquent vraiment. Celui-ci, vu à sa sortie en 93, fait partie de ceux qui m'ont profondément touchée.
Je pense que pour apprécier ce film à sa juste valeur, il faut être pourvu d’une véritable sensibilité artistique. L’histoire est un peu molle, voire simpliste. La trame narrative est légèrement confuse. Mais, mon Dieu, quelles images ! C’est d’une telle beauté… Certains plans sont à couper le souffle, et je ne parle pas de la bande originale qui caresse le film avec légèreté, provocant un flot d’intenses émotions. Le jeu des acteurs matérialise la puissance des images et la beauté sonore. Cette femme muette parle avec plus de force que le plus habile des orateurs : ses doigts expriment la vérité de son coeur, et les mystères de son âme. Harvey Keitel est surprenant dans un rôle aussi complexe et profond. Sur un plan purement artistique, ce film est une véritable réussite en termes d’images, mêlant de manière exquise beauté, sensibilité et profondeur. C’est une expérience que je conseille à tous ceux qui savent que le cinéma est avant tout un art.
Histoire improbable pour mélodrame pompeux, "La leçon de piano" (1993) n'évite aucun poncif du genre, rebondissements incensés évidemment et fin ridicule. Par insuffisance d'avoir déjà bien nivelé vers le bas, Jane Campion a en prime la prétention de savoir placer une caméra. Qu'importe si c'est le cas car la musique omniprésente, épuisante, lui ôte notre admiration de sa mise en scène. Et le film se veut poétique! Ou est la poésie là dedans, si ce ne sont les deux tirades d'extrêmité, d'une banalité affligeante ? En plus, qu'est-ce que c'est vulgaire! Cela dit la réalisatrice néo-zélandaise a touché son public (et Cannes) avec son machin, à croire qu'il était en mal de niaiserie! Une étoile pour la photo... et puis Non! L'arnaque palmée de la décennie précédente.
Un destin tragique. Un film tout en retenue celle de l'Angleterre victorienne. Heureusement qu'elle aura rencontré un "primitif " maori pour lui donner un peu d'amour. Les primitifs font l'amour eux, ils sont peut-être pas si cons que ça, si ?
J'ai eu le privilège de le voir aujourd'hui au cinema et... QUEL CHEF D'OEUVRE ! Je ne me suis pas ennuyé 1 minutes, le film est super. les melodies de piano, qui sont jouées par l'actrice pricipales, sont sublimes. les acteurs jouent leur role a 100 % et on a entre eux une tention insoutenable. les deccors sont magnifiques, sans parler des tatouages. des renversements de situation inatendus qui nous font fremir.
Magnifique & troublant, cette oeuvre qui nous plonge au cœur de la Nouvelle-Zélande au 19ème siècle. On fait la rencontre de Ada, une mère de famille muette, accompagnée de sa fille de 9 ans, toutes deux débarquées sur une île, puis au fin fond de la jungle, son nouveau mari refuse de ramener avec lui son bien le plus précieux, son piano. C’est donc son voisin illettré qui en bénéficie. Mais étant son bien le plus précieux après sa fille, elle ne peut accepter de le perdre et finit par accepter la proposition de son voisin, celui de regagner son piano touche par touche en se soumettant à ses fantasmes. Une œuvre envoûtante, pleine de poésie, d’amour, de haine et de tendresse, bercée par une B.O sublime, le tout jouée au piano (bien évidemment). Les acteurs son renversants, à commencer par la ravissante Holly Hunter, jusque là encore inconnu du grand public, Harvey Keitel, la petite Anna Paquin, plus connu aujourd’hui sous les traits d’un des X-Men et sans oublier Sam Neill. Une réalisation magnifiée par la musique et ses décors, ses interprétations et son histoire, une œuvre qui aura value à Jane Campion, sa réalisatrice, plus de trente prix internationaux, dont huit nominations aux Oscars, dont elle décrochera finalement les Oscars du Meilleur scénario original, de la Meilleure actrice pour Holly Hunter et de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Anna Paquin. Ajouté à cela, le César du meilleur film étranger en 1994, ainsi que la Palme d’Or lors du 46ème Festival de Cannes en 1993. Elle devient ainsi avec ce film la première réalisatrice à décrocher la Palme d'Or à Cannes !