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Pascal
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2,5
Publiée le 8 septembre 2026
Ressortie en salle de ce premier opus (1970) de Roy Anderson, cinéaste suédois proche de l'univers thématique de Bo Widerberg et très apprécié du double palme d'or Cannes qu'est Ruben Ostlung.
Au plan formel Anderson n' a pas encore développé l'expression de l'originalité de son travail artistique, qui prendra son essor avec " Chansons du deuxième étage" et à toute la suite de sa filmographie.
Le script s'attache à montrer le décalage entre un jeune couple d'adolescents amoureux, ce qu'ils incarnent : le bonheur, la joie, la pulsion de vie et leur entourage adulte.
Autour d'eux, tous les adultes sont porteurs d'émotions inverses. Malheureux, déprimés dans leur vie, triste et leur mal être est à l'image de la société suédoise sur laquelle Anderson porte un regard désabusé.
Ces adultes ont certes le confort matériel mais pourtant leur âme est sombre, aucuns d'entre eux ne semblent épanouis, satisfaits de sa vie.
Très bien accueilli en Suède au moment de sa sortie, sa réputation ne m'a pas semblé à la hauteur de ce que j' ai ressenti en le visionnant.
La photo est belle, le casting très bien choisi, mais il manque, à mes yeux du moins, des dialogues d'une autre dimension pour toucher de façon plus profonde le spectateur que je suis.
C'est la grosse faiblesse de ce titre qui autorise certes un regard au scalpel, très juste aussi sur la société, mais la profondeur émotionnelle n' est à l'écran qu'à de trop rares moments pour susciter mon adhésion.
Anderson choisit le constat, mais sans expliquer ou tenter de le faire, sur le pourquoi. Pourquoi les choses se passent elles ainsi ?
Roy Anderson est un cinéaste absolument remarquable, très original, pas suffisamment diffusé dans l'Hexagone, qui m'a enchanté et conquis dans tous ses films, mais beaucoup moins dans cet opus !
Quel beau film ! On se laisse porter par cette histoire d'amour d'adolescents avec délice et naïveté tandis que les adultes du film dénoncent un monde réel et cruel; presque désabusé. Un excellent moment
film vu à sa sortie, donc il y a bien longtemps... Cela reste un beau souvenir de cinéma avec de jeunes acteurs craquants et puis on découvrait la Suède.
Ce film m’a séduit par sa photographie sublime, chaque plan capturant avec une poésie rare l’intimité et la fragilité des jeunes protagonistes. Les paysages et les émotions sont magnifiés d’une manière qui rend chaque instant d’une grande beauté visuelle.
L’histoire, bien que simple, touche profondément car elle retranscrit à merveille ce premier amour que l’on a tous vécu. Elle évoque cette sensation universelle avec une sincérité qui m’a profondément marqué. Un véritable chef-d'œuvre visuel et émotionnel.
Chronique estivale enivrante et follement nostalgique des premiers émois amoureux de deux ado (qui tranchent avec la brutalité - moins emballante - des rapports des adultes qui les entourent), portée par un couple de jeunes comédiens fusionnels.
Quelques très belles scènes, sur l'histoire d'amour entre ces adolescents (notamment celle du stade de foot, les arrivées en moto du garçon pour la rejoindre...) noyées au milieu de scénes de vie familiale pénibles ou les personnages mêlent dépression, ennui, sentiment d'avoir raté leur vie mêlés à un terrible égocentrisme. Pourquoi pas quelques scénes pour dire que le bonheur peut naitre au milieu de l'ennui mais la c'est vraiment bien trop long et on s'ennuie autant que ces familles. Sinon un peu surpris par certains commentaires sur l'actrice qui est certes belle mais dont on voit avant tout que c'est une enfant.
Le film met du temps à se mettre en place, les deux adolescents sont noyés dans une foule d'adultes où durant de longues minutes les adules dînent, refont le monde, boivent, profitent aussi du soleil. Puis arrive les premiers regards furtifs, entre gêne et attirance mêlées tout ce qu'il y a de normal quand on a 14 ans. Le récit se partage entre les jeunes et les adultes ; les groupes de jeunes laissent peu à peu place à jeune couple qui s'aiment de plus en plus, tandis qu'en parallèle on comprend que les parents se sentent seuls et/ou se séparent. Ainsi face à la triste réalité des "grands" il y a la jolie idylle de deux jeunes ingénus. On est plutôt subjugué par la beauté de jeune éphèbe de Pär/Sohlman et la beauté diaphane de Annika/Kylin, d'ailleurs c'est surtout cette dernière qui éblouie de façon presque malaisante bien que magnifiquement filmée, de façon prude et élégante, on pense beaucoup aux nymphes du photographe David Hamilton. Mais si on trouve le petit couple mignon, leur idylle adorable on attend longtemps qu'une intrigue se mette en place. Le film est assez ennuyeux, où il ne se passe pas grand chose mais sa thématique et sa mise en scène en font un film d'une grande modernité et reste un film majeur du cinéma suédois. Site : Selenie.fr
Je ne comprends pas l’emballement pour ce film bien long, bien ennuyeux. La description de ces familles suédoises, de milieu très modeste, où tous les couples sont en crise mais d’où émergeront deux jeunes ados angéliques qui vont s’aimer. Une bande d’ados, beaucoup de tours en mobylette, de retrouvailles et regroupements sur des stades abandonnés pour fumer des clopes, une image souvent mal cadrée, pas grand-chose, et des ados qui fument un nombre incalculable de cigarettes, à chaque plan du film, une peu ridicule même. On ne pourrait plus faire cela aujourd’hui. Reste bien sûr l’héroïne principale, jeune fille de 14 ans, très belle, un peu comme l’étaient les nymphes prépubères de David Hamilton, une tentation presque « démoniaque »,avec ses mini-jupes ultra courte, pas encore une vraie femme, mais envoûtante. Une sorte de perfection entre la grâce et l’ingénuité. D’une certaine manière le film ne tient que grâce à sa beauté, filmée sous tous les angles, à chaque plan. Elle est amoureuse de son Roméo, Ils se retrouvent en cachette ils apprennent à se connaitre, supervisés par les parents. On attend de voir qu’ils fassent l’amour ou pas, c’est un peu le seul suspens du film. Mais cela fait un scénario bien léger. La derrière demie- heure est intenable, de fausse crise sociétale. On reprend la thématique de l’alcool qui fait exploser une réunion de famille à la campagne, tout le monde s’engueule, il y a des disparus. Pas crédible. C’est « déjà vu » des dizaines de fois , en beaucoup mieux.
Ce n’est vraiment une histoire d’amour. C’est plutôt une histoire d’adultes (pénible) au milieu de laquelle naît une petite bluette adolescente. Car en vérité dans toutes ces réunions de famille ennuyeuses au possible (le pompon étant cette scène d’ouverture interminable pendant laquelle la petite fille joue cet air de flûte jusqu’au supplice), le réalisateur capte comme un adulte curieux les regards des deux jeunes ados qui s’observent. On observe donc ceux qui s’observent. Et puis la route est longue jusqu’à l’apprivoisement des deux qui reste tout à fait chaste mais malheureusement englué dans ces scènes de famille lourdingues. Décevant
Un style indéniable pour un premier film dont le fil conducteur est la narration du premier amour de deux ados gentils et plutôt obéissants dans un contexte social et familial globalement bienveillant mais pas particulièrement facile : les ados y paraissent plus responsables que les adultes, meurtris ou endurcis par la vie... Intrigue amoureuse sans originalité mais décrite avec beaucoup de soin et de finesse. Un soin particulier est apporté à la psychologie des personnages et à leurs réactions. Un film à voir.
Le film ou il ne se passe rien, dans lequel les plans durent, durent, dur. Où l'on insiste sur les trucs sans importance. Où ça bavarde pour ne rien ou sinon ça ne parle pas. De fait, une curiosité rien que pour sa non-histoire. Compte tenu de l'époque à laquelle se passe le film on peut prétendre qu'une l'histoire d'amour à la suédoise, si c'est pas du porno, ça ne volera jamais très haut. Un film idéal pour améliorer le record du monde de bâillements. Je n'avais pas fait attention à la date de réalisation car je trouvais que la réalité historique était bien rendue, mais... tout faux, le film est bien d'époque.
très mauvais. au bout de 30 minutes j'ai craqué rien n'est intéressant, les passages sont tous en mode WTF comme la première scène avec des types aux comportement des plus étranges, ont dirait qu'il sont drogués. a la moindre scène tu te demande comment ont a pu en arriver là tellement c'est étrange, ont ne peux pas s'empêcher d'imaginer les acteurs pleurer après le mot "couper !!" tellement leurs rôles est humiliant. tout le film n'est pas intéressant en plus d'être étrange, sous un scénario pas développé sur l'amour entres deux filles donc ont en fait toute un casse parce que "lesbienne" fin......je croi d'après ce que j'ai pu décoder du scénario. nul nul.
Premier long-métrage du cinéaste suédois Roy Andersson – il tourna deux films dans les années 70 avant de se consacrer à la publicité pour financer son retour à la création cinématographique dans les années 2000 – Une histoire d’amour suédoise prend la forme d’une idylle adolescente qui en dit long sur la décennie des 70’s en Europe et la libération des mœurs. Alors que Annika et Pär filent le parfait amour, le monde des adultes autour d’eux n’en finit plus d’étaler ses frustrations, sa morgue et son immaturité, par un effet miroir qui contrebalance cyniquement la pureté de la passion du jeune couple. Le cinéaste semble ainsi avertir les ados : bientôt eux-mêmes adultes, la fin de l’innocence marquera aussi le début de leurs désillusions.
Alors : ce film est beau, incroyablement beau, au point de vue des images. Les plans qui se succèdent sont tous très recherchés, et tendent à assurer un fond au film. Ce fond là existe, et il faudrait se voiler la face pour ne pas le reconnaître ; il s'agit de garder son âme, et son amour d'enfant, ou plutôt d'adolescent, par la fougue, l'insouciance, etc. de la jeunesse, et ne pas tomber dans une vie vide d'adulte. Mais passé ce constat, qui est le thème principal du film, malgré le titre évocateur d'une "Histoire d'amour suédoise", malgré un jeu d'acteur plus qu'à la hauteur avec une prestation remarquable de certains acteurs, les péripéties sont rares, trop rares, et ne suffisent pas à combler le film qui fait tomber dans un ennui, parfois, assez léthargique. Mais ce film reste un bon film, et le premier d'un réalisateur qui deviendra réalisateur de talent : Roy Andersson. A retenir donc.
Les films ”Une histoire…” pourraient être liés à travers les âges & les nations : derrière l’idée de faire quelque chose de simple, ils ont parfois (souvent ?) pour vocation de transporter quelque chose de plus. C’est en se prenant peu la tête qu’Andersson traduit d’abord une vie de famille irritante pour tous les sens, ennuyeuse à souhait & dont le spectateur rêve vite de s’évader, car cette introduction organique d’une monotonie presque morbide fait craindre deux horribles heures.
Cela tombe bien car les jeunes aussi veulent s’évader : Ann-Sofie Kylin & Rolf Sohlman vont vivre leur histoire à part, prenant l’audience dans leur camp à son grand soulagement. Pour toute la génération de leurs parents, ils représentent l’avenir : eux s’ennuient &, oppressés, ont besoin de s’excuser de leurs sentiments l’un pour l’autre, comme si leur attachement était le signe alarmant qu’ils allaient devenir comme les vieux.
Entre deux bouffées d’une quantité gainsbouresque de cigarettes, un peu d’épate à mobylette et un chewing-gum, les deux jeunes sont juste empotés comme il faut, mi-mimant une inexpérience attachante qui témoigne paradoxalement d’une vraie vocation d’acteurs.
Andersson, bien longtemps plus tard, explorerait avec les Chansons du deuxième étage ce que cela représente de devenir ces vieux qui ennuient les jeunes. Pour l’instant, il a 27 ans lui-même & jette un regard déjà nostalgique mais toujours insouciant vers une époque qui refuse de prendre le drame à pleines mains : le malheur passe, les parents laissent faire, la larme du grand-père coule & l’histoire ose à peine se finir. Elle sait en tout cas faire la différence entre prendre son temps & être ennuyeuse : sans heurter personne, elle traverse des humeurs sombres avec une légèreté cinégénique qui passe vraiment bien.