La Colline a des yeux
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mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2025
Nettement moins bien que les versions contemporaines d’Aja et Weisz, les decors, les musiques, le scénario, les scènes de bagarre, etc. Pas top. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

93 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2015
Cinq ans après sa première réalisation qui est encore connue aujourd’hui pour sa violence (La dernière maison sur la gauche), Wes Craven s’attelait en 1977 à son tout nouveau projet, La colline a des yeux, un film d’horreur qui récoltera bon nombre de récompenses à travers le monde ainsi que le statut de long-métrage culte. Sans compter sa suite et les remakes qui ont pris naissance par la suite. Mais avant de faire l’intégralité de la saga, arrêtons-nous sur ce film, qui s’inspire d’un fait divers écossais.

Oui, vous avez bien lu : La colline a des yeux, film d’horreur dans lequel une famille tout ce qu’il y a de plus normal va se retrouver prise en chasse par des dégénérés au beau milieu d’un désert américain servant de terrain d’essai aérien pour l’armée, est basé sur une histoire vraie qui s’est déroulée au début du XVIIe siècle. Plus précisément, il s’agissait d’un clan familial vivant dans une grotte non loin d’Édimbourg qui a sévit pendant près de 25 ans, jusqu’à l’exécution de chaque membre pour meurtre et cannibalisme. Pour un cinéaste adepte du cinéma horrifique, autant dire que ce sujet se révèle être une véritable mine d’or ! Encore faut-il pouvoir l’exploiter convenablement.

Comme il est dit dans le paragraphe précédent, c’est une famille qui va devoir se frotter à nos tueurs : un couple partant en Californie avec son garçon, ses deux filles dont l’une est mariée et maman (l’époux et le bébé sont donc de la partie) et ses deux chiens. Pas d’ados boutonneux à proprement parlé dont nous voudrions la mort dès leur apparition à l’écran. Ici, des personnages normaux auxquels on s’attache rapidement grâce à une interprétation des acteurs plutôt bonne et un film qui prend son temps à nous les présenter dans leur quotidien pour rendre leur cauchemar encore plus cruel et inhumains (rien que le fait d’avoir mis un bébé dans la trame ne vous laissera pas insensible). Et du moment que l’on se prend d’affection pour les personnages d’un film, nous ne pouvons que plonger dans celui-ci sans aucune difficulté et ce jusqu’au générique de fin.

Quant aux antagonistes et le fait d’avoir choisi un tel fait divers en base scénaristique est une idée rafraîchissante dans le monde de l’horreur, qui concorde avec l’esprit de La dernière maison sur la gauche, à savoir mettre en scène des personnages faisant face à la folie et la dégénération humaine. Dans le précédent film de Wes Craven, il s’agissait d’un couple voulant se venger d’un groupe de jeunes ayant violé leur fille et qu’il hébergeait dans sa propre maison. Là, c’est une famille affrontant une autre famille qui a vécu dans un désert depuis que le patriarche s’est retrouvé abandonné par son propre père à cause de sa différence physique et ses actions morbides. Et que pour gagner, ils vont devoir eux-mêmes se transformer en monstres en n’hésitant pas à tuer de leur côté. Un scénario assez solide pour un film d’horreur, mais qui sera finalement le seul atout de ce divertissement qui ne remplit pas son cahier des charges.

Le cinéma horrifique a, comme tout domaine du septième art, ses règles et ses codes. Quelque soit le film, ce genre doit impérativement se montrer violent (visuellement et/ou psychologiquement) et faire peur. Pour le premier objectif, La colline a des yeux peut se vanter de réussir le premier objectif rien que par son sujet (un clan de cannibale), quelques scènes dérangeantes et le pouvoir de la suggestion que procurent certains passages. Par contre, pour le second, Wes Craven se vautre lamentablement. Alors que le début du film usait par moment d’une caméra subjective pour faire voir que nos héros sont épiés dans un décor peu convivial, le scénario nous révèle bien trop vite ce dont à quoi ressemblent les tueurs et ne les lâche plus d’une semelle. Le suspense pourtant nécessaire à ce genre de divertissement se retrouve très vite éventé, d’autant plus que côté mise en scène, le film ne fait aucun effort pour donner le moindre frisson au spectateur, la caméra du film restant tout bonnement contemplative, ne partant jamais dans quelques effets comme les jump scares et qui empêche le moindre décor, la moindre séquence d’être peu rassurante. Et tout cela pour quoi ? Pour se terminer de la manière la plus abrupte possible, quasiment en pleine action, laissant ainsi le spectateur sur sa faim. À la fois étrange et frustrant…

Autre petit bémol, encore une fois scénaristique : les éléments du décor. Pendant toute la durée du film, ce dernier va vous révéler quelques petites informations qui auraient pu être profitables aux scripts mais qui, finalement, se montrent inutiles et absents des enjeux de l’histoire. spoiler: Comme dire que dans le désert, il y a une mine d’argent dont nous ne verrons jamais l’aspect. Ou encore le fait de dire que le désert sert de terrain pour l’aviation pour l’armée américaine et divers tests. À part voir un ou deux avions de chasse à l’écran, vous n’aurez rien de plus
. Autant le dire : du meublage sans aucun intérêt !

Vraiment dommage qu’en faisant fi de faire peur à son public, Wes Craven ne parvienne pas à livrer un film d’horreur digne de ce nom, tant ce dernier possédait des qualités scénaristiques indéniables. En attendant de ressentir un soupçon de tension lors du visionnage, celui-ci ne se fera pas sans ennui. Néanmoins, La colline a des yeux possède suffisamment d’atouts pour se sortir du lot et ne pas être aussi débile et inutile que la majorité des longs-métrages de ce genre.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2016
un bon petit film d'horreur dans la veine des classiques des annees 80 (et qui a pas trop mal vieilli) avec un specialiste derriere la camera.Ce ne sont pas les acteurs (ils font leur job mais ne sont ni mauvais ,ni meilleur que la moyenne) qui font l'interet de ce film mais plutot le lieu ouvert (un grand desert) assez original et qui change de la classique maison au fond des bois.Ca reste un huis clos car les protagonistes n'ont pas de moyens pour s'enfuirent ,ni pour appeler du secours et la tombé de la nuit va permettre a Craven de faire monter la tension et couler le sang (qui en passant ressemble trop a de la peinture de chez castorama) Les themes musicaux sont basiques mais ils accompagnent bien les rebondissements orchestrés par le maitre qui termine son oeuvre sur l'explosion de haine des survivants face aux canibales et celle tout court de la caravane .J'attends maintenant la version 2006 d'Aja pour comparer.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1977, La colline a des yeux apparaît au cœur de l’âge d’or du cinéma d’horreur américain indépendant. Après avoir secoué le genre avec La dernière maison sur la gauche, Wes Craven poursuit son exploration des zones de fracture de l’Amérique post-Vietnam. Le film commence comme un simple récit de survie : une famille de classe moyenne en voyage tombe en panne au milieu du désert du Nevada. Rien, en apparence, qu’un huis clos de genre.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film n’est pas tant une lutte du Bien contre le Mal qu’un effondrement de la frontière entre les deux. Craven cherche à montrer comment la violence n’est jamais un pur surgissement monstrueux, mais souvent le retour d’une histoire enfouie, un choc entre ceux qui se pensent protégés par l’ordre social et ceux qui vivent dans son ombre.

Par quels moyens ?
En choisissant une famille américaine parfaitement ordinaire, Craven travaille une figure du pacte civil minimal : l’ordre affectif, la croyance dans la sécurité, le confort bourgeois. Ce n’est pas un hasard, mais une cible. Dès que la structure se fissure, chaque lien familial devient enjeu de survie, non plus de sentiment.

La colline agit comme une archive d’un passé sacrifié, abandonné, oublié, relégué. Craven suggère que les monstres ne viennent pas « d’ailleurs », mais de ce que la nation a choisi de rejeter hors cadre. Le paysage fait déjà récit.

Les habitants de la colline ne sont pas stylisés ni magnifiés. Ils sont bruts, abîmés, grotesques. Craven refuse toute esthétisation du mal : il filme le monstre comme reste anthropologique, comme conséquence plutôt que aberration. La gêne vient de là : ils sont à peine autres.

La violence de la colline n’est pas mythologique mais sociale. Ce sont les résidus d’une politique de relégation, des corps déclarés inutiles. Craven ne les héroïse pas, mais ne les naturalise pas non plus. Il laisse une question brûler : qui les a faits ?

L’horreur n’est jamais stylisée. Pas de gore pour le style, pas de complaisance. Au contraire, une frontalité qui laisse le spectateur face à sa propre pulsion de regard. Ce n’est pas tant un film qui montre qu’un film qui piège le spectateur dans sa propre complicité.

Où me situer ?
La cohérence morale du film est puissante, son usage du territoire est magistral. Mais sa sécheresse peut parfois produire une forme d’abstraction émotionnelle, la famille centrale reste moins un ensemble de personnages qu’un dispositif. Je l’admire, mais je lui reste légèrement à distance.

Quelle lecture en tirer ?
La colline a des yeux ne nous enjoint pas à craindre l’inhumain, mais à reconnaître que l’inhumain commence là où l’on cesse de regarder.
Vrakar
Vrakar

49 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 septembre 2014
Certains slashers cultes des 70's vieillissent moins bien que d'autres. Ils pourraient tous s'intituler "Le Réalisateur n'a pas de Thune". Parfois, celui-ci fut capable de se sublimer, de transformer le peu dont il dispose en un chef-d'oeuvre par un éclair de génie. Faut croire que Craven ne fut pas très inspiré sur ce coup. Il avait pourtant toutes les cartes en main : une famille bloquée en plein désert, entourée de dégénérés en vadrouille. Le jeu des acteurs, déjà très médiocre à la base, est enfoncé par le doublage déplorable. Les scènes se suivent sans queue ni tête, les réactions des 'gentils' sont ridicules et les plans de nuit font mal aux yeux. Pour la bande son... . Heureusement, il reste les 'méchants'. Au moins Craven ne s'est pas loupé pour ça. "La Colline a des Yeux" version 1977 est exclusivement à réserver aux amis et aux bières.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2017
L'ayant vu après je suis obligé de comparer la colline à des yeux de Craven avec le remake qu'en avait fait Aja. Alors oui le remake est meilleur à mes yeux, plus brutal, plus politique, artistiquement plus réussi car bénéficiant de meilleurs moyens bien utilisés. Mais diable que le film original est bon, tension, folie une ambiance de délire ambiant qui fait penser au massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper et un côté peut être plus subversif que dans le remake par rapport au traitement de la violence de la famille "normale". Certes celle ci agit et pour se défendre et par vengeance, mais on sent chez les deux adolescents une forme de jubilation et de plaisir dans celle ci qui montre bien ce que veut dire le film à savoir que les monstres ne sont pas forcément et exclusivement ceux que l'on croit au départ. J'ai bien aimé l'acteur qui joue le gendre de la famille, pour les autres ils font plus amateur. Mais cela n'empêche pas de passer un excellent moment de tension avec un film qui a certes vieilli mais à conservé une force certaine.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2017
Nul doute qu'en 1977, ce film a dû en terroriser plus d'un, seulement, près de 40 ans plus tard, ce n'est plus la même tambouille et si l'aspect dérangeant du métrage demeure, il n'en est pas de même pour la peur elle-même, ni même l'angoisse. En effet, mis à part Michael Berryman, toujours effrayant, l'ensemble des "dégénérés" parait trop peu crédible, presque risible même, en outre les effets spéciaux ne sont pas vraiment au point et la mise en place est extrêmement longue sans pour autant générer beaucoup d'angoisse. Malgré tout, il ne faut pas oublier que l'on est face au deuxième long seulement de Wes Craven et que ce dernier a tout de même marqué le ciné horrifique de son empreinte, en étant notamment l'instigateur des "Freddy" et autre "Scream" à une époque pas franchement propice. En ce qui concerne "La Colline ..." il a énormément vieilli mais garde des côtés sympathiques comme le lieu aride des affrontements et cet aspect malsain, il a aussi permis un remake percutant de la part d'Alexandre Aja et reste un film culte, témoin d'une époque et étalon de pas mal de slashers qui verront le jour par la suite ...
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 mars 2018
Des films d'horreur cultes comme "Halloween", "Massacre à la tronçonneuse", peut-être l'un de ceux qui a le plus mal vieilli. Entre des personnages, aussi bien les protagonistes que les antagonistes, décalés mais sans être attachants, un jeu d'acteurs globalement décevant et surtout un montage abstrait, voire farfelu, certainement le classique d'épouvante dans lequel j'ai eu le plus de difficulté à rentrer, plus gênant que glaçant. Vraiment pas terrible.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2018
Comme l'on dit souvent dans ces cas-là: ça eût fait son p'tit effet à l'époque, ça a franchement mal vieilli depuis. Si l'on sent bien le goût et le talent encore naissant de Wes Craven en la matière, ce film voit son ambition aussi limitée que l'étaient ses moyens: les effets sont sérieusement datés, le scénario évente trop rapidement son mystère, et il y a un fort sentiment de bricole qui affleure tout au long du film. Personnages comme costumes sonnent le plus souvent faux, et le résultat final est moins mémorable que ne l'était un Massacre à la Tronçonneuse qui avait ouvert en grand la brèche dans laquelle tant d'autres se sont engouffrés. Difficile de comprendre, à l'aune de ce film, qu'il ait pu générer suites et remakes même s'il y a, côté mise en scène, un potentiel qui ne demande qu'à croître.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2019
Un des titres phares du cinéma d'épouvante-horreur. Et pourtant, quand on y regarde de plus près, "La colline a des yeux" est bien loin d'arriver à la cheville de d'autres films du genre. D'accord, Wes Craven ne disposait pas d'un budget important. Et alors ? Big John en avait à peine plus lorsqu'il réalisa certaines de ses oeuvres phares des années 70. Et Romero en avait deux fois moins lorsqu'il a fait "La nuit des morts vivants". Clairement, Craven ne maîtrise pas son film. Pourtant, son histoire de famille cannibale qui attaque une famille tombée en carafe dans le désert, avait de l'allure, mais il n'en fait rien. Ou presque. A un rythme emportant difficilement l'adhésion, il faut ajouter une tension sans arrêt en dents de scies. Ce qui n'est jamais bon pour un film comme ça. Bon, le film de Craven est un incontournable lorsqu'on souhaite découvrir ce cinéma, mais en aucun cas il n'est un objet marquant.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2025
Ressorties en salle de plusieurs opus de Wes Craven dont " la colline à des yeux " (1977 ) considéré aujourd'hui comme un classique du cinéma de genre.

Wes Craven est encore un cinéaste auteur de film de cinéma B lorsqu'il met en scène ce thriller, bien moins effrayant que je ne le pensais, mais qui tient la route.

Tout comme dans " la dernière maison sur la gauche" ( mais en moins réussi), on nous montre finalement la fragilité du vernis culturel qui recouvre le cerveau reptilien.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2012
Intéressant pour le sujet centré sur la remise en cause des valeurs judéo chrétiennes. En effet la famille bourgeoise citadine est "violée" par l'Amérique profonde (les pauvres, les opprimés, les monstres). Dommage qu'on ne fasse qu'une petite allusion à l'activité militaire (retombées radioactives) qui les as rendu difforme (faudra voir le remake). En parlant de remake il est quand même un peu plus maîtrisé car le film a des défauts qui sont propores aux séries B. Il est clairement moins puissant qu'un Delivrance ou TCM.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2009
Considéré comme un classique du cinéma d'horreur, The Hills have eyes 1977 sait effectivement se faire angoissant et haletant tout son long grâce au savoir-faire de Wes Craven, également monteur du film. Certes, l'histoire est simpliste, le jeu des acteurs approximatif par moments, et les méchants dégénérés anthropophages font parfois sourire et font plus penser à des clochards qu'à des monstres. De ce point de vue, l'excellent remake d'Alexandra Aja sorti en 2006 s'imposait comme une nécessité. La fin arrive assez brutalement et n'a pas le pessimisme de celle du remake, il y a un personnage en plus: Ruby, de loin la plus humaine des monstres des collines. Film fauché et violent, The Hills have eyes sait se faire éprouvant et captive, Craven privilégie le suspense dans les premiers temps avant de faire monter la violence crescendo, tout comme Aja passera progressivement du suspense au gore dans le remake. Si la réalisation d Craven n'est pas aussi inspiré que celle d'Aja sur le remake, The Hills have Eyes reste tout de même un film d'horreur assez efficace, malgré ses quelques défauts, et est à voir si l'on intéresse au genre.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2014
Wes Craven signe là un film un peu fauché, fort justement repris par Alexandre Aja trente ans plus tard. Malgré de bons moments, la frayeur n'est pas toujours réelle. Et même si l'on peut reconnaître à l'original de "La Colline a des yeux" des qualités et une atmosphère désertique sympathique, il faut tout de même bien admettre qu'il a sacrément mal vieilli. Tant dans les maquillages que les effets spéciaux, la photographie, mais aussi la mise en scène et les dialogues. Ainsi, les "monstres" en question, paraissent tout juste un peu rustres mais pas franchement effrayants. Le réalisateur n'a pas non plus souhaité aller trop loin dans les scènes de suspense ou de gore, qui il est vrai n'étaient pas encore légion à l'époque dans les productions horrifiques. Une réelle déception, donc.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2018
Film d’horreur mythique, le deuxième long-métrage de Wes Craven, sorti en 1977, est toujours aussi fascinant. Terrible histoire d’une famille moyenne américaine tombant en panne dans le désert, et se faisant agresser par une famille de dégénérés, La colline a des yeux n’est pas sans rappeler Massacre à la tronçonneuse (1974) de Tobe Hooper. Sa description d’une Amérique à contre-courant radical d’une imagerie rassurante ou hippie, dans le contexte des années 70, reste d’une force inouïe, distillant une atmosphère poisseuse et malsaine à souhait. Impossible de ne pas rester marqué durablement par la silhouette de Michael Berryman, l’un des agresseurs les plus iconiques de la fratrie des détraqués. Culte.
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