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Aaym68
1 abonné
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3,5
Publiée le 8 mars 2026
Un écrivain est à la recherche du chauffard responsable de la mort de son fils. Un Chabrol sobre et angoissant sur le thème de la vengeance et de la culpabilité, avec une atmosphère particulière, de belles vues de Bretagne et un très bon numéro d'acteurs avec Michel Duchossoy, Jean Yanne et Caroline Cellier.
Excellent film qui nous prend à la gorge immédiatement. spoiler: Jean Yanne incarne un homme immonde qu'on veut tant voir payer pour ses abjections qu'on est presque déçu de ne pas être spectateur de sa mort.
C'est une fiction prenante mais instructive qui pourrait être un documentaire tant sur le deuil et la douleur que sur la détermination d'un homme qui a tout perdu.
Jean Yanne inoubliable dans le rôle de ce personnage détestable ! un excellent film passionnant de bout en bout. Scénario, mise en scène, direction des acteurs (tous excellents) font de ce film un moment marquant.
Bon scénario, excellents comédiens (surtout Jean Yanne et Michel Duchaussoy tous les deux magistraux), très bonne réalisation qui ne ménage pas nos émotions... en bref, du grand cinéma et un des meilleurs films de Chabrol.
pour moi le meilleur film de chabrol. un scénario efficace et que dire de l interprétation de Michel duchaussoy tout en retenu et de jean yanne magistrale en garagiste infâme et terrorisant toute sa famille ( sauf sa mère) . sûrement le meilleur rôle de jean yanne avec le film de Pialat ).ne manquez pas la scène du repas qui est un moment d anthologie
Que la bête meure est un film plaisant à suivre, avec un effet de contraste saisissant entre l'acteur classique Michel Duchaussoy, dans le rôle d'un père œuvrant froidement à venger la mort de son fils, et le gouailleur Jean Yanne, son meurtrier, dépeint en abominable personnage.
Plaisant car nous attendons sans cesse le prochain développement, comment ce père meurtri va développer ses recherches, se comporter face au meurtrier, se décider au moment fatidique. Les plans proposés sont de belle composition et la portée philosophique du thème, la détermination du personnage en font un film complet.
Hélas, de nombreuses scènes risibles viennent ternir l'expérience, sans toutefois la gâcher. En premier lieu la scene avec cette parodie de paysan, heureux hasard denouant l'enquête au forcing, le moment de violence au sein du couple, la chute de Jean Yanne ou encore le reportage filmé en fin du film.
Que la bête meure de Claude Chabrol, passé ses quelques maladresses, est un film satisfaisant voire brillant y compris dans son dernier tiers, avec une scene du bateau inattendue, ou encore son final qui évite un ton moralisateur. On y prend facilement fait et cause pour notre triste héros en quête de vengeance.
Un très grand film de Chabrol , de sa fameuse « décennie d’or », où il fera tous ses meilleurs films : « Le Boucher » , « les Noces rouges », « les Biches » . . Une superbe mise en scène, des plans très soignés, une certaine fulgurance et en même temps une pureté , une sobriété presque Bressonienne. Peut- être sa plus belle mise en scène . Ensuite ce scénario machiavélique, avec un personnage horrible, un vrai méchant, un beauf, mais que Jean Yanne arrive à nous faire « aimer » , à le comprendre . Et ce duel avec Michel Duchaussoy, ici excellent, probablement son meilleur rôle au cinéma , qui tient parfaitement dans ce face à face avec Jean Yanne , une confrontation dantesque, pour cet homme ravagé par la douleur face au bourreau. On se demande alors pourquoi il n’a pas fait une plus belle carrière au cinéma. La toute jeune et très belle Caroline Cellier, qui fera une très belle carrière, . son César pour son superbe rôle dans « l’Année des Méduses » d’une beauté sublime, chic et ultra-sensuelle. L’apparition de Pialat en enquêteur très futé, est aussi un must. Des scènes absolument culte, comme la scène d’ouverture avec ce découpage/montage au couteau, à étudier dans les écoles de cinéma, proche de la perfection, qui annonce l’accident , accompagné par une musique stressante. La bagarre physique sur le petit voilier, quand les deux personnages dévoilent leur jeu. Inattendu. L’apéritif dans la maison du garagiste, avec des dialogues de haute volée ciselé par Paul Gegauff, avec des bavardages, sur le monde qui se détériore, l’écologie , la corruption, la politique, totalement intemporel et actuel , alors que l’on est en 1969, qui l’on pourrait faire un copié/collé en 2026. Et bien sûr toujours cette musique originale de Pierre Jansen, formidable, qui rajoute une dimension dramatique et accompagne parfaitement le découpage de la réalisation. Une œuvre majeure de Chabrol, envoutante du début à la fin,
Un polar vénéneux mené haut la main à bien des niveaux : une mise en scène, un scénario, et des acteurs qui imposent le respect. Jean Yanne est délicieusement détestable en salopard machiavélique, Michel Duchaussoy est formidable tout en retenue en père meurtri, Caroline Cellier à la fois d'une justesse et d'une beauté désarmante. Beau moment de cinéma.
Thriller à l’atmosphère lourde et pesante, « Que la Bête Meure » est l’un des sommets de la filmographie de Claude Chabrol. Réalisé avec sobriété, ce face-à-face entre Michel Duchaussoy, en père meurtri, et Jean Yanne qui incarne un homme absolument abject et détestable, tient en effet toutes ses promesses.
Je viens de revoir ce film, à mon avis le meilleur de Claude Chabrol. D’abord le scénario, tiré d’un roman, ce qui est pour moi la meilleure recette. Ensuite un extraordinaire trio de comédiens, au centre de cette histoire : d’abord Michel Duchaussoy, sociétaire de la Comédie Française, superbe dans un rôle de taiseux vengeur, ensuite la très belle et talentueuse Caroline Cellier, belle-sœur du troisième, enfin Jean Yanne, dans le rôle de la « méchante bête », dont la composition à la limite du caricatural mérite d’être vue. S’ajoutent à ça la musique de Brahms et les superbes paysages du Finistère, et on passe un excellent moment. On est même cramponnés à notre fauteuil dans le dernier tiers du film. Des défauts ? Infimes, comme ce gamin de 5 ans allant pêcher seul sur une très vaste plage déserte, ou encore les membres de la famille étrangement amorphes devant les agissements du « patriarche », mais bon …
Une histoire de vengeance. Comme beaucoup de Chabrol, l'adultère en moins, ici pour le coup. Bon le rythme est toujours "Chabrolien", avec les longueurs qui vont avec. Mais tout de meme prenant, malgré quelques incohérences.
Tout sonne faux dans ce Chabrol (alors que tout sonnera très juste quelques années plus tard dans « Juste avant la nuit », une autre adaptation d’un « polar »). La résolution prise par Charles, le papa du garçon tué, voulant vengeance plutôt que justice, ne correspond ni à sa personnalité, ni à ses autres comportements, ni à ses rapports sociaux avec les autres. Le hasard qui le met sur la piste du chauffard est hautement improbable, tout comme sa séduction éclair de Hélène, traitée à la va-vite. Enfin le personnage de Paul est une caricature de vulgarité, d’abjection et d’ignominie, malheureusement sans la moindre nuance. Seule la relation entre Charles et Philippe, le fils de Paul qui représente aux yeux de Charles une forme de substitut au fils qu’il a perdu, donne une dimension intéressante à ce film bien trop souvent outrancier.