J’attendais Halloween II avec une certaine curiosité, d’autant plus que j’avais plutôt apprécié le premier film, que j’avais noté 3,5/5. Ici, on reprend exactement là où Halloween s’arrêtait, ce qui est à la fois une bonne idée et un piège. Le film a le mérite de prolonger directement la nuit d’Haddonfield, mais j’ai rapidement senti que la magie et la tension du premier opus s’étiolaient un peu.
L’ambiance reste efficace par moments, notamment dans l’hôpital, cadre froid et anxiogène qui se prête bien au jeu du slasher. Certaines scènes sont réussies et Michael Myers conserve ce côté implacable et inhumain qui fait sa force. La musique, toujours aussi iconique, aide beaucoup à maintenir une atmosphère oppressante, même lorsque la mise en scène se montre plus mécanique.
En revanche, j’ai trouvé l’ensemble plus répétitif et moins inspiré que le film de Carpenter. Le rythme est inégal, avec des longueurs qui cassent la tension, et les personnages secondaires sont pour la plupart oubliables. Le film mise davantage sur le gore et les morts graphiques, ce qui pourra plaire à certains, mais personnellement j’y ai vu une perte de subtilité par rapport au premier volet, bien plus suggestif.
Au final, Halloween II reste un slasher honnête et cohérent dans la continuité directe du premier film, mais il n’en atteint jamais le niveau. Moins tendu, moins élégant, il se contente souvent de recycler la formule sans vraiment la renouveler. Une suite correcte, qui se regarde sans déplaisir, mais qui explique pourquoi ma note descend à 3/5.