C'est en 1982, 4 ans après le succès du premier opus, que sort « Halloween 2 ». Bien qu'il n'atteigne jamais (loin s'en faut) le statut de film culte dont bénéficie son grand frère, il reste un témoignage intéressant du cinéma fantastique de cette époque. On retrouve avec plaisir Jamie Lee Curtis et Donald Pleasence au casting, mais c'est le jeune cinéaste Rick Rosenthal qui est chargé de la réalisation. Il s'agit à l'époque de son premier film et sa faible expérience ne lui permet guère de rivaliser avec le génial John Carpenter... Le résultat, bien qu'encourageant, se traduit tout de même par une perte assez nette en terme de qualité technique. Cependant, son film n'est pas totalement dénué d'intérêt... Le scénario se révèle assez intéressant et on continue à y découvrir l'histoire sombre de Michael Myers... Les meurtres s’enchaînent ensuite avec une régularité de métronome et les scènes gores sont d'ailleurs bien plus présentes que dans le précédent épisode. Évidemment, après 35 ans de bons et loyaux services, les effets spéciaux ont beaucoup vieilli. Ceci dit, je trouve ce côté vintage (certains diront « ringard ») assez agréable et j'ai pris plaisir à redécouvrir cette œuvre pourtant mal cotée.
Une suite moins bonne que le classique de John Carpenter. "Halloween 2" reprend exactement là où le 1er film finissait et permet de retrouver Jamie Lee Curtis et Donald Pleasence ainsi que le terrible Michael Myers (dont le masque aurait cependant gagné à être plus effrayant). Mais, la mise en scène n'est pas à la hauteur, s'inspirant vaguement du style Carpenter (la musique, la vue subjective...) et accumulant tous les défauts typiques des films d'horreur (le coup du chat qui surgit, les longs plans silencieux, le coup de la main sur l'épaule suivi d'un "ouh, tu m'as fait peur"...). Et c'est le principal problème de "Halloween 2" : un manque totale d'originalité (doublé d'un casting trop peu étoffé). Et puis, ce film marque le début de la transformation de Michael Myers en monstre immortel à l'épreuve des balles (ce qui n'est jamais vraiment expliqué). Reste que le film tire son épingle du jeu grâce aux scènes d'explications du Dr Loomis et aux évocations du passé du tueur. Et puis, c'est dans ce film qu'on apprend que Laurie Strode est la soeur de Michael Myers ! Au final, cette suite restera comme un film beaucoup trop commun et pas assez gore mais qui réjouira les fans...
Surprenante suite du mythique Halloween de John Carpenter. Dans l'ensemble, c est une suite réussi, avec un Michael Myers toujours aussi flippant. Néanmoins, le gros point faible de ce film, sont les personnages : autant dans le 1er film, les personnages faisaient des choix cohérents et logique. Là dans ce film, c est tout l inverse, ce qui peut gâcher l'expérience. De plus, on instaure un côté "surhumain" à Michael Myers, qui restera tout le long des suites. Comme quoi, malgré une suite correcte, il aurait fallu s'arrêter au premier film
Suite directe du presque chef d’œuvre de John Carpenter, « Halloween 2 » vaut principalement le coup d’œil grâce à cette opposition transitoire entre Laurie Strode (Jamie Lee Curtis) et son frère Michael Myers qui donne l’impression de venir tout droit des cieux, lui qui est touché par une force herculéenne l’empêchant de trépasser. Pour ce qui est du reste, c’est à revoir dans les grandes lignes. Rick Rosenthal est loin d’offrir la dynamique nécessaire et ce huit clos se déroulant principalement dans l’hôpital d’Haddonfield fait du surplace en plus de simuler l’angoisse, la paralysant à (plus que) demi-mesure. Et lorsque l’on s’attaque au mythe, il convient de lui faire honneur à défaut de lui apporter l’intention qu’il devrait mériter…
Peu de temps après être touché par balles, Michael Myers fuit et se remet à poursuivre Laurie Strode. Cette première suite à la très bonne idée de se dérouler tout de suite après la fin de l'original. Une continuité déconcertante lorsque l'on s'attend à un slasher balisé avec un début conventionnel. Il faut avoir le premier en tête pour vraiment apprécier. Toujours tourné dans un splendide Cinémascope, la mise en scène n'est pas aussi pointue que celle de Carpenter, mais Rick Rosenthal s'en sort plutôt bien. Le suspense est bien là, et si les meurtres commencent à sortir de l'ordinaire (en pleine mode du slasher, Michale Myers se doit d'être inventif pour tuer), le tueur ne s'en prend plus qu'aux adolescents cette fois. C'est le début des meurtres à tort et à travers (les infirmiers et infirmières lubriques...). Si le film démarre au quart de tour, la dernière demi-heure est plus lente malheureusement: il y a le petit lot de révélations à placer ! Une suite honnête, qui donne dans la mode du slasher des années 80 tout en restant fidèle à l'original au moins dans la première partie.
Sorti trois ans après le grand classique du slasher, Halloween 2 démarre directement après la fin du premier volet, lors de la nuit menant au jour de la Toussaint, et commence même par un rappel des circonstances de la neutralisation de Michael Myers avant qu’il ne disparaisse à nouveau. Le film suit exactement le même ton mais en se concentrant petit à petit vers le huis clos, alors que le scénario prend place dans l’hôpital où a été amenée Laurie. Jamie Lee Curtis et Donald Pleasance reprennent leurs rôles dans une ambiance pesante avec de nombreux plans suggestifs. Le background est renforcé par l’apparition d’un dossier caché, révélant que spoiler: Laurie est en réalité la petite sœur de Michael, née peu après son incarcération.
Si Carpenter laisse sa place à Rick Rosenthal tout en prenant la casquette de producteur, on retrouve bien sa patte artistique dans les apparitions et les meurtres de Myers, sans parler des musiques récurrentes ici reprises avec un timbre plus cinglant. Le film vaut vraiment pour l’inventivité de sa mise en scène, le tueur apparaissant souvent subrepticement (l’ombre derrière un rideau de douche, son masque blanc dans le noir après la découverte d’un cadavre) et commettant des meurtres variés (gorge coupée au premier plan, seringue dans l’œil, étranglement en silence an arrière-plan, visage ébouillanté). Une suite qui a du sens !
Les suites plus mauvaises que leur original, c'est connu, sont souvent de niveau inférieur. Ce qui est fort cependant avec ce volet, c'est qu'il garde la même ambiance que le précédent (ambiance avec laquelle je n'accroche pas, soit dit en passant). Mais pour le reste, on s'approche davantage du slasher lambda dans sa forme. Le tout servi par un jeu d'acteur risible (la VF n'aide pas) et des incohérences. Bref, très décevant. Décidément, quand on confie un volet de la franchise à Rick Rosenthal, il a des difficultés à en faire quelque chose de bien, comme nous en témoigne "Halloween Résurrection" ^^
Le "slasher" a pour tradition de se décliner en une succession d'épisodes, usant complètement les ficelles d'un premier opus généralement satisfaisant, pour voir sa qualité tendre vers un zéro finalement toujours plus loin que l'on ne pense. "Halloween II" vient donner un méchant coup de poignard au premier, le tirant inévitablement vers le bas. Fini la peur du noir, place aux meurtres d'étudiants libidineux selon des procédés tous plus imaginatifs les uns que les autres. A peine le n°2 que déjà on voit le train-train s'installer. Cette suite a toutefois le mérite de bénéficier d'un vrai scénario (même si pas très excitant) et surtout d'une mise en scène assez inspirée. Au moins retrouve-t-on ici les apparitions fantomatiques de Michael Myers, dans quelques séquences vraiment réussies. La seringue dans l'oeil reste aussi l'une des scènes les plus réussies du cinéma d'horreur. Pour "Halloween II", le fond ne suivait visiblement plus, mais la qualité était là.
Nettement inférieur à l'oeuvre de John Carpenter,"Halloween 2" reste une digne suite,dont l'histoire prolonge exactement l'action de cette fameuse nuit meurtrière du 31 octobre.Cette fois,Michael Myers fait des ravages dans l'hôpital où est soignée Laurie Strode,l'étudiante qu'il a voulu poignardée dans le premier volet.On apprendra qu'ils sont frères et soeurs,et quelques éléments du trouble psychopathe de Myers ressortent.La musique caractéristique est toujours présente,forçant vers l'électronique.L'originalité a disparu,et on retrouve déja certains futurs poncifs du slasher.En revanche,la suite se distingue par la variété des meurtres(seringue,égorgement...),et Myers apparaît beaucoup plus à l'écran,au détriment de l'ambiance de suggestion.Le huis clos est étouffant,même si les scènes avec le médecin incarné par Donald Pleasence font retomber la tension opérante.Le film est plus orienté ado,avec une scène particulièrement chaude dans un jacuzzi.La boucle semble être bouclée à la fin,alors que Jamie Lee Curtis fait encore étalage de ses qualités athlétiques.L'aura du fameux boogeyman agit encore!
Jamie Lee Curtis et Donald Pleasence, c'était le duo gagnant du numéro 1. Je dois avouer que cette fois, il n'y a plus que Don Pleasence pour assurer le coup, ce film étant une pale resucée du premier opus. Alors c'est sur, on a fait beaucoup moins bien comme slasher, comme beaucoup mieux...
Comparé au premier, on s'ennuie pendant une bonne heure. Le jeune premier Lance Guest est plutôt bon acteur mais le film est oubliable voire même trop oubliable. Le film est en fait loupé du début à la fin, Rick Rosenthal n'étant pas un magicien de la réalisation. Les autres acteurs, de Charles Cyphers, Jeffrey Kramer, Pamela Shoop, Hunter Von Leer et Gloria Gifford sont assez calamiteux, faisant passer ce film d'horreur pour un film de série Z, voire même pire : un téléfilm sur M6.
La surprise n'est plus là, la terreur non plus. Michael Myers reste quand même un des meilleurs tueurs de film d'horreur, même avec ce nanar…
On reprend les codes du premier film mais cette fois-ci avec bien moins de réussite. Les acteurs foire vraiment leurs prestations, j'ai eu plus envie de rire qu'autre choses ... Le scénario ne leurs rend pas service, assez banal dans le fond même si cette suite possède quelques trouvailles. Le plus dur avec ce second film étant la mise en scène fade de Rosenthal comparé à ce que Carpenter à livré dans le premier opus ! Même la musique est remixé, pas une brillante idée la encore ... Moyen.
Après avoir beaucoup aimé le premier Halloween j'ai acheté le deuxième qui avait plutôt bonne réputation et c'est assez justifié. Même si il n'atteint peut-être pas la qualité du premier, il n'en reste pas moins efficace et ma foi plutôt bien fait. Le film a lieu directement après les évènements du premier, d'ailleurs le tout début de la suite est la fin du premier. De ce fait on a pas le temps de souffler et nous sommes directement embarqués dans l'histoire. Le rythme du film est très efficace, on a pas vraiment le temps de compter les minutes, c'est très bien mené et en plus la mise en scène y est très bonne, c'est d'ailleurs ce qui m'a étonné je m'attendais à quelque chose de moins beau formellement. Pourtant Rosenthal est inspiré, il y a plusieurs plans-séquences fort sympathiques d'ailleurs et la musique au piano de Carpenter est toujours présente, j'adore le thème de la saga d'ailleurs! En tout cas Rosenthal réalise une suite digne du premier, même si l'on perd un peu de l'ambiance envoûtante de l'original. Ce second volet est plus sanglant, plus direct et moins posé avec en prime quelques moments de tension assez efficaces. Certains meurtres sont mis en scène de manière plutôt originale (le jacuzzi), d'autres ont un peu vieilli notamment à cause de maladresses de montage, c'est dommage mais ça reste convaincant dans l'ensemble et ça pimente un peu ce scénario léger, sans que celui-ci soit mauvais pour autant. Disons qu'il y a une principale nouveauté scénaristique qui nous éclaire davantage sur les motivations de Myers mais ça n'enflamme pas le récit pour autant. Heureusement que c'est bien rythmé et bien mené pour compenser ce petit manque de contenu. Les acteurs sont plutôt bons, le personnage de Myers toujours aussi énigmatique et le film reste très divertissant. Un bonne petite suite, un bon petit slasher, rien de bien transcendant mais ça a le mérite de ne pas s'écrouler après un très bon premier volet.
Suite directe du chef d'oeuvre de John Carpenter, "Halloween II" est aussi excellent que le premier film de la saga. Plus sanglant et moins lent, Halloween II de Rick Rosenthal n'a rien à envier à son prédésseur. Bénéficiant d'une réalisation maîtrisée, d'un scénario simple mais éfficace et d'acteurs en grande forme, Halloween II est une véritable perle pour les fans du genre. Une bande originale toujours aussi efficace et bien stressante qui accompagne magnifiquement le film. Les meurtres sont plus nombreux et variés, l'ambiance est sombre et haletante. Ce film, il faut le déguster. Un classique de l'horreur qui ne faut surtout pas louper.
Difficile de donner une suite à une film très réussi. C était les années 80 et donc une autre époque. Le seul intérêt de cette suite poussive vient de LA révélation dans le scénario du lien entre Lorie Strode et Mickael Myers...
Cette suite au chef-d'oeuvre de John Carpenter réalisée par Rick Rosenthal, bien que Carpenter déçu du résultat final tournera quelques scènes en plus, reprend là où le précédent volet s'arrêtait. Si l'effet de surprise disparaît et que Rosenthal se contente de copier la réalisation de Carpenter, cette suite reste tout à fait correcte avec beaucoup de suspense et de très bons acteurs dont Donald Pleasance et Jamie Lee Curtis toujours au rendez-vous. Michael Myers est beaucoup plus présent à l'image et le fantastique est clairement assumé, la réorchestration du thème d'Halloween par Carpenter est quelque peu horripilante, il y a un jeu sur les sons et le suspense assez réussi faisant sursauter le spectateur plus d'une fois. Si cette suite n'apporte rien de nouveau et ne surpasse pas l'original, elle reste un thriller de qualité qui se regarde avec plaisir et effroi.