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Topaze87
12 abonnés
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4,0
Publiée le 6 août 2026
Claude Chabrol installe une tension permanente dans ce drame psychologique d’une rare intensité. Le face à face entre Michel Duchaussoy et Jean Yanne demeure d’un très haut niveau.
Une bonne idée de départ, de bons acteurs, de beaux paysages bretons, mais un film horriblement caricatural et peu vraisemblable. Un jean Yanne beaucoup trop méchant pour être crédible, ses membres familiaux beaucoup trop mièvres. Restent Caroline Cellier et Michel Duchaussoy pour la crédibilité.
J’ai découvert Que la bête meure un peu par curiosité, et je dois dire que le film m’a laissé une impression durable. Dès les premières minutes, j’ai été happé par cette atmosphère étrange, presque étouffante, où chaque regard et chaque silence semble peser lourd. Chabrol installe un climat moral ambigu qui m’a tenu en haleine, même si le rythme peut parfois paraître lent. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la manière dont le film explore la vengeance. On est constamment tiraillé entre empathie et malaise face au personnage principal. Je me suis surpris à comprendre ses motivations tout en étant profondément dérangé par la direction qu’il prend. Cette tension intérieure, je l’ai ressentie du début à la fin, et c’est clairement l’un des points forts du film. En revanche, je dois reconnaître que certains passages m’ont semblé un peu longs ou trop appuyés dans leur symbolique. Il y a une certaine froideur dans la mise en scène qui, selon moi, peut créer une distance émotionnelle. Ce n’est pas forcément un défaut, mais ça m’a empêché d’être totalement immergé à certains moments. Malgré ces réserves, je reste impressionné par la maîtrise globale du film. L’écriture est fine, les personnages sont marquants, et l’ambiance reste en tête bien après le visionnage. C’est un film exigeant, qui ne cherche pas à plaire facilement, mais qui mérite clairement qu’on s’y attarde. Pour moi, un solide 4/5.
Que la bête meure, réalisé par Claude Chabrol en 1969, est un très bon film français qui mêle drame, vengeance et tension psychologique.
L’histoire suit un homme profondément marqué par le deuil après la mort de son jeune fils, qui cherche à retrouver et à se venger de l’homme responsable de cet accident. Face à lui se trouve un personnage narcissique, égoïste et cruel, qui semble incapable de ressentir réellement les conséquences de ses actes.
Le film repose beaucoup sur l’opposition entre ces deux hommes : l’un est rongé par la douleur et le désir de vengeance, tandis que l’autre est enfermé dans son égoïsme et sa propre personnalité. Deux êtres très différents, mais qui doivent malgré tout continuer à vivre dans le même monde.
J’ai particulièrement apprécié cette dimension psychologique du film, qui montre comment le deuil peut transformer complètement une personne et jusqu’où la volonté de vengeance peut la conduire. Claude Chabrol installe progressivement une atmosphère pesante et nous fait réfléchir sur la frontière entre justice, haine et vengeance.
Une œuvre française sombre et psychologique, portée par deux personnages profondément opposés, qui rend le film particulièrement intéressant.
C'est plutôt rare quand je suis en désaccord à ce point avec les critiques spectateurs mais cela arrive. J'aime le cinéma et je n'ai pas de problème particulier avec la lenteur mais j'ai trouvé ce film ennuyant à 90%.
Je laisse ce qui n'est pas d'un ennui mortel à Jean Yanne grandiose et à la fin du film avec un les surprises qu''elle comporte.
Le reste me semble trop invraisemblable... La rencontre avec le paysan, l'histoire d'amour, l'intégration dans la famille,...
Vraiment, il ne suffit pas de parler de tragédie grecque, de mettre un peu de classique, et d'expliquer les gastéropodes pour être un film intelligent et j'ai donc trouvé ce film surfait.
Chef d’œuvre de Chabrol, chef d’œuvre du cinéma. La séquence initiale avec la voix de K. Ferrier est inoubliable. Du grand art, des scènes comme le repas en famille, magistrales. Coté comédiens, Duchaussoy admirable d'émotion et de haine contenue, Cellier en blonde à la Hitchcock, Pialat remarquable. Yanne tient bien son rôle de salaud... Un seul petit bémol (je n'ai pas lu le livre), l'auto-accusation de Duchaussoy (dans sa lettre ultime) ne tient pas...