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Sarah M.
2 abonnés
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4,0
Publiée le 15 août 2026
Que la bête meure, réalisé par Claude Chabrol en 1969, est un très bon film français qui mêle drame, vengeance et tension psychologique.
L’histoire suit un homme profondément marqué par le deuil après la mort de son jeune fils, qui cherche à retrouver et à se venger de l’homme responsable de cet accident. Face à lui se trouve un personnage narcissique, égoïste et cruel, qui semble incapable de ressentir réellement les conséquences de ses actes.
Le film repose beaucoup sur l’opposition entre ces deux hommes : l’un est rongé par la douleur et le désir de vengeance, tandis que l’autre est enfermé dans son égoïsme et sa propre personnalité. Deux êtres très différents, mais qui doivent malgré tout continuer à vivre dans le même monde.
J’ai particulièrement apprécié cette dimension psychologique du film, qui montre comment le deuil peut transformer complètement une personne et jusqu’où la volonté de vengeance peut la conduire. Claude Chabrol installe progressivement une atmosphère pesante et nous fait réfléchir sur la frontière entre justice, haine et vengeance.
Une œuvre française sombre et psychologique, portée par deux personnages profondément opposés, qui rend le film particulièrement intéressant.
On sent la touche Chabrol: du lest pour les acteurs et des envolées techniques, principalement au niveau du cadrage.
Drame sur le deuil et la vengeance, douce tout en étant amère, en accompagnant la voix off du narrateur, très juste. Des personnages réalistes et pleins de caractère, c'est très bien écrit.
Une bonne idée de départ, de bons acteurs, de beaux paysages bretons, mais un film horriblement caricatural et peu vraisemblable. Un jean Yanne beaucoup trop méchant pour être crédible, ses membres familiaux beaucoup trop mièvres. Restent Caroline Cellier et Michel Duchaussoy pour la crédibilité.
Claude Chabrol installe une tension permanente dans ce drame psychologique d’une rare intensité. Le face à face entre Michel Duchaussoy et Jean Yanne demeure d’un très haut niveau.
Une histoire de vengeance. Comme beaucoup de Chabrol, l'adultère en moins, ici pour le coup. Bon le rythme est toujours "Chabrolien", avec les longueurs qui vont avec. Mais tout de meme prenant, malgré quelques incohérences.
Chef d’œuvre de Chabrol, chef d’œuvre du cinéma. La séquence initiale avec la voix de K. Ferrier est inoubliable. Du grand art, des scènes comme le repas en famille, magistrales. Coté comédiens, Duchaussoy admirable d'émotion et de haine contenue, Cellier en blonde à la Hitchcock, Pialat remarquable. Yanne tient bien son rôle de salaud... Un seul petit bémol (je n'ai pas lu le livre), l'auto-accusation de Duchaussoy (dans sa lettre ultime) ne tient pas...
Je viens de revoir ce film, à mon avis le meilleur de Claude Chabrol. D’abord le scénario, tiré d’un roman, ce qui est pour moi la meilleure recette. Ensuite un extraordinaire trio de comédiens, au centre de cette histoire : d’abord Michel Duchaussoy, sociétaire de la Comédie Française, superbe dans un rôle de taiseux vengeur, ensuite la très belle et talentueuse Caroline Cellier, belle-sœur du troisième, enfin Jean Yanne, dans le rôle de la « méchante bête », dont la composition à la limite du caricatural mérite d’être vue. S’ajoutent à ça la musique de Brahms et les superbes paysages du Finistère, et on passe un excellent moment. On est même cramponnés à notre fauteuil dans le dernier tiers du film. Des défauts ? Infimes, comme ce gamin de 5 ans allant pêcher seul sur une très vaste plage déserte, ou encore les membres de la famille étrangement amorphes devant les agissements du « patriarche », mais bon …
ce film a beaucoup de lmal à démarrer et quand il le fait c'est pour tomber dans l'invraisemblances avec des personnages niais et une famille où l'on a des individus tous plus veules les un que les autres à l'exception du fils de celui que tout le monde veut voir disparaitre. l'attitude du personnage principal est incohérence car on se rend compte qu'il ne va pratiquement jamaais jusu'au bout de ses idées particulièrement tordues ...
Vu sur Arte un soir de aout 2026. Je ne l'avais jamais vu. Quelle belle surprise.
Si on n'aime pas les films des années 60, ou si on n'aime pas les films de Chabrol, alors il faut passer son chemin.
Synopsis : Un enfant est renversé par une voiture dans un village breton. Le chauffard ne s'arrête pas, l'enfant est tué sur le coup. La police n'est pas très efficace. Le père de l'enfant n'a donc plus qu'un seul but : la vengeance. il va mener sa propre enquête pour retrouver le responsable de la mort de son fils.
J'ai bien aimé. Vraiment. D'une part voir ce trio : Caroline Cellier, Michel Duchaussoy, Jean Yanne. Plaisir. Trois interprétations formidablement bien réussies, avec une mention spéciale pour celle de Jean Yanne. Un scénario bien ficelé, une manière de révéler l'intrigue bien vue. De beaux décors, que ce soit les paysages ou autres, et même les scènes en mer ; belle carte postale pour la Bretagne. Et une bande originale bien utilisée.
Certes, c'est rétro !!! Très rétro même, comme je le disais en intro, faut aimer les années 60, faut aimer Chabrol. Il faut aimer les dialogues qui ne servent à rien. Spoiler : spoiler: la scène avant le diner dans la maison du beau frère par exemple. Fin du spoiler.
Il faut aimer, les partis prix forts. Comme le choix de faire entrer en scène un des personnages principaux après 1 heure de film, c'est un choix intéressant.
Il faut aimer les caricatures. Je parle de Jean Yanne dans le rôle de Paul, qui est véritablement odieux. Abominable. Quelle performance. Spoiler :spoiler: la manière dont ce rôle est tenu est très bonne, et par exemple, si on y rajoute le rire de la grand mère, il est extraordinairement abominable dans la scène du diner. Fin du spoiler.
Il faut aimer les références à la littérature. Le passage où Homère est cité ...
Bon, trêve de description ; il faut donner une note. Que faire d'autre que donner 5. Ce film est dans le registre des chefs d'oeuvres. En début d'année, j'avais revu "La femme infidèle" et j'avais donné 5. Je ne peux que faire pareil. Merci à Arte de nous le proposer. Et donc, si vous aimez le bon et le vrai cinéma, le cinéma ancien, je vous invite à le voir ou le revoir, sans hésiter et même sans plus attendre.
C'est plutôt rare quand je suis en désaccord à ce point avec les critiques spectateurs mais cela arrive. J'aime le cinéma et je n'ai pas de problème particulier avec la lenteur mais j'ai trouvé ce film ennuyant à 90%.
Je laisse ce qui n'est pas d'un ennui mortel à Jean Yanne grandiose et à la fin du film avec un les surprises qu''elle comporte.
Le reste me semble trop invraisemblable... La rencontre avec le paysan, l'histoire d'amour, l'intégration dans la famille,...
Vraiment, il ne suffit pas de parler de tragédie grecque, de mettre un peu de classique, et d'expliquer les gastéropodes pour être un film intelligent et j'ai donc trouvé ce film surfait.
Tout sonne faux dans ce Chabrol (alors que tout sonnera très juste quelques années plus tard dans « Juste avant la nuit », une autre adaptation d’un « polar »). La résolution prise par Charles, le papa du garçon tué, voulant vengeance plutôt que justice, ne correspond ni à sa personnalité, ni à ses autres comportements, ni à ses rapports sociaux avec les autres. Le hasard qui le met sur la piste du chauffard est hautement improbable, tout comme sa séduction éclair de Hélène, traitée à la va-vite. Enfin le personnage de Paul est une caricature de vulgarité, d’abjection et d’ignominie, malheureusement sans la moindre nuance. Seule la relation entre Charles et Philippe, le fils de Paul qui représente aux yeux de Charles une forme de substitut au fils qu’il a perdu, donne une dimension intéressante à ce film bien trop souvent outrancier.
Un très grand film de Chabrol , de sa fameuse « décennie d’or », où il fera tous ses meilleurs films : « Le Boucher » , « les Noces rouges », « les Biches » . . Une superbe mise en scène, des plans très soignés, une certaine fulgurance et en même temps une pureté , une sobriété presque Bressonienne. Peut- être sa plus belle mise en scène . Ensuite ce scénario machiavélique, avec un personnage horrible, un vrai méchant, un beauf, mais que Jean Yanne arrive à nous faire « aimer » , à le comprendre . Et ce duel avec Michel Duchaussoy, ici excellent, probablement son meilleur rôle au cinéma , qui tient parfaitement dans ce face à face avec Jean Yanne , une confrontation dantesque, pour cet homme ravagé par la douleur face au bourreau. On se demande alors pourquoi il n’a pas fait une plus belle carrière au cinéma. La toute jeune et très belle Caroline Cellier, qui fera une très belle carrière, . son César pour son superbe rôle dans « l’Année des Méduses » d’une beauté sublime, chic et ultra-sensuelle. L’apparition de Pialat en enquêteur très futé, est aussi un must. Des scènes absolument culte, comme la scène d’ouverture avec ce découpage/montage au couteau, à étudier dans les écoles de cinéma, proche de la perfection, qui annonce l’accident , accompagné par une musique stressante. La bagarre physique sur le petit voilier, quand les deux personnages dévoilent leur jeu. Inattendu. L’apéritif dans la maison du garagiste, avec des dialogues de haute volée ciselé par Paul Gegauff, avec des bavardages, sur le monde qui se détériore, l’écologie , la corruption, la politique, totalement intemporel et actuel , alors que l’on est en 1969, qui l’on pourrait faire un copié/collé en 2026. Et bien sûr toujours cette musique originale de Pierre Jansen, formidable, qui rajoute une dimension dramatique et accompagne parfaitement le découpage de la réalisation. Une œuvre majeure de Chabrol, envoutante du début à la fin,
J’ai découvert Que la bête meure un peu par curiosité, et je dois dire que le film m’a laissé une impression durable. Dès les premières minutes, j’ai été happé par cette atmosphère étrange, presque étouffante, où chaque regard et chaque silence semble peser lourd. Chabrol installe un climat moral ambigu qui m’a tenu en haleine, même si le rythme peut parfois paraître lent. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la manière dont le film explore la vengeance. On est constamment tiraillé entre empathie et malaise face au personnage principal. Je me suis surpris à comprendre ses motivations tout en étant profondément dérangé par la direction qu’il prend. Cette tension intérieure, je l’ai ressentie du début à la fin, et c’est clairement l’un des points forts du film. En revanche, je dois reconnaître que certains passages m’ont semblé un peu longs ou trop appuyés dans leur symbolique. Il y a une certaine froideur dans la mise en scène qui, selon moi, peut créer une distance émotionnelle. Ce n’est pas forcément un défaut, mais ça m’a empêché d’être totalement immergé à certains moments. Malgré ces réserves, je reste impressionné par la maîtrise globale du film. L’écriture est fine, les personnages sont marquants, et l’ambiance reste en tête bien après le visionnage. C’est un film exigeant, qui ne cherche pas à plaire facilement, mais qui mérite clairement qu’on s’y attarde. Pour moi, un solide 4/5.