Family Life
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38 critiques spectateurs

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Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2015
Ah la caricature... il n'y a rien de mieux pour faire comprendre quelque chose et rien de pire pour te faire croire que c'est aussi simple. Le film est bourré de qualités mais c'est finalement ce que j'en ai retenu : la pauvre fillette tourmentée par ses parents éternellement incomprise. Et voilà que tu te mets à rager tout le long du film à détester tous les personnages, mais est-ce possible autrement, parce que même Janice t'as envie de faire les choix à sa place, c'est insupportable de la voir ainsi soumise. Ce film est juste insupportable tout du long, parce que tout est clair, on comprend tout on voit où les personnages veulent en venir mais on est impuissant. Sauf que bah en dehors du fait que ce soit assez intéressant parce que c'est quand même pas mal fait et qu'on voit bien comment fonctionnent les ressorts psychologiques, les injonctions paradoxales avec au passage une éloge de l'école de Palo-Alto mais sinon c'est juste agaçant tant c'est caricatural. En tout cas moi ça m'énerve, t'as pas le choix de détester ses parents, ils sont détestables sauf qu'il n'y a rien d'autre, ils sont unilatéraux, même pas une explication du pourquoi du comment ils sont comme ça, enfin oui on se doute qu'ils ont pas baisé depuis des lustres ça leur aurait fait du bien mais je sais pas... c'est trop facile, tout est trop facile et c'est pour ça qu'on se fait pigeonner à croire à des choses pas crédibles juste pour forcer l'émotion.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2015
Un film important sur le sujet de la psychiatrie (au même titre que Vol au-dessus d'un nid de coucou). Ce film montre brillamment – notamment lors des confrontations médecin-patient ; médecin-parents ou parents-enfant – comment la pression psychologique dû à un milieu familial autoritaire et à une institution aux méthodes plus que douteuses peut pousser quelqu'un à la folie. L'actrice principale joue très bien, par son jeu elle nous faire ressentir toute la fragilité du personnage.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2014
Une banlieue populaire de Londres, une jeune fille un peu décalée se heurte à des parents vieille école. Le conflit des générations est violent dans une période de revendications de libertés nouvelles par la jeunesse. La jeune fille refuse violemment ce carcan au point de s’évader par la maladie mentale.
Présenté comme çà, ce n’est pas glamour. Normal, c’est du Ken Loach, et un de ses tous meilleurs films selon les spécialistes au point de marquer profondément Cannes lors de sa projection en 1972.
Ce film arrive à point nommé, comme d’autres, à un moment de changements profonds sociétaux fortement initiés par la jeunesse : une quête de liberté, une remise en cause des Autorités (Eglise, Etat, Parents), la volonté de faire bouger les normes. Le thème central de ce film tourne autour de l’antipsychiatrie. Il rompt avec la psychiatrie classique en portant une grande attention aux facteurs sociaux de la maladie mentale. Pour la guérison et un mieux être des malades, on va plus les écouter et dialoguer qu’utiliser les électrochocs et tranquillisants. Ce film montre dans une scène phare l’opposition entre les deux écoles ; les parents de la jeune fille en entretien avec une psy moderne se trouve confronter à leurs propres limites sans même sans apercevoir, voir en les fuyant.
Au-delà de ces problématiques sociétales, Loach montre une jeune fille brisée par les abus de pouvoir parentaux et l’establishment moral dont elle ne parvient pas à s’extraire. La malade, c’est pas elle ; ou pas seulement elle plutôt. On la maltraite psychiquement par amour, pour son bien au nom de la norme et de la morale bien établie. Les parents de Janice sont bienveillants, selon eux, se souciant de la jeunesse prise dans cette mutation sociétale et cette libération sexuelles. La mère a des certitudes sincères même si odieuses ; elle est emplie de rancœur, de suffisance et ne peut accepter que ses enfants soient plus libres et plus heureux qu’elle-même. Janice est une adolescente en quête d’identité confrontée à des parents liberticide et omniprésents. Aujourd’hui, l’adolescence est reconnue comme une période charnière ; ouf.
Ce film montre donc bien deux choses : la grande part de responsabilités des parents dans la construction de leurs enfants ; la norme érigée comme une dictature et le refus de la norme comme une folie.
Pour porter son film, Loach s’appuie sur une jeune actrice, Sandy Ratcliff, qui compose un personnage déchirant d’écorchée vive. D’autant plus que l’on comprend très vite qu’aucune issue ne lui est offerte ; enfin si une ; celle qui laissera la société et sa famille en paix…
A voir absolument… Du très grand Ken Loach
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 octobre 2014
Un de ses films majeurs,vous marquant à jamais...Une "marque de fabrique" qui ne se démentira d'ailleurs jamais par la suite.Ken Loach va à l'essentiel en traitant son sujet d'une manière frontale et implacable.
Cette "asphixie" familiale programmée est absolument bouleversante! Une caméra scalpel sans concessions et une interprétation sans faille au diapason.Un engagement total,emblématique, infiniment respectable...
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2013
Comme a ses habitudes, Ken Loach dénonce. Ici les système psychiatrique de l'époque, qui appliquaient à quiconque sortait un peu de la norme de bonnes doses d'electro-chocs pour les remettre dans le rang. L'effet produit étant plutôt le contraire... Mais l’intérêt de Family Life se situe surtout dans les dialogues entre le psy et les parents. Ces dialogues révèlent l'incompréhension de deux générations et certains discours font curieusement échos à ce que l'on peut entendre aujourd'hui dans la bouche de certains parents. Les anciens jeunes en quête de liberté et d'indépendance sont désormais les nouveaux vieux qui désapprouve le comportement des jeunes.
Julie M.
Julie M.

38 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2013
Absolument magnifique. LE meilleur film de Ken Loach.
L'histoire de la descente aux enfers d'une jeune fille, complétement asphyxiée par ses parents qui exercent un controle quasi total sur sa vie.
On a rarement aussi bien filmé et raconté la progression de la maladie mentale et le refuge qu'elle constitue pour un individu.
L'actrice principale est absolument géniale.
C'est un film très très très marquant.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2013
Le film référence de l’antipsychiatrie des années soixante-dix, pleine époque de ce courant controversé mais toujours intéressant à considérer. Ken Loach donne là un film austère, ayant la forme d’un documentaire avec des moments de dialogues en plans resserrés sur les visages des protagonistes. Une jeune femme se débat dans un ensemble de nœuds inextricables, ne pouvant ni se fondre dans sa famille ni la quitter. Elle y trouvera une certaine forme de folie qui la conduira de traitement en traitement vers l’exposition de son cas devant un parterre universitaire où elle sera exposée comme un objet d’études par les tenants de la psychiatrie « scientifique », celle-là même qui nous assaille à nouveau à l’aube du XXIe siècle pour essayer d’expurger l’âme de l’être humain et démontrer de façon absurde que la psychiatrie est une discipline médicale comme les autres. Dans le rôle principal, Sandy Ratcliff effectue une composition sobre et juste et les parents, Grace Cave et Bill Dean, rendent très bien le côté ambivalent de leurs personnages. Même si l’exposé est par instant un peu doctrinaire et un brin prosélyte, c’est un film bien fait, courageux et passionnant de bout en bout. Le contraste des méthodes est saisissant et la volonté d’expulser une fois de plus le fou de la société, cette fois en faisant de lui un « malade » est caractéristique de l’autre folie, celle de la normalisation à tout prix et de la priorité de l’éducatif sur l’écoute. Il y a beaucoup à entendre et beaucoup à retenir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2012
Family Life, troisième long-métrage de Ken Loach, dénonce le traitement des enfants par la société anglaise puritaine. La vision étriquée de certains parents concernant l’éducation de leurs enfants et leur avenir est ici remise en question de manière poignante. Loach, alors âgé de 35 ans, met à mal la morale dans tout ce qu’elle a de destructeur.
Pour lire la suite: http://quaiducinema.wordpress.com/2012/12/11/la-destruction-de-janice-family-life-ken-loach-1972/
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 novembre 2012
sorti en 1971 ce film était plutot novateur pour son époque avec une dénonciation de la vieille société anglaise psycho rigide. Néanmoins à le voir aujourd'hui après les milliers de sujets qui ont été fait sur les relations parents-jeunes adultes l'ensemble a un gout de déja vu et demeure d'un profond ennui. De surcroît je trouve qu'il n'y a pas de parti pris assez tranché - Le personnage de Janice est peu clair et après tout on se demande souvent pendant le film si on ne suis pas juste l'histoire d'une pauvre névrosée avec ses parents affligés sans rentrer dans une quelconque réflexion sur les conflits intergénérationnels. Dans un style un peu simlilaire et plus contemporain , " This is england " est à mon sens nettement au dessus de celui ci .
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2012
Les années 70 ont marqué un tournant dans l'évolution des mentalités: la jeunesse a obtenu une liberté croissante et donc par la même occasion une séxualité beaucoup plus débridée. Face à cela, les générations précédentes était décontenencées, ne sachant pas comment réagir. Dans ce film, cette évolution est clairement relatée: on suit l'histoire de cette jeune fille (interprétée par une magnifique Sandy Ratcliff) qui s'oppose à ses parents qui sont restés "vieux jeux" et qui ne semblent pas du tout approuver cette société dans laquelle ils vivent. Ainsi, devant l'austérité de ses parents, Janice va vivre une véritable descente aux enfers et voir sa vie totalement chamboulée et par la même occasion sombrer dans la folie. Ken Loach signe un drame psychologique vraiment prenant et on éprouve réellement une compassion sincère pour cette jeune Janice. Du cinéma Britannique dans toute sa splendeur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 juin 2012
Les années 70 ont été le point d'orgue de l'évolution des mentalités: des jeune plus libres et une séxualité l'étant aussi.
Le film nous parle de la vie de cette jeune Jade agée de 18 ans et qui se heurte à l'incompréhension des ses parents "old-school" qui réfutent cette société.
Ainsi devant cette austérité, Jade va sombrer dans la folie et sa vie va se résumer a des allers retours permanents entre son domicile et le centre psychiatrique.
Un excellent film signé Ken Loach.

Petite précision: film réalisé et sorti en 1971.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2011
Ken Loach a pleinement atteint ses objectifs : dénoncer la vision étriquée de l'éducation des enfants qu'ont certains parents, et plus largement le traitement des enfants par la société anglaise pétrie de puritanisme. C'est un film coup de poing, qui remue les tripes. La mise en scène est de facture classique, sans plan révolutionnaire, le rythme est lent, mais Ken Loach maîtrise parfaitement l'ensemble et sait créer l'émotion avec une économie de moyens impressionnante. Les acteurs sont épatants, notamment les parents et le corps médical. Le caractère particulièrement obtus des parents peut paraître caricatural mais il est hélas plus répandu qu'on ne le croît. Les individus qui font le plus de mal autour d'eux ne sont pas toujours ceux qui se sont délibérément fixé cet objectif, mais parfois ceux qui sont persuadés de détenir la "vérité vraie". Film dur, mais à voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 décembre 2010
Film absolument magnifique! Je ne vais pas m'attarder sur la critique du conservatisme anglais et de la psychiatrie de l'époque car d'autres l'ont fait mieux que moi, mais le film a une vraie force, nous prend vraiment aux tripes. Un véritable chef d'oeuvre de Ken Loach! Surtout à l'époque où il a été tournée.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2010
Un des premiers films de Ken Loach, un des plus percutants aussi de sa longue carrière cinématographique. Bref, un film coup de poing brillamment interprété et réalisé de façon quasi documentaire. Quelle force ! Un vrai miracle tant les bonnes surprises sont rares quand la réalisation s'efface face à l'improvisation des acteurs. Mais ici, tout se justifie et on suit avec fascination la lente descente en enfer de cette jeune londonienne écorchée vive et en butte à son cercle familial. Quel dommage que cette scène finale vienne brouiller les cartes...
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2009
Tourné à la façon d'un documentaire, ce film de Ken Loach livre pourtant un message limpide. Notre petit couple de vieux cons de droite a pourri la vie de leur fille et l'a amenée à péter un câble. Ils n'ont jamais pris du plaisir quand ils faisaient crac-crac ensemble, enfermés qu'ils étaient dans le carcan de la bonne-pensée chrétienne, ce qui est bien sûr un héritage du célèbre puritanisme britannique. Les médecins des hôpitaux anglais se targuent de connaître la psychiatrie mais ce ne sont que des branquignoles dénués de cœur, qui n'hésitent pas à exposer leurs patients devant un amphithéâtre d'étudiants comme s'ils montraient des rats de laboratoire. Ils droguent leurs patients, ce qui les lobotomise et les rend aussi vif que des légumes. On ne peut qu'adhérer, car le film est partisan, mais ça on ne peut pas le reprocher à Ken Loach. "Family life" remue les tripes, c'est même parfois insoutenable. Pas beaucoup de déchets, sauf au début avec quelques dialogues franchement chiants. Il faut bien 15 mn au spectateur pour comprendre ce qui se passe, Ken Loach mêlant flash-backs et présent, mais après c'est finger in the nose. L'analyse de Loach est pertinente bien que caricaturale. Seulement trois étoiles à cause du sentiment de rejet que l'on peut ressentir à divers moments : ça hurle, ça pleure, et donc parfois ça soule. Mais un très bon film.
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