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jfharo
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5,0
Publiée le 15 juillet 2011
Simplement un bijou ibérique avec pour la première fois Javier Bardem et la sublime Pénélope Cruz , ces 2 acteurs ont démontrés tou leur talent depuis .
S'il fallait décrire l'Espagne - en tout cas l'Espagne des années 90 - à quelqu'un qui n'en avait jamais entendu parler, peut-être pourrait-on choisir de lui montrer ce film, qui en est une évocation profonde, sensuelle, troublante même, bien qu'un peu caricaturale. Rien ne manque au tableau : les usines défraîchies, les bars lupanars, le désert, les bidonvilles ruraux, les distributeurs de cigarettes et les machines à sous, les taureaux, et bien sûr tout ce qu'on mange, car c'est là le sujet du film - bouffer et baiser. La paella, le cafe con leche, la tortilla, l'ail et le jambon surtout sont mis au service d'une célébration sublime de la sexualité. La réalisation est de très haut niveau, on pense aux frères Coen à leurs débuts (disons Arizona Junior) en mieux maîtrisé et bien moins puritain. Certaines trouvailles visuelles tiennent du génie. On est heureux de voir Cruz et Bardem à leurs débuts, et aussi la très belle Anna Galienna, mais ils seraient remplaçables - la réalisation est le véritable atout de ce film et l'Espagne son personnage principal.
Miam miam l'amour. Cette fille a les nichons qui ont le goût de la tortilla. c'est une excellente raison de voir ce "Talons Aiguilles" façon péquenauds.
Javier Bardem et Pénélope Cruz à leurs débuts, dans un film sombre et sulfureux tourné dans le désert de Saragosse au coeur de l'Espagne. La musique du film est superbe et on ne voit pas le temps passer tant la réalisation est bien menée.
Jamón, jamón, film de 1992 signée de la main et de l'œil avisé et critique de Bigas Lunas est digne de ces tragédies que l'on connais très bien, que l'on pense sans surprises, mais qui sur une toute petite envolée transperce la moindre réticence !
Oui, ce film est cru, à l'image de ce qu'il traite. Plus que de sa métaphore érotique sauce bouftance j'y vois là surtout un regard posé sur la condition de ces zones industrielles, désertiques, ou les liens sont infiniment plus troubles que le miroir de façade. La virulence du choc à donc son rôle à tenir dans cette description d'un paysage et de ses fondements.
Pénélope Cruz, Javier Bardem à leurs débuts font déjà de sacrée impressions. Physiques, il en est certain, mais aussi plus psychologiques, rapport à la terre et la transmission la ou la gestuelle rejoins son infini. Anna Galiena, Juan Diego, Jordi Molla, Stefania Sandrelli sont aussi à nommées tant la composition est plurielle. La brutalité bestiale sur fond d'amour destructeur à de quoi faire sursauter, il y'a dans la mise en scène toutefois cette chose de cinéma que j'aime tant, une nuance.
Sans encensé ou quadrillé la zone, Bigas Lunas livre sa partition et renvoi à l'image sont identités descriptif et sensorielle, de manière brutale mais dont il transpire un condensée de couleur et de sens. Il faut voir ses exagérations pour bien comprendre son dessein en terme de volupté et d'ardeur, ces dialogues sont aussi habités de cette écriture-ci au demeurant !
Un film extrême, d'une liberté remarquable, d'une cruauté également présente lors de ses moments de beautés ... Un paradoxe assez délectable.
Sortie en 1992, cette comédie ibérique multiplie avec une facétie assumée les références aux symboles les plus évidents de l’Espagne, tels que le jambon serrano, la tortilla, la tauromachie ou encore le taureau Osborne. Ce film aux forts accents érotiques – la notion de consentement n’est d’ailleurs pas toujours de mise – nous entraîne dans les méandres du sentiment amoureux et du désir, entre passions, frustrations et intrigues en tous genres. Surtout, Jambon, jambon a l’immense mérite d’avoir révélé les tout jeunes Penelope Cruz et Javier Bardem, chacun dans l’un de leurs premiers grands rôles.
Pur cinéma espagnol avec ce premier film de Penelope Cruz, sensuelle limite erotique, calliente. Un très beau rôle également pour Javier Bardem et un film qui respire le film culte, qui fait quasiment partie de la mémoire collective même si ce n’est pas un chef d’oeuvre. Il vaut surtout par son style et le talent de ses interprètes et par les scènes hyper osées qui ont lancé la carrière de Penelope Cruz.
Le premier rôle "sérieux" de sa carrière pour P.Cruz. Des acteurs convaincants, une histoire tirée par les cheveux, confuse et hautement improbable parfois, en font un film tout juste passable. Il a le mérite de se faire s'interroger sur les relations homme-femme.
Un film qui a particulièrement mal vieilli, que ce soit sur le fond (relations homme/femme d'un autre âge) que sur la forme (utilisation as nauseam des ralentis). Restent Penelope Cruz et Javier Bardem, d'une beauté térassante, pour apporter un peu d'intérêt dans ce marasme.
Silvia (Penelope Cruz) et José Luis (Jordi Molla), le fils de son patron, sont amoureux. Silvia est enceinte et les deux amants espèrent se marier. Lorsque la mère de José Luis l’apprend, celle-ci est bien décidée à empêcher ce mariage en détournant Silvia de son fils. Pour cela, elle demande à Raul (Javier Bardem) de séduire la jeune femme. On ne s'ennuie pas, c’est certain. Il y a beaucoup de rebondissements, c’est assez improbable, tout le monde couche un peu avec tout le monde. On se croirait dans une telenovela que ce soit pour les dialogues, les situations ou l’histoire. Cela reste malgré tout intéressant de voir les débuts des deux acteurs principaux, Penelope Cruz et Javier Bardem.
Très bon souvenir que ce "Jamon Jamon" ! Certes, Bigas Luna n'est pas forcément comparable a Almodovar ou Bunuel mais il a eu le temps d'imprimer sa patte sur le cinéma espagnol et de de révéler deux acteurs qui ont fait carrière depuis : Penelope Cruz et Javier Bardem... Le film est une sorte de conte cruel un peu surréaliste, un peu haut en couleur, mais surtout emprunt d'un érotisme salvateur, dominé par la figure (et le corps) de la somptueuse et vénéneuse Stefania Sandrelli. Bon, alors, on passe un bon moment, sans crier au génie, mais on baigne dans une atmosphère typiquement ibérique, chaude et désenchantée.
C’est le poids de la chair et du désir qui guide tous les personnages de ce film, dont le « couple » principal, Silvia et Raul, se surnomment réciproquement « Cochon » et « Jambon ». Après une bonne décennie de « movida », Bigas Luna n’avait plus de barrières pour montrer de façon assez crue la libération des mœurs et des appétits sexuels. Mais c’est la forme qui confère au film intérêt et originalité par son cadre (un lieu perdu au milieu du désert traversé par les camions de la société moderne), les éléments qui le peuplent (un véritable bestiaire - taureaux, cochons, chiens, perroquets- qui évoque la bestialité analogue des êtres humains), ses symboles (la virilité dominante du grand taureau Osborne, la place centrale de la nourriture elle aussi mise en parallèle avec la « consommation » du partenaire sexuel) et son esthétique colorée. Pas un grand film mais une intéressante et assez marquante curiosité, illuminée aussi par la toute jeune Penelope Cruz.
Javier Bardem et Penélope Cruz quel couple torride, leur alchimie transperce l'écran. Jambon, Jambon est un film singulier aux nombreux symboles. Comme l'écrit si bien chrischambers86 il s'agit de "une satire réjouissante où il canarde les vices et l’hypocrisie de la famille espagnole et sa Sainte Trinité, la maman, la putain et le macho! ". Ce film est intéressant justement avec cette perspective dénonciatrice, provocante, mais l'histoire reste tout de même un peu trop tarabiscotée à mon goût. Un peu plus de simplicité dans les relations des personnages aurait à mon avis mis en valeur le pouvoir de certaines scènes.
Le générique défile sur un panneau noir qui s’avère être la silhouette d’un taureau Osborne, panneau publicitaire pour un brandy, résumant bien le film, le sexe et la nourriture. spoiler: L’histoire débute dans une usine textile où Silvia (Penelope Cruz, 18 ans dont c’est le 1er film) coud des caleçons de la marque Samson. Son père, violent, est chauffeur routier (transport de poulets) tandis que sa mère tient un bar dansant. Elle est la maitresse de José Luis, fils du patron de l’entreprise textile où elle travaille et infantilisé par ses parents (mère dominatrice et père en retrait). José Luis apprend la grossesse de Silvia et décide de l’épouser. Cette nouvelle n’enchante pas sa mère Conchita (Stefania Sandrelli, 46 ans, à la longue carrière en Italie) qui décide de briser leur union en faisant séduire Silvia par l’un des mannequins de l’entreprise, Raul (Javier Bardem, son 4e film à 23 ans), livreur de jambons et passionné de corrida (y compris nu et la nuit !) . C’est un film dionysiaque où chacun est aliéné par ses pulsions sexuelles. Tous les hommes veulent coucher avec Silvia et les femmes (sa mère ou Conchita) ne sont pas en reste pour assouvir leurs pulsions. Cela n’est pas une tragédie mais un drame voire un mélodrame à la façon de Pedro Almodóvar (cf. les personnages qui ont des trajectoires qui se croisent) mais d’un niveau un peu inférieur. Les personnages sont égoïstes, velléitaires et n’attirent pas vraiment la sympathie, à part celui de Penelope Cruz, victime de sa beauté et de sa sensualité. Le tournage a eu lieu en Aragon, principalement dans la province de Huesca et la situation économique de la région dans les années 1990’ aurait pu être évoquée : ralentissement de la croissance, augmentation du chômage malgré la médiatisation de l’Espagne (jeux olympiques à Barcelone et exposition universelle à Séville en 1992). Vu sa liberté de ton, le film fait date néanmoins dans le cinéma espagnol, malgré l’avance prise par Pedro Almodovar. .