Winchester 73
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ronny1
ronny1

58 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2022
« Winchester ‘73 » est le premier western réalisé par Anthony Mann, réalisateur connu jusque là pour ses films noirs, plutôt série B, et de comédies musicales médiocres. En 1950, le western est dominé par deux maîtres : John Ford et Raoul Walsh. Howard Hawks avec « The Red River », Delmer Daves et John Sturges ne sont pas encore des références, tout comme Anthony Mann qui d’entrée frappe très fort. Sorte de western somme avec le concours de tir, les bagarres, les gunfights, l’attaque de la cavalerie par les indiens, le holdup up de la banque, les grands espaces, les poursuites, sans oublier le café à la belle étoile et le whisky dans le saloon. Ne manquent que la ruée vers l’or et la construction du chemin de fer. Bien sur il y a le tireur ultra rapide, le héros juste et droit, la canaille, la sexy pianiste de saloon et même Wyat et Virgil Earp (mais sans Doc Holliday). Cette accumulation n’encombre pas le film mais, par un découpage naturel, permet d’enchaîner les séquences avec beaucoup de rythme, tant la maîtrise de la mise en scène de Mann est évidente. Allant toujours à l’essentiel, jusque dans l’utilisation des sites qui, en devenant un élément à part entière de l’action, permettent d’échapper à l’aspect contemplatif du cinéma de John Ford, dont il perd néanmoins le génie et le ressenti, mais au profit de l’efficacité. « Winchester ‘73 » est également le premier d’un cycle de cinq westerns avec James Stewart comme interprète principal. Ce dernier essayait de s’échapper du cinéma léger où Hollywood l’avait peu a peu enfermé et dont Hitchcock et Hathaway tentait de le sortir (respectivement avec « La Corde » et « Appelez nord 777 », en 1948). Ainsi Stewart se lança dans deux westerns en cette année 1950, l’autre étant « Broken Arrow » de Delmer Daves, mais dans un rôle plus « pacifié » qu’ici. S’il n’a pas la carrure des John Wayne, Joel McCrea ou encore Randolph Scott, il apporte une intensité rageuse d’autant plus marquée qu’elle s’accompagne de moment de silence (Scott également est peu loquace, surtout chez Boetticher). Le casting d’une manière générale est bien choisit et le réalisateur dirige avec justesse comme par exemple dans la séquence de l’attaque indienne, où Jay C. Flippen et Shelley Winters apportent une respiration sous forme de baisers. Mais surtout, c’est la naissance du western psychologique, les personnages portant leur part d’ombres névrotiques, issus de traumas passés pas encore exorcisés. Ainsi Caïn et Abel ne sont pas loin, rassemblés par l’obsession fétichiste pour l’instrument parfait dont la fonction principale est de tuer. Les 92 minutes du métrages, magnifiquement photographié par William H. Daniels, passent trop vite “The end” venant presqu’à regret.
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2016
Originale, cette histoire sur la carabine à répétition "Winchester" qui sera gagnée lors d'un concours, puis volée, perdue, poursuivie, enviée et va voyager dans l'Ouest américain de main en main. Un western pas mauvais même si c'est un peu vieillot. Pas mal de bagarre, quelques duels, un concours de tireurs, des indiens, la cavalerie... C'est une grande partie de l'Ouest retracée à travers la fameuse carabine.
Roub E.

1 321 abonnés 5 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2021
Un western type la dernière séance avec James Stewart, un film chorale ou l’on va découvrir tout une série de personnages qui vont avoir dans les mains une Winchester qui attire beaucoup de convoitises, mais aussi un duel fratricide voilà ce que propose en substance ce Winchester 73. Un film qui n’évite pas les défauts de l’époque (le chef indien n’a pas grand chose à voir avec un natif américain par exemple), mais qui bénéficie quand même d’une mise en scène assez grandiose et d’un goût assez certain pour le grand spectacle bien filmé. Les plans larges notamment sont très réussis. J’ai trouvé un peu longuet la fusillade finale ou les deux tireurs d’élite deviennent subitement maladroits, un conseil également évitez la vf qui est assez catastrophique. Mais dans l’ensemble cela reste un bon film du genre, pas exempt de défauts mais qui ne lésine pas sur les moments forts.
Audrey L

828 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2021
Une aventure-épopée...d'une arme. La Winchester 1873 est déjà une arme recherchée (n'importe quel cowboy troquerait volontiers ses pétoires à plomb pour avoir la chance d'en toucher une), alors, quand une "One on one thousand" (une arme parfaitement construite et équilibrée, avec une probabilité d'une sur mille que cela se produise) apparait, tout le monde se l'arrache au prix de sa vie, et cette pauvre carabine de passer de main en main, jusqu'à l'infortune de son porteur. L'idée est vraiment originale, même si l'on n'en est pas encore au cinéma conceptuel moderne (on n'a pas de plan du point de vue de la carabine, par exemple), en suivant l'objet plutôt que l'humain, surtout quand l'humain, c'est James Stewart. Alors qu'il est une vedette de l'âge d'or d'Hollywood dont la réputation n'est plus à faire, le réalisateur Anthony Mann prend un malin plaisir à ne le filmer qu'au compte-gouttes, seulement pour les scènes où il possède l'arme, ou quelques plans de sa cavale pour nous rappeler qu'il est à la recherche de sa Winchester. Mais la star du film, on ne s'y trompe pas, c'est la 73 rutilante sous le soleil de plomb, celle qui fait siffler les balles par centaines (on raffole de ces sons "Pew pew" un peu vieillots mais charmants pour imiter les balles), que tout le monde démonte et remonte avec des craquements amoureux, et qui conclue la dernière image du film en gros plan. Dans ce western copieux en fusillades, rien ne manque : attaques d'Indiens contre la cavalerie, bandits contre shériff, ennemis jurés pour un duel au soleil (dont un rebondissement final sur leur lien nous a agréablement surpris), n'en jetez plus, on assiste en 1h30 à plus de tirs que dans une dizaine d'autres westerns réunis. Les mésaventures de la belle Winchester se suivent sans temps mort et avec une diversité étonnante (concours d'agilité, Indiens, bandits, duels), comme si l'on faisait l'épopée de l'arme au travers du Far West. On a beau ne pas être fan des armes, ce film amoureux de sa carabine qui vole la vedette à James Stewart (rien que ça) nous donne soudain une nostalgie du stand de ballons à la foire aux tirs à plombs... Pew pew...
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 235 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2011
Un trés grand Western signé Anthony Mann !!!! Une histoire qui tourne autour d'un fusil spécial recherché par un grand nombre de cowboys et d'Indiens qui a un trés bon viseur, qui a 100 ans mais qui n'a toujours pas de propriétaires. Ce fusil va tomber entre plusieurs mains, celle des hors la loi, des Sioux, de la cavalerie Américaine et d'un couple de concubins. Pendant ce temps là, deux cowboys recherchent trois bandits et l'histoire du fusil qui traverse tout le film peut en cacher une autre et le final est riche en rebondissement innattendue. Un film en noir et blanc avec de superbes images sublimes qui vieillit bien et peut etre considerer comme un des hits du genre à visionner. James Stewart cabotine moins que d'habitude (je dis ça car j'ai vu deux films récemment avec l'acteur que je n'ai pas pu finir) et devient trés bon de justesse et de sobrieté. Les acteurs secondaires tels que Shelley Winters, Dan Duryea, Stephen Mc Nally ou meme Rock Hudson sont trés bons. Peut etre l'un des meilleurs films d'Anthony Mann, je ne les ai pas tous vus mais celui-ci est un pur chef d'oeuvre.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 742 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2026
Un classique du western d’après-guerre ayant conservé un certain charme en raison de son rythme soutenu et de l’originalité de son ton. En effet, en 1950, Anthony Mann réalise un film dont le fil conducteur reste une Winchester modèle 1873. L’intrigue permet de suivre plusieurs séquences de la conquête de l’Ouest à travers les propriétaires successifs de cette fameuse carabine. Dans cette histoire de vengeance teintée d’un brin de romance, James Stewart débute sa collaboration avec le réalisateur américain (ils travailleront ensemble durant quatre autres westerns). Bref, du cinéma simple et efficace.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2014
Antohny Mann rassemble tous les archétypes du western autour de l'objet qui donne son titre au film : la carabine Winchester 73. Idée géniale ! L'arme révèle les caractères des personnages, qui sont tous attirés par elle. Une sorte de jeu de chaise musicale où elle passe de mains en mains, à la fois chez les cowboys, shérifs, bandits, indiens, ... Mann réunit tous les personnages types du western avec grande réussite. En peu de temps et peu de détails il parvient à les rendre tous attachants. Pas de manichéisme de personnages vraiment bons ou mauvais, c'est l'arme qui décide pour eux. (Spoilers : le plan final magnifique, alors qu'on s'attend à voir Lin embrasser sa belle, la caméra zoome sur la carabine.). Je pense qu'on peut faire la comparaison avec "Excalibur" de Boorman, où c'est l'épée qui servait de lien entre les différentes destinées des personnages.

James Stewart, lui, est magnifique dans le rôle de Lin, qui a des comptes à régler avec son frère mais reste gentleman. Ce n'est pas l'homme musclé qui tire sur celui qui le regarde de travers, mais c'est l'homme déterminé à trouver la rédemption. L'une des répliques l'illustre bien : "Il y a des moments où lorsqu'un homme est obligé de faire quelque chose, il le fait" (citée de mémoire). Tous les autres acteurs sont excellents dans leur roles, de Shelley Winters en femme fatale à Rock Hudson en chef indien.
Mann n'oublie pas la légèreté (le concours de tirs) et exploite avec grand talent les possibilités visuelles du western (scène d'action finale splendide !).

Winchester 73 ou le très bon panorama de tous les éléments qui font la gloire du western!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 juillet 2017
Premier film de mon cycle W comprenant notamment « La prisonnière du désert », « L’homme des hautes plaines » et « Tombstone » (de G. Pan Cosmatos, en effet). Oui, ce premier western me tenait à cœur car Anthony Mann en est le fer de lance.
D’après le roman controversé de Stuart N. Lake (« Wyatt Earp, frontier marshall »), Anthony Mann en tire donc ce western étonnant, incisif et drôlement marquant (dans le bon sens du terme).
Tout d’abord, l’histoire. Comment une Winchester 73, une carabine des plus rares sur le marché des armes, arrive-t-elle à passer de mains en mains, par une galerie de personnages, tous assez bien fouillés faut-il avouer. Le tout, ancré dans le véritable contexte de l’Ouest américain (évocation des guerres, de Little Big Horn, et surtout du personnage de Wyatt Earp ici incarné par Will Geer –vu dans « Jeremiah Johnson » !). A l’écriture, on retrouve donc Borden Chase (qui a livré d’autres grands classiques tels « La rivière rouge », « Vera Cruz », « Les révoltés du Bounty ») et Robert L. Richards (scénariste établi sur liste noire en période de maccarthysme) qui, associés à ce projet, arrivent à nous immerger dans ce scénario à tiroir (ce qui est assez moderne dans le genre et pour l’époque) mais néanmoins très bien maîtrisé car ne tombant jamais dans les clichés du genre, à savoir une vengeance belle et brutale (je pense bien sûr à « Apaloosa » de notre bon vieux Ed Harris). Ici, le récit suit admirablement bien la fameuse carabine qui en est le fil conducteur. Les scénaristes nous coupent l’herbe sous le pied, et c’est tant mieux !
A cela, le réalisateur du « Cid » ne s’évade pas totalement de la rigueur et des codes imposés du western, même si le final en étonnera plus d’un. Comment un duel peut-il se passer en terrain pentu ? Pour répondre à cette question, seuls poussière, shérifs et figures délavées par la transpiration et la sueur sauront y remédier. Et, ici, Anthony Mann dépoussière le genre à lui tout seul. Bravo !
Et donc, pour parler ambiance, comment passer à côté de ce N&B magnifiquement mis en relief et de cette musique au diapason ? Eh bien, on ne peut pas, tout simplement ! L’on est ainsi transporté par l’incroyable technique de William H. Daniels à la photographie (il a travaillé pour Greta Garbo, « La chatte sur un toit brûlant », « L’express du colonel Von Ryan »…) et de l’entrainante bande-son de Walter Scharf (compositeur pour certains films avec Elvis, Jerry Lewis…). Pour moi, bon western = bonne musique. Tout simplement.
Toujours sur l’ambiance, « Winchester 73 » nous offre tout ce que le western peut nous proposer : chevauchées sauvages, paysages grandioses du Far West, tuniques bleus effarouchés, mais surtout, des indiens (les plus cinéphiles auront reconnu un Rock Hudson –qui devra sa notoriété grâce à Douglas Sirk- grimé en peau-rouge). Ici, les grands espaces marquent le style du réalisateur car les personnages arrivent et partent de nulle part. Une première également dans le genre du western. Brelan de roi, Monsieur Mann ! Et toujours dans sa mise en scène, la violence est de mise, elle est non cachée, brutale comme les hommes sans loi qui défilent devant notre écran. En cela, « Winchester 73 » porte bien la griffe d’un maître : Anthony Mann.
Et le coup de maître de Mann est d’avoir embauché James Stewart (oscarisé pour « Indiscrétions ») en héros rongé par sa vengeance, inéluctable. Au casting, donc, James ‘Jimmy’ Stewart, charismatiquement impeccable. Dans le rôle de Dutch, son ennemi juré, Stephen McNally (il a joué pour Cukor, Don Siegel, Wise…). Stewart/McNally : duo d’enfer, le second arrivant à chiper la vedette au premier. Extra ! A leurs côtés, la féminine Shelley Winters (Mme Gassman à la ville !) qui apporte la fraîcheur du film fordien. Précisons (également pour les cinéphiles !) les débuts de Tony Curtis ‘le viking’.
Pour conclure, « Winchester 73 »(1951), coup de maître d’Anthony Mann, film mythique du metteur en scène (pour ma part, c’est lui qui a eu toutes ses idées novatrices), restera un western bijou et un métrage coup de poing car précurseur du western crépusculaire pourtant immortalisé par « Impitoyable » 42 ans plus tard.
Spectateurs, winchesterement vôtre !
A noter : il s’agit ici de la première collaboration westernienne entre le metteur en scène de « La ruée vers l’Ouest » et de l’acteur de « La vie est belle »/« Fenêtre sur cour ». Les deux hommes continueront leur aventure par « Les affameurs », « L’appât », « Je suis un aventurier » puis « L’homme de la plaine ».
chrisbal
chrisbal

20 abonnés 803 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2024
Ce western d'Anthony Mann au scénario franchement original suit les périples d'une Winchester 73 : passant de main en main, elle sert de fil conducteur à cette histoire de vengeance (qui passe du coup presque au second plan).
On a jamais le temps de s'ennuyer grâce aux rencontres et aux scènes d'action qui s'enchaînent, que ce soit l'affrontement avec la cavalerie et les indiens, les combats contre les hors-la-loi ou bien encore l'affrontement final entre Lin McAdam (James Stewart) et Dutch Henry Brown spoiler: (son frère, même si ce twist n'est pas vraiment primordial...)
, qui ne se limite pas à un simple duel et entretient longuement le suspense.
Historiquement, le scénario est aussi riche de références avec notamment la présence du célèbre Wyatt Earp (shérif de Dodge City avant d'aller officier à Tombstone) ou les évocations de noms comme Custer, Little Big Horn, Gettysburg ou encore Shiloh.
Cette 1ère collaboration entre le réalisateur et son acteur fétiche est donc une réussite avec une mise en scène soignée et une photographie en noir et blanc de toute beauté.
MaCultureGeek

1 169 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2016
Bon, je ne vais pas vous le cacher, les westerns et moi, cela fait un peu deux. Certes, j'en connais quelques uns; les plus célèbres, mais surtout les plus récents. Voyez-vous, je suis trop occupé par les films fantastiques de la Hammer ( et bientôt de la Universal ) pour pouvoir m'y concentrer. Mais bien que le temps me manque, j'essaie, tout de même, d'un peu rattraper mon retard. Et pour ce faire, nous allons aujurd'hui parler d'un cehf-d'oeuvre du genre, véritable film mythique qui en marqua plus d'un : le magnifique "Winchester 73". Je n'ai pas encore l'expérience requise pour dire cela, mais nul doute n'est possible que si je la possédais, je vous conseillerai d'autant plus ce métrage ci. Comme un "Choc des Mondes" dans le genre de la science-fiction, "Winchester 73" s'impose, dès le début, comme une base du genre, le genre de fondement solide qu'il est dur de détrôner. Ce qui marque en premiers lieux, c'est la modernité de la chose; le film, bien qu'en noir et blanc, paraît, à l'évidence, intemporel. Pour vous dire, je n'avais que très rarement de métrage de cette époque a avoir si peu vieillit. C'est incroyable que de voir pareil rendu final. Et cela, voyez-vous, est principalement dû à trois points culminants : la réalisation, le jeu d'acteur et, bien entendu, l'écriture, tout simplement prodigieuse. En même temps que l'excellent James Stewart, ce métrage m'a permis de découvrir un grand faiseur du cinéma américain des années 50-60, et par delà même des westerns ( oui, j'ai fait mes recherches ). Anthony Mann nous livre, en effet, un travail remarquable, proche des meilleurs films du genre que j'ai pu voir à ce jour; il détruit, à mon sens, un métrage de l'accabit d' "Appaloosa", par exemple. Alors déja bien installé dans le septième art, il nous fait preuve de toute l'étendue de son talent, mettant parfaitement en avant les autres qualités de son oeuvre, dont, particulièrement, son jeu d'acteur, entre l'excellent et le prodigieux. Le couple à l'écran fait des étincelles : la puissance de Stewart se combine parfaitement à la fraicheur de Shelley Winters, tandis que Stephen McNally campe le parfait méchant. Mais le métrage ne possèderait pas la même intensité s'il n'était pas soutenu par une solide écriture. Bon, chose que je ne savais pas, c'est inspiré d'un roman ( que je n'ai, à l'évidence, pas lu ) de Stuart N. Lake. Pour le coup, je ne saurai vous dire le degrès de fidélité du film, et concrètement, je m'en balance. La seule chose que je vois, c'est que le film jouit d'une puissance narrative unique et atypique, d'une force émotionnelle rare et particulière. Mais à quoi est-ce donc dû? Premièrement, je vous concèderai que les deux scénaristes du métrage, Robert L. Richards et Borden Chase, forment un excellent duo; le premier, inexpérimenté, signera son avant dernière oeuvre, tandis que le second, beaucoup plus habitué au genre, partagera son expérience cinématographique avec nous. Et honnêtement, le résultat est prodigieux. J'y ai souvent vu, par ci par là, les prémices de l'art des futurs grands cinéastes/auteurs que l'on connaît aujourd'hui ( Tarantino le premier, qui ne cache pas l'influence de ce film sur sa carrière ). Les répliques, extraordinaires, amènent humour et fluidité à l'oeuvre, tandis que la répartie qui les anime, solide et fière, lui confèrera modernité, talent et intérêt. Comment ne pas s'intéresser à une telle épopée, portée par une conclusion de génie, tantôt émouvante tantôt dramatique, et qui signe le clap de fin d'une aventure extraordinaire? Car maintenant j'ose le dire; oui, j'ose le dire : "Winchester 73" est un grand classique du genre, le genre de film qui trône au sommet des meilleurs métrages du genre. C'est, pour l'instant, bien plus une intuition qu'une certitude, mais nul doute que l'expérience que je tirerai au fil des jours, et des mois à venir, me confortera dans cette idée. Un grand film, un chef-d'oeuvre intemporel. A voir avant bien d'autres. Magnifique.
real-disciple
real-disciple

116 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2013
Winchester 73 reste très classique dans le genre (avec ses méchants et ses gentils) mais reste de bonne facture grâce au travail d'équipe autour du grand Anthony Mann. Le scénario est bien trouvé : on suit l'histoire d'une carabine, la Winchester 73, au rythme de ses propriétaires souvent éphémères. James Stewart campe le rôle type qu'il aura dans tous les autres westerns de Mann : un homme droit au passé qui le ronge et dont il ne s'échappera qu'une fois la quête terminée. Le travail sur ce type de "héros" sera psychologiquement plus élaboré dans les westerns suivants, mais ce premier de la longue série tient déjà bien son rang de classique et pour s'en convaincre il suffit de revoir la réalisation de la scène fratricide finale.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2013
Voici donc le premier des cinq westerns où Anthony Mann et James Stewart collaboreront ensemble. Winchester 73 est un film qui a bénéficié de soin à tous les niveaux. Tourné en Noir et blanc, l'aspect visuel est très classe grâce notamment à une très bonne photographie et une mise en scène dynamique. Mann savait faire de bons westerns ça c'est certain. Après, comme souvent chez lui, je reproche toujours une approche un peu mécanique de ses personnages, ne laissant pas de grande place à l'émotion. Mais pour autant la surprise et la noirceur ne sont pas délaissés, leur écriture reste de qualité. Innovation scénaristique pour l'époque, l'enjeu du film est une carabine, la fameuse Winchester 73. Une parmi les milles comme son surnom de l'époque l'indiquait. Convoitée par les cow-boys, les bandits et les indiens, cette arme "parfaite" conduira les protagonistes à mener une poursuite sanglante teintée d'un désir de revanche de Lin McAdam (Stewart) sur le personnage de Dutch Henry Brown.

Winchester 73 n'est pas particulièrement novateur hormis son synopsis plutôt neuf mais il demeure une pièce majeure de la quintessence du western classique américain. Le scénario est très maîtrisé grâce à des repères spatio-temporels efficaces et une intrigue éliminant les éléments superflus. Puis le rythme est un modèle d'efficacité. Difficile de s'ennuyer tant Mann maîtrise le sens de la poursuite et ne délaisse jamais ses personnages. L'affrontement final reste simple mais très fluide, avec une action fort bien mise en scène.
Si Winchester 73 ne révolutionne pas le genre, il nous offre le droit d'assister à 1h30 de cinéma de qualité. Un film très soigné, visuellement classe et sans répit. Du divertissement haut de gamme en somme.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

144 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2019
Winchester ‘73, du nom d’un fusil mythique de l’Ouest américain, est un western culte qui nous fait suivre une série de péripéties passionnantes autour d’une telle arme, gagnée lors d’un concours de tir par James Stewart, et qui va passer de main en main suite à un vol. Brossant le portrait de nombreux personnages, parfois un peu caricaturaux – le cow-boy honnête et courageux, le cow-boy pleutre, le bandit méchant, le bandit très méchant, l’Indien belliqueux, la chanteuse de music-hall – ce film riche est superbement mis en scène et parfaitement rythmé.
orlandolove
orlandolove

174 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Un grand classique qui mérite pleinement son statut. Un western très plaisant du début à la fin...
Jonathan M
Jonathan M

168 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2016
Enfin un western qui sort des sentiers battus. James Stewart est le héros de cette fresque sous fond de testostérone exacerbée. Ce ne serait pas un western sinon forcément. Après l'épreuve de tires, afin de savoir qui aura la plus grosse, c'est surtout un film de fond sur l'Amérique et sa contradiction avec les armes à feux. On combine cela à une histoire de famille, disons-le toucher par la jalousie et l'ultra-violence. Le cocktail est séduisant et le film haletant.
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