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    Les Contes de la lune vague après la pluie
    note moyenne
    4,3
    635 notes dont 66 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 66 critiques par note
    25 critiques
    32 critiques
    3 critiques
    4 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Les Contes de la lune vague après la pluie ?

    66 critiques spectateurs

    samadelik
    samadelik

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    5,0
    Publiée le 22 décembre 2007
    Je viens de m'appercevoir en regardant mon profil que ce chef d'oeuvre total n'est pas dans mes films favoris! honte sur moi! Jamais le cinéma n'aura atteint une telle poésie, un tel envoutement: il faut voire ce film en salle (comme toujours me direz-vous) et s'offrir pleinement à lui pour acomplir le voyage à travers les âges dans le japon des contes médiévaux où les limites entre réalité et rêve s'efface peu à peu et où Mizoguchi nous offre l'esthétisme absolu...
    betty63
    betty63

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    4,0
    Publiée le 14 août 2011
    Film intemporel porté des acteurs talentueux et une histoire du patrimoine littéraire japonais fabuleusement bien mis en scène. Un bijou ! Arigato !
    Grouchy
    Grouchy

    Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 1 033 critiques

    5,0
    Publiée le 10 avril 2014
    La société japonaise au Moyen-Âge est la principale source d'inspiration cinématographique au pays du Soleil Levant. Les réalisateurs y interprètent la confrontation entre les paysans et les nobles, décrivant les étapes de l'évolution difficile de l'homme. Le cinéaste Mizoguchi insère une note moralisatrice dans ce film, racontant l'histoire de deux paysans ambitieux et rêvant d'être riches et puissants. L'histoire se transforme peu à peu en conte fantastique, où la vision et l'hallucination sont les sources du conflit : les signes maléfiques commencent à la séquence de la traversée du lac, où brouillard et eau forment un décor malsain, ressemblant à la traversée des Enfers. La chute complète des deux paysans éclate lors de l'apparition de la jeune noble fantôme et de l'armée de samouraïs : ces visions sont en réalité des pièges où les personnages n'y trouveront que miséricorde. Et pour profiter de ce monde magique mais dangereux, ils mentiront pour arriver à leurs fins ( l'un dit qu'il n'est pas marié et l'autre n'est pas le vrai vainqueur de la bataille ). Ce sont des évènements brutaux qui les ramèneront à la réalité : la femme devenue geisha et le vieux sage, mais sans revenir totalement sains. Le film de Mizoguchi est une peinture de l'ascension et de la décrépitude des pauvres en société, prêt à tout pour sortir de leur misère. Le spectateur notera le choix du cadre qui change le film en recueil de tableaux, ainsi que le ton du film qui est sans doute un conte qui ne fait pas rêver mais qui montre la vraie et fausse réalité qui conduit l'homme à faire fausse route.
    Multiface
    Multiface

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    5,0
    Publiée le 14 septembre 2008
    Chronique universel du rêve d’idéal déçu et de l'espérance trompée, Les Contes de la lune vague après la pluie relate la tragédie de deux couples, d’un côté, deux femmes réalistes et aimantes, de l'autre, deux époux aux ambitions démesurées qui aveuglés par leur ambition et détournés de la réalité par le leurre du pouvoir feront l'expérience du désastre. L’histoire se passe à la fin du XVIe siècle pendant une période trouble pour le Japon, avec des guerres incessantes. Le paysan Tobeï rêve de gloire militaire mais devenu samouraï, il reviendra au village avec sa femme devenue prostituée, après l’avoir délaissée tandis que le potier Genjuro poursuivant un rêve de richesse succombera aux sortilèges d’un fantôme d’une princesse et rentrera au village en apprenant que son épouse a été assassinée.

    En suivant pas à pas ces deux hommes lâches, cupides et menteurs, le film montre sur un rythme méditatif le renoncement et l’exploitation de la gente féminine japonaise causé par le comportement arrogant et indifférent de 2 mâles égoïstes mais qui dans leur perdition réaliseront trop tard la souffrance bien réelle qu’ils ont causé chez leurs femmes. Par ailleurs, dans ce chef d’œuvre où est habilement mélangé l’illusion et la réalité, la fin se conclut par le rappel des valeurs essentielles d'amour et de protection de l'enfant.
    Enfin, le tout est bien sûre filmé avec fluidité par une main de maître par Kenji Mizoguchi, réalisateur prolifique de 89 films qui a reçu avec les Contes de la lune vague après la pluie, le Lion d’or à Venise en 1953.
    lherviole1
    lherviole1

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    4,5
    Publiée le 26 février 2010
    Superbe, magnifique, envoûtant. La mise en scène est parfaite, les acteurs excellents, mais, c'est du cinéma japonais, donc, c'est lent.
    Anaxagore
    Anaxagore

    Suivre son activité 101 abonnés Lire ses 135 critiques

    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Inspiré d'un recueil de fabliaux fantastiques du XVIIIème siècle, «Les contes de la lune vague après la pluie» (1953) constitue, avec «La vie d'O-Haru, femme galante» et avec «L'intendant Sansho», le sommet de l'oeuvre de Mizoguchi. Avec un raffinement, une délicatesse et une fluidité extraordinaires, le réalisateur y ramène à l'unité une diversité linguistique telle que la distinction des genres cinématographiques s'y trouve heureusement transcendée. «Les contes» conjugue en effet avec une efficacité rare épopée et élégie, rêve et réalité, ancrage historique singulier et portée universelle. Si la beauté résulte de la plus grande unité dans la pluralité la plus différenciée et la plus contrastée, ce film la réalise de manière exemplaire, tout autant par sa forme que par la symbiose de celle-ci et du contenu, tout autant dans l'espace (chaque plan est digne du plus grand peintre) que dans le temps (les séquences l'organisent d'une manière proprement musicale). «Les contes» représente en ce sens l'une des illustrations archétypiques possibles de la réalisation du beau au cinéma ou encore l'un des modèles, parmi les plus éblouissants qui soient, de la poésie (selon les deux sens du mot) propre au septième art. On évoquera une nouvelle fois, en guise d'illustration, la scène merveilleuse de la traversée du lac Biwa au son du taïko ou encore la scène de l'envoûtement de Genjuro dans la demeure de la princesse Wakasa. Je ne sais pas comment je pourrais faire comprendre autrement à mon lecteur que ce film doit absolument être vu et, si possible, admiré!
    max6m
    max6m

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    5,0
    Publiée le 27 juin 2007
    Voici ce que j'appelle un film parfait, à tous les niveaux, tel "Le septième sceau" de Bergman ou "L'Aurore" de Murnau, film avec lequel les contes de Mizoguchi partagent le génie du cadre et de la mise en scène. Si on peut être plus sensible à l'intensité dramatique de films comme "L'intendant Sansho" ou "Les amants crucifiés", 2 autres immenses chefs d'oeuvre de Mizoguchi, "Les contes de la lune vague" reste une oeuvre exemplaire, rare, qui transcende tous les genres cinématographiques pour toucher à quelque chose d'indicible, que notre raison peine à nommer, à identifier, mais que l'on ressent par d'autres voies. Peut-être est-ce la Beauté, tout simplement. Oeuvre d'une perfection formelle étourdissante, véritable leçon de mise en scène, dont l'épure n'a d'égale que la splendeur, les Contes planent dans une atmosphère de calme et de sérénité, alternant imperceptiblement entre réalité et fantastique. L'histoire de ces deux hommes dévorés par l'ambition, avides de gloire et de reconnaissance, et qui devront payer le prix fort pour se rendre compte que ce n'est que dans l'acceptation de leur condition modeste qu'ils trouveront la paix, se transforme alors en une universelle leçon de sagesse. Comme toujours chez Mizoguchi, ces retrouvailles avec la sagesse perdue se feront aux dépens des femmes, initialement porteuses des bonnes valeurs mais que les hommes refusent d'écouter, attendant d'être confrontés à leur perte pour se retourner vers elles. Hymne au renoncement et aux valeurs essentielles d'amour et de fidélité, seules sources de bonheur possibles, le film assène un coup sévère à la société des hommes, basée sur les valeurs futiles du paraître et de l'argent et sur des rapports de force inutiles qui pervertissent la véritable nature humaine. "Les contes de la lune vague" est une oeuvre essentielle, intemporelle et qui rentre dans le cercle très fermé des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Un très beau film dans lequel Mizoguchi explore les désirs, les fantasmes et les illusions auxquels se laissent aller les hommes qui cherchent à fuir leur conditions, et qui peuvent s'avérer source de malheurs (dont les femmes sont les premières victimes). C'est aussi une réussite du point de vue formel, scénographique et plastique, et le film procure un réel plaisir esthétique.
    Drunk-Cat
    Drunk-Cat

    Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 329 critiques

    5,0
    Publiée le 6 mai 2007
    Mizogushi nous parle avec ses yeux humides, le cœur toujours heureux de battre. Splendide.
    nekourouh
    nekourouh

    Suivre son activité 50 abonnés Lire ses 689 critiques

    5,0
    Publiée le 19 août 2011
    Chef d'oeuvre incontestable de l'histoire du cinéma.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 8 janvier 2014
    C'est presque un chef d'oeuvre !
    Magnifique où le rêve et la réalité se mêlent, pour le plus grand bonheur du spectateur.
    Le Japon très réelle pour autant.
    À voir :))
    Gonnard
    Gonnard

    Suivre son activité 169 abonnés Lire ses 1 930 critiques

    1,5
    Publiée le 20 décembre 2011
    Œuvre incontournable en raison du subtil mélange qu'elle opère entre la tradition japonaise et la culture européenne. Kenji Mizoguchi exploite en effet l'univers des ombres et de l'outre-monde, typique du pays du soleil levant, tout en s'inspirant des nouvelles de Maupassant dans lesquelles la chute retourne le lecteur. De cette façon, il illustre bien l'ouverture culturelle qui s'amorce avec l'ère Meiji, période lors de laquelle l'intrigue prend place. Mais hisser "Les contes de la lune vague après la pluie" au rang de chef-d’œuvre me semble bien exagéré. L'histoire est loin d'être palpitante, surtout au début. Les longueurs sont légion. Le jeu des acteurs surtout frise le ridicule. Grimaces, grands mouvements, longues tirades pleines d'emphase, ...on évolue plus dans l'univers du théâtre que celui du cinéma, de même on est bien plus proche du comique que du tragique. Par exemple, l'attaque de la femme du héros par la bande de mercenaires. Elle donne presque envie de rire tellement elle est ridicule. Un film qui ne répond plus du tout aux canons modernes du cinéma.
    VodkaMartini
    VodkaMartini

    Suivre son activité 36 abonnés Lire ses 410 critiques

    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Avec "Fanny et Alexandre" ( et peut-être "Umberto D."), mon film preféré. Pas un plan, un dialogue en trop. La grâce à l'état pur. Beau à mourrir et totalement bouleversant.
    Christoblog
    Christoblog

    Suivre son activité 500 abonnés Lire ses 1 359 critiques

    4,0
    Publiée le 14 septembre 2021
    La mise en ligne par Arte de plusieurs films de Mizugochi m’a permis de revoir son chef d’œuvre, Les contes de la lune vague après la pluie.

    Disons-le pour commencer, la mise en scène est sidérante de modernité et d’élégance. Les premières scènes sont à ce titre exemplaires : travelling délié, variété des plans, montage alerte.

    Le propos du film est également intemporel et parfaitement adapté à notre présent : ravages causés par la guerre, folie de l’ambition, violences faites aux femmes, distorsion de la réalité, irruption du fantastique dans une trame qui jusque-là était très réaliste.

    Il y a enfin dans le film une cruauté sèche qui ne déparerait pas dans le cinéma contemporain, si ce n’est qu’ici les scènes violentes ne font pas l’objet d’une exposition frontale (on coupe les têtes légèrement hors champ, les viols ne sont qu’évoqués et les lances ne percent pas vraiment les corps).

    Le film est enfin plastiquement très beau. La photographie est splendide et ménage quelques scènes d’anthologie, comme celle où on glisse dans la continuité du bain dans la source chaude à l’arbre en fleur. Le travail sur la musique est aussi très important, mêlant musique traditionnelle japonaise (lancinante, il faut le dire) et musique occidentale (qui peut parfois rappeler celle des westerns de la même époque).

    Un film remarquable qui peut éventuellement rebuter ou interloquer par son formalisme parfois un peu compassé, particulièrement sensible dans le jeu des acteurs. A revoir.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 5 avril 2017
    C'est l'histoire de la désillusion. Le désir qui s'évanouit dans les limbes de la nuit.
    Tous les espoirs de chaque personnage est anéanti dans les ténèbres. Une beauté poétique qui est pleine de sens et de tristesse car cela parle de souffrance et de mort.
    Très beau.
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