Avis : Les Deux Anglaises et le Continent - Page 2
Les Deux Anglaises et le Continent
Note moyenne
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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2011
François Truffaut signe un film aussi fin et délicat que les lèvres suintantes d'une jeune fille encore vierge. Ô turpitudes de l'amour! L'amour est physique et les mots que l'on dit puissants sont aussi source de frein sexuel. L'amour est affaire de conscience, ça n'est pas une science.
"Deux Anglaises Et Le Continent" est un film formidable de Francois Truffaut ! Une œuvre complexe et fascinante sur l'amour et le désir, marquée par la prestation exceptionnelle de Jean-Pierre Léaud, par une mise en scene magistrale, qui met en valeur les personnages et leurs émotions avec une justesse impressionnante et un scenario simplement parfait ! Un tres grand film français.
Un Truffaut mineur, long et dénué de rythme. La voix off pénible et neutre qui vient plomber toutes les scènes où l'émotion serait susceptible de poindre est symptomatique d'un film trop littéraire et mal interprété.
Un film particulier porté par les excellents Kika Markham, Stacey Tendeter et Jean-Pierre Léaud qui se fondent à merveille dans l'univers littéraire de cette oeuvre à la réalisation soignée. Toutefois, je l'ai trouvé un peu lent et je reste infiniment plus conquis par les aventures d'Antoine Doinel ou Le Dernier Métro du même François Truffaut. A découvrir tout de même !
Après avoir vu de nombeaux films de Monsieur Truffaut, je ne peux me résigner de dire que c'est un fiascot. C'est bien connu, Léaud son acteur fétiche comme un Réno/Besson... Non non non ! Le jeu de Léaud n'est pas crédible ! Je n'ai pas reconnu le Truffaut que j'aimais tant. Zero.
Un des plus gros échec de Truffaut, et quand on le revoit aujourd'hui on comprend. Le film est bien long et ne réussit pas du tout à captiver l'attention. Le sujet est bien moins intéressant que Jules et Jim (autre adaptation d'après Roché), et Truffaut, bien qu'il s'impliqua beaucoup dans ce film ne signe pas là une grande réussite. Certaines scènes sont franchement vulgaires (comme le dépucellage de Murielle), ce à quoi Truffaut ne nous avait pas habitué. Les acteurs s'en sortent bien sans être exceptionnels. En bref un film pas inintéressant, on ne s'ennuie pas vraiment, mais il n'y a rien de particulièrement novateur ni captivant qui fasse de ce film autre chose qu'un bon moment. PS:La note est un peu sévère peut-être mais on n'est toujours plus intransigeant avec ceux qu'on aime...
Un film ennuyeux au final mais assez fin et tendre. Un peu trop "analysé" par les commentaires de Truffaut. Pourtant on y trouve une fluidité et une élégance incomparable. Une sorte de film romantique intellectuel.
Un film qui a quand même beaucoup vieillit, un rythme très lent et la 1ere heure nous montre surtout la très belle campagne anglaise et le bord de mer sauvage du Kent ,et d'un petit cottage typiquement british. Le film s'anime un peu quand la relation amoureuse commence à se nouer avec une des soeurs . Les passages à Paris sont plus chaleureux et complexes et la relation à trois se complique. Un certain romantisme, moderne , car les femmes veulent choisir leur destin , et rester libres. Les retournements de situation sont nombreux avec ce trio amoureux. JP Léaud est bon , dans un rôle pas facile,et les deux anglaises sont biens , sans plus.Mais le film reste sobre et n'est certainement pas un des meilleur de Truffaut.
Le triangle amoureux est à l'honneur dans ce très beau film romanesque, dans lequel deux sœurs anglaises aiment toutes deux un jeune français. Toute la beauté du film est de décaler continuellement le moment où les personnages prennent conscience de leur sentiment amoureux, d'où l'idée que la contrariété ne cesse de contrebalancer le désir. Cette ambivalence est particulièrement prononcée dans la première partie du film, où Truffaut filme la maison isolée dans la campagne comme une sorte de petit paradis : les balades, conversations et autres jeux sont filmés sans autre but que de montrer la formation de relations amicales puis amoureuses. Le film bascule au moment où Claude doit quitter les deux anglaises, suite au refus de Muriel : il ne s'agit alors plus de filmer un trio apaisé, mais de rendre compte des rapprochements et des fractures entre Claude et les deux femmes qu'il aime. "Les deux anglaises et le continent", s'il n'est pas dépourvu d'un certaine tendresse qui s'accommode bien à la mise en scène classique de Truffaut, prend toutefois une tournure dramatique et cruelle. Le temps passe, la mort rôde et, longtemps après les jeux de séduction dans une nature apaisante, il s'agit pour Claude de se demander s'il n'a en fin de compte pas raté sa vie.
Il faut vraiment oser, porter à l'écran et sortir au début des années erotiques en 1969, un film si pudique, si prude, et pourtant très libertaire. L'adaptation de ce roman par François Truffaut relève plus de la folie que du bon sens. En effet les aventures torides de nos protagonistes ne sont jamais illustrées mais largement sous-entendu par une mise en scène sobre qui se préoccupe de mettre en exergue notre compassion, plus que notre désir de voir devant nous, s'exercer une succession de scènes explicites qui ici sont largement plus puissantes et fortes.