Plaisante comédie fantastique, qui ne se prend jamais au sérieux et c'est tant mieux. René Clair semble assez à l'aise derrière la caméra et semble tout à fait au niveau pour réussir un bon film Hollywwodien. Même si parfois, le film se perd dans un burlesqque un tantinet trop appuyé, il se regarde avec un réel plaisir, avec une idée de départ particulièrement intelligente et originale, avec également un petit coté moral mais assez subtil pour bien passer. Dick Powell est tout à fait charmant et Linda Darnell fait plaisir à voir (au sens propre comme au sens figuré). Savoureux.
Une très bonne surprise. Ce film tourné par René Clair à Hollywood permet à son réalisateur de renouer avec sa passion pour le cinéma outre-atlantique. Il y a quelque chose de Buster Keaton dans cette histoire comique. Dick Powell, en journaliste opportuniste, et Linda Darnell, en diseuse d'avenir, forment un duo magique, donnant au film toute sa fraîcheur et sa gaieté. Jack Oakie, qui joue le père de Linda Darnell, rajoute encore à la réussite de cette comédie. Avec "C'est arrivé demain", René Clair prouve qu'il n'a rien à envier au cinéma américain... pourvu qu'on lui en donne les moyens.
Une réédition bienvenue d'une comédie philosophique de la période américaine de René Clair. Le film est excellent. Ne le ratez surtout pas ! si vous avez vu la comédie française "en liberté " encensée par la critique actuelle et son réalisateur considéré comme le meilleur réalisateur Français de ses dix dernières années par une certaine critique professionnelle, vous comprendrez en voyant "c'est arrivé demain" dans quel abime est tombé aujourd'hui le cinéma hexagonal. D'un côté Salvadori, Adèle Haenel et Pio Marmai, de l'autre René Clair, Linda Darnell (ancienne miss Texas) et Dick Powell. Cherchez l'erreur !
Une comédie sympathique qui repose sur la complémentarité du couple et les étonnants rebondissements scénaristiques. On passe le film à de demander comment le journaliste va se sortir de cette prédiction... Une jolie découverte.
Une comédie époustouflante. Un film d'une qualité comme on n'en fait plus. Du travail d'orfèvre. Dick Powell, aussi épatant qu'il le sera plus tard en cow-boy viril dans La Cité de la Peur, ou en écrivain chez Minelli dans Les Ensorcelés. Linda Darnell, une très grande très sous-estimée, aussi bonne actrice qu'elle est belle. Quand on pense que les cinéastes de la Nouvelle Vague, ces nains en comparaison, n'avaient que du mépris pour des maîtres comme René Clair, c'est à mourir de rire. Ou plutôt ce serait à pleurer.
Ce n'est pas un film fantastique, bien que l'intrigue repose en effet sur une transgression des lois de la nature ; c'est une sorte de conte philosophique, une variation sur l'histoire d'Eschyle et de la tortue : en voulant échapper à son destin, on contribue à l'accomplir. Mais René Clair offre ici à son public américain un divertissement un peu loufoque, sur un rythme endiablé, avec des personnages farcesques. C'est parfait en son genre ; mais enfin ce n'est pas meilleur que ce qu'on peut faire aujourd'hui, c'est en noir et blanc et en américain sous-titré...