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Agnes L.
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3,5
Publiée le 4 avril 2025
Un thésard en sociologie, joué par André Dussolier, a pris pour sujet : « les femmes criminelles ». Il se rend à la prison pour recueillir le témoignage d'une jeune femme accusée de meurtre, Camille Bliss (Bernadette Lafont). Assez naïf, il est captivé par ce qu'elle lui raconte, d'autant qu'elle a un physique attirant et sait présenter les faits à son avantage. Une vraie découverte que cette comédie de Truffaut. Amusant aussi de voir des acteurs connus à leurs débuts. Le rôle que joue Bernadette Lafont est pour beaucoup dans la réussite de ce film car sa gouaille lui permet de camper une fille qui sait y faire pour séduire les hommes. Le comique de situation s'appuie sur des personnages caricaturaux qui nous font sourire. Bien sûr, cette exagération peut déplaire, seulement pour ma part, j'ai trouvé l'ensemble bien distrayant.
S’il existe bien un film à part dans la carrière de François Truffaut, c’est bien Une belle fille comme moi. En effet, même si on trouve régulièrement des éléments humoristiques dans les différents films du cinéaste, ce dernier n’est pas un habitué des comédies farfelues, ce qui est le cas d’Une belle fille comme moi. Ainsi, le film est constamment traité sur le ton comique et n’hésite pas à rendre les actions volontairement peu crédiblesspoiler: (l’accident de Clovis) voire totalement irréalistespoiler: (Camille enfant qui s’envole) . Truffaut semble avoir fait le film pour s’amuser. Il joue avec la structure cinématographique en construisant son film avec des flashbacks rentrant régulièrement en contradiction avec les propos de Camillespoiler: (ils rétablissent la vérité sur les récits mensongers de son héroïne même s’ils sont montrés de façon fantaisiste) et en jouant sur le sonspoiler: (Arthur qui regarde la route vide en tournant la tête comme si des voitures passaient alors que la bande son est constituée des bruits de courses automobiles que Sam Golden passe quand il fait l’amour et qui sont logiquement inaudibles par Arthur vu l’endroit où il se trouve) . Cela ne l’empêche cependant pas d’évoquer sur un ton comique l’intégrité des vrais cinéastes avec la séquence où un enfant refuse de montrer le film qu’il a tourné et qui sert à innocenter Camille tant que celui-ci n’est pas totalement monté. Truffaut s’amuse et ses différents acteurs en font de même : Bernadette Lafont qui se voit offert un véritable show pour elle pour ses retrouvailles avec Truffaut 15 ans après Les Mistons, Claude Brasseur, Charles Denner, Guy Marchand, André Dussolier (dans son premier véritable rôle au cinéma) ou encore Philippe Léotard. Ainsi, même s’il est vraisemblablement une des œuvres les plus mineures du cinéaste, Une belle fille comme moi reste un film distrayant qui est à voir comme un moment de récréation dans la carrière de François Truffaut qui signera un de ses films les plus personnels l’année suivante : La Nuit américaine.
On a plaisir à revoir une pléiade de comédiens tout jeunes ou à leurs débuts : Philippe Léotard, Bernadette Lafont, Jean-Claude Brialy, Claude Rich, Claude Brasseur, et même dans son premier rôle André Dussolier ! L'histoire n'est pas extraordinaire mais vivante, atypique dans son récit dynamique et ses flash-backs omniprésents, avec une Bernadette Lafont se servant des hommes (et de ses fesses!) pour parvenir à ses fins, et dans un registre particulièrement léger et humoristique. On est assez surpris pour ne jamais s'ennuyer.
On peine à croire que c'est bien François Truffaut qui ait été aux commandes de cet aimable navet, lequel met lourdement en scène le trajet d'une manipulatrice vulgaire interprétée par une Bernadette Lafont que l'on préfère filmée par Rivette dans "Out 1" plutôt que la voir jouer les allumeuses prévisibles dans ce film ni fait ni à faire, quoiqu'en partie "sauvé" par un dernier quart d'heure acceptable, gentiment cruel et qui a au moins le mérite d'être écrit. Parce que pendant près d'une heure, on suit un empilage de caricatures lourdingues : le mécano sale et obsédé sexuel, le chanteur qui passe plus de temps avec les filles dans sa loge que sur scène, l'avocat véreux et opportuniste, et enfin le coup de grâce avec le catho dératiseur qui repousse les limites de la débilité. Les acteurs habituellement talentueux qui sont ici à l'oeuvre sont logiquement incapables de sublimer des personnages chargés comme des mules, dont il n'y a pas grand chose à extraire. Soulagé de ne subir qu'une heure et quart de situations gênantes, inintéressantes et souvent hystériques, on tâchera de vite oublier ce film raté ne contenant aucune thématique chère à Truffaut.
Film pas vraiment incontournable dans la filmo de Truffaut : Laffont comme d'hab en fait des caisses et on passe un moment pas désagréable mais bon 1 an après FT réalisera La nuit américaine qui est à mes yeux son chef d’œuvre donc cette farce là semble vraiment anecdotique en regard du film d'après.
Un film méconnu et mésestimé, notamment par les contempteurs de François Truffaut, qui sont passés a côté de la plaque par esthétisme ou par snobisme intellectuel. Une belle fille comme moi est une comédie noire et loufoque que l’on peut rapprocher d’autres films de la fin des années 60 et 70 (The Party, les Producteurs, le Viager). Une fillette innocente (ou presque) va se révéler rapidement une nymphomane amorale, manipulatrice et arriviste. Elle va user et abuser une galerie de mâles stupides ou méchants, dotés de personnalités très différentes mais tous accros au sexe et sous son charme. Tous excellents, dans l’ordre : Philippe Leotard, Guy Marchand, Claude Brasseur, Charles Denner (avec une mention spéciale) et pour finir, un débutant en 1972, André Dussollier Le trait volontairement forcé et la grossièreté font partie de l’exercice, mais ne nuisent pas à la satire. Le dénouement est particulièrement hilarant. A noter qu’un film américain des années 2000, «Belle mais dangereuse » avec Liv Tyler dans le rôle de la garce fatale et Michael Douglas, reprend une thème voisin 7avec moins de brio et un synopsis un peu différent. François Truffaut ne considérait pas du tout ce film comme mineur dans sa cinématographie. C’est bien notre avis.
Enfin vu, après 52 ans! Franchement pas terrible, le plus mauvais Truffaut, même si se donne à fond ds ce rôle débridé. En puis l'on voit Dussolier débuter.
Avec ce portrait de femme haut en couleur, François Truffaut signait là une comédie noire assez légère. L’ennui c'est que le trait manque souvent de finesse et qu'on tombe parfois dans une caricature grossière.
Quel drôle de film, oscillant entre le burlesque et la comédie de mœurs. Bernadette Laffont se sert de tous les hommes et spoiler: renverse la situation de départ . Ce n'est pas très profond, plus digne de Max Pecas que de Truffaut. Dussolier pour son premier rôle à l'écran, est très bon, Bernadette Laffont semble un choix plus discutable,spoiler: comment Stanislas peut-il préférer cette garce à la charmante secrétaire ?
Jean-François Stevenin est assistant décorateur et fait une apparition. Dabadie qui fait les dialogues, également, ainsi que la maquilleuse asiatique, (qui recommencera dans l'argent de poche.) On aperçoit dans la loge de Camille Bliss le portrait de Jim, déguisé en Mozart.
Je découvre à la TV ce film de Truffaut dont je n'avais jamais entendu parler et j'ai trouvé que c'était une petite pépite. Le scénario est très bien ficelé, les personnages bien typés, et les acteurs au top, notamment Bernadette Lafond, André Dussollier, dont c'était le premier film, Philippe Léotard, Charles Denner.. Le rythme est soutenu, les dialogues pétillante et l'opposition entre le jeune sociologue idéaliste, bourgeois et empoté et la délinquante, issue d'un milieu modeste, amorale et arriviste fonctionne à Merveille
Une belle fille comme moi. Il faut prendre ce film comme il est. Du François Truffaut. Un film qui a cinquante ans. Bernadette Lafont joue un sacré rôle. Un scénario rapide et beaucoup de scènes. Il faut patienter presque la moitié du film pour rentrer dedant.
J'adhère à la critique d'Ezibaza et ajouterai seulement que François Truffaut, dont la physionomie dégageait souvent de la tristesse, cachait sous ce masque de la drôlerie et de l'entrain. Ce film le démontre. Que les pisse-froids se rappellent que nous sommes aussi ,et notamment , au pays de Rabelais.Le acteurs sont excellents. Bonemine
Désolé mais ce côté fille déjantée et fofolle me fait plutôt penser à une fille niaise et stupide. Le rythme et les nombreuses scènes dans tous les sens donnent un sentiment de n’importe quoi et lassent très vite. Usant en fait. Rien n’est drôle en vérité et on s’ennuie vite.
Une Bernadette Lafont en mode gourde de service, ou presque. Dans un cliché de misogynie extrême, on tend vers une anti-héroïne qui se dépatouille pas si mal que çà avec la vie. André Dussollier en jeune premier, des conquêtes masculines utilisées pour arriver à ses fins. On sort du lot le naïf Charles Denner, le seul personnage qui donne envie d'y voir plus clair jusqu'au bout. Le cinéaste des femmes, François Truffaut, à encore frapper. Parfois pour le meilleur, mais aussi pour le pire.
Stanislas Previne (André Dussollier, très jeune) écrit une thèse sociologique sur les femmes criminelles et voit Camille Bliss (Bernadette Lafont) à cette occasion, en prison. Celle-ci lui raconte son histoire, Stanislas s’attache rapidement à elle. Plusieurs scènes sont amusantes que ce soit en termes de situations ou de répliques (quelques exemples : lorsque l’assistante de Stanislas est choquée du langage de Camille en le retranscrivant, ou lorsque Stanislas apprend - gêné - que Camille est punie pour avoir volé des gants qu’elle lui a offerts la veille en lui indiquant qu’elle les avait tricotés pour lui). En revanche, c’est assez répétitif, on se lasse de cette histoire. Le film est globalement sympa (notamment pour l’opposition de style entre Stanislas et Camille) mais pas trépidant, ni avec une intrigue qui tient en haleine, d’autant que l’héroïne n’est pas du tout attachante.