Un western très classique avec un mélange de grosses ficèles scénaristiques et de moments de bravoure. On s'étonne au début de voir Arthur Kennedy dans un rôle de sympathique garçon prenant le parti des faibles mais cela peut-il durer jusqu'au bout ? James Stewart est aussi bon que d'habitude et Julie Adams totalement craquante.
Western classique qui suit la transhumance d’une bande de pionniers vers l’ouest, avec un résultat plutôt intense, une deuxième partie de film rythmée et intense entre scènes de guérillas et trahisons. Plus profond qu’il n’y parait. J.Stewart excelle, la scène de combat avec J.Flippen est une vraie réussite. Du bel art classique.
Un des superbes westerns du duo James Stewart-Anthony Mann. Le scénario est confié à Borden Chase, spécialiste du genre déjà à l'oeuvre sur "Winchester 73". Le film s'offre donc un trio prestigieux pour ce western particulièrement dense pour une durée de seulement 01h30. Les rencontres ne sont pas aussi nombreuses et périlleuses qu'à l'accoutumé mais plutôt des hommes happés par l'aventure et l'appât du gain qui rend fou même les plus honnêtes. Il faut saluer la magnifique photographie magnifiant les paysages de l'Oregon. Un western de l'âge d'or efficace et dont le charme opère à chaque plan. Site : Selenie
Un très beau western qui pour un film du début des années 50 nous surprend pas son rythme endiablé. Aucun temps morts dans Les Affameurs et Mann évite les dialogues trop longs et moralisateurs dans ce western prenant de bout en bout. Au côté d'acteurs chevronnés comme James Stewart et Arthur Kennedy on peut apprécier la présence de Rock Hudson à ses débuts.
Un superbe western signé Anthony Mann!!! C'est le premier film que je vois de ce metteur en scène et ça n'a pas pris une seule ride en visionnant presque 60 ans aprés, bien au contraire, cette oeuvre apporte tout le charme de l'époque de l'age d'or d' Hollywood. Dans un paysage montagnarde remarquablement filmé, le dur voyage d'un cowboy transportant la nourriture à son nouveau village implanté qui s'inquiete de ne pas survivre l'hiver avec sur le passage les Indiens, les voisins et l'ami traitre incarné par l'excellent Arthur Kennedy. Ce film est tout ce que j'adore au cinéma tout simplement avec pour héros le grand James Stewart et dans les seconds roles un certain Rock Hudson. Un chef d'oeuvre trés nostalgique.
Anthony Mann nous offre, une fois de plus, un bien joli western où l’on retrouve avec plaisir le grand James Stewart dans un rôle sur mesure pour lui, la très belle Julia Adams ou encore les excellent Rock Hudson et Arthur Kennedy. L’interprétation du casting est donc de très grande qualité, tout comme la mise en scène qui nous offre quelques séquences de haute volées – notamment celle concernant l’embuscade indienne. On notera aussi la présence de décors fortement bien conçu, d’une photographie en Technicolor tout à fait appropriée et une histoire qui contient son lot de rebondissements. Bref, un grand western que je conseil chaudement aux fans du genre.
La principale limite de Bend of the River réside dans l’artificialité de ses séquences nocturnes, tournées en studio, au cours desquelles tout semble trop propre, trop organisé, trop aseptisé, loin de la rugosité d’un environnement naturel que capte d’ailleurs fort bien la caméra d’Anthony Mann lors des séquences de jour. Avec la nuit disparaissent les bruits, la sensation d’une vie alentour et pourtant invisible ; tout cela résonne comme depuis l’intérieur d’une caisse creuse. Aussi le long métrage souffre-t-il de cette artificialité qui entre en conflit avec son thème principal, à savoir la quête de l’authenticité menée contre le règne de l’argent et des intérêts. Il faut donc davantage le voir comme le témoignage précieux d’une pratique par ailleurs absente des grands westerns : la capitalisation sur le malheur qui jamais ne tient compte du facteur humain, fascinée par les rapports d’autorité et le monde de débauche qui s’active dans les bars et casinos. La dernière partie du film dispose d’un souffle épique suffisant pour faire de Bend of the River non l’incontournable qu’il tend à devenir, mais un regard critique porté sur la conquête de l’Ouest entendue seulement comme quête matérielle qui pousse les amis d’autrefois à se trahir et se tirer dans le dos.
Un très très grands western signé de l'incontournable Anthony Mann, spécialiste du genre, qui signa notamment "Winchester 73" et "L'homme de la plaine". Mais c'est sûrement ici, avec "les Affameurs" que Mann signe l'un des chef-d'oeuvres. Basée sur un roman et sur un aspect méconnu de l'histoire de la conquête de l'ouest, l'intrigue est un vrai modèle du genre : amours, rebondissements, trahisons, combats, rage de vaincre, vengeance... Tous les mythes du western américain sont ici réunis pour un film si injustement oublié. Du grand art et du grand cinéma.
Un bon western à l’ancienne en Technicolor dans lequel les voies du gain et de la rédemption s’affrontent autour d’une caravane de pionniers semée d’embûches, porté par un impeccable James Stewart.
Dans de magnifiques décors naturels, ce western narre sans lassitude ni déséquilibre à la fois les dangers rencontrés par un convoi de colons du Far West, des histoires sentimentales en filigrane et la quête de rédemption d'un ancien pillard. Tout en évitant le didactisme, le récit imbibé de violence illustre la cupidité humaine ainsi que le dévoiement du rêve américain de serein épanouissement avec une production locale face aux mines d'or dont le profit semble plus rapide, plus immédiat, plus facile. Malgré une touche d'optimisme grâce au parcours de James Stewart, l'histoire reste marquée par un pessimisme latent, l'Homme étant facilement entraîné vers le Mal ou menacé par la souffrance spoiler: (on notera d'ailleurs que la romance finale classique entre le héros et la jeune première courageuse ne se réalise pas, chacun portant ses désillusions et ses espoirs) . Une nouvelle preuve de la maitrise de Mann!
« Bend of the River » (Les affameurs) est le deuxième western réalisé par Anthony Mann avec James Stewart dans le rôle principal. Comme « Winchester 73 » le scénario est signé Borden Chase et étale à nouveau un catalogue presque complet du western : la caravane, le bétail, les indiens, les chercheurs d’or, les gunfights, le café au coin du feu à la belle étoile et même le vapeur à roue à Portland en Oregon, plus à sa place à Natchez ou à la Nouvelle Orléans, qui apporte un côté inattendu. C’est également le premier western en technicolor magnifiant les paysages et le style direct du réalisateur. C’est aussi une histoire d’amitié virile, de traitrise, d’amour et de rédemption asynchrone dont l’évolution progressive entre la lumière contre le côté obscur est amenée avec beaucoup de finesse. Il est vrai que le casting est de qualité, le génial James Stewart étant accompagné par l’ambigu Arthur Kennedy, Rock Hudson, Jay C. Flippen et la délicieuse Julie Adams lancée l’année précédente dans « Bright Victory » de Mark Robson après des petits rôles dans huit westerns plus médiocres les uns que les autres. C’est donc à la fois sur le plan de l’action et de l’évolution psychologique que le réalisateur nous embarque dans une aventure humaine que n’aurait pas renié John Ford, sans le côté contemplatif, malgré deux scènes hommages au maître, mais avec la violence en plus. A la fois moral, logique et implacable, le déroulé haletant fait passer les 91 minutes du métrage sans aucun ennui. Une grande leçon de cinéma.
Un western mené tambour battant suivant le parcours semé d’embûches d’un groupe de colons se rendant dans l’Oregon. Les péripéties s’enchainent sans le moindre temps mort sous la caméra d’Anthony Mann inspiré dans sa mise en scène avec comme héros, un convaincant James Stewart. Un film sympathique.
De nombreuses qualités font de ce film un bon western. L'originalité du sujet qui traite du problème crucial du ravitaillement des colons partis s'installer dans l'ouest du pays. Ceci dans un contexte de ruée vers l'or et de spéculation.. Vrai film d'aventure dans les grands espaces avec l'avancée du convoi de chariots sur des terres montagneuses, l'attaque d'un groupuscule d'indiens et divers rebondissements tout au long du chemin. Et puis, sous-jacent, la rédemption d'un mauvais garçon qui prendra de bonnes décisions. Même si l'acteur James Stewart ne me semble pas le meilleur choix pour incarner celui-ci, le spectateur ne s'ennuie pas et la romance n'occupe pas une place exagérée comme parfois dans certains westerns.
Un vieux western qui a plutôt bin vielli et pour cause, outre une palette d'acteurs prestigieux et des images superbes, il réunit presque tous les thèmes du genre : des indiens, des colons, des chercheurs d'or, des bandits, le mauvais garçon, le riche cupide, et parcourt toutes les bonnes scènes que l'on aime : la traversée de la rivière ave cun troupeau, le bateau à aubes, l'attaque dans le canyon, une histoire d'amour, des parties de poker, des batailles épiques, des bagarres... on se régale !