Que la bête meure
Note moyenne
4,0
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111 critiques spectateurs

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Hervé
Hervé

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
Un film magnifique, prenant même s'il n'y a pas beaucoup d'action, des acteurs extraordinaires et une fin ambiguë.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2026
Un très grand film de Chabrol , de sa fameuse « décennie d’or », où il fera tous ses meilleurs films : « Le Boucher » , « les Noces rouges », « les Biches » . .
Une superbe mise en scène, des plans très soignés, une certaine fulgurance et en même temps une pureté , une sobriété presque Bressonienne. Peut- être sa plus belle mise en scène . Ensuite ce scénario machiavélique, avec un personnage horrible, un vrai méchant, un beauf, mais que Jean Yanne arrive à nous faire « aimer » , à le comprendre . Et ce duel avec Michel Duchaussoy, ici excellent, probablement son meilleur rôle au cinéma , qui tient parfaitement dans ce face à face avec Jean Yanne , une confrontation dantesque, pour cet homme ravagé par la douleur face au bourreau. On se demande alors pourquoi il n’a pas fait une plus belle carrière au cinéma.
La toute jeune et très belle Caroline Cellier, qui fera une très belle carrière, . son César pour son superbe rôle dans « l’Année des Méduses » d’une beauté sublime, chic et ultra-sensuelle. L’apparition de Pialat en enquêteur très futé, est aussi un must.
Des scènes absolument culte, comme la scène d’ouverture avec ce découpage/montage au couteau, à étudier dans les écoles de cinéma, proche de la perfection, qui annonce l’accident , accompagné par une musique stressante. La bagarre physique sur le petit voilier, quand les deux personnages dévoilent leur jeu. Inattendu. L’apéritif dans la maison du garagiste, avec des dialogues de haute volée ciselé par Paul Gegauff, avec des bavardages, sur le monde qui se détériore, l’écologie , la corruption, la politique, totalement intemporel et actuel , alors que l’on est en 1969, qui l’on pourrait faire un copié/collé en 2026.
Et bien sûr toujours cette musique originale de Pierre Jansen, formidable, qui rajoute une dimension dramatique et accompagne parfaitement le découpage de la réalisation.
Une œuvre majeure de Chabrol, envoutante du début à la fin,
Alexandre
Alexandre

4 abonnés 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2026
J’ai découvert Que la bête meure un peu par curiosité, et je dois dire que le film m’a laissé une impression durable. Dès les premières minutes, j’ai été happé par cette atmosphère étrange, presque étouffante, où chaque regard et chaque silence semble peser lourd. Chabrol installe un climat moral ambigu qui m’a tenu en haleine, même si le rythme peut parfois paraître lent.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la manière dont le film explore la vengeance. On est constamment tiraillé entre empathie et malaise face au personnage principal. Je me suis surpris à comprendre ses motivations tout en étant profondément dérangé par la direction qu’il prend. Cette tension intérieure, je l’ai ressentie du début à la fin, et c’est clairement l’un des points forts du film.
En revanche, je dois reconnaître que certains passages m’ont semblé un peu longs ou trop appuyés dans leur symbolique. Il y a une certaine froideur dans la mise en scène qui, selon moi, peut créer une distance émotionnelle. Ce n’est pas forcément un défaut, mais ça m’a empêché d’être totalement immergé à certains moments.
Malgré ces réserves, je reste impressionné par la maîtrise globale du film. L’écriture est fine, les personnages sont marquants, et l’ambiance reste en tête bien après le visionnage. C’est un film exigeant, qui ne cherche pas à plaire facilement, mais qui mérite clairement qu’on s’y attarde. Pour moi, un solide 4/5.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
J’ai vraiment apprécié le film "Que la bête meure" de Claude Chabrol. L’histoire est celle d’un père dont le fils est tué par un conducteur qui prend la fuite. Obsédé par l’idée de vengeance, il se lance à la recherche du responsable pour le tuer. Le scénario est captivant et facile à suivre, et les acteurs sont excellents. Jean Yanne, en particulier, incarne un personnage profondément antipathique, ce qui renforce l’intensité du film. Un très bon thriller des années 70 !
Aaym68
Aaym68

1 abonné 213 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2026
Un écrivain est à la recherche du chauffard responsable de la mort de son fils. Un Chabrol sobre et angoissant sur le thème de la vengeance et de la culpabilité, avec une atmosphère particulière, de belles vues de Bretagne et un très bon numéro d'acteurs avec Michel Duchossoy, Jean Yanne et Caroline Cellier.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2026
En 1969, Claude Chabrol signe un film sombre relatant une histoire de vengeance froidement exécutée. Un père (Michel Duchaussoy) ayant perdu son fils dans un accident de voiture, décide de retrouver le chauffard. Ce dernier s’avère être un salaud de la pire espèce (avec une prestation éloquente de Jean Yanne). La violence du propos est avant tout intériorisée. Cette lecture singulière rend le personnage principal tout autant sympathique (on comprend ses motifs) que déstabilisant (on accepte moins son procédé immoral). Le réalisateur maintient habilement cette ambiguïté créant ainsi un thriller psychologique original. Bref, malgré quelques scènes clairement loupées (le journal télévisé par exemple), on ressort lessivé par ce drame intense.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2026
Très bon film noir. Très bon casting. Décors bretons très photogéniques. Histoire prenante, avec toujours quelques inconnues dans le dénouement.
Mac Murphy
Mac Murphy

9 abonnés 272 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2026
Le chef d'oeuvre de Chabrol. Un scénario subtil et des acteurs remarquables. La vengeance d'un père n'est pas le seul sujet du film qui fait un portrait au vitriol d'un bourgeois de province tyrannique que tout le monde rêve de tuer en secret. Oeuvre majeure, magnifique et diabolique.
Anki Toni
Anki Toni

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2026
Que la bête meure est un film plaisant à suivre, avec un effet de contraste saisissant entre l'acteur classique Michel Duchaussoy, dans le rôle d'un père œuvrant froidement à venger la mort de son fils, et le gouailleur Jean Yanne, son meurtrier, dépeint en abominable personnage.

Plaisant car nous attendons sans cesse le prochain développement, comment ce père meurtri va développer ses recherches, se comporter face au meurtrier, se décider au moment fatidique. Les plans proposés sont de belle composition et la portée philosophique du thème, la détermination du personnage en font un film complet.

Hélas, de nombreuses scènes risibles viennent ternir l'expérience, sans toutefois la gâcher. En premier lieu la scene avec cette parodie de paysan, heureux hasard denouant l'enquête au forcing, le moment de violence au sein du couple, la chute de Jean Yanne ou encore le reportage filmé en fin du film.

Que la bête meure de Claude Chabrol, passé ses quelques maladresses, est un film satisfaisant voire brillant y compris dans son dernier tiers, avec une scene du bateau inattendue, ou encore son final qui évite un ton moralisateur. On y prend facilement fait et cause pour notre triste héros en quête de vengeance.
Thierry Schalck
Thierry Schalck

45 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2026
Il y a chez Claude Chabrol des sujets intéressants et un indéniable savoir-faire, mais aussi des choses très caricaturales, notamment la fameuse et triste hiérarchie premiers rôles/seconds rôles. Ainsi tous les personnages secondaires sont caricaturaux et me sortent du récit. Pourquoi le paysan qui sort la voiture de Michel Duchaussoy de la boue sonne-t-il si faux ? L'accent, le costume, on dirait presque un clown. Cet aspect caricatural alterne avec des scènes poignantes mais, à mes yeux, envahit trop le film pour me garder dedans. Plus le film avance, moins je crois en sa véracité, plus il me semble voir les ficelles.
Stéphane Tripot
Stéphane Tripot

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 janvier 2026
Une daube intersidérale
C'est dur d'écrire ce qu'ils suit quand on aime tant Chabrol, mais ce film est à montrer dans les écoles de cinéma comme échantillon du pire.
- Le scénario : invraisemblable du début à la fin. Rien n'est réaliste, les ficelles sont des poteaux, au point que les rebondissements de l'intrigue donnent envie de rire ! Ennuyeux pour un thriller dramatique.
- les acteurs : tous nullisimes sans exception, avec une mention spéciale à l'actrice principale qui feind de pleurer avec un talent digne d'un spectacle de fin d'année de moyenne section. Même le très talentueux Jean Yanne est ici une caricature de caricature qui rend son personnage iréel et grotesque.
- La mise en scène : un raté intégral qui peut faire rire à plusieurs reprises et qui afflige le reste du temps. La scène de la falaise est digne d'une parodie. Plusieurs fois les figurants semblent avoir été posés à un endroit avec pour seule consigne « bougez pas je filme ». L'attroupement après l'accident créé une telle gêne qu'on en oublie qu'un enfant vient de mourir. Le jeune acteur grimé en vieux paysan grâce à un ensemble « fausse moustache et perruque » de mardi gras à 3 francs met la barre du ridicule assez haut avant même d'ouvrir la bouche. Mais quand il tente de parler le cul-terreux, on passe d'un drame de Chabrol à une comédie des Charlots, et certainement pas la meilleure.
- Les dialogues : pathétiques, tantôt mal écrits, tantôt trop écrits, tantôt improbables, mais jamais justes.
- Le montage : médiocre la plupart du temps et parfois catastrophique. Cela ajoute à la sensation de faux rythme qui rend le film pesant.
- La production : assez moyenne. Pas totalement dégueulasse mais pas au niveau de nombreux films de cette époque qui offrent une image beaucoup plus qualitative.
Bref, une daube culte peut-être. Mais assurément une daube.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Ce thriller de Chabrol est une petite merveille. Il mêle Duchaussoy, qui à l'époque a des ressemblances je trouve avec M. Ronet, c'est le gendre idéal, ou peut-être le dandy séducteur, et J. Yanne, qui marque de sa pâte son personnage de garagiste rentre-dedans, méchant et stupide. Comme d'habitude ou presque avec Chabrol, c'est direction la province et ici la Bretagne, celle de la pluie, de la boue et des fermes, mais aussi la mer qui n'est jamais loin, au début du film mais aussi à la fin. Côté féminin, c'est C. Cellier qui joue le rôle principal. C'est elle qui fait l'interméidiare entre les deux hommes, son amant d'un côté et son beau-frère de l'autre. Tout se joue en famille ou presque, surtout lorsque le jeune fils s'accuse du meurtre de son père. A (re)voir absolument.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2026
Charles, écrivain veuf, est brisé par la mort accidentel de son fils unique, écrasé par un chauffard anonyme sur la place du village. La police n'a aucune piste, et Charles ne parvient pas à étancher sa soif de rétribution envers le chauffard. Jusqu'au jour où le hasard le conduit vers un potentiel suspect...
Claude Chabrol livre-là une œuvre vénéneuse sur la vengeance, assez loin d'un revenge movie traditionnel à l'américaine. Bien sûr, comme à son habitude, le réalisateur accompagne son film d'une description acerbe de la petite bourgeoisie, couplée à la peinture d'une région (ici, la Bretagne).
Il ne peut également s'empêcher de filmer des scènes de table, qui auront toute leur importance dans le récit. Ni de s'adonner très ponctuellement à un peu d'humour noir grinçant.
Mais ici, c'est la relation entre les deux protagonistes qui est palpitante, portée par deux interprètes fabuleux. Michel Duchaussoy joue en retenu, intériorise sa colère et sa haine envers un homme que tout le monde déteste déjà, et tente de rester malin pour ne pas dévoiler son jeu.
Jean Yanne est merveilleusement odieux en salopard de service, haï de sa famille et de ses proches. Son arrivée dans la maison (et le récit), au milieu d'une soirée mortellement ennuyeuse pour les convives, fait sensation ! Bref, un méchant que l'on adore détester, avec de belles confrontations.
D'ailleurs la mise en scène de Claude Chabrol n'a rien de plan-plan, le réalisateur se permettant souvent des mouvements de caméras qui utilisent l'espace à bon escient pour construire le récit. Ou un montage percutant lors de l'accident initial. Il fait en outre usage d'une voix-off à plusieurs reprises (tribut de l'adaptation d'un livre ?). Mais elle donne davantage de sens aux émotions du héros, et s'avère logique puisqu'il tient un journal.
"Que la bête meure" est donc un film de vengeance complexe, qui remue.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2026
Avec Que la bête meure, Claude Chabrol nous convie à un thriller psychologique d'une froideur et d'une rigueur implacables. Partant d'un drame universel — un père, Charles (Michel Duchaussoy), jure de tuer le chauffard anonyme qui a fauché son fils — le film délaisse rapidement la simple histoire de vengeance pour sonder les tréfonds de la morale humaine. C'est là toute la force du film : son scénario d'une richesse rare transforme une quête meurtrière en une tragédie philosophique.

S'appuyant sur une mise en scène magistrale, que l'on compare à juste titre à celle d'Hitchcock, Chabrol construit une tension sourde et constante. Il manipule le spectateur, le faisant d'abord épouser sans réserve la cause du père vengeur, pour ensuite brouiller les pistes et questionner la légitimité de son entreprise. Qui est la véritable bête ? Le film ne cesse de poser la question, notamment à travers sa critique acide de la bourgeoisie provinciale, ce microcosme hypocrite que le cinéaste se plaît tant à disséquer.

Cette mécanique parfaitement huilée est incarnée par une "bête" inoubliable : Jean Yanne, dans une performance magistrale, prête ses traits à Paul, le chauffard, un garagiste imbu de lui-même, vulgaire et tyrannique. Il est l'archétype de l'être abject, un monstre du quotidien si détestable qu'il justifierait presque le châtiment à venir. Face à lui, la froide détermination de Michel Duchaussoy pose les bases d'un duel psychologique fascinant où la frontière entre le bien et le mal devient de plus en plus poreuse.

Cependant, c'est précisément dans cette construction quasi allégorique que le film montre ses limites. Pour atteindre une telle profondeur philosophique, le récit s'appuie sur une accumulation de coïncidences parfois invraisemblables qui peuvent heurter un spectateur en quête de réalisme. De l'enquête qui progresse par hasards successifs à l'infiltration presque trop aisée dans l'antre de l'ennemi, le scénario sacrifie une partie de sa crédibilité sur l'autel de sa démonstration. De plus, cette volonté d'opposer deux mondes aboutit à des personnages parfois manichéens, dessinés à gros traits : le père est un intellectuel froid et calculateur, tandis que le chauffard est une brute épaisse sans la moindre nuance.

Malgré ces faiblesses narratives, Que la bête meure reste une œuvre majeure et captivante. La puissance de la mise en scène de Chabrol, la performance inoubliable de Jean Yanne et l'intelligence de son questionnement moral en font un thriller psychologique d'une densité rare. Un film qui, tout en nous menant en bateau, nous force à regarder nos propres abîmes. Une réussite indéniable, bien que non exempte de défauts.
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2026
« Que la bête meure » est un excellent thriller voire un polar psychologique réalisé par Claude Chabrol en 1969 adapté du roman du même nom de Nicholas Blake. Les rôles principaux sont joués par Michel Duchaussoy (Charles), Caroline Cellier (Hélène) et Jean Yanne (Paul). Claude Chabrol critique ici la petite bourgeoisie provinciale, notamment celle incarnée par Paul : être abject, vulgaire, méprisant, odieux, misanthrope, égocentrique, cruel. Le thème principal du film est la vengeance, obsession de Charles après la mort de son fils par un chauffard. A noter la participation de Maurice Pialat, dans l'un de ses rares rôles au cinéma, en commissaire de police.
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