Un film désiquilibré , un peu bancal, pas très réussi pour tout dire. Une première partie sorte de marivaudage, où deux couples adultérins partent à la montagne pour se recadrer. Les paysages sont grandioses, avec l'ascension du Mont Blanc et les dialogues croustillants. La scène culte sous la tente en bivouac, où Lucchini se lache complètement est excellente et n'a pas vieillit. Celui-ci incite les deux couples au libertinage et les dialogues sont délicieusment grivois.Mais la 2e partie avec les 3 pieds nickelés n'est pas très crédible. Beaucoup d'improvisation, comme d'habitude avec Lelouch, et malheureusement c'est souvent raté. C'est trop farfelu et on s'ennuie souvent. Les trois femmes réunies dans l'aventure ou ex compagne de Lelouch jouent très bien: Marie L est vraiment délicieuse et Alexandra trés séduisante, sa scène de danse nue dans le tribunal est superbe , un très beau corps,Mais cela ne peut sauver un film ennuyeux.
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1,0
Publiée le 17 avril 2021
Même si Lelouch n'est pas un réalisateur français habituel qui filme des gens très bavards dans ses films celui-ci est un exemple parfait de ce pour quoi le cinéma français est connu. L'intrigue porte sur un procès contre trois hommes qui ont essayé de gagner beaucoup d'argent par des méthodes illégales pour se rendre au Canada et sur les avocats et le juge qui poursuivent le procès et qui sont infidèles à leurs couples. Les personnages parlent et parlent pour ne rien dire avec des conversations superflues comme d'habitude dans le cinéma français. Ce n'est pas un film à voir absolument sauf si vous n'avez pas d'autre chose à faire que de le regarder. La seule chose vraiment judicieuse concernant ce film est son titre tout ça pour ça...
Après un échec commercial, ce qui a été une constante dans sa carrière, Lelouch a voulu s'octroyer une petite récréation en réalisant Tout ça pour ça, un film qu'il voulait léger et divertissant. Autour des femmes de sa vie (Evelyne Bouix, Marie-Sophie L, Alessandra Martines au corps parfait), on retrouve des acteurs français très populaires : Darmon, Lindon, Gamblin, Huster, Luchini, Dulery. Ce film a les qualités et les défauts d'un Lelouch. Qualités à savoir des acteurs et actrices sublimés par sa direction d'acteur dont un Luchini césar du meilleur second rôle masculin qui nous livre une prestation proche de ses shows télévisuels. Défauts comme les allers-retours entre le présent et le futur assez confus ainsi que des dialogues philosophiques assez fourre-tout sur l'amour, le bonheur, la vie. Des tics aussi mais qui sont aussi sa marque de fabrique comme une musique quasi omniprésente, une caméra à l'épaule tourbillonnante procédé qui l'a rendu célèbre pour Un homme et une femme. Un film comme souvent chez Lelouch qui nous montre autant chez les malfrats que chez les juges qu'il est devenu difficile d'aimer. Un film sur les hasards, les rencontres impromptues comme les aime le cinéaste. Ceci étant, un film divertissant...C'est à discuter.
Bizarre. Voila comment je peux qualifer ce film. Au début on se fait un peu chier dans une fausse tension amoureuse lourde et ennuyante puisqu'on nous montre les passages inutiles et on zappe les intéressants, puis vient les histoires qui ont conduit au procès de 3 personnes super attachantes auquel assiste les 2 couples vus précédemment. Un autre film semble démarrer, bien plus intéressant c'est vrai mais ça fait bizarre. Surtout qu'on ne revient pas vraiment au pich du début. Seul lien: l'amour ( "le procès de tous ceux qui ont eu envie de s'aimer"). Les sortes de rêve/ réalité parallèle nous perdent, la narration étant pas assez bien ficelée. La fin est un non-sens terrible, c'est pas clair du tout et pas grand chose est résolu. Bref à éviter.
Réjouissant au final malgré quelques passages qui semblent présumer d’un film un peu lourdingue. Le croisement des vies est vraiment bien trouvé, rythmé par la musique et le rire. Le personnage loufoque de Lucchini, la personnalité haute en couleur de Darmont et les femmes au centre des histoires d’amour. Il faut vraiment être Lelouch pour maîtriser aussi habilement et aussi librement l’histoire de cinq personnages dont le point commun est d’aimer
Un titre on ne peut plus indiqué pour 1 h 15 d'ennui. J'avoue n'y avoir rien compris. Luchini, survolté, n'a pu sauver un film insipide. En revanche les Pieds Nicklés de l'introduction m'ont amusé : Darmon-Croquignol, Lindon-Filochard et Gamblin-Ribouldingue !
Deux types de personnages évoluent dans cette comédie. Des couples libertins dont le travail consistent à juger ou défendre des accusés et trois gars aux vies sentimentales compliquées qui s'unissent dans l'illégalité et se retrouvent sur le banc des accusés. Des passages coquins, amusants même délirants qui doivent beaucoup au jeu des acteurs. Sinon, le titre résume l'esprit du film qui ne porte aucun message particulier et se contente juste de divertir. La fin est un peu décevante à l'exception de la plaidoirie de l'avocat de la défense, Fabrice Lenormand alias Luchini, toujours hilarant.
Drôle et décalé, le film porte bien la patte de Claude Lelouch avec des vies qui s’entrecroisent et son style déconstruit. Le montage incruste les personnages dans un scénario qui virevolte au rythme de musiques et de mélodies fredonnées. Le trio de Pieds nickelés Darmon-Lindon-Gamblin est hilarant et attachant dans leurs infortunes et Luchini parfait comme toujours dans son impertinence. La fin part un peu en vrille, on a le goût d’une mayonnaise sans saveur.
Un bon Lelouch, qui propose comme à son habitude un enchevêtrement d'histoires d'amour. Les acteurs sont tous excellents. Quelques répliques ont attiré mon attention comme : "On connaît vraiment sa femme le jour de son divorce". Tellement vrai ! La scène sous la tente avec Fabrice Luchini en plein délire, est simplement énorme ! Francis Huster ne sait plus quoi faire et c'est jubilatoire. La scène du procès avec inversion des rôles des acteurs, est toute aussi énorme ! La scène de danse d'Alessandra Martines est magnifique. La plaidoirie de Fabrice Luchini qui préfigure Jean-Philippe qui sortira treize ans plus tard relève de la prémonition. En toile de fond les imitations d'Antoine Duléry qui chante comme Yves Montand et parle comme Michel Serrault. Seule la musique est un ton en dessous. Le final est somptueux, virevoltant, dans la salle des pas perdus du palais de justice. Vraiment un bon Lelouch.
C'est incroyable tout ce talent et cette intelligence pour un propos aussi vide, un néant aussi sidéral : le cinéma français dans toute sa vanité nullissime.
Des acteurs célèbres et plutôt bons au départ (sauf quelques un-e-s), par ailleurs trop nombreux, au service d'un scénario et de dialogues affligeants. C'est lourd, superficiel, vulgaire et compliqué tout en étant sans intérêt, on décroche très vite et on s'ennuie à cent sous de l"heure. Pourtant de gros moyens techniques. Vain, ennuyeux et pénible.
Aussi étrange que cela puisse paraître, ce long-métrage de Claude Lelouch a rencontré un véritable succès auprès du public en terminant à la troisième place des films français au box-office de 1993. Pourtant, le scénario complètement décousu, comportant finalement deux intrigues en une, n’est pas franchement réussi. On suit parallèlement les tribulations de trois hommes désespérés et de deux couples infidèles. Tous ces personnages finissent par se rassembler sans que l’on comprenne vraiment quel regard l’auteur a voulu livrer sur les différentes facettes de l’amour. Heureusement, au côté d’un Fabrice Luchini impérial (César du meilleur acteur dans un second rôle) on retrouve Francis Huster, Vincent Lindon, Gérard Darmon et Jacques Gamblin. La touche de sensualité revient aux principaux rôles féminins, tous tenus par les compagnes (anciennes ou futures) du réalisateur. Bref, une œuvre confuse et inégale.
Tout ça … pour ça, est une comédie assez plaisante, peut-être pas la meilleure qu'ait réalisé Claude Lelouch mais qui se regarde très facilement. Le film se paye des acteurs formidables : Francis Huster, Marie-Sophie L., Fabrice Luchini, Alessandra Martines, Gérard Darmon, Vincent Lindon et Jacques Gamblin. Par contre, le film est variable.Autant les tribulations des 3 délinquants presque malgré eux (tellement ils semblent gauches et manquant d'assurance) sont très drôles, autant les histoires sentimentales et adultérines des deux couples ont moins d'intérêt. C'est d'autant plus le cas que ces deux pans du scénario sont presque déconnectés, ce qui donne un côté un peu décousu au film. Les décors alpins sont très beaux. C?est une comédie sympa.
C'est sans doute la plus forte note que je mettrai à jamais à un film de Lelouch. L'un des moins pires, sans doute pour Luchini. C'est prévisible, décousu, brouillon, improvisé (je n'aime pas, pour moi, tout doit être écrit). En résumé, tout cela pour cela !