Avis : Ceux qui m'aiment prendront le train - Page 3
Ceux qui m'aiment prendront le train
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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film d'acteurs incroyables. La présence de Sylvain Jacques, éthéré, trop rare, et surtout Vincent Perez, à mille lieues des comédies à grosses ficelles qu'il a pu faire, terriblement émouvant dans le rôle de Viviane, ni tout à fait homme ni tout à fait femme, mais "ange bienfaiteur", comme il est écrit dans l'édition du scénario.
Un bon film qui se fait trop rare aussi bien à la télé qu'en streaming ou en dvd .spoiler: Jean-Baptiste , viens de mourir et comme il a dit lui même "Ceux qui même prendront le train ! " Il y a la familles proche ou un peu plus éloignes comme les amis, les sincères et les faux-culs
Ceux qui m’aiment prendront le train narre l’histoire d’individus se rendant aux obsèques de l’un de leurs proches. Viennent se tisser une multitude d’histoires sentimentales entre hommes pas vraiment crédibles car nimbées de non-dit. La musique est trop omniprésente et tente en vain d’apporter une émotion qui n’arrive jamais et au contraire prête au burlesque (scène de l’enterrement). La plupart des personnages masculins représentent une caricature d’homosexuel (libertaire, névrosé, marié, fataliste, exalté) dans lequel le réalisateur s’est peut-être complu et les personnages féminins renvoient une vision de la femme catastrophique (hystérique, ultra-émotionnelle, autocentrée).
J'ai essayer de le regarder 3 fois, je n'ai jamais pu tenir plus de 5 minutes. Ne supportant pas la musique dont le niveau est 4 fois supérieur aux dialogues, c'est pour moi irregardable. Je me souviens avoir souffert le martyr devant "Magnolia", où pendant 3 heures il n'y a pas une seule seconde de silence. Mais là, c'est pire !
Pour Chereau, au théâtre, il manquait très certainement les gros plans possibles au cinéma afin de mieux pénétrer l'âme humaine. Ici il se révèle un maître pour capter au plus près des corps, sur le visage de ses personnages, la vérité et les troubles, les mensonges du quotidien et les blessures éternelles. Un Chereau façon Bergman entre cris et chuchotements .