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Un visiteur
3,0
Publiée le 2 octobre 2014
Vu à la télé, film intéressant pouvant nourrir notre réflexion sur notre manière de vivre notre quotidien. Bien interprété. On ne sait pas vraiment si on est dans un conte ou un film de fiction ..., on n'aimerait comprendre comment cela est possible de revivre le même jour sans fin, mais ce n'est pas l'objet du film.
Oui, oui, oui, c'est mignon tout plein et Bill Murray sauve le truc. Ça se laisse bien regarder, mais ce n'est surtout pas le genre de trucs que j'aurais envie de revoir.
Phil Connors, présentateur météo cynique, se rend chaque année dans la petite ville de Punxsutawney, afin d'y faire un reportage sur le Jour de la Marmotte. Mais chaque matin, en se réveillant, Connors revit le même jour, encore et encore... Cette intrigue laisse place à d'infinies possibilités de scénario, et on voit que Harold Ramis s'en est donné à cœur joie. Les situations mises en place sont très drôles et Connors utilise de nombreux stratagèmes hilarants pour parvenir à séduire Andie McDowell. Le dieu vivant Bill Murray est immense dans ce film (et ça fait toujours plaisir de le voir citer du Beaudelaire avec un accent américain) et tire le film vers le haut. Mais derrière l'aspect comique de "Un Jour sans fin", se cache un message un peu plus dramatique, avec un Phil Connors détesté de son équipe de tournage, mais qui finit par évoluer au fil du jour infini. Et n'oublions pas la sympathique chanson de Sonny et Cher, "I Got You Babe" qui est toujours aussi plaisant à écouter lors du réveil de Billy !
Vu pour la 1ere fois vers 2002,il fait toujours partie de mon top 5 de mes films préférés ! J'ai dû le voir au moins 10 fois en 12 ans ,et je ne m'en lasse pas. Ce film a le pouvoir de me rendre meilleur,de sentir ce que représente le bonheur,grâce à une scène en particulier dans le film... c'est le genre de film qui te fait aimer Le Cinéma, qui donne toute son essence et son rôle au Cinéma. Pour moi celui qui n'aime pas ce putain de film ne s'aime ni lui-même ni les autres évidemment ! C'est un chef-d'oeuvre !
Cette fable assez sympathique surprend énormément grâce à l'immense talent de Bill Murray qui parvient à nous convaincre avec brio de la puissance de ce scénario magnifiquement ficelé qui permet au spectateur de se laisser transporter dans cette aventure qui soulève beaucoup de questions philosophiques.
Un présentateur météo de télé se rend dans une bourgade perdue pour la traditionnelle fête de la marmotte. A l’issue de son reportage, avec le caméraman et la productrice, ils sont empêchés de rentrer pour cause de blizzard. Malgré le dédain qu’il porte à cette ville, Phil Connors (le présentateur) va devoir passer la nuit sur place. Mais voilà, il s’endort le 2 février et va se réveiller le 2 février. Et revivre le même scénario 100 fois, mille fois, des milliers de fois… Impossible de dire combien de temps il va rester dans ce trou spatiotemporel. Ce film concept est un véritable conte attachant, drôle, émouvant et grinçant. Et surtout une comédie romantique pas bête du tout qui se démarque fortement avec toute la production niaise du genre. Ce « jour sans fin » est avant l’histoire de rédemption d’un homme suffisant se prenant pour Dieu et qui va pouvoir toucher du doigt la toute puissance. En effet, comprenant les avantages de cette situation ; il va user de ce don pour le sexe, la richesse, la célébrité et la gourmandise ; un véritable pêcheur. Mais voilà, çà n’est pas une fin en soit. Alors ses désirs assouvis, il va chercher l’amour ; à force de répétition, il va tellement connaitre l’être convoité que le combat paraît déloyal. Ne parvenant à ses fins malgré son pouvoir temporel et ne voyant plus d’intérêt à cette vie il décide d’en finir. Et là, de nombreuses scènes de suicide se succèdent jusqu’à celle où il se jette en voiture dans le vide avec la marmotte. Mais rien n’y fait, il se réveille tous les matins au son de « I got you babe » de Sonny and Cher.spoiler: Vient alors le temps d’une troisième phase durant laquelle il deviendra sincère : la rédemption. Cette sempiternelle redite de la même journée va lui permettre de se connaitre lui-même et d’évoluer jusqu’à finir par se réveiller un beau matin de 3 février. La fin est optimiste et très happy end mais évite avec class la mièvrerie. Le suffisant devient humain et sensible et valorise la capacité d’évolution des Hommes. Cette histoire fait beaucoup pensé au cinéma de Capra et à « La vie est belle ». Tout ce parcours initiatique est porté par une profusion de gags vraiment réussi et jamais lourds. Il faut dire que Bill Murray sait comme personne interpréter le gars blasé et cynique ; il est donc tantôt charmeur, insupportable, drôle, méchant, cruel, profiteur… Harold Ramis offre aussi un film intelligent dans sa conception. Les 20 premières minutes posent de manière très classique la situation qui servira ensuite de base aux multiples répétitions qui suivront. Sans génie ; à l’issue de cette entame un peu laborieuse, on peut même douter de la qualité du film. Ensuite, le montage jamais linéaire et le traitement via les ellipses happent le spectateur au cœur du film. On n’a même plus aucune idée du nombre d’occurrence vécu par Phil ; on est perdu avec lui dans un trou spatiotemporel. Les running gags sont juste là pour marquer une succession sans fin des mêmes événements. Un classique du cinéma de genre. Plongez impérativement dans ce conte initiatique au cœur d’un dérèglement temporel.
C'est avec brio que monsieur Harold Ramis nous présente les différentes phases de réactions et de comportement vis-à-vis de ce phénomène éponyme: une journée qui recommence sans cesse.D'abord il y a l'étonnement, le personnage ne comprends pas trop ce qui lui arrive et cela l'intrigue. Ensuite la non-acceptation: cette phase le dérange, il ne sait pas trop comment se sentir par rapport à cette situation, surtout qu'il se trouve dans un coin paumé des Etats-Unis où on célèbre une marmotte divinatrice. Puis vient cette fameuse étape où le protagoniste se rend compte de la chance qu'il a, de tout ce qu'il peut faire lorsqu'une journée se répète indéfiniment. Il est libre ! Le monde alors est libéré de toutes ses contraintes, on peut parler d''hyperobjectivité". Il peut faire ce qu'il veut vu que ses actes n'ont de conséquences que le temps d'une journée. Mais la phase suivante se trouve être l'ennui. L'homme remarque qu'il a tout exploité et devient volontiers cynique. Alors il se met à faire des choses, à vouloir exploiter encore plus sa personnalité, tout cela pour en arriver à une fin où le héro se rend compte de ses fautes passées, de son caractère détestable, et il arrive même à tisser une relation avec sa collègue la charmante Andie MacDowell.C'est justement cette fin parfaite, moraliste et moralisante qui peut sans doute gêner ( du moins ça a été le cas pour moi). On a l'impression d'une certaine artificialité dans cette embouchure, et même si c'est charmant, cette manière de finir les films à été maintes et maintes fois reprises dans les scénarios de comédies des années 90."Un jour Sans fin" est donc un bon film pour moi, certes culte, mais on s'arrêtera là. 15/20
C’est le jour de la marmotte ! Phil est, comme à son habitude lors de ce 2 février, assez grincheux et de très mauvaise humeur, surtout parce qu’il y couvre la fête traditionnelle dans une petite ville, lui qui est présentateur météo à Pittsburgh. Mas lorsqu’il se réveille le lendemain, il découvre avec stupeur que la date n’a pas changée… et ce sera la même chose les jours suivants.Reposant sur le concept de la répétition d’une journée, Harold « Ghostbusters » Ramis nous livre une fable aussi drôle qu’attachante. Il n’attache aucune importance au « pourquoi du comment » mais axe vraiment son film sur Phil et les possibilités qui s’offre à lui. Il met en scène l’évolution de ce personnage au fur et à mesure des journées qui se répètent entre son attirance pour sa collègue et sa « prise de conscience » du monde qui l’entoure.Le film est truffé de bonnes idées, Ramis est capable de nous surprendre à chaque nouvelle journée et rend ses personnages attachants et intéressants. L’aspect romantique marche plutôt bien et il arrive par moment à créer une dimension plus poétique sur le temps et la vieillesse… Son montage est très bon, Ramis montre une certaine maitrise derrière la caméra et nous offre plusieurs scènes mémorables à l’image des courses-poursuites ou des bonhommes de neiges.Il est aussi servi par deux très grandes interprétations avec la belle (et éternelle, notamment lorsqu’elle est sculpté dans la glace) Andy MacDowell et un irrésistible Bill Murray qui rentre à merveille dans la peau de son personnage et retranscrit très bien son évolution.Original, pétillant, charmant ou encore marrant, Harold Ramis maitrise son film de bout en bout.Et se réveiller avec « I Got you Babe » de Sonny & Cher… ca n’a pas de prix !
Harold Ramis nous a quitté il y a peu; il est notamment le réalisateur d'un film qui sent fort mais délicieusement bon les années 90: "Un jour sans fin" porté par les mimiques de Bill Murray une nouvelle fois formidable dans ce film puisqu'il use du registre tragique et comique. Les acteurs sont plutôt convaincants dans leurs rôles, le scénario intelligents et subtiles permet le (re)visionnage à gogo pour chercher toutes les subtilités qu'offre le film. Un pur divertissement famillial, une histoire usant tous les tuyaux temporels et construits... A voir durant les soirées de noël !
Il nous est sans doute arrivé à tous de vouloir, à la fin d’une journée, revenir au début de celle-ci pour améliorer l’une ou l’autre chose. Ce retour du même jour, c’est ce à quoi est condamné le héros de ce film. Harold Ramis nous offre ici une comédie fantastique très réussie, qui fait rire, réfléchir et s’émouvoir. Rien que ça ! Le réalisateur joue très subtilement avec tous les potentiels de ce concept original. Il pousse très loin les possibilités comiques du running gag (le copain des assurances, la flaque d’eau, le radio-réveil) ou de l’ellipse temporelle (les claques, les suicides). Les personnages sont tous très attachants, et le concept temporel permet de leur donner à tous de nombreuses facettes ; il est très difficile de ne pas tous les aimer, tous ces habitants ordinaires de ce coin paumé d’Amérique. Les acteurs y sont pour beaucoup aussi, Bill Murray en tête, pour un de ces meilleurs rôles. Il peut ici s’en donner à cœur joie, explorant toutes les facettes possibles de ce Connors, présentateur météo cynique et blasé. Sur cette comédie drôle et originale vient alors se greffer une fable humaniste, un peu à la Capra. Un conte qui nous fait réfléchir sur plusieurs thèmes, de façon assez creusée : le quotidien et le temps en général, la liberté (découlant de l’absence de responsabilité), les relations humaines, et l’amour bien sûr, ainsi que l’altruisme. Ce dernier thème est sans doute le plus touchant, commençant de la façon la plus humble grâce à un vieillard, et continuant dans une sorte de grande vague humaniste, où le héros finit par devenir une sorte de messie guidant vers une société de solidarité absolue. Cette transformation du personnage le plus banal en sauveur est très réussie, et l’on peut facilement s’identifier à ce bel idéal. La toute fin est peut-être un peu trop attendue, mais l’intérêt se trouve surtout dans le parcours initiatique de notre héros, ce looser qui nous ressemble, qui libère tous ses penchants égoïstes avant d’arriver à la rédemption par le dévouement aux autres. C’est donc un très beau conte que nous offre Ramis avec ce « Un jour sans fin » ; une belle parabole sur le temps et l’altruisme, qui n’oublie jamais son humour en route ! Tout simplement intemporel.
Il est extrêmement réjouissant de voir une comédie aussi ambitieuse qu'"Un jour sans fin", chef-d’œuvre d'humour pince-sans-rire utilisant à merveille le talent de Bill Murray. Le pitch du film est bien sûr fort attirant mais un scénario laborieusement répétitif aurait très bien pu être conçu à partir de lui, or les auteurs ont su procéder avec intelligence et faire subir à Phil Connors une véritable évolution qui déjoue toute lassitude chez le spectateur. Le retour constant du 2 février provoque d'abord le déni chez le journaliste, puis la colère, l'amusement, la tentation d'en tirer profit, la dépression et finalement l'acceptation. Chaque étape est l'occasion de décliner une nouvelle forme d'humour sous diverses formes. Le plaisir qu'on ressent à assister aux tentatives de Phil de changer le cours de sa journée fait l'effet de la réalisation d'un fantasme, que ce soit dans la vie ou bien cinématographiquement. Ainsi, "Un jour sans fin" permet à Harold Ramis de bousculer les règles de la chronologie mais aussi de tourner autant de versions de son propre film qu'il le souhaite. C'est très drôle, c'est rythmé, c'est intelligent, c'est divertissant, c'est bien filmé, ça va même jusqu'à renforcer l'amour en la vie – jamais le proverbe « Carpe diem » n'aura été si approprié – ; en somme "Un jour sans fin" a tout du grand film populaire.
Une vraie réussite une comédie romantique qui évite d être cul cul et qui a un scénario qui dans qu il n y paraisse explore des tas de pistes différentes et apporte un nombre non négligeable de réflexions. En suivant l histoire de ce présentateur météo imbuvable qui doit revivre sans cesse la même journée à priori une des plus ennuyeuse de sa vie (la journée du castor dans un village paumé du nord est américain en étant perpétuellement réveillé par une chanson de Cher) ... Tout un programme. A partir de la il va s amuser à jouer sur le fait qu il sait tout ce qui va se passer à l avance, le vivre comme une malédiction, avant de vouloir faire le bien et de devenir meilleur. On veut ici nous montrer qu il ne tient qu à nous de faire de chaque journée une des plus importantes de notre vie, qu un simple petit événement peut à la fois bouleverser la notre comme celle de notre entourage. Le film a un ton très comique porté par un formidable Bill Murray (dont la Vf est très réussie d ailleurs), un super moment a passé, un film qui fait en plus du bien au moral et ça il faut toujours le signaler.
Excellent ce film! J'ai kiffé grave. Bill Murray et Andie Macdowell sont vraiment de bons acteurs. On pourrait trouver l'histoire ennuyante et répétitive, mais non, on accroche du début à la fin. On se met vraiment dans la vie du personnage. Se réveiller tous les matins à la même date et revivre la même journée? Il y aurait des désavantages, mais aussi beaucoup de points positifs. Si je pouvais choisir ma journée, j'aurais vraiment une vie sympa! On ne mourrait jamais, on saurait tout, on pourrait profiter de chaque instant indéfiniment. Mais par contre, tous les autres auraient oubliés! Bref tout ça pour dire que le scénario, bien qu'impossible, m'a tout à fait emballé. Je regrette presque que tout redevient normal à la fin.Film vraiment très drôle à voir si possible.
Cette comédie est dotée d'un scénario original, très bien écrit, très drôle, inventif et interprétée par le remarquable duo d'acteurs Bill Murray/Andie McDowell.Une réussite !
L’idée de départ – vivre indéfiniment le même jour – est excellente et ouvre un champ de possibles bien exploité par le scénario. En résulte un comique de répétition, bien sûr, mais aussi une dimension transgressive délirante : puisqu’il n’y a plus de lendemain, les actes sont sans conséquence, donc tout est permis, tout peut être expérimenté (les courses-poursuites avec la police, les folies gourmandes, les diverses façons de se suicider…). Autre caractéristique intéressante : la capacité du personnage central à s’inscrire dans une durée (il y a bien pour lui une addition de jours, même si c’est chaque fois le même jour), alors que pour les autres personnages, les compteurs sont remis à zéro à chaque début de journée… Voilà qui confère au “héros” une capacité d’évoluer, de changer, alors qu’autour de lui, c’est le statu quo. En un jour, il peut ainsi apprendre à jouer du piano comme un pro, sculpter la glace en artiste. Et surtout apprendre à connaître parfaitement une femme pour la séduire, tout en oubliant ses propres réflexes égocentriques et cyniques pour s’ouvrir à des sentiments plus nobles… Cela donne des scènes de séduction particulièrement originales. Dommage que la résolution de l’intrigue repose sur une morale et un romantisme gentillets. On peut préférer la veine absurde et déjantée des trois premiers quarts du film. Mais l’ensemble est une vraie réussite : intelligente dans sa conception, dans sa réalisation (qui multiplie les points de vue sur un même lieu, une même action), et surtout très drôle. Cette réussite doit aussi évidemment beaucoup à l’interprétation de Bill Murray (servi par des dialogues souvent décapants) qui s’est visiblement éclaté dans ce rôle hors norme.