Winchester 73
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73 critiques spectateurs

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fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2016
Winchester 73 : Une vraie pépite d’or ce pourtant vieux Western. Comme quoi, même un vieux film peut être captivant, prenant et excellent sur tous les points, ça c’est du cinéma, du vrai. Déjà, j’adore les westerns et celui la ma particulièrement plus et convaincu et ça, c’est grâce a l’histoire qui j’ai trouvé génial et bien prenant, ça change un peu même si on retrouve les codes classiques des westerns. Mais la, c’est un peu comme dans le seigneur des anneaux ^^ c’est une winchester qui va être convoitise. En faite, c’est cette arme qui est une des plus belle de ce temps qui va être gagné par un gars dans un concours et elle est tellement rare qui va se la faire prendre et elle va passer de main en main car des que une personne la voit, il la veut, moi a leur place, je la garderai pas car ceux qu’ils l’ont meurt ^^. Donc, ça va être un jeu de chasse et cette arme va bien voyagé. Et sinon, ce film est gorgé de scène vraiment pas mal : partie de carte a suspense, avec les indiens, le fameux concours au début… Il n’y a pas de scène en trop, le film dure 1H30, pas le temps de s’ennuyer et il a un très bon rythme. Avec aussi de bon personnage et une rivalité qui sera expliqué a la fin, de façon simple et efficace et ça c’est du cinéma. Tout comme la réalisation qui pour a l’époque est magnifique, les plans sont bien étudiés, c’est efficaces, bien cadrés, montage impeccable, coté ambiance western, on est dedans, que demander de mieux. Et pour finir, les acteurs sont justes et convaincants et le casting est bon, on note James Stewart en haut de l’affiche. Donc voila, vous aimée les vieux films, les excellents westerns et tout ça, ce film est fait pour vous.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2013
C'est au travers du parcours d'une winchester 73 qu'Anthony Mann raconte son histoire et fait évolué son scénario.Cette winchester parfaite gagné lors d'un concours du meilleur tireur,puis volé à son propriétaire va connaitre plusieurs mains.Mais à chaque fois les possesseur de l'arme vont avoir la même destinée.Ce film est un petit bijou,tout y est parfaitement maitrisé Anthony Mann sait exactement comment raconter son histoire,qui est à la fois drôle,sérieuse et épique.Tout y est excellent.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2013
Archétype du western classique, manichéen jusqu'au bout avec juste ce qu’il faut de dialogues de bonne qualité et le respect absolu des codes du genre. Un noir et blanc parfait s’adaptant à merveille aux scènes nocturnes, un personnage féminin non mythique mais bien présent et des acteurs masculins prestigieux qui accentuent encore le coté machiste des lieux et de l’époque. 4 juillet 76, centenaire de l’indépendance, quelques jours après Little Big Horn, voici le contexte de ce scénario propice à l’action et aux rebondissements...D’ailleurs ils n'arrêtent pas, ils sont variés et tous particulièrement bien filmés avec des bouffées de grands espaces comme sait si bien les montrer Anthony Mann. L’histoire de cette carabine qui change 11 fois de mains (Wyatt, Lin, Dutch, Joe,Young Bull, Doan, Wilkes, Steve, Waco, Dutch et Lin) n’est pas un prétexte pour l’action mais au contraire la plus belle façon de montrer l’importance des armes pour les colons européens américanisés depuis peu. La musique est riche de différents morceaux déjà entendus et le combat final avec les balles qui ricochent sur les rochers un de ceux vus au cinéma que l’on n’oublie pas. Incontournable.
selenie

7 440 abonnés 6 644 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2013
Ce western mythique est un western originel... Premier des cinq westerns que tourneront ensemble Anthony Mann et James Stewart, premier western tout court de James Stewart, on peut y reconnaitre dans de petites apparitions les débutants Tony Curtis et Rock Hudson... Co-écrit par Borden Chase à qui on doit d'autres chefs d'oeuvres du genre et pas des moindres avec "La rivière rouge" (1948), "L'homme qui n'a pas d'étoile" (1955) et "Vera Cruz" (1954)... Bref ce westerrn a tout du classique. Une grosse équipe pour un premier rôle tenu par... une carabine ! Car le fil conducteur de l'histoire reste cette Winchester 73, prix d'un concours dont on suit les aventures. La carabine Winchester 73 passe de mai en main, passant de personnages tous aussi différents les uns que les autres qui font un beau panel de ce que représent l'Ouest dans l'imaginaire collectif (tuniques bleues, indiens, bandits... etc...). La vengeance du personnage principal reste donc secondaire. Un scénario intelligent avec un des meilleurs duels au fusil du cinéma. Superbe western que tout amateur de western se doit d'avoir vu.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2016
Un western très typé 50's , l'idée de base de suivre cette carabine qui passe de mains en mains est plutôt originale mais l'ensemble reste quand même très classique et ne réserve que peu de surprise .
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2016
Winchester 73 (1950) - 1er Western des cinq collaborations du genre entre James Stewart et Anthony Mann , malgré un titre et un pitch alléchant , est loin de tenir ses promesses. La profusion de personnages successifs voulus par le scénario empêche le réalisateur de donner un centre de gravité à son film et une profondeur de champ à ses personnages. Les quelques beaux plans à son actif ne parviennent pas à compenser l'ennui qui émane de l’émiettement du récit.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 décembre 2013
J’ai dû voir ce film 4 ou 5 fois, et toujours avec le même plaisir. Avec le recul, je le revois sous un angle plus critique. Signé Anthony Mann, c’est l’un des grands classiques du genre, mais pas son meilleur western, à mon sens. Ce réalisateur nous a d’ailleurs laissé quelques westerns mémorables (La Porte du diable, La Charge des Tuniques Bleues ou le magnifique L'Homme de la Plaine) sans compter les policiers, films de guerre etc. Ce touche à tout de génie a réuni pour cette œuvre, quelques acteurs habitués du genre. Au premier chef, James Stewart, acteur fétiche du réalisateur, campe un aventurier et tireur émérite qui va tout faire pour récupérer la fameuse winchester qu’il a gagné à un concours de tir. Les autres acteurs sont cantonnés dans des seconds rôles tels Dan Duryea et son incorrigible rire en chasse d’eau, Shelley Winters, Stephen McNally et … curieusement Rock Hudson dans un rôle de chef indien peu crédible. Par contre, bien qu’ils ne soient que des acteurs secondaires, le marshal Wyat Earp paraît impotent, voire empoté, quant à son frère Virgil, préposé au gardiennage des armes, il a l’air bien malingre pour un shérif adjoint. On notera la présence de John McIntire dans le petit rôle du joueur professionnel au chapeau claque. On retrouve les éternels indiens et la cavalerie pour faire bonne mesure. L’attaque des indiens est rondement menée mais pas avec autant de brio qu’un John Ford ou un Raoul Walsh. L’intérêt est maintenu grâce aux diverses scènes d’action qui émaillent le film et l’originalité de la carabine qui passe de main en main tout au long de l’histoire. Ce scénario habile met en avant un James Stewart déterminé à poursuivre sa vengeance jusqu’au bout. Le duel final dans le désert rocheux reste l’un des meilleurs du genre. Voilà un western d’anthologie à inscrire au top 100 du genre.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2016
Un peu déçu, bien que ce soit vraiment sympathique. Cette critique va être courte tout simplement car "Winchester 73" de Anthony Mann est un western, et plus globalement un long-métrage, très classique. Là où ou le film surprend et il faut reconnaitre c'est dans sa narration qui, sans être novatrice, est originale : cette dernière suivant non pas un personnage, mais une des carabine qui donne son titre à l'oeuvre.

Malgré que ce procédé est clairement l'ambition d'être une fresque des hommes qui ont bâti l'Amérique, le récit se limite très vite à l'histoire de vengeance du personnage incarné par James Stewart. Alors certes, tout ceux qui obtiendront la fameuse Winchester représente une partie de l'histoire Américaine, mais n'a pas l'ampleur que ça voudrait avoir, c'est très en surface et au final il aurait été plus pertinent de réellement s'attarder sur chacun des possesseurs de l'arme plutôt que de s'en servir comme unique toile de fond.
Après, le récit est tout sauf inintéressant, le passage avec la cavalerie alterne entre humour et intensité, les interactions entre Stewart et Winters sont sympathiques, et toute l'histoire de vengeance envers Henry Brown (qui se révèlera être le frère de Stewart) se suit sans déplaisir. Ça manque juste d'une vision plus large.

Cependant il faut reconnaitre au long-métrage de Mann sa grande efficacité. En effet, et bien qu'il n'atteigne pas le niveau de son homonyme contemporain, le cinéaste est très incisif dans ces scènes d'actions, qui possèdent toute un vrai sens du rythme. C'est nerveux et globalement très bien mis en scène, malgré qu'aucune réelle fulgurance ne soit à noter.

De plus, certain moment ne manque vraiment pas de lyrisme, comme cette discussion sur l'amitié et la richesse entre Stewart et son compagnon, c'est tout simple mais vraiment beau. Et c'est peut-être un peu tout le problème de "Winchester 73", d'être très simple malgré la promesse d'une narration des plus réjouissante. C'est tout sauf désagréable, c'est nerveux et pas inintéressant, mais ça manque de souffle, d'ampleur. On ressent tout le potentiel du long-métrage et l'ambition du cinéaste sans que ça donne rien de plus qu'un petit divertissement efficace. Mais c'est déjà pas mal mine de rien.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2020
Premier des cinq films du cycle de westerns d’Anthony Mann avec James Stewart, Winchester 73 se démarque des autres films du genre par l’identité de son personnage principal : la Winchester modèle 1873, réputée pour être « l’arme qui a conquis l’Ouest ».
Le scénario de Winchester 73 est le fruit d’une collaboration entre Borden Chase, scénariste de La Rivière rouge nommé à l’Oscar du meilleur scénario original en 1949, et Robert L. Richards. Tous deux, avec le réalisateur, qui participe également à l’élaboration du scénario, adaptent le roman de Stuart N. Lake, Big Gun, qui narre l’histoire de plusieurs hommes qui, en 1873, convoitent un nouveau modèle de carabine à répétition. A noter que quelques années plus tôt, en 1941, un autre roman de Stuart N. Lake a fait l’objet d’une nomination aux Oscars, pour Le Cavalier du désert, réalisé par William Wyler en 1940, avec Gary Cooper et Walter Brennan, acteur légendaire que tous les fans de westerns doivent connaître.
Travaillant pour le studio Universal Pictures depuis 1948, Aaron Rosenberg est chargé de produire ce deuxième western d’Anthony Mann, après La Porte du diable la même année, et en produira d’ailleurs deux autres composant le cycle avec James Stewart (Les Affameurs, en 1952, et Je suis un aventurier, en 1954). Fritz Lang est initialement choisi pour la production de Winchester 73, mais finit par renoncer.
Quant à Anthony Mann, c’est James Stewart lui-même qui a suggéré son nom, l’acteur ayant été impressionné par son travail dans La Porte du diable. Mann avait fait la connaissance de Stewart au moment où il avait fondé sa propre compagnie théâtrale en 1934, la Stock Company. Ils s’étaient perdus de vue depuis quasiment dix ans quand James Stewart lui proposa de faire un premier film ensemble. Universal engage Anthony Mann pour tourner un western : c’est l’occasion rêvée pour qu’ils se réunissent à nouveau. James Stewart devient alors l’acteur préféré du réalisateur et tourne encore sept autres films avec lui.
Ici, James Stewart endosse le rôle de Lin McAdam, un homme déterminé et acharné (« Il y a des choses qu’un homme doit faire, il les fait », « C’est mon fusil et je le veux »), à la recherche de son demi-frère, l’assassin de leur père adoptif. « La force d’un personnage n’est pas dans sa manière de distribuer les uppercuts ou de faire saillir ses muscles : elle est dans sa personnalité, c’est la force de sa détermination » disait Anthony Mann. Une description parfaite pour le personnage de Lin McAdam, car c’est avant tout son opiniâtreté très affirmée à assouvir sa vengeance qui est le moteur principal de Winchester 73, celui qui pousse l’intrigue du film en avant. Lin McAdam est d’ailleurs tellement résolu et obstiné que son caractère, comme ceux des autres protagonistes, en est quasiment réduit à ces simples stéréotypes.
En effet, les principaux protagonistes ne possèdent pas encore la profondeur psychologique et morale qu’ils acquerront par la suite. Cela est valable pour le personnage interprété par James Stewart, mais aussi et surtout pour les méchants. Stephen McNally et Dan Duryea interprètent ici des vilains sans nuance, de véritables truands vicieux et méprisants qui n’attirent à aucun moment une quelconque sympathie. Si Lin McAdam couve une certaine sauvagerie, et qu’il est plus monolithique et moins ambigu que les personnages que l’acteur interprètera par la suite, il n’en suscite pas moins la sympathie de par les relations de grande tendresse et d’estime qu’il entretient avec son ami High Spade (« Si un homme a un ami, il est riche : je suis riche ! »).
L’intrigue s’ouvre dans une ville qui propose une vision pacifiste et progressiste : sous la houlette de Wyatt Earp, les armes sont bannies, mais l’exercice de l’autorité consiste moins à mettre en place une justice qu’à gommer l’expression de la violence, repoussée aux bordures de la ville. C’est dans cette ville qu’est organisée un concours dont le prix est justement le fusil qui donne son titre au film, et que Lin remporte loyalement contre son ennemi. Ce dernier lui tend dans la foulée un piège qui lance la chevauchée du récit et la transmission du fusil entre diverses figures archétypales du genre. L’acquisition et la perte du fusil par un individu reposeront toujours sur un duo de valeurs antinomiques : d’abord le mérite (Lynn) contre le vol (Dutch), puis la ruse (le joueur de cartes) contre la force (le chef indien), la bravoure contre la couardise (Steve), l’autorité d’un supérieur et la concession tactique de son subalterne (Dutch et Waco), et enfin le bon frère contre le mauvais.
Le personnage principal, c'est la Winchester modèle 1873, la carabine qui a repoussé les frontières et conquis la Californie. Les cow-boys, hors-la-loi, shérifs, soldats et même Indiens sont prêts à tout pour en acheter une, même en contrebande. Or, l’usine Winchester avait coutume d’en exhumer un exemplaire d’exception, une sur mille, surpassant toutes les autres et mis en jeu lors du concours de tir qui ouvre le film. Le scénario fait ainsi circuler l'arme de main en main à travers tout l'Ouest jusque dans les territoires indiens. Mais son légitime propriétaire n'abandonne jamais l'espoir de la retrouver.
Si le fil rouge du film est ce fusil qui change plusieurs fois de main, le fond du scénario est celui de la traque d’un homme et d’une vengeance. La construction du récit se démarque donc par son efficacité, son dynamisme et sa modernité. De plus, Anthony Mann parvient à y intégrer toutes les scènes qui constituent le grand classicisme du western : longues chevauchées, confrontations, attaque d’indiens hostiles, hold-up de banque, duel final.
De plus, Winchester 73 a la spécificité d’être, sous ses faux-airs de film choral, un traité sur la violence, qui replierait l’Histoire du Far West (Lin McAdam et Dutch) sur celle de la Bible (Caïn et Abel). Cette réflexion se déroule sous plusieurs formes.
Le regard que porte Lin à Dutch quand ils se retrouvent est empli d’une haine qui ne laisse aucune chance de s’en sortir à ce dernier : la vengeance aura lieu et Lin n’aura aucune pitié, aucun remord. La violence du combat qui s’ensuit lors du vol de la carabine est d’une grande dureté pour l’époque. Nous assistons ensuite à la mort et au scalp d’un marchand d’armes sans scrupules (dont la mise en scène est mémorable), à la mort violente d’un soldat lors de l’échauffourée avec des Indiens, puis au duel final entre les deux frères ennemis. Un duel marquant dont la fonction est à la fois de contenir et de laisser éclater la violence, la vengeance, bref la haine inextinguible, qui tenaille ces deux ennemis jurés. Un jeu de miroir qui révèle autant l’héroïsme que la part sombre des deux hommes dont le salut et la perte sont intimement liés
De plus, Mann va assez loin dans la sauvagerie et la violence qui règne chez les bandits. Tout d’abord, c’est l’humiliation de l’acolyte couard avant son assassinat pur et simple par Waco qui ne lui donne pas l’occasion de se défendre. Acculé par les hommes du shérif à leur recherche, pour sauver sa peau et pouvoir s’enfuir, Waco, le chef de bande, envoie ses hommes au massacre : la violence est aussi sauvage du côté des truands que des hommes de loi puisque ces derniers ne laisseront personne vivant, tuant les bandits un à un comme des lapins. Bref, la vie et les coutumes rudes et sauvages de l’époque sont ici montrées dans toute leur crudité et leur sécheresse, soit l’un des facteurs de l’étonnante modernité de ce western.
Winchester 73 inaugure une nouvelle ère du western qui va mettre en scène des individus névrosés, hantés par des conflits intimes et violents. L’histoire du film s’articule ainsi autour de la haine mortelle entre deux frères, du meurtre du père et de l’obsession fétichiste pour l’exemplaire parfait d’une arme de précision. La traque du frère parricide et la succession des infortunés propriétaires de la Winchester, qui tuent et meurent pour sa possession, offrent à Mann et son scénariste Borden Chase l’occasion d’un récit aux résonnances psychanalytiques, mais aussi d’une évocation de l’histoire sanglante des Etats-Unis. Au gré des rencontres et des péripéties incessantes du film sont rappelés des épisodes de la Guerre de Sécession (batailles de Gettysburg et de Shiloh) ou la bataille de Little Big Horn. Le début du film s’ouvre même sur la présence de Wyatt Earp et de son édit interdisant le port d’armes à feu dans l’enceinte de la ville, et le concours de tir se déroule un 4 juillet, fête de l’indépendance. Ainsi, à la modernité et au dynamisme du scénario s’ajoute son didactisme historique.
Au sein d’un récit sans aucun temps mort, porté par un James Stewart magnifique, une sorte d’anti-John Wayne, on a le plaisir de retrouver la belle et faussement naïve Shelley Winters, ainsi que Dan Duryea, détestable mais savoureux en fripouille sadique.
A sa sortie américaine, en juillet 1950, Winchester 73 rencontre un franc succès dans les salles et cumule 2,3 millions de dollars de recettes. En France, plus de 900 000 personnes se sont déplacées dans les cinémas. Anthony Mann a déclaré : « Ce fut l’un de mes plus gros succès. C’est aussi mon western préféré : ce fusil qui passait de main en main m’a permis d’embrasser toute une époque, toute une atmosphère. Je crois qu’il contient tous les ingrédients du western et qu’il les résume tous ». Dans une interview de 1957, il ajoute avec humilité : « [Winchester 73] est un western honnête et franc ».
Winchester 73 constitue une entrée précoce et magistrale du western dans la modernité et la réflexivité, portée par le duo Mann-Stewart, un duo aussi important pour le genre que celui formé par John Wayne et John Ford. La réalisation d’Anthony Mann est particulièrement riche tout en restant sobre, avec de très beaux mouvements de caméra qui dynamisent les scènes d’action. Winchester 73 est vraiment un western particulièrement brut, jusque dans son manichéisme, remarquable dans son classicisme.
La même année, James Stewart joue dans l’un des deux premiers westerns déclarés "pro-Indien", La Flèche brisée, de Delmer Daves, alors qu'Anthony Mann tourne l’autre, La Porte du diable. Winchester 73 est adapté pour la télévision en 1967, avec une qualité bien moindre et un remplacement en tête d’affiche, Tom Tryon prenant le relais de James Stewart.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 août 2018
Un petit film avec rien de bien spécial qui s'avère original pour un western et qui est doté d'une histoire assez rythmée et qui est assez bien réalisé.
soniadidierkmurgia

1 433 abonnés 4 334 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2012
Western culte qui m’a semblé imparfait, avec un James Stewart peu crédible en as de la gâchette. La Winchester passe de main en main jusqu’à revenir au final dans les mains de Stewart . Au passage on aura vu Rock Hudson et Tony Curtis dans des petits rôles de soldats nordistes. Si la lumière est splendide renforcée par les contrastes du noir et blanc je n’irai pas jusqu’à crier au chef-d’œuvre préférant de loin la force de « L’Appât » où Stewart un peu plus âgé apporte enfin le crédit nécessaire à son personnage. J’attends les autres westerns du couple Mann/Stewart pour me faire un avis définitif.
Caine78

7 754 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un bon Anthony Mann, nerveux et incisif, ou la traque pour l'arme est impitoyable. Les personnages sont bien typés et on a vraiment du plaisir et de l'intérêt a suivre le parcours des différents personnages et de la Winchester. James Stewart est excellent. Impeccable.
Danny Wilde
Danny Wilde

132 abonnés 502 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2015
Premier des 5 westerns que James Stewart tournera sous la direction d'Anthony Mann, c'est probablement le plus mythique. Sa parfaite construction dramatique autour d'un célèbre fusil qui passe de main en main fournie par l'excellent scénario de Borden Chase, atteste de la maîtrise et du style vigoureux du réalisateur qui va marquer le genre. Il dessine le personnage de Stewart qu'il allait définir et préciser dans les 4 westerns qui suivront : le héros mannien est un homme volontaire, un individualiste forcené, à égale distance du Bien et du Mal, qui se remet sans cesse en question malgré une apparente solidité. Dans le reste du casting, nous trouvons 2 belles figures de "bad guys", avec le beau gosse Dan Duryea et la sale tête de Stephen Mcnally. Les scènes d'action avec les Indiens et l'affrontement final dans les rochers qui constituent un décor parfaitement utilisé, figurent parmi les meilleurs moments de ce film superbe.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2017
La réputation du film est peu être exagérer mais le dérouler du scénario amène du nouveau tout le long du film et les prises de vue sont excellentes. Le tout avec des acteurs qui tiennent la route, c'est dans la boite.
NeoLain

5 887 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2010
James Stewart est magnifique et saisissant. J'ai accroché dès le début du film ou il participe à un concours pour but d'empocher la célèbre et fameuse Winchester. A un moment, j'ai vu un plan assez dingue pour l'époque, ou l'on voit Stewart de dos en léger contre-bas coté gauche, quand le gars se prépare à lui lancer une pièce en l'air. Il faut souligner également l'apparition de Tony Curtis dans le film. Ensuite idée génialissime de la part du réalisateur, faire balader la Winchester de personnage en personnage, vraiment hilarant. Après tout ça, nous assistons à un duel mémorable pour la fin du film. Je rajoute un petit malaise tout de même, j'ai trouvé que James Stewart est pas si présent que ça durant tout le film, j'aurais voulu le voir bien plus souvent. Sinon Winchester 73 est un de mes meilleurs western que j'ai pu voir jusqu'à présent.
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