Je ne comprends pas l’emballement pour ce film bien long, bien ennuyeux. La description de ces familles suédoises, de milieu très modeste, où tous les couples sont en crise mais d’où émergeront deux jeunes ados angéliques qui vont s’aimer. Une bande d’ados, beaucoup de tours en mobylette, de retrouvailles et regroupements sur des stades abandonnés pour fumer des clopes, une image souvent mal cadrée, pas grand-chose, et des ados qui fument un nombre incalculable de cigarettes, à chaque plan du film, une peu ridicule même. On ne pourrait plus faire cela aujourd’hui. Reste bien sûr l’héroïne principale, jeune fille de 14 ans, très belle, un peu comme l’étaient les nymphes prépubères de David Hamilton, une tentation presque « démoniaque »,avec ses mini-jupes ultra courte, pas encore une vraie femme, mais envoûtante. Une sorte de perfection entre la grâce et l’ingénuité. D’une certaine manière le film ne tient que grâce à sa beauté, filmée sous tous les angles, à chaque plan. Elle est amoureuse de son Roméo, Ils se retrouvent en cachette ils apprennent à se connaitre, supervisés par les parents. On attend de voir qu’ils fassent l’amour ou pas, c’est un peu le seul suspens du film. Mais cela fait un scénario bien léger. La derrière demie- heure est intenable, de fausse crise sociétale. On reprend la thématique de l’alcool qui fait exploser une réunion de famille à la campagne, tout le monde s’engueule, il y a des disparus. Pas crédible. C’est « déjà vu » des dizaines de fois , en beaucoup mieux.
Ce film m’a séduit par sa photographie sublime, chaque plan capturant avec une poésie rare l’intimité et la fragilité des jeunes protagonistes. Les paysages et les émotions sont magnifiés d’une manière qui rend chaque instant d’une grande beauté visuelle.
L’histoire, bien que simple, touche profondément car elle retranscrit à merveille ce premier amour que l’on a tous vécu. Elle évoque cette sensation universelle avec une sincérité qui m’a profondément marqué. Un véritable chef-d'œuvre visuel et émotionnel.
Ressortie en salle de ce premier opus (1970) de Roy Anderson, cinéaste suédois proche de l'univers thématique de Bo Widerberg et très apprécié du double palme d'or Cannes qu'est Ruben Ostlung.
Au plan formel Anderson n' a pas encore développé l'expression de l'originalité de son travail artistique, qui prendra son essor avec " Chansons du deuxième étage" et à toute la suite de sa filmographie.
Le script s'attache à montrer le décalage entre un jeune couple d'adolescents amoureux, ce qu'ils incarnent : le bonheur, la joie, la pulsion de vie et leur entourage adulte.
Autour d'eux, tous les adultes sont porteurs d'émotions inverses. Malheureux, déprimés dans leur vie, triste et leur mal être est à l'image de la société suédoise sur laquelle Anderson porte un regard désabusé.
Ces adultes ont certes le confort matériel mais pourtant leur âme est sombre, aucuns d'entre eux ne semblent épanouis, satisfaits de sa vie.
Très bien accueilli en Suède au moment de sa sortie, sa réputation ne m'a pas semblé à la hauteur de ce que j' ai ressenti en le visionnant.
La photo est belle, le casting très bien choisi, mais il manque, à mes yeux du moins, des dialogues d'une autre dimension pour toucher de façon plus profonde le spectateur que je suis.
C'est la grosse faiblesse de ce titre qui autorise certes un regard au scalpel, très juste aussi sur la société, mais la profondeur émotionnelle n' est à l'écran qu'à de trop rares moments pour susciter mon adhésion.
Anderson choisit le constat, mais sans expliquer ou tenter de le faire, sur le pourquoi. Pourquoi les choses se passent elles ainsi ?
Roy Anderson est un cinéaste absolument remarquable, très original, pas suffisamment diffusé dans l'Hexagone, qui m'a enchanté et conquis dans tous ses films, mais beaucoup moins dans cet opus !
Premier long-métrage du cinéaste suédois Roy Andersson – il tourna deux films dans les années 70 avant de se consacrer à la publicité pour financer son retour à la création cinématographique dans les années 2000 – Une histoire d’amour suédoise prend la forme d’une idylle adolescente qui en dit long sur la décennie des 70’s en Europe et la libération des mœurs. Alors que Annika et Pär filent le parfait amour, le monde des adultes autour d’eux n’en finit plus d’étaler ses frustrations, sa morgue et son immaturité, par un effet miroir qui contrebalance cyniquement la pureté de la passion du jeune couple. Le cinéaste semble ainsi avertir les ados : bientôt eux-mêmes adultes, la fin de l’innocence marquera aussi le début de leurs désillusions.
film vu à sa sortie, donc il y a bien longtemps... Cela reste un beau souvenir de cinéma avec de jeunes acteurs craquants et puis on découvrait la Suède.
Roy Andersson peut être vu comme un précurseur de Gus Van Sant, Larry Clarck et des préceptes du dogme... ou alors comme un cinéaste qui brode autour d'un sujet sans jamais entrer dedans, à la grande frustration du spectateur. Son court-métrage Monde de gloire a par la suite confirmé son goût pour les plans décousus.
Les films ”Une histoire…” pourraient être liés à travers les âges & les nations : derrière l’idée de faire quelque chose de simple, ils ont parfois (souvent ?) pour vocation de transporter quelque chose de plus. C’est en se prenant peu la tête qu’Andersson traduit d’abord une vie de famille irritante pour tous les sens, ennuyeuse à souhait & dont le spectateur rêve vite de s’évader, car cette introduction organique d’une monotonie presque morbide fait craindre deux horribles heures.
Cela tombe bien car les jeunes aussi veulent s’évader : Ann-Sofie Kylin & Rolf Sohlman vont vivre leur histoire à part, prenant l’audience dans leur camp à son grand soulagement. Pour toute la génération de leurs parents, ils représentent l’avenir : eux s’ennuient &, oppressés, ont besoin de s’excuser de leurs sentiments l’un pour l’autre, comme si leur attachement était le signe alarmant qu’ils allaient devenir comme les vieux.
Entre deux bouffées d’une quantité gainsbouresque de cigarettes, un peu d’épate à mobylette et un chewing-gum, les deux jeunes sont juste empotés comme il faut, mi-mimant une inexpérience attachante qui témoigne paradoxalement d’une vraie vocation d’acteurs.
Andersson, bien longtemps plus tard, explorerait avec les Chansons du deuxième étage ce que cela représente de devenir ces vieux qui ennuient les jeunes. Pour l’instant, il a 27 ans lui-même & jette un regard déjà nostalgique mais toujours insouciant vers une époque qui refuse de prendre le drame à pleines mains : le malheur passe, les parents laissent faire, la larme du grand-père coule & l’histoire ose à peine se finir. Elle sait en tout cas faire la différence entre prendre son temps & être ennuyeuse : sans heurter personne, elle traverse des humeurs sombres avec une légèreté cinégénique qui passe vraiment bien.
très mauvais. au bout de 30 minutes j'ai craqué rien n'est intéressant, les passages sont tous en mode WTF comme la première scène avec des types aux comportement des plus étranges, ont dirait qu'il sont drogués. a la moindre scène tu te demande comment ont a pu en arriver là tellement c'est étrange, ont ne peux pas s'empêcher d'imaginer les acteurs pleurer après le mot "couper !!" tellement leurs rôles est humiliant. tout le film n'est pas intéressant en plus d'être étrange, sous un scénario pas développé sur l'amour entres deux filles donc ont en fait toute un casse parce que "lesbienne" fin......je croi d'après ce que j'ai pu décoder du scénario. nul nul.
Mon 4 étoiles du mois ! Une justesse de ton, une photo à la Hamilton de l'époque, une lenteur caractéristique, une compréhension des problèmes adolescents, le tout donne un film à voir et revoir et dire qu'il n'était jamais sorti en salle en France auparavant ! Wanna a swedish boy, Joyce ?
O étoile car l'envie de quitter la salle me chatouillait tellement ce film était d' un ennui plus que terrible. J'ai cru à un chef d'oeuvre en lisant certaines critiques et j'ai cherché pendant près d'1H30 mais impossible de lui trouver une qualité. Le scénario est un véritable désastre. Le jeu des acteurs est plutôt minable : s'ils ne sourient pas, ils fument et s'ils ne fument pas ils rient. Même la BO n'est pas la hauteur. Ce film est plus que décevant.
Tourné en 1970, "A swedish love story" est le premier long-métrage de Roy Andersson, alors âgé de 27 ans. Entre ce film et l'excellent "Nous les vivants" de l'année dernière, Roy Andersson n'a tourné que 2 longs métrages. C'est peu ! En tout cas, les progrès ont été énormes. "A swedish love story" est certes un film de bonne qualité, les amours de la pré-adolescence y sont présentées de façon très juste, mais on est loin de l'originalité assez géniale de "Nous les vivants" et, à un degré moindre, des "chansons du 2ème étage", son avant-dernier.
Une oeuvre aux images lumineuses et digne de tableaux. Une histoire d'amour adolescente vraiment bien mise en scène et éthéré, énormément de jeu de regards, de la musique douce et une atmosphère fin des sixties agréable. Les deux jeunes acteurs sont crédibles, on croit vraiment a ce qu'ils leurs arrivent. Par contre les dernières scènes sont trop bizarres.
Une merveille à découvrir d'urgence. Cette chronique des amours adolescentes annonce l'univers de Andersson par son sens de l'observation à la Tati, ses échappées absurdes et son regard caustique sur le monde des adultes. Les séquences filmant les jeunes, souvent muettes et drôles, forment un bijou de délicatesse. Pour les aficionados, une apparition de Björn "Tatzio" Andresen. Original, plastiquement superbe et attachant.
Mais pourquoi diable nous sort-on aujourd'hui ce film de 1970 ???? Peut-être avait-il un coté novateur à l'époque, maintenant on a l'impression d'une morne hybridation entre Kaurismaki, Lars Von Trier et Haneke. La love story se passe entre deux ados, mignons comme tout et qui tombent totalement in love at first sight. Mais il y a les copains jaloux, mais il y a surtout les familles.Tous les hommes sont abrutis, bien aidés dans la décomposition neuronale par l'alcool, toutes les femmes sont dépressives. Là où Anderson pourrait choisir de nous montrer les jeunes comme un coin de ciel bleu vers l'avenir, il nous convainc au contraire qu'ils deviendront tôt ou tard comme leurs horribles aînés. Tout cela n'est donc pas d'une folle gaité. Et tout cela se traîne dans des gros plans permanents (particulièrement lourds en début de film)et une mise en scène trop lourde. Seule la fin a une indéniable qualité esthétique et narrative.