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halou
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4,0
Publiée le 22 octobre 2013
Très grand Chabrol qui nous offre une histoire tragique et subtile aidée d'interprètes fabuleux (Yanne en salaud est parfait). La froide et implacable vengeance est mise en scène avec brio où se confrontent de subtils sentiments.
J'ai beaucoup apprécié les personnages et l'interprétation des trois acteurs principaux. Je trouve que la réalisation est très bien. Mais hélas je trouve le scénario un peu juste avec des trucs pas très réalistes. Exemple le paysan rencontré "par hasard" qui déballe tout d'un coup et qui presque le conduit chez la bête (bonjour l'intrigue policière). La bête haïe mais véritable séducteur, Duchaussoy qui tabasse et va presque étrangler la femme dès le début sans faire capoter son plan bien au contraire la femme reste et l'emmène droit où il veut etc etc ... Ca fait trop, ça casse tout dommage!
Avec un tel sujet, on aurait pu craindre que ce film du très regretté Chabrol soit un énorme concentré de sentiments exubérants, et par conséquent de mauvais goût. Mais il n'en est rien. Peut-être que "Que la bête meure" manque parfois de subtilité (le portrait de la grand-mère, par exemple, n'est pas un modèle de finesse), mais ceci ne dérange jamais vraiment. Car, à vrai dire, tout est vu de manière très pudique, et jamais on ne tombe dans un pathos geignard et racoleur. Michel Duchaussoy est splendide de retenue (et on s'attache d'autant plus vite à son personnage), Jean Yanne est en un mot monstrueux, la mise en scène, en plus d'être très sobre, est tout bonnement magnifique, certains décors sont superbes (Ah, Bretagne!), la musique est parfaitement utilisée, et est totalement appropriée au propos... Tout ça sur fond d'histoire sombre et triste, mais diablement bien foutue et orchestrée, au final dont l'ambiguïté fera longtemps réfléchir... Certes Chabrol critique à sa façon les bourgeois, mais ce n'est sans doute pas aussi cinglant que ce qu'il a pu faire par ailleurs, et son style n'a probablement jamais atteint une telle grandeur. Un chef-d'œuvre.
Dès les premières minutes on sent que l'on va voir un très bon film. Mélange de drame sur le deuil et polar sur l'auto-justice filmé avec tact et intelligence. Yanne et Duchaussoy, l'un immonde et l'autre écorché sont magnifiques. Les dialogues très fins et sans excès, lumières typiquement bretonne pluvieux et gris augmente encore l'impression de tristesse et solitude. Un des meilleurs film de Claude Chabrol.
Le film m'a quelque peu déçu. Peut-être parce que j'ai trouvé le jeu des acteurs Michel Duchaussoy et Cellier assez fade. Ils ne parviennent qu'à incarner des personnages ternes. Duchaussoy est froid, impassible, très peu charismatique, on peine à s'apercevoir qu'il est bien à l'écran ! Jean Yanne, au contraire, apporte vitalité et intérêt à l'intrigue. Le film est ambitieux : il met en perspective la soif de vengeance dans ce qu'elle a de légitime, et l'aspect inhumain de la chose : indifférence aux autres, vus comme des pions, haine qui ronge l'âme... La mise en scène est correcte. Un film au final plutôt bon, mais qui date un peu.
Un film qui commence à dater sur certains aspects (esthétisme, dénonciation d'une certaine bourgeoisie provinciale,…) mais encore très moderne sur d'autres points. Un scénario très bien écrit, avec en plus ce doute ultime à la fin qui laisse possible plusieurs interprétations. De la belle ouvrage, ciselée à souhait.
UNE AFFAIRE D'HOMMES. Jean Yanne passe en force, et Caroline Cellier est magnifique. On n'a pas l'affrontement attendu et espéré. Cela reste quand même un bon Chabrol.
Quelle excellente surprise ! Je ne m'attendais vraiment pas à un film d'une telle qualité. Le film commence comme un drame : un enfant est renversé par un chauffard, un père pleure et décide de se venger. Dès la scène d'intro, la mise en scène et le découpage de Chabrol interpelle. Puis vient une scène formidable de souvenirs, d'images d'archives où le visage de l'enfant s'imprime sur celui de son père. C'est à ce moment que le film bascule dans le polar puis carrément le thriller quand la rencontre se fait entre l'homme (Michel Duchaussoy) et la bête (Jean Yanne).
"Que la bête meure" est aussi un formidable film d'ambiance (grandiose scène de l'apéritif qui précède l'arrivée de la bête) fait de silences lourds, de soudaines crises d'hystérie, d'accès de violence incontrôlé doublé d'une histoire d'amour impossible (sublime Caroline Cellier en blonde hitchcokienne :love: ). D'un point de vue formel, la rigueur de la mise en scène, des dialogues, du montage, de l'interprétation imposent le respect. La maîtrise du suspense de Chabrol (l'apparition de Pialat et la virtuosité de ces explications en écho à un raisonnement de Duchaussoy en début de film "l'aiguille dans une botte de foin") n'est pas sans rappeler le cinéma d'Hitchcok. Très grand film, je n'ai pratiquement aucune réserve.
Un bon cru de Chabrol, plus étoffé que la moyenne de sa filmo surestimé, hybride de thriller, mélo et drame psychologique. Le propos est comme d'habitude un peu surligné, mais le pitsch percutant bénéficie d'une mise en scène intelligente - et non pas, comme dans "Masques", d'une plate mise en image.
L'un des plus grands films de Claude Chabrol, et l'un des plus grands films français tout court, a une époque il pouvait encore prétendre représenter le grand cinema d'auteur. La mise en scéne tout d'abbord absolument magnifique, faites de lent et pesant travelling, de silence (qui n'ont rien d'ennuyeux) qui crée une atmosphére lourde, dérangeante presque insoutenable. Les acteurs, Jean Yanne tout d'abbord qui incarne merveilleusement une véritable brute sans scrupule presque plus proche de l'animal (la bête du film c'est lui) que de l'homme Michel Duchaussoy absolument génial en pére vengeur froid et déterminé qui finnis par être aussi effrayant que l'homme qui a tué son fils. Quand aux autres, ils sont habité par la haine. Un tableau extremement pessimiste pour un film d'une rigueur absolu. Un chef d'oeuvre!
j'ai dû réellement me forcer pour regarder ce film et les dernières 45 mn ont été bien dures . J'ai l'ai trouvé tout simplement grossièrement caricatural.
Je n'en ai extrait que deux choses positives : - la délicieuse caroline cellier dont la plastique fragile m'a toujours énamouré le regard. - l'ambiance "1969", sa mode et ses voitures (404, dauphine, R16,...) : j'avais pile 20 ans ! Mais pour le reste, de la musique brutale et théâtrale à l'intrigue pataude toujours systématiquement invraisemblable en passant par une galerie de personnages improbables et grotesques (le paysan qui ressemble à un paysan d'opérette, le beau-frère hyper efféminé, la mère jouant faux pire que dans une pièce de théâtre de collège et l'impayable jean yanne. Jean yanne que j'apprécie beaucoup d'habitude. Ici on lui a demandé d'en faire des tonnes et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il obéit ! Nous avons le prototype du monstre madré, du beauf abject sur-saturé de beaufitude, de certitudes, d'abrutissement, tellement chargé que l'on touche au comique. Involontaire, malheureusement pour chabrol. Chez lui et sa sympathique maman, il n'y a rien, rigoureusement rien à sauver, tout est pourri. En outre je ne le vois pas du tout un tel olibrius directeur de grand garage, même faisandé jusqu'à l'os. Tout au plus c'est un minuscule chef d'atelier macho, méchant et mesquin, en un mot petit.