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chrisbal
19 abonnés
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4,0
Publiée le 19 juillet 2026
Un très bon western porté par 2 personnages principaux au passé trouble, James Stewart et Arthur Kennedy, cherchant le chemin de la rédemption avec des trajectoires différentes, l'un y parvenant, l'autre non (je vous laisse deviner lequel...). Cette épopée à travers les montagnes de l'Oregon offre au spectateur une bonne dose d'aventure et de retournements de situation, le tout en technicolor (le premier pour Anthony Mann) et avec une réalisation sans reproche. Un bon divertissement qui met notamment en avant les différences de mentalité entre les colons souhaitant avant tout s'installer sur de nouvelles terres et ceux de la ruée vers l'or, attirés par l'appât du gain (qui fausse définitivement tout et engendre querelles et trahisons).
Moins bon que "Je suis un aventurier" pour une raison toute simple : le manque d'objectif clair et net, outre ce manque, le niveau reste bon. L'histoire est très intéressante à suivre, mais le film s'approcherait plus d'un documentaire qu'un réel western, avec un clair manque d'action dans l'intrigue qui privilégie une trame très lente, ce qui ne veut pas dire autant qu'il y a des longueurs. On est donc un peu déçu par ce film, porté par de très grands acteurs et réalisé par A. Mann, ce qui n'est pas rien. Les paysages sont très beaux, on retient bien tendu la scène du bateau sur le fleuve qui est magnifiqe, même si la beauté des paysages reste plus intense dans "Je suis un aventurier". Un film qui reste tout de même intéressant, pour comprendre l'époque, et oui le temps d'un voyage nous sommes transportés grâce à une immersion techniquement bien réalisée.
Un bon western. Il faut dire qu'Anthny Mann nous a déja démontré auparavant qu'il était un grand metteur en scène, capable de nous offrir du grand spectacle à chaque film. C'est le cas ici, mais néanmoins, cela n'empêche pas le scénario d'être assez étoffé et de rendre les personnages principaux extrêmement intéréssants, notamment par rapport aux rapports troubles qu'ils ont entre eux. On y voit enfin James Stewart et Arthur Kennedy y briller autant qu'à leur habitude. Un classique.
Un des très beaux westerns de la longue série que James Stewart a tourné avec Anthony Mann dans de superbes décors naturels. Si la qualité de l'écriture scénaristique de ce film est loin d'être négligeable, c'est surtout dans la confrontation entre le bon (James Stewart) et la crapule (Arthur Kennedy) que le film prend tout son intérêt surtout que les deux acteurs sont particulièrement en grande forme. En bref, un film qui fait honneur à ce genre.
"Les Affameurs", réalisé par Anthony Mann en 1952, se distingue dans le genre western grâce à une histoire captivante et un casting de premier ordre, mené par James Stewart dans le rôle de Glyn McLyntock. spoiler: L'histoire, tissée d'aventure et de conflits intérieurs, suit McLyntock, un ancien hors-la-loi cherchant la rédemption en guidant un groupe de colons vers l'Oregon. Le film s'appuie sur le roman "Bend of the Snake" de Bill Gulick, reflétant fidèlement l'esprit du texte original.
Ce qui rend "Les Affameurs" remarquable, c'est sa capacité à mélanger des éléments traditionnels du western avec une exploration plus profonde des personnages. Stewart livre une performance nuancée, montrant un homme tourmenté par son passé mais déterminé à changer. Sa dynamique avec Arthur Kennedy, qui joue Emerson Cole, un personnage ambigu, ajoute une couche de complexité. Julie Adams, en tant que Laura Baile, offre une prestation solide, bien qu'elle soit quelque peu éclipsée par ses co-stars masculins.
La réalisation de Mann est compétente, capturant magnifiquement les paysages de l'Oregon, de la rivière Sandy à Mount Hood. Ces décors naturels sont un personnage à part entière, ajoutant une dimension visuelle époustouflante au film. Cependant, il y a des moments où le rythme du film fléchit, en particulier dans la deuxième moitié, où l'intrigue semble tourner en rond avant de trouver sa résolution.
Le scénario, bien que solide, n'est pas sans défauts. Certains des dialogues manquent de la profondeur nécessaire pour explorer pleinement les thèmes de la rédemption et de la moralité, qui sont au cœur du film. De plus, le personnage de Trey Wilson, interprété par Rock Hudson, bien que charismatique, est sous-utilisé.
En termes de production, le film brille par sa reconstitution de l'époque et son attention aux détails. La musique, bien qu'efficace, n'est pas particulièrement mémorable, mais elle complète l'atmosphère du film sans l'envahir.
En conclusion, "Les Affameurs" est un western solide et engageant, porté par des performances fortes et une réalisation habile. Bien qu'il ne révolutionne pas le genre, il se distingue par son approche nuancée des personnages et son magnifique cadre naturel. C'est un film qui mérite d'être vu, offrant un aperçu intéressant de la complexité humaine sur fond d'aventure dans l'Ouest américain.
Bon western classique, où l'on trouve plusieurs thème chers à Anthony Mann : la rédemption, la trahison, la vengeance, la maîtrise de la nature sauvage, la lutte entre les colons et les voyous, la nécessité de recourir à la violence la plus primaire pour établir la civilisation... Le trio d'acteur Stewart-Kennedy-Hudson fonctionne très bien, James Stewart étant d'ailleurs décidément bien meilleur chez Mann ou Capra que chez Hitchcock. Par contre, je ne sais pas si c'est la version DVD, mais j'ai trouvé les couleurs très bizarres : faussement rutilantes, comme du Technicolor délavé (James Stewart a les yeux vert presque fluo). Visuellement, je préfère de toute façon le magnifique Noir et Blanc de Winchester 73.
Il y a une belle mise en scène et de belles images dans ce film. Mais le scénario est un peu simpliste. Certes, il y a une dimension morale forte (et une vision plutôt sombre de l'âme humaine). Mais ce qui retient surtout l'attention dans ce film, ce sont les temps d'action. C'est un film simplement distrayant, un peu exotique.
Il y a de tout dans ce western jubilatoire au rythme effréné : des indiens, des noirs, des bagarres de saloon, des bandits, des fusillades, un bateau à aubes, vraiment de tout. Et puis il y a le charme de James Stewart et la traditionnelle musique de western. Le tout ensemble donne un excellent divertissement dont on se demande comment il fait tenir toutes les péripéties et le développement des personnages, pourtant très réussi, en à peine 1h30.
Anthony Mann réussit cet agréable western au scénario plutôt bien construit et qui bénéficie également d’une magnifique photo et du talent de James Stewart.
Un des cinq miraculeux westerns réalisés par Anthony avec James Stewart. Le script de Borden Chase est subtil et inventif, et non dénué d'un solide humour. Les images en extérieurs sont grandioses. Le face à face entre A. Kennedy et J. Stewart est inoubliable. C'est évidemment un des musts absolus du western.
Dick McLyntock (James Stewart), aventurier au passé trouble, escorte un convoi de pionniers dans les montagnes de l'Oregon pour y coloniser les territoires vierges. Il espère pouvoir s’établir avec eux… « Les Affameurs » est le deuxième western de la série réalisée par Anthony Mann avec James Stewart, et également son premier film en couleur. Il marque une étape décisive dans l’évolution du western psychologique américain, en substituant au héros monolithique une figure profondément ambivalente, hantée par son passé et par ses pulsions violentes. spoiler: Le trait de génie de Mann réside dans la relation entre Emerson Cole (Arthur Kennedy) et Glyn McLyntock. Très curieusement, lors de leur première rencontre, ils semblent à la fois étrangers et déjà liés, comme s’ils se reconnaissaient instinctivement. Rapidement inséparables, ils adoptent des comportements similaires, avançant comme deux faces d’une même pièce. Mais Cole se révèle peu à peu comme le double maléfique de McLyntock, la part de ténèbres qu’il n’a pas encore totalement vaincue. Le combat final au bord de la rivière, où McLyntock noie Cole, prend alors une valeur symbolique évidente : il s’agit d’un combat contre soi-même, d’un rite de purification, le héros ressortant littéralement lavé par les eaux miroitantes du fleuve.
Au-delà de cette dimension psychologique, le film propose également une lecture politique et morale très sombre de la conquête de l’Ouest. Derrière le mythe fondateur du progrès et de la civilisation, Mann montre un monde dominé par la loi du profit, la spéculation et la violence structurelle. Le détournement des vivres destinés aux pionniers, la manipulation des marchés, la logique d’accaparement des ressources et la trahison deviennent les véritables moteurs du récit. La frontière n’apparaît plus comme un espace héroïque, mais comme un territoire de prédation où s’invente un capitalisme sauvage, fondé sur la brutalité et l’opportunisme. En ce sens, « Les Affameurs » s’inscrit dans une vision profondément désenchantée du western, où la construction de la société américaine repose sur un compromis permanent avec la corruption et la brutalité. La mise en scène, d’une apparente simplicité, se distingue par une précision remarquable et un sens aigu de l’espace. Mann filme les paysages non comme de simples décors, mais comme des forces actives qui façonnent les personnages et conditionnent leurs choix. Le rythme du récit épouse celui de la progression du convoi, donnant au film une ampleur presque épique sans jamais sacrifier l’intensité dramatique.
Très bon film, un western classique mais qu'on savoure toujours...On sait dès le début comment cela va se terminer mais ce n'est pas bien grave, on apprécie quand même!