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Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mai 2008
Première partie d'un trilogie culte de Krzysztof Kieslowski, Bleu est un film qui n'a rien d'un oxymore. En effet, cette couleur en perdition est d'une froideur ambigue. Son rêve nous transpose dans un univers onirique, à la fois réel et irréel. D'ailleurs, la réalisation de Kieslowski possède tous les atouts pour nous faire croire à son monde. Il nous filme les acteurs et les décors comme une peinture, dont la lumière et les plans font preuve d'un virtuosité indéniable de la caméra. Ironique, le bleu cache cependant une autre facette de sa candeur édulcorée. Et sa représentation explicite et humaine, interprétée par une Juliette Binoche méconnaissable dans son faux rôle de bourgeoise désespérée, ajoute au film son second degré qui explose avec fulgurance les lois du cinéma. Ajoutons à cela une réflexion intéressante sur l'Art à propos de son origine et sa continuité au sein de l'homme et de sa société. Impressionnant.
Film le plus esthétique de la trilogie, Bleu étonne par le sentiment de perfection et la quête de inlassable du réalisateur à faire de ce film une démonstration. La conduite des acteurs est des plus brillante. Mais à force d'étaler sa maîtrise, le réalisateur déconnecte le film aévec son sujet, celui de la liberté. Ainsi, malgré les efforts du spectateur, c'est - paradoxalement - l'histoire la moins touchante de la trilogie.
"un seul être vous manque et tout est dépeuplé" disait Lamartine . C'est ce que montre le premier volet d'une trilogie reprenant les trois couleurs du drapeau français ,"Bleu" est un drame boulversant dont on ne ressort pas indemne . Pour le cinéaste ne herbe que je suis , ce film m'a prouvé que l'on pouvait faire de très jolies choses avec la caméra quand on est européen . En effet , le réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski m'a impressioné par la maitrise et l'originalité de sa mise en scène . A plusieurs niveaux le film est une grande source de satisfaction pour les cinéphiles . Le traitement des couleurs (le bleu est présent presque comme un personnage du film) , les envolées lyriques et poétiques . Pour montrer que l'héroïne perd son âme et ne vit que par des petits détails , le réalisateur filme en gros plan (donc du point de vue du personnage) plusieurs éléments apparemment peu importants mais en fait très profonds . La photographie de Swadomir Izniak parvient à cerner au mieux les émotions des personnages , et sublimise la beauté de la grande Juliette Binoche . L'actrice porte tout le film sur ses épaules avec grand talent , c'est le genre de rôle qui permet à son inteprète d'aller au plus profond de ses émotions , et Binoche le réussit avec virtuosité . Elle est devenue à mes yeux la meilleure actrice française du moment . Enfin , je citerai la musique impressionante qui est omniprésente dans l'histoire et permet à chaque fois d'amplifier notre ressenti . J'ai simplement été légèrement déçu de l'évolution de l'histoire trop morbide , trop pessimiste , même si le parti pris du réalisateur était de faire un film très sombre . Ce n'est pas grand chose en comparaison des nombreuses qualitées du film , récompensé à jsute à titre à travers le monde !
La déception! Ce film et ce réalisateur tant glorifié...pour pas grand chose. Les 5 premières minutes sont intéressantes et c'est fini. Plus rien ne se passe jusqu'à la fin, si ce n'est une suite de plans (trop) esthétiques et stylisés. Juliette Binoche ne dégage rien et l'histoire est inexistente. Soit disant une réflexion sur la liberté, ce film nous offre au contraire une leçon d'ennui tant (au risque de me repeter) il ne se passe rien! Bref, un film prétentieux qui se veut "cérebral" mais qui sonne creux, et tombe rapidement de son piedestal.
Kieslowski est vraiment un réalisateur que j'apprécie énormément. Ici c'est filmé a la perfection, il n'y a pas de mot plus juste. Des plans magnifiques. Le tout chapeauté par une musiqué signé par le maitre en la matière Preisner. Certainement l'un des meilleur compositeur. Bien que le film soit lent et sans de longues palabres interminables, Kieslowski arrive a nous garder dans le film. Ce film sur le deuil mais pas uniquement, mené par Binoche qui joue vraiment très bien. C'est tout simplement un film indispensable
Un drame anti-raciste-sexiste pas touchant et plein de maladresse. Julie est si énervante que par moment on a peine à ne pas péter un câble. En un mot: navrant!
Un beau film, fort et sensible sur une femme traumatisée qui reprend goût à la vie malgré elle. Mise en scène efficace, musique puissante, acteurs parfaitement dirigés.
C'est un peu trop film d'auteur Français à mon goût sur les bords. Vue qu'il s'agit d'un film très poétique, nous nous retrouvons face à un film qui n'a pas spécialement la vocation du divertissement et c'est tout à son honneur. Je comprend la démarche. Je trouve malgré tout qu'il s'agit d'un film assez fascinant. Grâce à sa lumière, sa photo ou encore son thème musicale un peu rébarbatif sur la fin. Ce qui est sûre en tous cas c'est que le type sait faire des films. Maintenant moi ça ne m'intéresse pas spécialement de voir ça cinq-cents fois. C'est déjà vue, alors oui c'est pas un problème, mais quand c'est par ce que c'est trop plat là ça ne m'enthousiaste pas trop. Je précise plat car c'est creux de vie. La froideur me diras t-on, concept même que représente le Bleu. Oui sauf que c'est comme représenté l'ennuie au cinéma, on ne le fait pas en étant ennuyeux. C'est idiot, et ce film ne l'est pas attention! C'est simplement le fait que ça ne fonctionne pas comme ça selon moi. Pour retranscrire le froid de quelque chose mieux vaut ne pas enlever toute vie. Car c'est faux, la vie est aussi dans le froid. Allez dire à l'antarctique qu'elle est sans vie serait faux. Il y a quelque chose de vivant partout. Pas spécialement là où on l'attends, seulement ça se sent que c'est vivant, que ça n'est pas désagréable ni déprimant. C'est autre chose que le chaud en soit. C'est comme ça. Donc ça m'embête de trouver le film désagréable car je pense l'avoir comprit. Il m'intéresse à moitié voilà tout. Ce qui n'empêche pas que je vais tout de même allé voir le reste du triptique.
Je viens de regarder ce film avec grande difficulté. C'est très rare que je m'ennuie devant un film. Je suis vraiment déçu, attirer par les éloges des commentaires je ne comprend pas comment on peut avoir le moindre plaisir en regardant ce "chef d'uvre ?!". La musique est belle, certes mais c'est tout le temps la même.
Les personnes curieuse de connaître ce film, je leur conseil de regarder les 10 première minutes. La suite n'a aucun intérêt, jusqu'à la fin j'attendais le coup de théâtre qui allais m'expliquer pourquoi je viens de passer 1h30 devant mon téléviseur. Il ne se passe strictement rien. De plus, on ressort déprimé
Bleu, premier volet de la trilogie Trois couleurs s'impose avec une belle mise en scène et une excellente photographie, dans ce deuil de Juliette Binoche, triste parfois mais toujours la tête haute. La couleur bleu est évidemment toujours présente, c'est le fil rouge du film (ducoup bleu ... pardon), lui rappelant sa fille, partout, du début à la fin. Juliette Binoche est parfaite, ses regards camera nous plongent dans son malheur et son terrible deuil. Léger bémol, les scènes coupées par de la musique classiques sont clairement les moments clés, comme une sorte de best-of de l'histoire. La scène finale aussi qui montre les personnages encore une fois clés, mais qui sur le fond d'une BO sublime nous fait tout de même apprécier ce film mi-original mi-ordinaire.
De la trilogie, sans aucun doute, mon préféré !... Un film parfaitement réalisé... des plans splendides... une interprétation magique de Juliette Binoche - et des autres acteurs... et bien entendu la musique superbe de Preisner qui est toujours placée au bon moment... Ce film commence par la mort... pour se terminer par la vie... en fait, surtout le choix de vivre... Le bleu de la liberté - de l'évasion du passé - est omniprésent... bleu de la sucette qu'elle retrouve... bleu des cristaux du pendule... bleu de l'eau de la piscine. La composition de Juliette Binoche est remarquable dans ce personnage qui commence son deuil par la fuite... avec cette envie de tout effacer, de s'isoler, de plus s'attacher à rien ni à personne... mais ses émotions sont les plus fortes... et petit à petit, la vie va reprend sa place... par l'amitié, l'amour, l'attachement familial... C'est un film que l'on a grand plaisir à voir et revoir encore...
Bleu. Une couleur, un sentiment, une hantise. Ce sont les fantômes du passé. Comment les oublier ? Une fresque pictural hallucinante, laissant sa voix aux anges. Regardez la couleur, comprenez là, et enfin frissonnez. Une fin édifiante, portée sous le joug d'un opéra de lumière.
Réalisateur aujourd'hui au purgatoire mais à l'époque très surestimé, Kieslowski n'a fait qu'enfiler des clichés sur la condition humaine dans son oeuvre, inspirés par un catholicisme bon teint. Ce n'est que de l'humanisme de pacotille pour spectateurs peu exigents et lecteurs de Télérama. On se souvient également que la photographie (tout est bleu! quelle idée de mise en scène !!) et la musique étaient absolument terrifiantes. On trouvera une inspiration chrétienne plus exigente dans l'oeuvre de Rohmer.
Juliette Binoche est capable de sauver du sinistre le cinéma d'auteur le plus chiant qui soit. Elle mérite ici au moins 4 étoiles et le film pas grand chose.