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Cet obscur objet du désir
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Un visiteur
3,5
Publiée le 19 janvier 2013
C'est le 7 ou 8ème film de Buñuel que je vois et si je ne peux pas dire qu'il me passionne comme d'autres maîtres notamment car sa mise en scène et les thématiques qu'ils abordent ne me touchent pas spécifiquement, il clair que chacun de ses films est très intéressant et gagnent à être visionné (belle de jour, viridiana et l'ange exterminateur m'ont tout de même grandement plu). Cet obscur objet du désir s'inscrit dans la dernière période de sa carrière puisque c'est son dernier film, ainsi la ressemblance avec son film le charme discret de la bourgeoisie qui m'avais moyennement plu est d’emblée évidente; cette ressemblance tient dans la théâtralité de la mise en scène et de la narration qu'utilise Bunuel. Je dois avouer qu'ici c'est ce style un peu trop froid et figé qui m'a rebuté et qui m'empêche d'être pleinement acquis à la cause du film; cependant c’est justement sur ceci que repose le film et c'est ce qui lui donne son intelligence et son intérêt donc il est ridicule de le critiquer, je me considère juste comme y étant moins réceptif. Donc le processus utilisé par Bunuel d'avoir 2 actrices pour jouer le personnage de conchita est juste génial, toujours très finement utilisé et justifié par la grande ambiguïté du personnage. Avec l'interprétation de Angelina Molina et de la magnifique Carole Bouquet, Conchita deviens l'objet de tout les désirs, de tout les fantasmes, elle obsède et intrigue de plus en plus au fur et à mesure du film et permet à Bunuel d'intégrer dans son récit toutes les figures qui l'obsèdent: la bourgeoisie, la religion, la frustration amoureuse et sexuelle ou encore le terrorisme. Évoluant entre toutes ses figures le film est comme d'habitude chez Bunuel rempli d'une symbolique fascinante et toujours très juste. Le processus narratif constitué de flash-back est très bien utilisé et prend tout son sens à la fin du film où l'on se rend compte que cette confession aux autre passagers du train n'est en rien une rédemption et que Mathieu n'en a pas fini avec Conchita; et la scène finale, splendide prend tout son sens et apparaît comme évidente. Je suis juste un peu déçu d'avoir été retissant au style du dernier film de ce qui restera comme un grand maître de cinéma...
Très bon film, elle arrive à le rendre fou.. pauvre vieux! Par contre, je suis assez déçu de la fin... j'aurais aimé une fin cassante. spoiler: Je ne comprend pas bien pourquoi il retourne avec et qu'ils meurent.
Sinon le film nous renvoi a un amour impossible qu'on a surement tous vécu. Je le conseil vivement!
Voilà le film-testament, le dernier film que Luis Bunuel a réalisé. [i]Cet obscur objet du désir[/i] est, d'après ce que je sais du style Bunuel avec les six films que j'ai vu de lui, est son oeuvre charnière, concentrant tous les éléments de son style : surréalisme, frustrations amoureuses et sexuelles, portrait d'une bourgeoisie en décadence morale, jalousie de l'homme envers la femme, humour décapant. Cependant, cela ne signifie pas que Bunuel se repose sur son cinéma, bien au contraire, il fera des trucs jamais fait comme engager deux comédiennes pour incarner le même personnage Conchita, ainsi Carole Bouquet et Angela Molina, les deux acrices qui incarnent l'héroine, rendent ce personnage parfait, pour que Conchita soit comme "toutes les femmes". Luis Bunuel signe alors un film passionnant sur le désir, auquel il fera une métaphore avec le terrorisme (il est souvent question d'attentats terroristes dans le film) : Le désir amoureux, interminable dû à un "je pars, je veux plus jamais te revoir, je reviens", s'envole alors brutalement spoiler: en une explosion avec la scène finale. Et emporte avec toutes les significations de la filmographie de Bunuel, mourant 6 ans après. Ce film est l'aboutissement d'une carrière plus que réussie, qui associa le cinéma au surréalisme. Bunuel est un véritable artiste, le surréalisme n'est plus un mouvement artistique littéraire, c'est aussi devenu grâce à ce génie espagnol un style cinématographique qui a permis des films extraordinaires, Un Chien Andalou en tête.
Difficile de rentrer dans cette histoire moins subtile que Belle de Jour. On peut noter que le désir est ici incarné par deux femmes qui n'est qu'une, Fernando Rey obsédé par l'idée de coucher avec elle (Conchita ou la pureté représentée) pour réaliser un fantasme, elle ne lui promet que l'amour. Un peu compliqué sur les bords, pas mal de questions en suspens, une fin étrange font de ce dernier film de Bunuel une énigme insondable. On en ressort un peu déçu.
Un récit original et pour le moins surprenant sur les thèmes principaux de la soumission, du je t'aime moi non plus, du désir inassouvi, et tout ça interprété avec brio par le trio d'acteurs (Carole Bouquet est radieuse). Les femmes sont au centre de ce film, elles ont tous les pouvoirs et possessions de leur corps et de leurs désirs. La seule erreur du film :spoiler: la fin avec l'explosion , je n'ai pas compris pour quelle raison le film se termine ainsi.
Bunuel, le héros du mouvement surréaliste des années 1920, a déjà 77 ans quand il réalise ce long-métrage. Interrompant le tournage au bout de quelques jours parce qu'il était insatisfait de la prestation de Maria Schneider dans le rôle de la danseuse Conchita, il engage finalement deux actrices pour se relayer et incarner ce personnage. Voilà un choix payant: que deux actrices se partagent le même rôle est un phénomène unique qui a donné lieu à diverses interprétations: une personne a toujours plusieurs facettes, argumentait-on; Mathieu (interprété par Fernando Rey) est vraiment amoureux de deux femmes, ou Conchita incarne tout simplement la Femme dans sa dualité. Le vieux maître, lui, balayait d'un revers de la main ces belles constructions philosophiques, disant qu'il n'avait simplement rien trouvé de mieux et que cette décision n'était qu'un pis-aller. De manière surréaliste, Bunuel refuse en effet la justification consciente et rationnelle de processus inconscients, parle de hasard ou d'illuminations dont il ne saisirait pas le sens lui-même parce qu'il n'y a rien à comprendre. Le plus curieux, en fait, est que le scpectateur oublie très vite que deux actrices se partagent le rôle, alors que Molina et Bouquet ne se ressemblent vraiment pas. Cette superposition de deux personnes différentes est facilitée par l'aspect du film. En effet, Bunuel, l'iconoclaste fervent d'images, le catholique athée, réussit avec son style sobre et sévère à nous faire accepter les évènements les plus bizarres, qui finissent par sembler plausibles: c'est ainsi qu'un piège à souris se referme avec un claquement sec au cours d'une conférence sérieuse qui se déroule dans un bureau distingué; une voiture explose à l'arrière—plan. Les personnages semblent trouver qu'il s'agit de la chose la plus normale du monde, ce qui fait que le spectateur n'est pas seulement appelé à s'interroger sur l'ordre établi et notre accoutumance à celui-ci, mais qu'il fait lui-même l'expérience de la rapidité avec laquelle nous devenons insensibles à ce qui semble absurde, qu'il s'agisse des attentats terroristes jamais expliqués perpétrés par le « Groupe armé révolutionnaire de l'Enfant Jésus », ou du double rôle de la belle Conchita. En somme, « Cet Obscur objet du désir » fait partie de ces films incontournables qu'on se doit de voir une fois dans sa vie.
Cet obscur objet du désir vu par Parkko : 5.5/10 supprimer
Mouais. Bunuel et moi c'était pourtant une histoire cinématographique qui avait bien commencé. J'ai beaucoup apprécié des films tels que Viridiana, Le charme discret de la bourgeoisie, L'ange exterminateur ou encore Le journal d'une femme de chambre. Mais après ma première petite déception - Belle de jour -, j'enchaine sur la suivante - Cet obscur objet du désir -.
Je pense que dans ces deux longs-métrages (qui se ressemblent sur pas mal de points) n'ont pas la force des Bunuel que j'aime. Car ce que j'aime chez Bunuel, c'est son sarcasme qui parcourt tous ses films mais sans aucune retenue. Mais au lieu d'avoir des films moralisateurs et manichéens, Bunuel condamnait tous ses personnages, aucun n'était sauvé quasiment. Du coup, c'était une espèce de satire sociale bien appuyée, volontairement grossière mais qui faisait souvent mouche.
Et ce n'est plus le cas dans Cet obscur objet du désir. Il garde à la fois son trait incisif et moqueur mais cela ne s'adresse plus que sur certains personnages. Du coup, cela entraine une sorte de déséquilibre dans le film qui devient final assez peu subtil et malheureusement peu pertinent. A noter que le doublage d'Angela Molina est assez mauvais.
Film bien construit (même si à la longue c'est peut-être un peu répétitif). Un film plus tendre que certains autres du cinéaste sur ces cibles préférées mais je trouve le portrait des femmes aux travers le personnage de Conchita (jouer par deux actrices en alternance) vraiment antipathique et un peu cliché mais c'est fait avec beaucoup de classe.
"Cet Obscur Objet Du Désir" est surement le plus célèbre long-métrage de Buñuel, et c'est bien naturel... Ce dernier film est incroyablement représentatif du style de son cinéaste, une pointe de surréalisme (quelle idée brillante que d'utiliser deux actrices pour le même personnage, afin de la montrer sous deux angles bien distincts), une moquerie sincère du milieu bourgeois, un choc des cultures... Et bien sur une excellente mise en scène. Dans ce film, Luis Buñuel se montre une fois de plus et pour la dernière fois, extrêmement original, talentueux et corrosif. Vraiment excellent.
dernière oeuvre du célèbre réalisateur surréaliste espagnol Luis Bunuel avant que celui-ci ne meurt, le film joue habilement sur le caractère mystérieux et insondable du personnage féminin. En mêlant érotisme et surréalisme, le réalisateur parvient à exprimer ce désir qu'un homme peut avoir face à une femme qui lui fait espérer tant de choses avant de se dérober à lui. La grande bonne idée du film est tout d'abord d'avoir choisit 2 actrices pour incarner Conchita (les sublimes Angela Molina et Carole Bouquet qui font leur début) grande première dans le cinéma.
La première chose qui frappe dans ce film, c'est de faire jouer le rôle de Conchita par deux actrices, Carole Bouquet et Angela Molina (dont le doublage laisse vraiment à désirer), personnellement je préfère cette dernière, je veux dire physiquement, mais ce n'est pas la question, quel est l'intérêt de mettre deux actrices, je me le demande. Après même si je trouve cela inutile, ça ne m'a pas non plus dérangé, cette histoire de frustrations sexuelles, qui ne le serait pas à sa place, est intéressante et bien interprété par Fernando Rey. Pour son dernier film Luis Buñuel aura à nouveau joué la carte du surréalisme, et ce jusqu'à la dernière scène du film, très énigmatique. Un film sympathique qui oscille entre drame et comédie, à voir.
« Cet Obscur Objet du Désir » n’a pas l’humour absurde des deux précédents et géniaux films de Buñuel, « Le Fantôme de la Liberté » et « Le Charme Discret de la Bourgeoisie ». Il y a toujours une critique de la bourgeoisie dans ce dernier film de la filmographie du réalisateur espagnol, avec notamment les déboires amoureux d’un homme malmené par sa femme de chambre. La fin est assez déroutante. En parlant de la femme de chambre, c’est assez déroutant et on ne comprend pas bien pourquoi, deux actrices incarnent le même personnage et ce à tour de rôle durant tout le film. Il est amusant de voir Carole Bouquet jouer, au tout début du film, une femme de chambre. « Cet Obscur Objet du Désir » est finalement assez décevant.
Je revois ce film pour la 3ème fois (sur trente ans) avec la même passion amoureuse que Fernando Rey. Je rajoute rien aux critiques sauf que c'est rare de voir les seins de Carole Bouquet !