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Un visiteur
2,0
Publiée le 26 mai 2014
C'est sûrement le film le plus connu et reconnu de Jane Campion, mais je trouve franchement pas que ce soit le meilleur. C'est bien filmé, comme toujours chez Campion, elle est aussi une très bonne metteure en scène, mais il y a plusieurs choses qui m'ont ennuyées. Déjà, les personnages sont tous un peu plats et inintéressants, et les acteurs ne sont pas extraordinaires, surtout Holly Hunter dont je n'aime pas les mimiques. Et surtout, ce film est anti-féministe au possible! Et c'est vraiment curieux que beaucoup y voit un film sur la libération sexuelle des femmes ! L’héroïne tombe amoureuse de son harceleur quand même ! Meme au XIX ieme siecle, je ne pense pas que des hommes agresseurs auraient pu paraître séduisants aux yeux des femmes. Ce film véhicule l'idée que finalement les femmes aiment bien le côté parfois pressant des hommes, leur violence, leur virilité... Ce qui est tout sauf féministe. Et du coup la relation entre la muette et l'amant dégueulasse n'est ni crédible, ni palpitante, et encore moins sensuelle. Une chose aussi dont personne ne semble parler, c'est la manière dont sont dépeints les Maoris, je pensais au départ qu'il s'agissait d'une poignée d'attardés mentaux tout droit sortis d'un asile mais en fait pas du tout, c'est comme ça que Jane Campion les voit! C'est assez pathétique, il s'agit d'une civilisation domestique, pas d' êtres diminués!
Pour mon premier Jane Campion j'attaque par son plus connu si je ne dis pas de bêtise, en tout cas c'est le seul que je connaissais de nom dans sa filmographie. Et résultat très beau film, une histoire d'amour cruelle et loin d’être toute belle toute rose, un amour complexe, ce film porté par un trio tout de même splendide faut bien le dire, Holly Hunter remarquable, Harvey Keitel au top et Sam Neill je l'ai jamais vu comme ça, très bon, je viens de remarquer que la jeune fille n'est autre que Anna Paquin des X-men, oui pardonnez la référence, ça fait un peu tache de parler d'X-men dans la critique d'un tel film, mes excuses. Une mise en scène propre accompagné d'une assez bonne réalisation, de fabuleux décors et d'une superbe bande son. En bref un très beau film.
Ce film, bien que longuet par moment, offre une très belle mise en scène. J'ai trouvé la performance de Holly Hunter particulièrement réussie. La musique est bien sûr très importante et le résultat est tout à fait à mon goût. Cependant si j'aurai aimé parfois que plus de chose soient exprimées ailleurs que par la musique ou les regards de manière à ce qu'on puisse gagner en profondeur.
J’ai regardé ce film, entre autres raisons, pour l’objet qui lui donne son titre : le piano. En effet, je pense qu’il s’agit là de l’instrument de musique le plus cinématographique. De Casablanca au Stoker de Park-Chan Wook en passant par L’Homme qui en savait trop ou encore The Barber, nombreux sont les films ayant réussi à tirer profit de cet instrument. Et si vous êtes sensible comme moi à cet élément, vous aimerez probablement “la leçon de piano” de Jane Campion.
Le piano est ici un personnage en soi, un objet auquel est indissociable l’héroine du film, une femme muette. La musique devient alors comme un prolongement de cette femme, comme l’expression sonore de ce qu’elle ne peut exprimer avec des mots. Il y a aussi un contraste très intéressant entre le piano comme élément d’une civilisation “moderne” arrivant dans un espace plutôt archaique (les Maori en Nouvelle-Zélande). A partir de là se joue un jeu tragique et pervers entre pureté et sauvagerie, retenue et explosion des instincts. J’ai apprécié la petite mise en abyme théâtrale qui, tout en étant drôle dans la caractérisation des personnages et la différence sociale déjà évoquée, renvoie au conte de Barbe-Bleue, archétype puissant sur les rapports primitifs de relation-domination entre hommes et femmes.
Car c’est bien un film de femme que nous voyons, avec deux personnages féminins très forts : la mère et la fille. Un point de vue assez différent et bienvenu dans ce genre d’histoire, où l’on a plutôt l’habitude d’être au côté de l’homme. Concernant les personnages masculins, j’ai quelques réserves sur le mari jaloux, pour lequel j’aurais aimé voir un peu plus de nuances. Le personnage interprété (brillamment) par Harvey Keitel me semble bien plus intéressant et original.
Jane Campion réussit bien à faire passer différentes atmosphères, en montant crescendo vers le plus tragique. J’ai beaucoup apprécié la mise en scènes des décors, cette Nouvelle-Zélande sauvage et parfois très intime aussi. Et puis, difficile de ne pas évoquer la musique, cette superbe mélodie qui revient comme un leitmotiv tout au long du film, dans des variations à chaque fois significatives.
Bref, si le film ne révolutionne pas les rapports homme-femme au cinéma, il reste une réussite marquée par un excellent usage de toutes les possibilités cinématographiques du piano.
Jane Campion, réalisatrice néo-zélandaise qui remporte la Palme d'or en 1993, elle reste encore à ce jour la seule femme a avoir remporter l'honneur. La leçon de piano tient aussi concrètement sa récompense, avec son casting, toute les prestations sont splendides. Belle note blanche pour Anna Paquin, ici, toute jeune qui touche précocement la performance.
Un très beau film , puissant , fort , émouvant. La mise en scène n'a pas vieillit,le style est intact. L'interprétation de Holly Hunter est impeccable. Beaucoup de scènes cultes, la chute de Holly dans la boue après son chatiment, la scéne d'amour avec Keitel, cette forêt vierge omniprésente, Cette infirmité qui la mure dans son silence. C'est un scénario très original , réalisé de manière très puissante , tout en restant très sobre. Pas de trémolo inutiles. La petite fille joue aussi de manière remarquable, la famille du mari est aussi décrite de manière très subtile, mais très marquante..Un grand classique
Une petite déception ce film. Petite parce que je m’attendais vraiment à un truc extraordinaire, alors qu’au final il ne s’agit « que » d’une romance, un peu teinté de drame et sur fond de musique. Le contexte et l’époque créée autour rende l’histoire intéressante, mais pour je n’ai jamais vraiment été attiré par ce genre de film. Donc une petite déception quant à l’histoire. Bon, on évite à peu près de tomber dans la mièvrerie de bas étage et un monde teinté de bisounours, mais rien de bien transcendant. Comme je le disais, l’époque et le contexte pour ancré l’histoire sont l’un des seuls réels points forts : un coin isolé de la magnifique Nouvelle-Zélande, l’époque victorienne et avec ça un personnage principal qui n’a aucune ligne de dialogue mais qui réussit tout de même à transmettre ses sentiments avec efficacité. Là est l’autre point fort, le casting. Holly Hunter est vraiment excellente dans son rôle, réussissant à faire vivre et parler son personnage sans émettre le moindre son (oui, bon, d’accord, des fois elle souffle). Idem pour la toute jeune Anna Paquin qui réussit à ne pas être trop trop énervante alors que le rôle s’y prêtait bien, mais sa prestation est vraiment incroyable du début et surtout à la fin (déchirante serait un terme plus juste même). Sam Neil et Harvey Keital s’en sortent également avec les honneurs, réussissant à contrebalancer efficacement la prestation des deux actrices, sans pour autant être au même niveau. Sur le plan technique, le film se défend bien : décors somptueux (mais bon, on parle de la Nouvelle-Zélande quoi) et mise en scène conventionnelle la plupart du temps mais qui se montre efficace lors des scènes cruciales. Mais l’une des raisons qui m’avait poussé à voir ce film, et qui est cité comme l’un de ses atouts majeurs (et que c’est l’un des sujets central de l’histoire), c’est bien entendu la musique. Bon, je la connaissais déjà et je peux dire que j’adore le thème central ; mais avec les images, ça sonne encore meilleur, transcendant littéralement l’histoire, la mise en scène et les acteurs. J’en attendais beaucoup et je dois dire que sur ce point, le film ne m’a pas déçu. Cependant, il n’en reste pas moins que j’ai moyennement apprécié le film dans l’ensemble, sans doute parce que l’histoire ne m’a que moyennement intéressé. Sans être extraordinaire, il fait partie de ces films qui sont quand même à voir, je lui concède au moins ça.
Un film puissant et passionné au scénario déchirant et à l'interprétation magistrale. Jane Campion est une véritable orfèvre et délivre donc une réalisation sublime où chaque plan n'est que grâce et finesse. Elle se hisse, en terme d'esthétisme et de photo, au niveau d'un Terrence Malick, mais cette beauté se met au service d'une histoire malséante, voire perverse qui traite d'une passion irrépressible entre deux êtres brisés, ou pour le moins bien amochés. Les personnages sont complexes, perdus et ne fonctionnent, comme souvent chez Jane Campion, qu'à l'instinct, en se laissant dévorer par leur folie ou leur candeur. Cette pureté, couplée à la pureté de la mise en scène rend un film limpide et déchirant où Holly Hunter crève l'écran. Harvey Keitel est en même temps brut et fragile et réalise encore une fois une prestation époustouflante de puissance et de délicatesse, à l'image de la cinéaste qui le met en scène. Il faut dire que ces deux-là se sont très bien trouvés.
Revu après plusieurs années, ce film d'une beauté sauvage me laisse toujours pantois.
La leçon de piano (The Piano) est l'histoire d'une rencontre entre l’Angleterre victorienne et la jungle néo-zélandaise, entre une veuve muette et un illettré proche des Maoris. Sur ce scénario surprenant et unique en son genre, Jane Campion nous livre un film passionnant de deux heures narrant l'histoire d'amour invraisemblable entre ces deux personnes.
Les acteurs tous peu connus à l'époque sont impeccables et l’héroïne Holly Hunter montre tout son talent (oscar mérité) sans prononcer le moindre mot.
La réalisatrice a également porté une attention toute particulière à l'esthétique du film. Les couleurs sont sombres, l'environnement est pluvieux et boueux, mais les plans sont souvent magnifiques et les contrastes de lumière de toute beauté.
La leçon est à la fois un film romantique, sensuel, érotique, viril, sulfureux, dramatique et tragique où chacun y trouvera son plaisir et choisira la fin qui lui convient.
Un superbe film rempli de poésie, d'émotions, de sensualité. L'histoire est bien évidemment magnifique. Il y a cependant une toute petite chose qui m'a étonné (et peut-être un peu déçu) et qui fait que je n'ai pas mis plus de 4/5; spoiler: c'est lorsque le mari d'Ada décide d'aller voir l'amant de cette dernière. Etant donné qu'il était en colère, je m'attendais à une confrontation plus "relevée" ... Mais au final, il décide de le laisser partir et refaire sa vie avec sa femme... Ce n'est pas spécialement que je préfère quand ça finit mal mais dans ce cas là, spoiler: une fin moins idyllique aurait été plus logique . Néanmoins, à part ce petit détail, ce film est très beau avec, en plus de l'histoire, une musique parfaite et des paysages d'une grande beauté.
Encore une fois je tombe sur un film très bien réalisé, bien mis en scène (il y a même quelques très belles idées de ce côté là), une superbe photo dans les tons ocres, verts et dorés, avec de superbes performances, mais encore et toujours il faut que le scénario, somme toute assez jolie romance même s'il n'y a rien de fondamentalement nouveau si ce n'est le mutisme de l'héroïne, sombre dans le grand n'importe quoi. Pourquoi fallait-il que l'amoure triomphe ? Quel intérêt ? Est-ce seulement crédible que spoiler: le mari trompé, après avoir coupé le doigt de sa femme, aille trouver, armé d'un fusil, son rival pour finalement lui donner sa femme ? Sérieusement ? Quel homme de cet époque, et vivant dans une nature sauvage loin de la société "évoluée", suffisamment jaloux pourspoiler: trancher le doigt de sa femme et suffisamment blessé et en colère pour se rendre spoiler: armé devant son rival finit par dire "allez barre-toi et emmène la." Je suis désolé mais j'achète pas. Soit il tue son rival, soit il menace de le faire s'il ne quitte pas la Nouvelle-Zélande. Et puis, ça ne s'arrête pas là. Pendant qu'ils s'en vont, notre héroïne décide que son si précieux piano ne vaut pas le coup de risquer de chavirer. Soit ! Pourquoi pas. Admettons que ce piano soit trop entaché par cette histoire pour qu'elle veuille le garder et ce malgré tout les souvenirs qu'il représentait jusque là. spoiler: Pourquoi faut-il quelle mette volontairement le pied dans la corde et fasse une tentative de suicide ? Alors qu'elle repart quand même avec l'homme qu'elle aime, même si elle y a laissé un doigt et que son plaisir à jouer du piano s'en trouvera forcément amoindri (quoique...), elle se suicide sous les yeux de sa fille ? Fille déjà traumatisée pour avoir vu sa mère se faire couper le doigt ? Tout ça pour nous permettre une scène où finalement l'héroïne choisit de vivre. Enfin, on finit parspoiler: le bon happy end où, revenus en Angleterre, elle joue du piano, sa fille fait des roues dans le jardin, et Ô joie suprême elle réapprend à parler !!! Quelle fin tirée par les cheveux ! Tout ça pour faire dans le sensationnel. Qu'on ait le droit à la scène spoiler: du doigt coupé , OK. Ca fait totalement sens. Mais après soit le mari tue le rival ->Fin, soit le rival tue le mari -> Fin. Il n'en fallait pas plus pour qu'on ait le droit à un très bon film.
Un film qui frôle de peut le Chef-d’œuvre , la mise en scène de Jane Campion est maniée de main de maitre , une belle photographie et une réalisation poétique viennent ce rajouter au jeu sensuel et mystérieux de Holly Hunter (envoutante) . Un film qui ne laisse pas indifférent , dut notamment aux acteurs principaux excellents dans leurs rôles ( ainsi que la précoce Anna Paquin !) . Le scénario écrit par la réalisatrice elle même , inspirée par les romans britanniques d'antan , récolte les plus beaux lauriers du cinéma . L'Oscar , le César.... Une des plus belle histoires romanesque et sensuelle du cinéma . Avec une fin de toute beauté , transfiguré d'une âme poétique unique... Un quasi Chef-d’œuvre !