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cris11
76 abonnés
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3,0
Publiée le 27 août 2012
Le baiser du tueur est un bon film noir dans lequel on sent que Kubrick en est encore à se faire ses armes. Le film est encore un peu "expérimental" et ça ressemble encore un peu à du Hitchcock même si on retrouve quelques éléments caractéristiques du cinéma de Kubrick comme l'utilisation de nombreux plans larges. L'histoire est quant à elle assez moyenne et pas vraiment originale. Le film a également plusieurs points forts tels qu'une bonne mise en scène, une très belle photographie et des acteurs plutôt bons. La seconde moitié du film est également très bien rythmée. La musique par contre est utilisée à outrance et pas toujours utile.
Deuxième long métrage du Maître Kubrick. Sur ce film, on peut voir tout le travail soigné et méticuleux qu'apporte Kubrick à la photographie du film. Stanley Kubrick est un cinéaste que je respecte beaucoup et surement plus que " Tarantino " j'ai beaucoup aimée ce film , l'histoire romantique entre le jeune Boxeur et une danseuse et simplement magnifique ♥ , un très bon scénario , le combat a la fin est juste énorme et inoubliable ! De très bon dialogue , !!l de Excellent jeu d'acteur et d’actrices !!! Un bon film de Kubrick !!! Bon film dans l'ensemble !!! CHEF D’ŒUVRE !!!!
KUBRICK réussit l'exploit de transcender une intrigue simplette par la virtuosité et la poésie de sa mise en scène. L'ensemble culmine lors d'une impressionnante scène de combat. Pas un chef d'oeuvre mais ce film contient les germes de l'oeuvre à venir de ce génie et fait montre d'une déjà très grande maitrise technique.
Sûrement le Kubrick le moins abouti, si on fait bien sûr abstraction du cas particulier de « Fear and Desire ». Pas un seul instant, ce film ne parvient à dégager quelque chose de vraiment personnel. Au mieux est-il vaguement prétentieux. Seul point fort qui le sauve : une mise en scène déjà bien maitrisée qui laisse augurer de tout le talent que Kubrick saura encore davantage exprimer par la suite dans sa longue et fructueuse carrière.
Pour son deuxième film, Stanley Kubrick signe déjà une œuvre d'une vraie virtuosité en terme de mise en scène. C'est pas du grand Kubrick, mais on sent déjà qu'il a un énorme talent. Le scénario est plutôt sympa en plus. Ce qui est peut être regrettable c'est qu'on a l'impression que c'est bâclé, pas complètement développé. Le film est court mais on a pas pour autant l'impression que Kubrick a fait complètement le tour de son sujet, c'est dommage. Bref, un bon film tout de même, accompagné d'une mise en scène soignée.
L'année suivant la sortie de Fear and Desire, Kubrick filme (au sens premier du terme, en tant que caméraman), réalise et monte ce qu'il aurait probablement souhaité être son premier film tant il avait honte du précédent ; Le baiser du tueur. Pourtant, le tournage des deux films s'est passé peu ou prou dans des conditions similaires ; même budget minuscule (40 000$), même omnipotence du réalisateur qui s'adjoint, je l'ai déjà dit, quasiment toutes les responsabilités techniques, même absence de prise de son d'où un travail monstre sur les doublages. Mais la comparaison s'arrête là, tant le résultat est, cette fois, plus probant. Non pas que Fear and Desire fut une catastrophe totale, mais plutôt que Killer's Kiss est un long-métrage très abouti. Certes, son scénario n'est pas très développé, mais en 67 minutes de pellicule, difficile de faire autrement. D'autant que cette fois, son thème est simple, dénué de la prétention qui rendait Fear and Desire grandiloquent par instants, et qu'il est parfaitement propice à quelques envolées créatrices en terme de réalisation, sans que celles-ci aient besoin d'être justifiées par un double sens ou de devenir autre chose qu'un simple moyen narratif. On remarque à nouveau, dans une bien plus grande mesure cette fois, combien Kubrick est doué en terme de photographie. Ses éclairages et ses jeux de reflet sont magnifiques, et souvent pertinents. Rappelons quand même qu'en 1954, le type n'avait que 26 ans... bref, bien que trop courte, ce qui sabote quelque peu ses possibilités de développement dramatique, cette deuxième réalisation marque un vrai progrès, et un nouveau pas, pour Stanley Kubrick, sur les sentiers de la gloire.
Une ébauche de mise en scène de celui qui deviendra un maître incontesté du 7 eme art. Un format plutôt court : 1h05 pour mettre en place sa mise en scène et une mise en lumière fantastique. Un bon film avec des défauts (acteurs pas vraiment convaincant, scénario qui met du temps à capter l'attention du spectateur) mais qui est assez maîtrise pour être regardé par tout les spectateurs et pas juste les fan de Kubrick.
Le baiser du tueur est sans doute le moins bon film de Kubrick. Mais le moins bon de Kubrick reste tout de même à un niveau plus que convenable. Cette histoire de boxer qui refuse de se coucher utilise tous les topoï du film noir : gangster, femme fatale, crime...
Ce petit film est édifiant, il contient déjà tout Kubrick. Il démarre lentement un peu dans tous les sens puis se termine vraiment bien. Le dernier quart d'heure est même somptueux,c'est du grand cinéma. Les extérieurs sont utilisés de la meilleur façon qui soit, ce qui montre combien on pourrait économiser les décors dans de nombreux films. Les acteurs ne sont pas connus, mais c'est sans importance car ils se donnent à fond. La mise en scène est par moment parfaite notamment la poursuite dans la rue ,sur les toits et la bagarre finale parmi les mannequins. Le réalisateur a 25 ans et on voit que seuls les effets visuels l'intéressent. Il néglige l'histoire ce qui ne lui aurait pourtant pas coûté un dollar de plus. Dommage, car il sait déjà tout faire;la façon dont est filmé le combat de boxe en témoigne. La réussite est venue trop tôt pour lui,il n'a pas su s'autodiscipliner et avec les moyens financiers il multipliera plus tard les prises de vue pour rechercher ''sa'' perfection en se détachant du coté humain de ses personnages. Ils manquent d'ailleurs déjà de vie ici. Le '' baiser du tueur '' qui aurait du justifier le titre du film est non signifiant,il faut réfléchir pour l'envisager ...C'est avec ce genre de détail que la profondeur psychologique,l'honnêteté intellectuelle et l'intérêt porté aux autres par les réalisateurs se révèle aux yeux des spectateurs.
Les débuts de Kubrick n'annonçaient pas forcément un travail aussi prestigieux par la suite ! "Le baiser du tueur" n'a rien d'un Kubrick à proprement parler, certes c'est sa signature qui se cache derrière, mais sa patte unique et inégalée n'avait pas encore germé dans son œil absolu. Un début parfaitement honnête mais pas non plus surprenant.
Quel plaisir que de voir sur grand écran la version remastérisée du deuxième long-métrage de Stanley Kubrick « Le baiser du tueur » sorti en 1955. L’histoire de ce long flash-back se terminant sur le fameux baiser (avec pour une fois chez Kubrick une histoire qui se termine bien !), peut paraître simpliste avec la rencontre de 2 solitudes – Frank un boxeur sur le déclin avec son petit poisson rouge et Gloria une entraîneuse dans un dancing avec sa poupée poupon - que rien ne laissait prévoir si ce n’est que ces 2 héros habitent une petite chambre en face en face avec des plans dignes de « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock sorti un an plus tôt. Mais et pour un budget très serré, quelle maitrise cinématographique que ce soit en termes de noir et blanc et de cadrages audacieux (même si Kubrick en a une grande expérience via la photographie) avec des jeux de miroirs et d’éclairages sublimes, mais aussi de montage alterné assuré par Kubrick lui-même, de bande son également (scène d’introduction, combat de boxe, scènes de rue …) avec la voix-off, et une trouvaille très audacieuse que celle de raconter la piètre histoire familiale de Gloria sur une scène de ballet. A noter enfin et c’était je pense très innovant pour l’époque, des scènes filmées dans la rue à New-York … un peu comme dans « Pierrot le fou », le film phare de la « nouvelle vague » mais Kubrick l’a fait 4 ans avant Godard ! Et puis dans ce film on entrevoit déjà des images des chefs-d’œuvre de Kubrick : le visage du boxeur filmé à travers l’aquarium annonce le visage de l’astronaute devant les ratées de HAL 9000 dans « 2001, l’odyssée de l’espace » (1968) et pour ce même film, le rêve que fait le boxeur filmé en négatif un peu solarisé annonce la grande séquence du voyage intersidéral et un gros plan sur l’œil de Franck annonçant l’œil de la fin de l’odyssée de l’espace ; l’époustouflante scène de bagarre dans l’entrepôt de mannequins annonce « Orange mécanique » (1971) mais aussi le combat des gladiateurs de « Spartacus » (1960) et le patron du dancing manie la hache comme Jack Nicholson dans « Shining » (1980) … Bref un petit bijou à redécouvrir car il annonce tout le génie de Kubrick !
Presque arrivé à la fin du film, je me demandais pourquoi ce deuxième long-métrage de Kubrick n'était pas plus connu. Il y avait tout dans ce film : une intrigue solide, des choix de mise en scène audacieux, un certain cynisme assez jubilatoire. Malheureusement, on en ressort frustré et déçu à cause de la dernière minute, avec un truc inouï et inattendu : une happy end ! Si on fait abstraction de cette immense déception, on ne peut qu'être fasciné par certaines scènes, notamment celle où le boxeur est au téléphone avec son manager et que le spectateur voit, dans le reflet du miroir, la fenêtre éclairée de la danseuse, cette dernière étant en train de se déshabiller. "Le baiser du tueur" demeure un thriller solide, même si Kubrick, sans doute par manque de moyens, choisit de faire raconter certaines scènes au lieu de les montrer (le récit de la danseuse, par exemple). Les acteurs sont au demeurant un peu quelconques.
Très court, ce long métrage des débuts de Kubrick n'en est pas moins intéressant. Kubrick nous entraîne d'ores et déjà dans l'envers du décor, nous montrant le monde de la nuit. Quelques moments émergent, comme ce plan nous montrant les couples en train de danser entrant tour à tour dans le champ de la caméra, leur manière de danser nous en révélant sur ce que pourrait être leur caractère, la scène de l'histoire d'Iris racontée pendant que la danseuse continue, imperturbable, sa chorégraphie, et bien sûr la scène dans l'entrepôt des mannequins. Pour ces moments fulgurants où le génie de Kubrick éclate, il faut voir Le Baiser du Tueur.
Second long-métrage pour Stanley Kubrick, après plusieurs courts-métrages, son premier long : Fear and Desire (1953) et juste avant L'Ultime Razzia (1957). Avec Le Baiser du tueur (1962), il nous livre un splendide thriller tourné exclusivement en décors naturels ! A la manière d’Hitchcock, il mêle suspens et traque à merveille. Si le début s’avère un peu lent à se mettre en marche, la suite n’est que pur bonheur. Davy un boxeur qui a vécu ses dernières heures de gloire tombe sous le charme de Gloria. Mais son patron voit d’un très mauvais œil cette relation, car lui aussi est éperdument amoureux d’elle. S’ensuit alors une machination, consistant à faire éliminer le boxeur, à travers une chasse à l’homme dans New York, où l’on suit le fâcheux destin de cet homme, aux prises avec ces bandits. Réalisé sous la forme d’un documentaire (on retrouve là ses anciennes habitudes), il y rajoute aussi de la narration, ce qui rend son film encore plus juste, ajouté à cela, cette noirceur et cette violence. On se souviendra notamment de la scène dans l’entrepôt, où le boxeur et le patron s’affrontent violement à coups de hache ! Un thriller haletant pour une réalisation une fois de plus très réussie !