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Un visiteur
3,0
Publiée le 22 janvier 2019
Loin d'être nul ce film a assez mal vieilli. Il est le témoin d'une époque et d'un milieu petit-bourgeois complètement ringard aujourd'hui. Les filles sont jolies et sexy, le garçon est d'un genre cérébral au sexe flou qui l'empêchent de passer à l'acte. Dans un autre milieu le garçon aurait "niqué" les trois filles et basta et trêve de bavardages. Cela précisé ce "marivaudage" est autant plaisant qu'agaçant à regarder...
Ayant beaucoup aimé Ma nuit chez Maud, je fais des efforts pour trouver chez Rohmer ce qui parait extraordinaire à certains. Pour du cinéma parlant, on est servi effectivement. J'ai tenu jusqu'à la fin, et à force de dialogues, j'ai retrouvé certaines des interrogations que peuvent avoir les garçons et les filles à 18 ans. La valse hésitation a remplacé la valse musette et la baie de Dinard les bords de la Marne. Bref, je reste sur ma faim. TV1 - janvier 2019
Suivre les palinodies de coeur de Gaspard, n'est pas inintéressant, Melvil Poupaud etant déjà à l'époque un très bon acteur. Pour autant le film pêche par son bavardage, d'autant plus flagrant que les comédiennes ne parviennent pas à rendre vivants des dialogues très ecrits. 01/19
Un des deux contes de la jeunesse avec le printemps. Le propos est sur l’amour et l’amitié. La promesse ou le mensonge. En un mois le garçon a appris des choses et il a changé. La raison avec celle qui vient d’Espagne, les principes avec la chanteuse et la vérité avec la crêpière. C’est beau, plaisant et terriblement sympathique
Un film envoûtant qui navigue au gré des sentiments et des envies et passe comme un soupir, ou plutôt comme un mois d'été. Les personnages sont tous si singuliers, les sentiments se balancent, le tout dans une élégance folle. Un vrai régal !!
inoubliable , indémodable, reposant , dépaysant. je l'ai vu plein de fois car à chaque fois il me transporte, son ambiance musicale , le réalisme qu'il dégage, on as juste l'impression d'être sur place. et même si l'histoire ne parait pas réaliste ( une fille qui insiste pour faire connaissance à un inconnu sur la plage ) ce film fait juste rêver, et c'est le but du cinéma après tout..
Personne mieux que Rohmer n'a su à ce point mettre en scène les méandres sinueux de la psychologie humaine, et plus particulièrement féminine. Beaucoup de dialogues, très peu d'action, mais quelle justesse !
" Conte d'été " , pas loin d'être le meilleur Rohmer à mon avis , filme en toute simplicité l'évolution de l'amitié entre Gaspard un artiste au coeur d'artichaut & Léna une serveuse saisonnière à la sensibilité à fleur de peau .
Les dialogues ciselés , les acteurs généreux & sincères , ainsi que le cadre de la Bretagne estivale captivent l'attention du spectateur à la recherche d'un cinéma humaniste & zen . Les amateurs de cinéma d'action , de S.F. ou d'humour gras risquent de n'y voir qu'ennui & vacuité .
" Conte d'été " s'impose comme un film antithèse parfaite du cinéma d' entertainment pur et c'est en ça qu'il fait du bien .
De la poésie oui, mais du bavardage surtout. Certains vont voir dans le conte de Rohmer un mauvais épisode de Plus Belle la Vie, d'autres au contraire une œuvre touchante sur les rapports homme/ femme. Personnellement j'y vois les deux, mais à des moments différents.
D'incessant bavardage pour quoi ? rien ou presque car avec toutes ces longueurs , il est bien difficile de trouver un quelconque intérêt à ce marivaudage balnéaire .
Dans cet épisode issu de son cycle des Contes des quatre saisons, Rohmer fait du Rohmer, encore et toujours. Et qu'est-ce que c'est bon ! On a juste envie que jamais ne se terminent ces bavardages et marivaudages qui prennent ici pour cadre un été de Bretagne au cours duquel le cœur d'un jeune homme, magnifiquement porté par un Melvil Poupaud légèrement indolent, va balancer entre trois femmes. Comme souvent,spoiler: à force de tout vouloir, on finit par tout perdre ... Simplement délicieux.
Gaspard débarque en solitaire à Dinard pour une quinzaine de vacances. Il arpente les plages, compose des chansonnettes et attendant que celle qu’il aime (Lena) daigne rentrer à Saint-Lunaire et lui consacrer un peu de temps. La solitude ne lui pèse pas, il a l’impression d’être invisible dans le groupe ; c’est donc un choix. Dans cette attente paisible, il va tomber sur Margot qui elle aussi est une amoureuse avec un problème de timing (soit en France avec un amoureux à l’étranger soit l’inverse). Lors de longs travellings sur la belle côte d’émeraude, les deux jeunes gens vont se livrer lors de dialogues magnifiquement écrits. Evoquant tour à tour, sur le ton de la vérité, leurs questionnements sentimentaux. Puis Solène entre en piste, pulpeuse et séductrice mais avec des valeurs d’un autre temps (« je ne couche pas le premier soir »). Jeté dans les bras de Gaspard par Margot, juste pour voir ce qu’il va advenir. Il se lance dans cette relation, puis Lena finit par débarquer. Et elle incarne la femme dont il rêve. Lui, si transparent, fait dire à Margot : « Tu trouveras une femme que tu aimeras et qui t’aimera. Mais pas tout de suite. C’est pour çà qu’on a envie de s’attacher à toi. On a envie d’attendre… ». Visionnaire et en avance sur les garçons, cette Margot, aura une réplique bien tranchante à propos de la différence de maturité homme femme un peu plus tard. A moins qu’elle n’ait pas perçu la place laissée au hasard par Gaspard dans ses relations : « Je n’aime pas provoquer le hasard. Par contre, j’aime bien que ce soit le hasard qui me provoque. » . En effet, laissant le hasard guidé ses pas, Gaspard se retrouve dans un gentil marivaudage adolescent avec trois belles filles très différentes entre lesquelles il navigue au gré de ses coups de cœur et des allers et venues des belles. Finissant par se retrouver piégé entre les trois auprès desquelles il a fait la même promesse. Lui le transparent se retrouve avec trois courtisanes… inespéré… Mais ce grand dégingandé laisse constamment le hasard agir et si peu acteur de ses choix. Et c’est bien le hasard qui va décider pour lui en donnant presque raison à Margot sur l’impossibilité de Gaspard à trouver une femme à ce moment de sa vie. A moins que cette dernière, dans un final romantique et mélancolique, finisse par obtenir ce qu’elle semble chercher tout le film : l’amour de Gaspard… Mystère sur les réelles intentions de Margot. C’est Rohmer, il faut passer l’apparence esthétique très roman photo pour apprécier les enjeux et les propos échangés durant cette heure 45. Et au terme du film, mélancolique aussi, je me suis dit qu’il n’était plus d’actualité 20 ans après malgré qu’il ne fasse pas dater. 1996 c’est encore un temps où le téléphone était encore filaire et imposait la réflexion, la patience et l’attente… loin de l’immédiateté actuelle qui a transformé en profondeur les rapports humains et donc amoureux.
Et ce bon Eric est un grand chef d’orchestre à travers cet opus, par lequel il nous narre les tribulations amollies de Gaspard en vacances à Dinard, animé -si l’on peut dire- par l’hypothétique retrouvaille d’une dénommée Léna…
L’ensemble est le prétexte et la raison du film pour Eric Rohmer, pour nous livrer une douce réflexion -une de plus !- sur l’état amoureux.
Gaspard (très fin Melvil Poupaud) se perd dans Dinard, rencontre Margot, serveuse de crêperie et étudiante éthno, se laisse attraper par un début de camaraderie flirtée… et succombe, sans guère d’enthousiasme, à Solène qui, elle, sait ce qu’elle veut et ne s’encombre pas.
Et tout l’art de Rohmer est là! A travers les cogitations, les atermoiements, les valses hésitations de Gaspard (avec laquelle partir à Ouessant? et puis Léna arrive sans prévenir! ).
La baguette de Rohmer est d’une subtilité, d’une finesse bienveillante et il dirige tout ce joli monde avec douceur (il me vient à penser: qu’aurait-il fait avec un Bruce Willis?!) où chacun tient sa partition avec justesse et naturel.
Nous sommes donc là dans un très bon Rohmer. Dinard, ses plages, ses promenades, sont de plus bien filmés… Un très bon moment car Rohmer n’est jamais barbant dans l’analyse du Sentiment. « Le vieux bonhomme » a très souvent saisi avec justesse et délicatesse l’état amoureux des jeunes gens.
Je dois avouer que je connais très peu les films d’Éric Rohmer, réalisateur si prolifique pendant ses 47 ans de carrière, et je comprends maintenant pourquoi je n’étais pas attiré par ses films dont la marque de fabrique, les bavardages pseudo-romantiques entre des personnages qui se promènent, finit très vite par lasser. Je sais que Rohmer a ses fans, fans que je vais certainement me mettre à dos avec cette critique, mais je trouve le scénario vide, la réalisation limitée, le film bien trop long et l’interprétation plus que discutable (chapeau à Melvil Poupaud et surtout à Amanda Langlet ! Par contre, Gwenaëlle Simon et surtout Aurélia Nolin n’ont pas le niveau… on ne croit pas à leur personnage). Ce qui est paradoxal, c’est que j’avais adoré l’envers du décor du tournage d’un tel film, très bien restitué dans le film « Maestro » en 2014, hommage affiché à ce réalisateur si particulier. On ne me reprendra pas de sitôt à voir un film d’Éric Rohmer…