Que la bête meure
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que du cinéma
que du cinéma

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2019
Un des meilleurs film de Chabrol. Jean Yanne est exceptionnel en monstre, particulièrement abjecte. A voir
Christine Brakhausen
Christine Brakhausen

12 abonnés 57 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2017
Un Chabrol remarquable et sublime , un chef d'œuvre du cinema francais. Jean yanne et Michel Duchaussoy des comédiens exceptionnels!!!
weihnachtsmann

1 626 abonnés 5 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2017
Un film tendu et sec qui dévoile un aspect essentiel de l'homme: la culpabilité. C'est peut-être cela aussi qui fait agir le père : non pas d'avoir tué seulement mais de vivre encore en ayant tué. Le monstre est celui qui fait abstraction de son meurtre. C'est ce qui le rend plus abject alors que sa part d'humanité aurait les ronger de remords.
Froid et fort.
Henri M
Henri M

61 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2016
Exceptée sa bonhomie et sa gouaille, j'ignore quasiment tout de l'oeuvre de Chabrol. Deci-delà j'ai lu qu'il était complice de la Nouvelle Vague et que son taf était influencé par Hitchcock dont je n'connais pas grand-chose non plus mais bien plus de son rejeton De Palma.

Me v'là donc en '69, embarqué par tonton Claude sur les routes de Bretagne, à toute berzingue, à bord d'une Ford Mustang noire, l'une des plus belles bagnoles jamais créées ! On devine Jean Yanne au volant qui se prend au mieux pour Steve McQueen dans "Bullit" ou au pire pour ce connard qui pollue régulièrement ma quiétude campagnarde en faisant ronfler son cageot jaune Seat Ibiza, perforé de "hinss-hinss" et de megabasses dégueulasses ! Au détour d'un virage surgit trop vite une place de village que traverse un gamin d'une dizaine d'années. BIM !!! La Mustang étend salement le petit d'homme sur la chaussée pour l'éternité tandis que son cavalier s'enfuit au loin en vociférant "ferme ta gueule" à sa passagère...

Transpercé de douleur et de haine, le père du malheureux badaud se jure de retrouver et tuer son assassin. De fil en aiguille, il remonte la trace du "conductueur" jusqu'à une confrontation fascinante, sournoise et virile entre deux mecs diamétralement opposés.
D'un côté, Michel Duchaussoy (qui a donc été jeune naguère !) en veuf intellectuel et rigide et de l'autre, Jean Yanne qui campe un des plus beaux rôles de salopard du Cinéma : un riche garagiste provincial, gueulard aussi tyrannique que vulgaire et violent : le beauf le plus abjecte.
Hormis le duel du duo, la distribution regorge de personnages attachants et consistants : Caroline Cellier, Maurice Pialat, "l'ancienne" qui interprète la servante magnifiquement larmoyante de Duchaussoy, la famille de péquenots...
De bout en bout, Chabrol magnifie son film par de nombreux longs plans séquences et des cadrages sublimes (le bord de la falaise, la "balade" en mer...). "Que La Bête Meure" m'a tant captivé et émerveillé qu'il a aussitôt déboulé dans mon Top10 de films français se calant entre "Série Noire" et "Un Prophète".

Cette première bouffée de Chabrol m'a tellement enivré qu'il me tarde déjà de découvrir si "Le Boucher", "L'Enfer", "La Cérémonie", "Violette Nozière", "Les Fantômes Du Chapelier" et d'autres bénéficient de scénar, de persos, de dialogues et de mises en scène aussi pointus et admirables !
MaCultureGeek

1 167 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2016
"Que la bête meure" est un film simplement monstrueux. Intouchable parabole sur la vengeance et l'esprit de revanche, il attire autant le respect que les larmes. Triste à plus d'un titre, déchirant dans son ouverture comme dans sa conclusion, le film est une sorte de montée progressive vers la violence la plus animale, et le désir de tuer le méchant, interprété par un gigantesque Jean Yanne, devient rapidement obsessionnelle. L'aspect froid du film surprend, aux premiers abords; la mise en scène, épurée, est privée de toute musique, dans les moments les plus dramatiques; en témoigne la scène d'ouverture, glaçante de par ses jeux de silence, et franchement terrifiante, quand on y repense amplement. Un tel impact pour un film si vieux, c'est tout de même fascinant. La mise en scène de Claude Chabrol est elle-même un modèle du genre; froide, couillue, classe, elle nous livre des images marquantes, si ce n'est choquantes, faisant preuve d'un talent certain. Premier film de Chabrol que je vois, je n'ai guère été déçu par son travail de réalisateur. En même temps, comment l'être? Néanmoins, quelques maladresses restent à signaler ( notamment durant la scène où le héros frappe l'héroïne, qui, faut quand même le préciser, à pris un sacré coup de vieux; la fille ou la scène, je ne sais pas ... ), ainsi qu'un montage parfois trop brutal, pas assez fluide. Mais bon, même si le film n'est guère parfait, je ne pouvais lui mettre moins. Oui, je vais vous expliquer pourquoi, patience. Premièrement, et comme je l'ai précédemment avancé, les acteurs sont tous excellents; différents, mais excellents. Ainsi, Jean Yanne aura le rôle principal, celui du salaud de service, terrible prolétaire mauvais; c'est son idiotie, ainsi que sa rudesse d'esprit, qui terrifient tant, et amènent à sa brutalité si célèbre. Le type est un géant du cinéma, une figure inégalable, autant qu'inégalée. Face à lui, un excellent Michel Duchaussoy, acteur que je ne connaissais pas, et au talent si particulier. Tout aussi marquant que Jean Yanne, mais dans un autre registre, il confère une sorte de souffle glacial au film; tout autant que le travail de mise en scène de Chabrol, en fait. Sans pitié, sans compromis, il avance seul dans la nuit, savourant sa vengeance prochaine; ainsi est le résumé de la fin de l'innocence. Ensuite vient le thème principal du film : la vengeance. Traité avec un brio tout particulier, c'est avec classe que le film impose son style, et se démarque de tout ce qui a été fait, comme de tout ce qui se fera. Les "Punisher" ( 2004 ), les "Justiciers dans la ville" peuvent aller se rhabiller, car la France pèse lourd dans le game. Et c'est pas Jean Yanne qui viendra me dire que j'ai tord. Le pauvre en a déjà suffisamment subi les frais ...
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2016
J'ai toujours eu un peu de mal avec le cinéma de C. Chabrol mais quand j'ai entendu parler de ce film, je me suis dit que je tenais peut-être celui qui allait me réconcilier avec son cinéma. Et effectivement, ce drame adapté d'un roman US est une pure merveille, une authentique réussite porté par une mise en scène immersive et intelligente qui nous plonge dans différents univers. Quelques scènes comptent indéniablement parmi les plus réussies de la carrière du cinéaste comme le dîner de famille avec l'arrivée de Paul. Les acteurs sont, comme toujours chez Chabrol, en plein état de grâce, dominé par M. Duchaussoy, magistral, et un J. Yanne qui régale. En définitive, un film qui explore le thème de la vengeance avec un regard certes moralisateur mais qui s'avère indispensable et d'une belle acuité. Un ton acide, mordant et aiguisé qui fait du film un authentique classique qui mérite largement plusieurs visions. D'autres critiques sur
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2016
Jean Yanne inoubliable dans le rôle de ce personnage détestable ! un excellent film passionnant de bout en bout. Scénario, mise en scène, direction des acteurs (tous excellents) font de ce film un moment marquant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 novembre 2015
Très bon scénario malheureusement la réalisation qui souffre de longueurs et quelques ratés, a mal vieillit.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 novembre 2014
Une extrême minutie enveloppe ce film opposant deux êtres opposés. L'un bouillonnant de haine restant dans une infinie retenue, l'autre représentant une ordure exubérante, sans gêne.
Ce film français n'a rien a envier au Thriller. La nuance poussée à l'extrême dans chaque situation déclenche notre émotion, et cela pour notre plus grande satisfaction.
ManoCornuta

363 abonnés 3 085 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 novembre 2014
Un Chabrol qui ne figure pas à mon sens parmi les plus mémorables, malgré la composition d'un Jean Yanne abject à souhait. Le film souffre de quelques longueurs et est assez convenu aussi bien dans ses personnages que dans le déroulement de l'histoire. Le sujet initial empêche sans doute Chabrol de faire montre du cynisme dont il est coutumier à l'égard des petits bourgeois. Le film aurait sans doute gagné à être raccourci pour plus de nervosité et de tension. Néanmoins le style demeure, et la finesse de certains dialogues est remarquable.
E.nigma
E.nigma

16 abonnés 183 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2014
Que la bête meure par le maître du suspense pour nous français : Claude Chabrol.
Notre Alfred Hitchcock signe ici sûrement son chef d’œuvre personnel. Le thème de la vengeance et de la rédemption étant tellement passionnant à exploiter que ce film réussi la prouesse de nous surprendre malgré son scénario tellement basique et simpliste.
NomdeZeus
NomdeZeus

134 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2014
Un duel terrible entre deux hommes que tout oppose: Charles Thenier (Michel Duchausoy admirable de retenu) écrivain raffiné et anéanti par le deuil fait face à l’assassin de son fils (Jean Yanne incroyable), garagiste exubérant et égoïste régnant sur son clan tel un tyran d’opérette. Au détour d’un récit construit d’une manière remarquable, Chabrol nous offres quelques scènes d’anthologie (le repas de famille, la falaise…). Quelques raccourcis maladroits et une fin amenée de manière abrupte et pas totalement satisfaisante m’empêchent cependant d’adhérer pleinement à ce film qui n’en demeure pas moins une œuvre majeure de Chabrol et du cinéma français.
podilato14
podilato14

54 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2014
GENIAL, pas fait pour aimer Jean Yanne ou justement pour aimer l'acteur.
Santu2b

313 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2019
Année faste pour Claude Chabrol que 1969, où il signa l'un de ses meilleurs films "Que la bête meure". Adapté d'un roman noir de Nicholas Blake, celui-ci traite du thème de la vengeance en contant l'histoire d'un père prêt à tout pour retrouver le chauffard ayant renversé mortellement son fils. Chabrol, accompagné de son fidèle scénariste Paul Gégauff transposent l'intrigue du roman en Bretagne afin de représenter la bourgeoisie de province chère au cinéaste. Celle-ci distille une série de scènes individuelles ou collectives parfois grinçantes. Tous remarquablement dirigés, les acteurs sont époustouflants, à commencer par un magistral Jean Yanne. Une oeuvre complexe, fine, au final particulièrement réussi. Passionnant.
Truman.
Truman.

275 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2014
Claude Chabrol bouscule le cinéma Français en cette années 1969 avec ce film et redéfinit les codes de la vengeance à la Française .
Il les redéfinit sous forme de thriller Hitchcockien a l'ambiance froide et au récit captivant de bout en bout . L'ambiance froide s'en dégage parfaitement surtout grâce a la grisaille de la Bretagne .

On se place aux cotés d'un père en quête de vengeance, psychologiquement détruit et prêt a tout pour faire souffrir l'assassin de son fils .
Au début il mène l’enquête pour trouver qui est cet homme dont il ne sait rien .

Le récit est vraiment prenant dès le début avec un comme un soupçon de mystère, comment le père remonte la piste du meurtrier ? Comment va t-il se venger ?
Tout ceci nous est dévoilé de façon intelligente et intéressante, nous sommes dans une vengeance réfléchi mais nourrit d'une grande haine .

Ce qui forme la grandeur de ce film c'est avant tout les acteurs, Jean Yanne détestable et horrible puis Michel Duchaussoy qui atteint presque la grâce d'Alain Delon dans un personnage froid et calculateur mais auquel on s'attache fortement car on le comprend, le connait et on se met presque dans sa peau a certain moment .

Entre un homme détruit nourri de désire de vengeance, des dialogues ciselés, une camera pointu et des acteurs parfaits, Chabrol offre un visage sombre et gris de la fin des années 60 mais offre un grand visage du cinéma Français .
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