Le premier Coppola (produit par Corman). Une sombre histoire d'héritage qui commence vraiment très bien avec une Luana Anders tout à fait charmante. Et puis voilà qu'on l'assassine et qu'il y a deux suspects aussi antipathiques l'un que l'autre, manque de bol, c'est un autre qu'à fait le coup, mais on s'en fout un peu. Le film souffre d'un manque évident de moyen et d'un scénario tarabiscoté, mais les femmes sont très agréablement photographiées et tout cela ne dure que 75 minutes. Moyen.
Beaucoup d'amateurisme dans ce film cela dit pas mal de qualité aussi. Un talent certains pour l'enchaînement des plans et séquences. La photographie pauvre mais avec le noir profond cela donne un style particulier aux images. Les acteurs moyens, le scénario de série b. mais avec plusieurs scènes bien imaginées. Un premier film de Coppola qui est a voir pour tous cinéphiles qui se respectent.
Quand le grand Francis Ford Coppola se prend pour Alfred Hitchcock rien ne va plus... Bon ce sont ses débuts mais c'est assez surprenant de voir la piètre qualité scénaristique du film. Des rebondissements un peu foireux. Vous vous conterez d'une scène dans le lac très immersive. Et de voir l'acteur Patrick Magee (Orange mécanique), en docteur qui va mener son enquête sur l'homme à la hache qui terrorise une famille en Irlande.
Une production de Roger Corman parmi d'autres, à la différence près que celle-ci s'avère être la première réalisation de Francis Coppola. Corman voulait un "Psycho" pas cher, Coppola s'est mis au boulot, et le film n'est évidemment pas à la hauteur des attentes, la faute à un scénario pas très clair, à une qualité d'image pas terrible (mon DVD était un peu pourri, cela dit) et à des acteurs guère convaincants. Quant à l'inspiration de "Psycho", ça s'arrête à la mort d'un personnage féminin vaguement principal et à des meurtres à la hache dont le montage rappelle immanquablement la scène de la douche. Reste un suspense certain et une bande-son correcte. Surtout, on ne peut pas penser à ce point commun troublant avec l'excellent dernier film de Coppola, "Twixt" : la mort d'une fillette comme moteur de l'intrigue...
Premier film de Coppola et nous sommes bien loin du style que le réalisateur s'est forgé au fil de sa filmographie. Une œuvre d'épouvante d'assez mauvaise facture où les thèmes de prédilections du cinéaste sont absent et où les acteurs pataugent. A oublier!
Plutôt décevant le premier film de Coppola, heureusement que par la suite il nous a realisé des petites perles, car son Dementia 13 est loin d'être inoubliable, et l'on comprend mieux pourquoi il est si peu connu... certes il y a de l'idée et on ressent bien qu'il a voulu créer une certaine atmosphère, mais c'est raté. Dans la même veine regardez plutôt "Les Innocents" de Jack Clayton (1961).
Film d'épouvante méconnu, parce que rare, Dementia 13 est un long-métrage épatant de Francis Ford Coppola (premier long-métrage qui plus est). Tout d'abord, malgré son âge, la frayeur n'a pas pris beaucoup de rides (même s'il est vrai que l'image a tout de même vieilli) et en plus, le scénario, la mise en scène et le suspense sont dignes d'un Hitchcock. C'est pour dire.
Premier long-métrage pour le célèbre cinéaste Francis Ford Coppola, celui à qui l'on doit quelques années plus tard, des succès (et des chefs d'oeuvres) tels que la trilogie Le Parrain (1972/1975/1991), Conversation secrète (1974) ou encore Apocalypse Now (1979). C'est à l'âge de 24 ans qu'il réalise Dementia 13 (1963), un thriller de 75 minutes réalisé en noir & blanc avec un budget très restreint. En s'inspirant d'Alfred Hitchcock, il nous séduit dès le début du film, mais hélas pour nous, cela sera de courte durée, car passé les vingt premières minutes, le film s'enlise, le rendant incompréhensible ou trop bordélique. La mise en scène étant assez amorphe, on finit par s’en désintéresser et ce, jusqu'au générique de fin.
En trouvant ce premier film de Coppola je m'imaginais une petite pépite du genre! Mais non pas du tout, je me suis ennuyé au possible, il n'y a rien dans ce film! Il ne se passe rien et on ne sursaute pas une seconde. Très déçu, je n'ai pas du tout comprendre de ce film
Si ce n'était pas marqué au générique, il ne serait nullement évident que le réalisateur de cette série Z quelconque est le futur metteur en scène de chefs d'oeuvre comme "Le Parrain" ou "Apocalypse Now". La première partie n'est pas trop mauvaise partant d'une très bonne idée de départ prometteuse et arrivant à peu près à attirer l'attention du spectateur. Mais voilà, Coppola veut faire son Hitchcock en mettant au milieu du film un rebondissement qui se veut hyper-innattendu. Ca marche magistralement chez le Maître du suspense, mais pas du tout chez Coppola. Au contraire, à partir de là le film se perd dans un magma grostesque de rebondissements pas du tout passionnants avec un tueur à la hache dont on se fiche totalement de connaître l'identité. Quelques éclairs d'intelligence par-ci, par-là peut donner éventuellement donner un indice du futur grand metteur en scène qui est derrière la caméra, mais c'est franchement très loin d'être évident.
Le premier film de Francis Ford Coppola n'est pas son plus marquant ou ne laisse pas véritablement entrevoir un futur génie quelconque (à l'instar des péplums de Sergio Leone), cependant c'est un film d'horreur de qualité honorable avec un véritable travail d'écriture et une recherche de mise en scène élaborée pour le genre à cette époque. A voir plus pour sa culture générale que pour se faire plaisir même en étant friand du genre.
Du bon et du moins bon. Des idées scénaristiques intéressantes, <SPOILER> mais les personnages qui meurent sont les plus intéressants <FIN DU SPOILER>. La réalisation a beaucoup d'atouts, mais les contrastes sont cartastrophiques (de l'eau de javel sur la bobine ?). Le suspense n'est pas assez ménagé, les pistes pas assez brouillées...
On oublie trop souvent que Coppola fit ses premières armes à l’âge de 24 ans dans l’écurie Corman. Le moins que l’on puisse dire est que le manque de moyens empêche le jeune Francis de faire montre de la moindre originalité. Il nous livre donc un petit suspense de facture très classique qui pêche souvent par son scénario, écrit lui aussi par Coppola. En effet, l’action saute souvent du coq-à-l’âne manquant souvent de perdre le spectateur en route. Cette histoire de malédiction familiale qui se télescope un peu maladroitement avec un complot lié à la fortune d’un des fils est bancale. Enfin on sera indulgent quand on sait ce que nous a donné le grand Coppola par la suite.
En même temps que Roger Corman réalise en Irlande «The Young Racers», Francis Ford Coppola, assistant sur le tournage, profite des heures de repos pour réaliser un film de série B, «Dementia 13» (USA, 1963). Ecrit par Coppola et le spécialiste du film d’horreur Jack Hill, l’œuvre représente une famille aristocratique plongée dans le tourment de son secret familial. La richesse, souvent insoupçonnée, des films de série B provient de leur faculté à invoquer les plus grandes œuvres du cinéma pour en réévaluer la teneur. S’ouvrant sur le meurtre d’une femme par son mari à bord d’une barque, difficile de ne pas voir dans le film une influence du «Sunrise, a song of two humans» de Murnau. La suite fait mention des œuvres de la Universal (dont celles de Whale et de Browning) en reproduisant ces brumes nimbées qui envahissent de leur épaisseur les décors. La réussite du film résulte de son mode économe de production. Réalisé avec la même équipe et les mêmes acteurs que ceux du tournage du film de Corman (parmi lesquels on compte le très bon Patrick Magee), «Dementia 13» s’apparente plus à un film bis qu’à une œuvre de série B. Produit en marge, à base de réserves, ce film, une des premières réalisations de Coppola, présage le thème fondateur de son cinéaste : le cinéma, non plus comme trace de la mort, mais comme survivance d’un passé. L’histoire de revenant qui hante la famille s’inscrit dans la tradition essentielle aux grands cinéastes, celle selon laquelle un film se veut toujours l’analyse du phénomène cinématographique. La place laissée aux visages, en premier plan, situe, dans une échelle disproportionnée, les corps de façon inégale avec l’espace. Le délire du monde, tel que le veut la tradition du cinéma bis, permet à Coppola de soudoyer ses personnages au désir de sa fiction. L’histoire de fantôme ploie le réel, tord les attitudes et dévoie les comportements pour rendre étranges et inquiétants tous les évènements qui interviennent.