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3,0
Publiée le 25 juin 2016
La fratrie sous l’angle symbolique du bien et du mal
C’est un bon western mais pas le meilleur, ni même le meilleur film d’Anthony Mann mais tout de même…
A Dodge city, ville où règne le Sheriff Wyatt Earp, lequel fait déposer les armes aux nouveaux arrivants est organisé un concours de tir… Pour gagner une arme ! Et pas n’importe laquelle: une Winchester 73, baptisée aussi « une pour mille » tant la fabrication de celle-ci est quasi parfaite. Deux hommes s’affrontent: Lin McAdam et Dutch Henry, qu’un lien déjà lourd oppose.
Ceci bien évidemment éclaire cette passion pour les armes chez les Américains. Le film nous montrera tout, au travers de cette arme magnifique si convoitée, laquelle passera entre nombreuses mains, bien viles la plupart du temps.
Heureusement James Stewart ! Il joue le personnage de Lin McAdam et bien évidemment le Bien, l’homme au cœur pur comme si souvent dans bien de ses films: « Mr Smith au sénat », « Vous ne l’emporterez pas avec vous », « La vie est belle », « The shop around the corner », « Indiscrétions », « La flèche brisée »…
Après ses rôles se sont enrichis de plus de nuances, mais durant une bonne décennie (1938-1950), James Stewart est l’incarnation de la candeur de la pureté, avec peut-être en point d’orgue une dizaine d’années plus tard, le magistral « The man who shot Liberty Vallance ».
Alors regarder un film avec Jimmy Stewart est une chose à part dans le cinéma. Hitchcock ne s’y est pas trompé, signant avec lui deux de ses plus beaux films: « Vertigo » et « Fenêtre sur cour ».
Lubitsch, Cukor, A.Mann, Ford, Hitchcock, Capra, Preminger… ont su merveilleusement utiliser cet acteur simple et si immense qu’était James Stewart.
Western monumental ! Tout y est : des paysages somptueux, de l'action savamment dosée, des acteurs ultra charismatiques... Et, en guise de fil rouge, cette fameuse carabine qui passe de main en main, que l'on s'arrache et à travers laquelle toute l'intrigue se noue. Elle n'est d'ailleurs qu'un prétexte pour mieux s'attarder sur la personnalité de ses différents propriétaires, du bandit sans foi ni loi au redoutable peau-rouge, et par là même dresser un portrait de l'Ouest américain particulièrement complet. Injustement méconnue du grand public, cette œuvre grandiose rend un vibrant hommage au Far West et aux hommes qui ont écrit les plus belles pages de son histoire, de sa légende.
Sur un canevas original pour l'époque (le destin d'hommes divers suivi à travers les péripéties d'un objet), Anthony Mann trousse un western de belle facture, peuplé d'une galerie de personnages bien campés par des interprètes de talent. Bien rythmé et gorgé de scènes spectaculaires, avec des dialogues bien écrits, ce western est à la fois novateur et empreint tout de même d'un certain classicisme (le bon samaritain, la demoiselle en détresse,...). Le style sonne un peu vieillot aujourd'hui mais ça reste un spectacle de qualité.
Un western hélas trop méconnu où toute l'intelligence et le sens de la tragédie d'Anthony Mann se déploie. Avec pour fil cette Winchester 73, le film parvient en moins d'une heure trente de finir de nous convaincre de la vanité de la violence et de la propriété. L'homme victime de ses pulsions, de ses désirs, termine de s'auto-détruire. La scène finale est tout simplement époustouflante.
Une histoire de tragédie familiale dans le moule d’un excellent scénario. La fameuse carabine est le fil conducteur d’un jeu de piste où se dévoile in fine la tragédie en question. Superbe interprétation en plus de James Stewart.
Peut-être le meilleur western jamais tourné. Idée originale et qui donne tout son sel au film : la winchester convoitée est en fait le personnage principal et central, et c'est elle que l'on suit. Un film mené sans aucun temps mort avec moult rebondissements et changement de direction. Le noir et blanc est ici magnifique et le duel final excellent. A ne pas manquer pour les amateurs de western. L'association James Stewart - Antony Mann accouchera d'ailleurs d'autres oeuvres majeures dans ce genre aujourd'hui disparu ou presque.
Avec «Winchester 73», Anthony Mann réalise à coup sûr un de ses plus grands films. La mise en scène est superbe et tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment devant ce western : une attaque d’indiens, un hold-up de banque ou encore un superbe duel final qui ne manque pas de panache. Côté casting, je retiendrais surtout les superbes performances de James Stewart qui campe avec beaucoup de talent un homme prêt à tout pour retrouver le fusil qu’on lui a volé, ainsi que celle de Dan Duryea dans celui de Waco Johnny. Un western atypique mais qui ne manque pas de charme.
Excellent western signé Anthony Mann, qui marquera l'histoire du genre avec ce film et les suivants. Le scénario, original, fait suivre le parcours d'une carabine exceptionnelle qui passe de mains en mains au cours de l'histoire. A travers sa trajectoire et la destinée de ses différents propriètaires, Mann enchaîne une série de séquences qui portent à chaque fois en elles une réflexion sur la haine ou la vengeance (James Stewart poursuit içi son frère, coupable de parricide, motif biblique à l'évidence). Le western commence à s'imposer comme un genre introspectif à travers lequel le cinéma américain traite pleinement de son histoire et de la construction du pays. De la même manière, la psychologie des personnages est plutôt fouillée, bien qu'elle n'atteigne pas la profondeur et la subtilité des films suivants du cinéaste. De la même façon, ses westerns à venir seront beaucoup plus nuancés sur les motivations de ses personnages et moins enclins au manichéisme. Ce schéma narratif permet également à l'histoire de constamment tenir en haleine le spectateur en renouvellant les enjeux, les rebondissements et en introduisant de nouveaux personnages.
parcourant les terre a la recherche de sa celebre et rarissime winchester 73, lin mcadam (james stewart) va au fur et a mesure du temps a la fois se prendre d'amour pour une femme, rencontré un sheriff depassé, et celui qui a tué son pere d'une balle dans le dos... anthony mann realise avec winchester 73 un western particulier du faite de la mise en avant d'une arme qui fait figure de personnage, et qui a le premier role, un premier role que tient james stewart avec une prestence et un charisme impeccable, les scene de guerre et d'echange de coup de feu sont d'un réalisme rare.
Ce western se laisse regarder avec plaisir même si je trouve que ce n'est pas un chef d'oeuvre comme les westerns de sergio leone (mais c'est pas comparable). L'histoire est bien et ne manque pas de rebondissements et d'actions. C'est un vieux film et pourtant les acteurs sont sympas à voir surtout Shelley Winters très charismatiques. A voir si vous aimez les bons vieux films de l'âge d'or d'Hollywood.
Doté d'un scénario pour le moins original dans sa construction, ce western est le premier des cinq que tourna James Stewart sous la direction d'Anthony Mann. L'histoire est rythmée par toute une série de personnages dans les mains desquelles passe, en guise de fil rouge, un exemplaire de la légendaire carabine. «Winchester 73» est un parfait exemple de ce qui se faisait de mieux dans le genre au début des années 50. Un excellent film, à la mise en scène soignée, et dans lequel évoluent deux jeunes futurs stars : Rock Hudson et Tony Curtis.
Je suis assez partagé sur ce film, certaines scènes sont très bonnes comme celles de fusillades, James Stewart est très convaincant, mais je reproche un ensemble trop fouillis. Cela vient bien sûr de l'histoire ou cette Winchester va passer de mains en mains, ou l'on va voir Wyatt Earp, des indiens révoltés, une histoire de vengeance familiale... ça fait trop. La scène du concours de tir est assez tiré par les cheveux, on est bien au-delà de voir deux tireurs d'élites ! Quant à la vf (sans doute faite récemment, j'ai cru reconnaitre la voix française d'Owen Wilson) elle est vraiment plus que mauvaise.
Ce western a beaucoup de qualités. D'abord : l'originalité d'un scénario "fétichiste", si l'on peut dire, en tout cas centré sur un objet, la fameuse Winchester 73, admirée, caressée, palpée... Cette carabine est aussi le moteur dramatique du film, révélant la psychologie des personnages qui la possèdent tour à tour. Par ailleurs, Anthony Mann ménage habilement le secret des liens qui unissent les deux protagonistes principaux, jusqu'au duel final. Visuellement, le noir et blanc est superbe. Beaucoup de scènes nocturnes font de ce western un théâtre d'ombres et ajoutent à la noirceur de l'intrigue.
Winchester 73 d'Anthony Mann coche tous les codes de l'excellent western. J'avoue être un inconditionnel de James Stewart, un cow-boy fragile et pétri de doute, l'antithèse d'un John Wayne. Anthony Mann construit son film autour de la rivalité de deux frères qui se cristallise sur la fameuse Winchester 73. La scène du concours qui, dans le réel, n''est pas crédible est un summum de tension jusqu'au duel final, à la carabine, qui va sceller le sort des deux personnages principaux. Stephen McNally est un admirable méchant. Shelley Winters, le personnage féminin, est bien présent, mais en retrait pour ne pas occulter le sujet principal à savoir la rivalité entre les deux frères, pas de dispersion dans le scénario. Un film haletant et superbe, complètement maîtrisé avec un James Stewart au sommet. Et l'ineffable Millard Mitchell en second rôle. Un chef d'œuvre du genre. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.