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teofoot29
109 abonnés
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5,0
Publiée le 29 juillet 2010
L'ange bleu représente le tragique destin d'un homme et sa terrible déchéance après être tombé victime de son propre désir, Emil Jannings est époustouflant, une prestation pour laquelle je n'ai pas plus de mots afin de la décrire. Marlene Dietrich est aussi parfaite, et le marriage entre ses vêtements provoquants et la caméra de Josef Von Sternberg est formidable, additionons maintenant ce marriage avec la qualité du scénario et l'interprétation de Jannings et l'on obtient un des meilleurs joyaux du Septième Art, tout simplement. A voir plus qu'absolument !
La quasi-débutante Marlene Dietrich dans un conte où charme, envoûtement et fascination sont au premier plan. Un film qui fait partie du patrimoine du Cinéma des années 30, au charme délicieusement désuet.
Magnifique mélodrame de Josef von Sternberg , premier film parlant tandis que le muet tendait à sa fin. Ce chef d'oeuvre , on peut l'affirmer, doit beaucoup d'une part à l'interprétation exceptionnelle d'Emil Jannings, professeur détesté de ses élèves qui tombe dans un amour passionnel envers une danseuse d'un cabaret poisseux "L'Ange bleu" au point de l'épouser alors qu'elle est toute jeune et que lui est un vieillard. Son amour conduira à sa perte puisqu'il suivra la route de la troupe pour devenir un clown grotesque. Marlène Dietrich joue cette femme candide admirablement, véritable icône féminine vénale et sublime l'écran avec ses séquences de chants. La mise en scène de von Sternberg est d'une intensité colossale, dosé d'un humour impeccable mais surtout d'un modernisme impressionnant. Le cabaret se transforme en amphithéâtre, les élèves du professeur sont cruels envers lui et un autre de la classe... Le réalisateur allemand a lui aussi été subjugué par Marlene Dietrich puisqu'il tournera beaucoup de films avec celle ci par la suite. Pour conclure , "Der Blaue Engel" est une pièce maîtresse sur le rabaissement et la dégénérescence de la personne. Un film à ne pas oublier!
Même si le scénario est un peu convenu et prévisible, l'idée de base est intéressante mais mal mise en forme. Alors oui c'est le premier film allemand parlant, mais celui-ci est mal exploité car la fin est carrément ridicule et le duo de Dietrich et Jammings ne marche pas. Car le personnage de Jammings est insupportable contrairement à celui de Dietrich. Du coup l'alchimie ne marche pas trop... Je n'ai aussi pas accroché au film, la faute entre autre à la mise en scène pas assez travaillée
Les années 30 ont été un tournant décisif dans le cinéma car les films parlants ont commencé à apparaître. Ce film utilise bien l'arrivée du son mais ce long-métrage finit par faiblir au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire. L'Allemagne se remet lentement de sa défaite de la Grande Guerre. Dans une ville de province, un vieux professeur règne en tyran sur sa classe. Il apprend qu'un groupe de ses élèves va régulièrement à un cabaret. Bien décidé à les prendre la main dans le sac, il va succomber au charme de la vedette, la danseuse Lola Lola... La réalisation est un peu trop simple: bien que le cadrage soit correct, les prises de vue se révèlent sans grande originalité et la mise en scène est très plate. La profondeur de champ n'est pas toujours très soignée. Le scénario est assez bon, on suit l'histoire avec intérêt mais les 40 dernières minutes perdent en rythme et le tout finit par traîner en longueur. Les acteurs sont plutôt bons et leurs personnages assez attachants. Les dialogues ne sont ni géniaux ni terriblement mauvais. La photographie est assez bonne, l'utilisation de la lumière est intelligente et le noir et blanc est encore de qualité malgré les années. Le montage n'est pas appréciable, certains plans sont trop longs et le tout n'est guère vif, ce qui rajoute une sensation d'ennui. Les décors dirigés par Otto Hunte sont soit par moments très beaux soit très vides, les costumes très réussis et la musique a certes vieilli mais reste plaisante. L'Ange bleu est un film qui a mal vieilli sur certains points mais qui reste agréable dans l'ensemble.
Un film qui a beaucoup vieilli. Le jeu des personnages, très stéréotypé, (surtout le professeur despote) parait vraiment suranné et, alors qu'à l'époque le rôle de Marlène Dietrich avait fait scandale, aujourd'hui, elle nous parait bien sage et peu entrainante.
Un classique où Marlene Dietrich irradie toujours autant par sa beauté aux côtés du pauvre Emil Jannings. Mais le film a tellement vieilli depuis ( plus de 50 ans !) quil gache un peu le plaisir que l'on aurait eu autrefois...
Je pense qu'on est face au pire enchaînement possible d’événement face à une situation de base. Le film est assez prenant, l'histoire est vraiment originale. Ma petite déception, c'est la fin, qui m'a laissé perplexe... Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris ce que le réalisateur a voulu montrer. D'ailleurs je m'attendais même à mieux, mais ça, c'est assez subjectif. J'ai passé un bon moment, mais je n'arrive pas à déterminer si je le conseil pour autant... Aussi, je suis assez déçu que le son des versions BluRay (en 2018) soit aussi mauvais, je suis moi même étonné de me plaindre de ça, mais la quantité de bruits blancs désagréables est assez importante et gâche certaines scènes silencieuses.
Von Sternberg s’en donne à cœur joie dans son Ange Bleu, où il martyrise un professeur bourgeois naïf. L’Ange Bleu est un film sur la déchéance, mais aussi et surtout, un film sur l’amour désespéré et désintéressé. Dans une mise en scène très structurée et réussie, Emil Janning éclipse Marlène Dietrich -bien qu’à l’époque, c’est Dietrich qui vola la vedette à Janning- grâce à une interprétation fabuleuse d’un homme idiot et trahi –par lui-même. Imannuel Rath est en effet un professeur de lycée célibataire qui tombe amoureux d’une danseuse en tenue légère (pour l’époque, parce qu’un clip de Shakira, en comparaison, c’est du porno), Lola Lola. Fort de son statut de professeur doctorant, Rath est très considéré dans le lupanar de l’Ange Bleu, et, contre toute convention, finit par demander la main de Lola Lola. Il perd son emploi (son mariage fait scandale) et vit au crochet de sa nouvelle épouse. C’est alors qu’il tombe petit à petit dans la négation de lui-même (il ne supporte pas la vie d’artiste) et dans l’humiliation permanente (il n’a plus un sous et doit faire un numéro de clown minable), jusqu’à l’acmé qui lui sera fatale. Un beau film assez pessimiste sur l’amour fou et sur la déchéance personnelle. D’aucun diront que c’est un chef d’œuvre. Je dirais qu’il s’agit là d’un bon film (très bon étant donné l’époque), mais pas d’un chef d’œuvre…
Il faut pas se le cacher, ce film est un chef d'oeuvre absolu. Grâce bien evidemment à l'interprétation légendaire de Marlene Dietrich en Lola Lola qu'on ne parvient pas à détester. Mais aussi grâce à la performance bouleversante d'Emil Jannings qui incarne à la perfection ce professeur tombant dans la déchéance. La scène où celui-ci est humilié à "L'Ange bleu" devant ses anciens collégues est une des scènes les plus dures et les plus humiliantes du cinéma. Il ne faudrait surtout pas oublier l'apport considérable que la réalisation de Josef von Sternberg a eu pour ce film. Chaque plan, chaque éclairage, chaque mouvement de caméra, chaque décor est scrupuleusement mis en scène avec une perfection rarement vu au cinéma. Vraiment un chef d'oeuvre.
L'ange bleu est un joli film des années 30 qui raconte le destin tragique d'un homme épris d'une chanteuse de cabaret, spoiler: avec laquelle il va se fiancer et perdre la raison suite à l'adultère de celle-ci . Marlène Dietrich devînt célèbre grâce à ce premier rôle. Elle a une beauté aussi glaciale que froide (dans le bon coté).
Par erreur échoué à la projection de l'Ange bleu (je pensais assister à Lemming), et passées les premières minutes de désappointement, j'ai été peu à peu conquis et fasciné par ce chef d'oeuvre d'avant guerre d'une modernité telle qu'il en devient intemporel. Emil Jannings est extraordinaire et Marlene, d'une nature encore vierge de toute pollution hollywoodienne, dégage un charisme inoubliable. Du très grand cinéma qui rappelle que la technologie évolue mais que le génie artistique est de toutes les époques.