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Univchampalbi
2 abonnés
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1,0
Publiée le 2 avril 2021
Tout dans ce film aurait du me plaire et pourtant.... Il y avait tout pour me charmer au départ, un drame intimiste, une histoire d'amour dont j'avais ouïe dire la beauté, une musique entêtante, un film d'époque en costume. Et au final... Commençons par le positif, oui le film est beau, beau mais pas remarquable, j'ai vu des paysages plus envoutants dans la série LOST.... Et pourtant quand ton intrigue se passe en Nouvelle Zélande c'est quand même un comble qu'on ne puisse même pas être transporté par la photographie du film ( Au moins Peter Jackson sauvera quelques années plus tard l'honneur de la Nouvelle Zélande). La musique est aussi un des rares point positif que je trouve au film, cette mélodie au piano est certes très élégante et véhicule une très belle émotion mais elle est utilisée dans le film avec une telle redondance qu'elle en devient agaçante au possible en fin de visionnage.
Passons maintenant à ce qui m'a fait passer totalement à côté du film : l'histoire d'amour. Pour moi, on est clairement dans le malsain ! Un triangle amoureux ou tous les personnages m'ont semblé pathétiques, pervers et profondément détestables. Et dire que des gens trouvent l'histoire d'amour d'Autant en Emporte le Vent immonde. Ont-ils vu La leçon de piano ? D'un côté nous avons un époux qui fait tout pour plaire à sa belle mais dont le pathétisme devient profondément dérangeant au fur et à mesure que le film avance spoiler: les exemples ne manquent pas entre la scène de mutilation, la tentative de viol, la scène ou il s'accroche à la jambe de sa femme, la scène ou il se fait voyeur de son épouse . Bien évidemment il est impossible d'espérer une fin heureuse entre notre héroïne et un tel individu. Après tout, il n'est pas le "héros" auquel s'intéresse notre histoire, pourtant son comparse masculin ne vaut guère mieux, spoiler: comment croire en une histoire d'amour qui commence par un chantage sexuel ? Au pire on pourrait se dire qu'il s'agit là du constat de base mais à aucun moment le personnage n'a une évolution dans son caractère, jamais il ne portera le moindre intérêt à la musique, ni en la pratiquant, ni même en l'écoutant, la musique n'est là que comme instigatrice de la passion sexuelle qui lie nos deux héros. A aucun moment on ne voit dans le personnage de l'amant, un homme épris, sensible ou romantique, tout juste lui accordera t'on entre deux scènes de sexe (plus animales d'ailleurs que passionnées) quelques caresses révélant certes subtilement son attirance pour l'héroïne mais qui restent franchement insuffisante pour me faire passer cet amour pour autre chose qu'un sordide chantage sexuel qui s'est transformé en une découverte des sens en mode bestial. Pourtant, je ne me suis jamais senti dérangé par ce genre de scène dans les films ou séries et ne me considère absolument pas comme conservateur en la matière mais quitte à voir un Lady Chaterley dans la jungle, j'aurai souhaité que notre Robinson Crusoé évolue un minimum dans son caractère et ses marques d'affections.
Il faut dire que pour nous faire passer son histoire, la réalisatrice nous a proposé un couple monolithique au possible. Déjà qu'il est difficile d'apprécier un personnage muet cela en devient très compliqué si elle nous offre que deux expressions faciale ( absente ou crispée ). Je passerai rapidement sur le personnage de la gamine qui est tout bonnement insupportable pour revenir sur le dernier point qui m'a profondément dérange, la représentation des autochtones Maoris. Là franchement, la vision raciste du film est extrêmement nauséabonde, nous présentant des indigènes idiots, gaffeurs, incapables d'apprécier la musique et trouvant plus drôles de jouer du piano avec leur cul... spoiler: Sans parler de la scène du théâtre qui est toute aussi limite . Bref j'ai trouvé ce film malsain, l'histoire d'amour sordide, les acteurs détestables et la représentation des Maoris franchement raciste. Sûrement suis-je passé à côté du film mais même avec les 10 dernières minutes plus positives et les jolies métaphores je ne peut digérer le speech de base " L'histoire spoiler: D'un chantage sexuel qui se transforme en passion bestiale."
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1,5
Publiée le 9 mars 2021
Je suppose que le plus gros problème que j'ai eu avec ce film était que le personnage de Holly Hunter l'héroïne est froide et insensible et n'a aucune personnalité sauf lorsqu'elle verse son cœur dans son piano. Comme si c'était suffisant pour nous montrer la profondeur de sa personnalité. En fait j'ai aimé le personnage d'Harvey Keitel, mais je n'ai pas cru en ses actions. Il s'est entiché du piano et du personnage de Hunter sans raison apparente. Probablement pour pouvoir en faire un film. Elle est froide et insensible et elle joue quelques mesures de quelque chose et tout d'un coup il s'est entiché d'elle. Puis dans un effort pour impressionner et faire perdre pied à sa nouvelle épouse le personnage de Sam Neill décide d'échanger le piano de Holly contre un terrain de Keitel. Mais encore une fois il n'y aurait pas eu de film s'il ne l'avait pas fait. Donc récupérons son piano. Keitel qui utilise le piano comme aphrodisiaque pour une raison quelconque accepte d'échanger ses touches de musique de piano contre des faveurs qui sont d'abord juste bizarres puis deviennent de nature sexuelle. Encore une fois cela n'a pas beaucoup de sens. Puis le personnage de Neil l'apprend et devient follement jaloux et en colère. Pourquoi car Holly ne lui avait rien donné. Neil a alors un remarquable changement d'avis encore une fois sans raison apparente et permet à Holly de partir avec Keitel. Maintenant je comprends ce qui se passe ici. Elle a trouvé l'amour et ne sent plus qu'elle a besoin du piano pour s'exprimer. C'est bien mais elle aime toujours le piano. Elle aime en jouer et elle aime celui-là en particulier. Alors pourquoi veut elle le jeter par-dessus bord. Cela n'a pas de sens tous comme l'histoire de La Leçon de piano...
Une romance émouvante et violente à l'autre bout du monde. Le film bénéficie d'une réalisation et d'une photographie sublime, c'est d'ailleurs sa plus grande force! A côté de cela on a un scénario solide et de bons acteurs, avec une mention spéciale à Harvey Keitel. Dommage que le métrage souffre de quelques longueurs.
"The Piano" fut un gros succès critique en 1993, faisant notamment de Jane Campion la seule femme (encore à ce jour) à avoir reçu la palme d'or à Cannes. Rétrospectivement, méritait-il ces honneurs ? La réponses est clairement oui ! Holly Hunter incarne ici en nuances une Ecossaise muette, colérique, et en apparence froide, qui s'exprime en réalité en jouant du piano. Elle se rend avec sa fille en Nouvelle-Zélande, où l'attend son nouveau mari, colon gentillet mais peu empathique. Là, elle commencera à donner des leçons de piano à un ancien marin britannique qu'elle ne laisse pas indifférent... Malgré ce que suggère le pitch, "The Piano" n'a rien d'un mélodrame cliché ou d'une romance convenue. Le film est original, subtil dans son écriture, et avance en non-dits et en émotions, avec en prime une relecture partielle du conte de Barbe Bleue ! Pour cela, il s'appuie sur ses interprètes : face à Holly Hunter, Sam Neill et Harvey Keitel sont en forme ! Sans oublier Anna Paquin, étonnante dans le rôle de la petite fille à fort caractère. Jane Campion nous livre également une mise en scène solide et profonde, qui exploite à merveille la nature néo-zélandaise, une photographie vert/grise de bel effet, et quelques imageries bien trouvées (le piano isolé sur la plage...). "The Piano" est donc un très beau film, à découvrir sans hésiter.
Approche originale d'une vieille époque, pas si lointaine ou les femmes, marchandises des hommes devaient jouer un rôle. Une histoire de sentiments, belle, vraie, puissante ! Une actrice au sommet durant 2 heures : le cocktail était parfait pour passer un bon moment !
Je suis un peu déçu. Alors oui, le film est bien réalisé avec une image et une musique magnifique. Le casting, rien à dire. La trame de l'histoire avec le piano est bien trouvée. Alors quoi ? simplement tout est archi prévisible et on tombe dans un romantisme façon 19° assez désuet voir incompréhensible par rapport au contexte. Les palmes d'or se suivent et ne se ressemblent pas.
J'ai pris une grosse claque. C'est un formidable drame poignant et percutant, une sublime histoire d'amour subtile servie par une distribution irréprochable qui semble sur une autre planète. Pour moi cette "Leçon de piano" est une leçon de cinéma. La musique donne bien des frissons et est quant à elle superbe. J'en suis ressortis les larmes aux yeux. Au final je ne sais pas trop quoi dire d'autre à part enchaîner les superlatifs bateaux je rajoute juste que c'est un film à voir absolument rien que pour la performance majuscule de l'actrice principale. Prix amplement mérités.
Film qui vous marque et qui reste avec vous. Ça fait environ 1 an que je l'ai vu pour la première fois et je ne m'en suis toujours pas vraiment remise! Certaines scènes sont d'une beauté incroyable, et les plans sont très très bien travaillés et pensés. Le jeu des couleurs est aussi très appréciable! Les acteurs sont très talentueux. La musique qui accompagne le film est sublime. L'histoire reste sensuelle, ce qui peut gêner pour un visionnage familial.
C'est simplement un chef d'oeuvre cinématographique, malgré le personnage de George Baines qui est, pour moi, un violeur que le film romantise. Cet aspect m'a dérangé.
Si le film est bien filmé, avec beaucoup d'originalité, il m'est toujours impossible de comprendre Ada : ce qu'elle ressent, ce qui motive ses actions. De son amour pour Baines, à sa relation avec Georges jusqu'à la scène du bateau...
En opposition à la majorité des critiques et prix, je n'ai pas réussi à apprécier ce célèbre film. Si l'idée scénaristique est originale, par ce contraste entre le piano de la culture européenne et le décor sauvage polynésien, par ces relations entre adultes, l'écriture pêche ensuite par un manque de réalisme criant et une suite de scènes incompréhensible. J'applaudis ici la résistance du piano malgré toute cette eau, qu'elle vienne de l'océan ou de la pluie. Justement ce piano m'a énormément posé problème car bien que les morceaux soient excellemment orchestrés et agréables à l'écoute, ils ne se fondent absolument pas dans les images et sont en décalage complets. Par ailleurs, ce choix d'une image sombre ne m'a pas convaincu. Le jeu d'acteurs ne m'a pas marqué, avec des personnages caricaturaux et une jeune demoiselle insupportable. J'ai eu du mal à voir où la réalisatrice souhaitait nous emmener et j'en ai ressenti des longueurs et un ennui. Il en reste une idée intéressante mais insuffisamment traiter pour moi.
Une romance feutrée magnifiquement mise en image par Jane Campion qui mérite sa palme d’or. La formule classique du triangle amoureux est ici subjuguée par les sentiments complexes et profondément humains des personnages.
Excellent scénario, excellents acteurs, excellente musique.Un film très fort émotionnellement, à la fois sublimement cruel et cruellement sublime. Du grand cinéma, un classique à ne manquer sous aucun prétexte !
Je n'ai pas réussi à le finir... C'est dire. J'ai arrêté au moment où [spoiler] l'héroïne se prostitue pour récupérer son piano [\spoiler]. Trop, c'est trop. Je devrais peut-être laisser au film une seconde chance, mais je n'en vois pas l'intérêt...
J’ai été envoûtée par ce film d’une part par cette musique m’évoquent le flux et le reflux des vagues et les états d’âme de l’héroïne, d’autre part par la beauté des images notamment celles avec le piano au bord de la mer. Ensuite j’ai trouvé excellent Harvey keitel dans ce rôle où il est rustre avec son corps large et fort et aussi très délicat. Holly hunter est très bien, j’avoue ne pas la connaître dans d’autres rôles. Bref envoûtant, romantique, brutal et poétique. J’adore la fin.