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loulou451
146 abonnés
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2,5
Publiée le 23 janvier 2008
Visiblement François Truffaut s'amuse follement à revisiter le film noir à la française. Si le scénario, par trop rocambolesque, prête parfois à sourire, voire à semer la confusion, le film vaut avant tout pour sa mise en scène brillante et par son montage d'une étonnante modernité pour l'époque. Pour le reste, on saluera l'interprétation impeccable d'Aznavour et la beauté sans cesse renouvelée de Michèle Mercier.
Si j’adore l’interprétation très sobre de Charles Aznavour, je n’ai que moyennement aimé le scénario de ce film de gangsters. Truffaut a fait de sa mise en scène un pot-pourri d’effets narratifs rendant le développement de son histoire parfois brouillon. Le début est excellent, enchainant scènes musicales et dialogues amusants, jusqu’à ce que l’intrigue se mette difficilement en place pour s’achever sur une conclusion fataliste prévisible.
Le parcours d'un homme qui veut échapper à son passé qui le rattrape et dont l'avenir va décevoir ses espérances. Un noir et blanc très soyeux pour un film à la mise en scène soignée et fluide.
Truffaut nouvelle vague, pas ici en tout cas. Un Charles Aznavour impeccable, Michèle Mercier belle à en perdre la tête. Et l'histoire elle se veut fade. Il y à aucune présence de sa part sauf ses protagonistes. Pas bon de boire la tasse d'une mauvaise vague.
C'est l'époque où l'affiche faisait beaucoup pour la promotion d'un film, un peu aussi la Presse spécialisée... C'est l'époque où François Truffaut était à la mode, faisait parler de lui... C'était encore l'époque où il suffisait de mettre quelques noms connus dans la distribution pour remplir les salles ! (comme Aznavour ici) Et ça marchait : la preuve, cette histoire à dormir debout a frisé le million de spectateurs avec des dialogues devenus maintenant ringards et un scénario poussif ! A une époque il est vrai où la télévision n'était pas encore bien dangereuse pour les salles. A une époque où les crooners de l'avant-guerre allaient bientôt être envoyés à l'hospice par la vague, la vogue yé-yé... Sans parler des temps morts et des chansons destinées à meubler cette sombre histoire de pianiste : l'une d'entre elles avait même été retirée du film par les producteurs car jugée incompréhensible! C'est dire... Ne vous laissez pas embarquer dans cette galère : l'usure du bateau vous ferait risquer le naufrage ! willycopresto
Film foutraque, qui mélange histoire d'amour et histoire de gangsters. Il est difficile d’être intéressé par ce récit. C'est d'autant plus difficile, que certaines scènes ont été prises sans le son et ont été redoublés par les acteurs en post(pas du tout)synchro, le décalage est énorme. Les éclairages nocturnes des acteurs sont fait à la poursuite, donnant un sur éclairages des principaux comédiens,tandis que le reste est dans la pénombre. Le ton des comédiens est lui aussi un problème car s'ils se donnent la répliques chacun joue sur un ton différent. L’impresario jouant face à Aznavour joue sans convictions. Un Truffaut conseillé par Scrosese aux réalisateurs débutants, il ne mérite pas autant d'attention car il est très moyen,même si audacieux parfois.
Je vous promets que j'essai d'apprécier la Nouvelle Vague, mais il ne fait pas grand chose pour m'aider à changer d'avis sur sa qualité. Tirez sur le pianiste me semblait posséder une prémisse capable de faire disparaître mes préjugés (on repassera sur la publicité mensongère que constituent le titre et l'affiche), mais la première scène aura vite fait d'envoyer la couleur et de ternir mes illusions. Malgré sa très courte durée, Tirez sur le pianiste pourrait facilement n'être que le premier acte d'un film plus passionnant si il n'était pas rempli de dialogues inutiles sonnant systématiquement faux. En fait, tout sonne faux, des tirades à rallonge sur les relations de couple, du commencement aux conclusions des instants cruciaux (Aznavour empêche des gangsters d'attaquer son frère devant témoins ? Aucune conséquence. Une femme avoue sa relation adultère ? Récitation hors-sujet façon gamine de primaire. Un homme aide une victime blessée ? Discours interminable sur le mariage. Etc.), impossible de prendre au sérieux cette histoire de regrets tant les personnages sont en décalage constant avec les événements. Le flashback au milieu donne un éclairage intéressant sur la personnalité du personnage principal, un réveil inattendu mais qui ne fait que confirmer que l'intrigue criminelle et les questionnements amoureux n'ont aucun rapport les uns avec les autres et ne sont là que pour meubler un film qui reste paradoxalement trop léger pour avoir un quelconque impact. Quelque chose sort du lot, l'utilisation de la voix-off, omnisciente et interagissant avec le pianiste, mais rien de plus. Un mélange bancal de plusieurs idées hétérogènes et non traitées.
L'un des premiers film de truffaut et déjà il commence à imposer son style en racontant une histoire à sa manière.
Malheureusement je n'ai jamais réussie à vraiment m'intéresser à cette histoire de gangster un peu tiré par les cheveux, aux monologues intérieur du héros incarner par Charles Aznavour qui livre une prestation sobre, mais bonne.
Bref pas très palpitant tout cela manque de consistance, un scénario pas terrible, un truffaut mineur.
Aznavour est excellent, mais il est le seul ! Le scénario n'est pas crédible et la fin est bâclée, gâchée par cette voix off. Restent quelques effets de mise en scène intéressants (cadrages, flash back...)
Film plutôt moyen, je n'ai pas vraiment été séduit. Ce film m'a laissé de marbre. Charles Aznavour s'avère être un très bon acteur en personnage timoré (je ne lui connaissais pas ce talent-là). Il est entouré d'actrices aussi sublimes que talentueuses (Nicole Berger, Marie Dubois et surtout Michèle Mercier). Pourtant la sauce ne prend pas. Je ne saurais véritablement dire ce qui ne va pas si c'est la narration, le scénario, un enjeu et une menace pour le personnage principale peu excitants ... En tous cas, je suis passé à côté. Le film a le mérite de ne pas être trop long.
Rompant avec le cinéma conventionnel de l'époque , ce film de la nouvelle vague qui casse les codes traditionnels de la narration a séduit et continue à séduire. Charles Aznavour a comme on dit un physique intéressant. Marie Dubois incarne une certaine fraicheur naturelle. Boby Lapointe fait un numéro détonant. Les deux tueurs incompétents qui déambulent sont plutôt sympa .Est ce que tout cela fait un véritable film? Pour beaucoup, oui qui le trouveront poétique. pour moi ,non qui ai trouvé le film très disparate sans cohésion et sans véritable style. Sortir des sentiers battus c'est bien mais faut il encore que c'est un sens et tout me parait un peu anecdotique dans ce film tant au niveau des péripéties que des personnages secondaires qui n'ont pas beaucoup d'intérêt. J'ai eu presque l'impression de voir un film de débutant. Quitte à voir un film de rupture datant de cette époque , à bout de souffle me parait nettement plus réussi et novateur avec un vrai style original et nouveau qui lui est propre même si je suis loin d'aimer tout le cinéma de jean luc godard
Très malhabile, le mélange des genres ne permet pas d'exploiter réellement les véritables thématiques de l'intrigue, à savoir les relations entre hommes et femmes (chacun formulant sa propre vision - régulièrement teinte de misogynie) ainsi que la culpabilité du peu amène héros qui a renoncé à ses rêves de gloire suite à un drame qu'il n'a pas su deviner. A ce récit de reconstruction, de remise en cause, de renouveau (espéré) s'ajoute une histoire de malfrats bien peu passionnante, d'autant que ceux-ci se comportent en lourdauds dont les exactions sont présentées sur une tonalité humoristique peu amusante. Bien que les comédiens se révèlent crédibles dans leurs partitions (sans éclat non plus) - malgré de manifestes soucis de post production - et que plusieurs plans proposent de plaisantes idées de mise en scène, on ne se passionne ni pour la romance ni pour le "suspense" au dénouement qui laisse dubitatif... Peu convaincant.
Après le succès des Quatre cents coups, François Truffaut prend le contre-pied de celui-ci en signant Tirez sur le pianiste. Ainsi, après le film personnel sur l’enfance, il adapte cette fois un roman policier de David Goodis et utilise une star de la chanson et du cinéma, Charles Aznavour. Truffaut décide cette fois (il l’a reconnu en interview) de faire un film destiné avant tout à des cinéphiles plus qu’au grand public. Il s’amuse donc à jouer avec différents codes : sous-titrage de la chanson Avanie et Framboise de Bobby Lapointe préfigurant le karaoké, pensées du personnage illustrer par une voix-off (qui n’est pas la sienne), flashbacks, transition à l’iris, multiplication de ces mêmes iris (trois dans le même plan montrant trois fois le même personnage), jeux de montage (un personnage jure sur la tête de sa mère et le plan suivant montre celle-ci mourant)… Truffaut joue également à multiplier les citations (une camionnette affiche une publicité pour Les Cahiers du cinéma, on cite un film visiblement inventé s’intitulant Torpilles en Alaska avec John Wayne…) et à écrire des dialogues typiques de la Nouvelle Vague utilisant des jeux de mots et donnant parfois un sentiment d’improvisation (un comble pour un film post-synchronisé) lié à la banalité d’autres. Truffaut cherche visiblement à s’amuser et ne traite pas sérieusement l’intrigue de son film. Cela est dommage car, malgré une belle musique de Georges Delerue (en particulier l’entêtant thème principal), le résultat se suit sans ennui mais sans passion également, ce qui justifie sûrement l’échec commercial que le film rencontra.