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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 décembre 2007
Un moment rare de cinéma, Jane Campion nous conduit au bout du monde pour une grande leçon d'amour autour d'un piano jouant la mélodie envoûtante signé Michael Nyman. Holly Hunter exeptionnellement touchante et Harvey Keitel impressionnant se livrent corps et âmes au service du film pour mêler la dureté à la poésie. La meilleure récompense que l'on peut attribuer à ce film est de le voir et de le revoir, Un pur chef d'oeuvre.
Un autre film culte, avec un B.O. plus que connue mais tellement magnifique. Une histoire sombre et bouleversante. Un film à voir et à revoir, un pur chef d'oeuvre!
Une histoire forte magnifiquement interprétée par Holly Hunter (palme d'or) et Harvey Keitel. Ce dernier est tout simplement formidable, prouvant ainsi qu'il peut jouer sur des registres différents des rôles de durs qu'on lui attribue trop souvent... Aidée par un scénario solide et bien ficelé, Jane Campion réalise là l'un de ses plus beaux films, avec une Palme d'or à la clé. La scène de l'amputation demeurera à jamais gravée dans les mémoires. Seul petit bémol à cette très belle oeuvre, la réalisation par trop académique qui fait un peu vieillir le film. Sur un sujet aussi brûlant qui fait parfois penser à l'histoire de Lady Chatterley, Jane Campion manque un peu d'audace dans sa mise en scène.
Une histoire à la fois originale et simple, des décors naturels superbes, des personnages attachants, des acteurs excellents et une musique agréable. Le mariage heureux de ces ingrédients engendre un film fort, mais aussi troublant. Car à travers l'histoire ce cette jeune femme muette, c'est le procès d'une certaine société du dix-neuvième siècle qui est fait. Une société de castes fermées, une société du non dit, une société figée dans ses rituels, une société où l'érotisme n'a pas sa place. Le film joue à la fois sur le registre de la description, assez clinique, et sur le registre symbolique, sans que ses manifestations soient trop pesantes. Si la mise en place assez lente s'accorde avec le propos, la partie centrale du film aurait gagnée à être élaguée. Jane Campion n'avait pas choisi la voie de la facilité au vu de l'austérité du scénario, mais elle passe l'épreuve de manière très satisfaisante.
La leçon de piano est un film magnifique bien que triste qui permet à Holly Hunter de réellement nous impressionner avec ses yeux. Mais il faut surtout attirer l'attention sur la musique de Mickael Nyman qui est tout simplement superbe et qui en devient même envoutante, notamment le thème The Heart asks pleasure first que je recommande à tout le monde. Que dire de plus, sinon que c'est vraiemnt un film à voir car pour moi c'est un chef d'oeuvre du cinéma qui a largement mérité sa récompense au festival de Cannes.
Ce film est tout simplement magnifique. Holly Hunter réalise une fabuleuse performance d'actrice. La musique est sublime. Tous les prix que ce film a reçu ont été amplement mérités.
Par "amour" pour le piano, Jane Campion réalise une oeuvre dure, intense et émouvante dont l'académisme recèle des charmes secrets... Aussi bien Holly Hunter que Harvey Keitel se révèlent sous leur meilleur jour en matière d'interprétation. Un chef d'oeuvre de grande classe, impossible à oublier...
il m'a fallu le voir deux fois pour en tomber amoureux. comme tout le monde, musique sublime, en particulier le thème principal, que l'on retrouve développé tout au long du film. jeu des acteurs parfait.une magnifique histoire d'amour triangulaire, entre un homme, une femme et un piano. que dire de plus si ce n'est "à voir absolument".
Immense, intense que dire... un chef-d'oeuvre! Holly Hunter parfaite dans son éloquent silence, Harvey Keitel magistral une fois de plus. Une musique majestueuse!
Très très beau film. La photographie est même un peu trop parfaite de telle sorte qu'elle prend parfois le dessus sur le film dans son entier. L'émotion est ainsi moins fortement ressentie qu'elle aurait dû l'être.
Je suis mitigé... Certes on sent que la réalisatrice a mis toutes les bonnes intentions pour faire de ce film un chef-d'oeuvre et pourtant je me suis ennuyé... Une belle photographie, des musiques bouleversantes, des personnages qui jouent juste, des décors naturels enivrants, tout y était pour que je sois scotché à mon fauteuil et bien certes ce film a mérité ses récompenses mais je suis passé à côté...
Pour une fois je n'ai pas envie de qualifier ce film avec des adjectifs comme j'ai l'habitude de la faire pour les autres films...il m'hérite plus que ça!!!
J'aimerais tout simplement me remémorer et vous faire rappeler la scéne où Ada tombe dans la mer accrochée à son piano. Cette scéne et la meilleure de tout le film, elle m'a carément boulversée.
On la voit tout d'abord passive (on dirait même qu'elle n'attendait que ça, mourir accompagnée de l'objet le plus précieux de toute ça vie). Quand j'étais en train de la voir s'échapper vers les profondeurs j'avais envie de l'aider, je ne voulais pas qu'elle meurt. Et ensuite majestueusement on la voit remonter vers la vie.
La leçon de piano est un film magnifié par son interprétation, sa musique, son décor et son histoire. Le lyrisme qui se dégage de cette passion me boulverse. Jane Campion signe là son meilleur film à ce jour. Un chef d'oeuvre logiquement récompensé aux quatre coins du globe. J'admire particulièrement Harvey Keitel pour sa prestation d'homme rustre, mais empli de sensibilité. L'ensemble est éloquent de maîtrise et nous plonge dans une époque où la femme n'était aux yeux de certains qu'un objet. La dureté des conditions de vie de la Nouvelle Zélande d'alors, pour une personne issue du "vieux continent", ne fait qu'amplifier le désir de vivre à fond cette passion, symbole d'espoir. L'espoir d'une autre vie, à l'image de la déchirante séparation en mer avec le piano ...