1926 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
141 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
30 critiques
3
40 critiques
2
32 critiques
1
7 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Rony Bass
12 abonnés
355 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 6 février 2023
Un drame efficace avec une bonne morale et des personnages attachants. On regrette néanmoins que l'histoire soit parfois trop hachée et les personnages secondaires pas assez exploités.
Un scénario sans grand intérêt. Une rivalité entre deux bandes qui sonne faux, une ambiance mièvre et sirupeuse. L'acteur principal à coté de ses pompes, le reste du casting s'en sort un peu mieux.
Dans la fureur d’une rivalité entre deux bandes d’ados sur fond de lutte des classes, Coppola signe un drame profond et poignant qui dépeint une jeunesse perdue en quête de sens dans l'Amérique des sixties, porté par une mise en scène séduisante et des personnages attachants interprétés par une pléiade de futures stars.
C'est assez incroyable le nombre d'acteurs au casting de ce film qui sont devenus des stars du 7ème art par la suite... Le film, cette histoire de deux bandes rivales, n'est pas d'une originalité folle et a pris un petit coup de vieux, mais il illustre joliment la nostalgie d'une époque, est plus grave qu'il n'y paraît et bénéficie d'une superbe BO.
Ce film, réalisé par Francis Ford Coppola et sorti en 1983, n'est pas mal mais sans plus. Enfin je veux dire que, devant la bonne réputation du film (et surtout celle de son réalisateur), je dois avouer une petite part de déception, même si le film est loin d'être mauvais ! Ce dernier est adapté du roman éponyme de S. E. Hinton mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrai pas le comparer au film. Enfin, nous retrouvons en tout cas ici deux bandes rivales, les Greasers et les Socs (en gros, les pauvres et les riches) qui se disputent et se battent constamment jusqu'à l'inévitable accident. Ce qui part alors d'un teen movie relativement classique à la "Fureur de vivre" (surtout que le film se déroule dans mes années 60, qui côtoient donc l'Amérique des années 50) se transforme alors peu à peu en drame, en étant même quelques fois assez balourd. Ce qui me surprend d'ailleurs énormément de la part d'un réalisateur qui sait pourtant très bien doser ce genre de choses, sans ne jamais en faire de trop. Ici, nous avons des scènes très insistantes sur le dramatique, si bien qu'elles en sont presque parfois larmoyantes, ce qui est bien dommage ! En dehors de ça, le film est sinon plutôt agréable à suivre, surtout car il n'est jamais prévisible. Non pas que l'intrigue parte dans tous les sens (quoi qu'elle développe des personnages sur lesquels on ne passe que bien trop peu de temps) mais elle prend des directions parfois très inattendues ; partant dans une certaine direction pour arriver à quelque-chose de complètement différent ! Le film est également très intéressant pour l'amitié qu'il développe, au sein des deux bandes respectives, mais également des liens qui peuvent se créer entre ces bandes. On notera également la "bromance" très touchante entre Ponyboy et Johnny, qui laisse d'ailleurs bien souvent entrevoir un sous-texte gay évident. Concernant les acteurs, nous ne retrouvons que des têtes connues à une époque où elles n'étaient pas connues, comme C. Thomas Howell, Ralph Macchio, Patrick Swayze, Matt Dillon, Emilio Estevez, Tom Cruise et Rob Lowe qui jouent très bien ! "Outsiders" est donc un film qui ne reste dans l'ensemble pas mal, mais qui ne fait pas partie des meilleurs films du réalisateur !
Après l'échec désastreux de "Coup de coeur" (1982), Francis Ford Coppola tourne coup sur coup deux long-métrages en 1983 plus intimistes : "Outsiders" et "Rusty James". Si le succès commercial ne sera pas plus au rendez-vous, on ne peux que garder une tendresse pour le premier opus. "Outsiders" se déroule durant les années 1960 et puise aussi bien dans "La fureur de vivre" que dans "West Side Story". On y retrouve l'affrontement entre deux bandes, la volonté pour certains de sortir de cet engrenage, et la présence féminine. "Outsiders" est l'occasion de voir une grande galerie de jeunes acteurs en devenir avec par exemple l'un des premiers rôles de Tom Cruise. Un film à l'image de ses personnages, attachant.
6 217 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 19 décembre 2020
J'ai dû lire le livre en septième année et nous avons également regardé le film. J'ai trouvé les deux fabuleux. Francis Ford Coppola a adapté presque tous les détails du livre dans ce film. J'ai trouvé le jeu des acteurs génial et l'intrigue bonne pour les adolescents ce qui est le public cible du film mais aussi du livre. J'ai été surpris par le nombre de stars dans cette histoire (sept) et c'était bien mieux que ce que je pensais. Il ne semblait pas ringard et petit mais on avait l'impression de regarder un vrai film. Même si les Outsiders semblent être nés dans des vies indésirables regarder ce film vous donne envie de retourner en 1967 dans le Sud-Ouest des Etats-Unis et d'être un Outsiders vous aussi. C'est un film fabuleux et parfait pour les adolescents...
M. Coppola réalise ici un film de bande ancré dans les 60's sur la jeunesse américaine : l'histoire d'une guerre de gangs entre les "Greasers" loubards aux cheveux gominés portant du cuir, originaires des quartiers défavorisés du nord et les "Socs" fils de bonne famille, venant des quartiers sud, dévoile une certaine lutte des classes pas spécialement originale. A la suite du meurtre d'un ennemi du sud, Ponyboy et Johnny fuient la Police et partent se réfugier en rase campagne. Pendant cette partie du long-métrage, le film prend une certaine ampleur dramatique touchante mais celle-ci s'enfonce par la suite et tourne clairement en rond jusqu'à la fin. Le côté bande de potes que rien ne peut séparer avec leur fierté d'appartenir aux "Greasers" m'a le plus convaincu, mais je peine réellement à cerner la finalité du film ; de plus je trouve que le scénario et les dialogues manquent de corps et de profondeur. A l'inverse, le casting cinq étoiles avec tout ces jeunes acteurs en devenir soutient l'ensemble ; mention spéciale pour Patrick Swayze et C. Thomas Howell (je n'ai pas du tout apprécié le personnage joué par Matt Dillon par contre). Pour conclure, je noterai l'excellente bande originale très rock!
Un film surévalué, certainement, mais qui est devenu aujourd'hui un classique. Déjà, la distribution est incroyable, toutes les stars des années 80 /90 sont là, et pour certaines encore aujourd'hui, elles sont en haut de l'affiche. Ensuite c'est Coppoa derrière la caméra, excusez moi du peu... L'histoire en elle même est touchante, bien qu'assez simpliste, tout cela est bien doucereux. Certes, il y a le côté dramatique, la rivalité entre les deux bandes, mais sans jamais tombé dans l'extrême; oui les Greasers vivent dans les bas quartiers, mais leur instinct de survit leur donne de l'espoir. Ce que veut nous montrer Coppola, c'est la lumière, la sortie vers une vie meilleure, vers un autre destin. Cela passe par des drames, des sacrifices, mais c'est le prix de la rédemption. Un film, une époque, et la naissance d'une génération de stars.
La rivalité entre deux bandes de jeunes - les "Greasers" d’un côté, les "Socs" de l’autre - ne peut échapper au drame. La mise en scène est belle mais en faisant dans le sentimentalisme appuyé, « Outsiders » perd toutefois de sa portée. Pour sa première adaptation de Susan E. Hutton (« Rumble Fish » suivra dans la foulée), Francis Ford Coppola a misé sur une distribution en devenir : C. Thomas Howell, Ralph Macchio, Matt Dillon, Patrick Swayze, Emilio Estevez, Rob Lowe, Tom Cruise, Diane Lane. Un film quelque peu méconnu que l’on peut sans autre classer entre « la Fureur de Vivre » et « West Side Story ».
Film tiré par les cheveux, ou la jeunesse des quartiers pauvres (les greasers) affrontent la jeunesse des beaux quartiers (les socks). Ce sont d'ailleurs ces derniers qui les provoquent. Et bon les dialogues ont soient mal vieillis, ou les voyous de l'époque n'auraient pas fait très peur, a grand monde aujourd'hui. Mais au final trop cliché, ou trop de pleurnichages pour prendre. Beau casting cela dit.
Ce film fait plus office de curiosité à mon sens au jour d'aujourd'hui, du fait de la fraîcheur de son casting amené à connaître quelque succès par la suite (quand on fait l'inventaire des noms, on hallucine), bien plus en tout cas que pour la qualité de la mise en scène (maîtrisée mais classique) ou de son scénario qui semble une énième variante sur le thème des bandes rivales et de la jeunesse à la dérive dans les banlieues américaines des années 50-60, sujet que l'on connaît depuis au moins La Fureur de Vivre. Coppola fait le boulot avec sérieux, offrant un large espace d'expression à ses interprètes qui portent l'affaire avec une certaine maestria, en dépit de dialogues qui sonnent un peu lourd par moments. Le film reste agréable à voir en raison d'un dynamisme évident et d'une bande-son rock impeccable pour soutenir l'ensemble.
Lorsqu'il réalise ce film, Francis Ford Coppola est un réalisateur meurtri. Son oeuvre précédente, "Coup de coeur" s'est ramassée un méchant bide au regard du pognon injecté. Mérité ? Je n'en sais rien. Je ne le connais que de par sa notoriété de gouffre financier. En revanche, "Outsiders", je sais quoi en penser. Bon, pour l'originalité, on repassera. Des films sur les bandes rivales des années 60, il y en a eu une petite plâtrée. Mais bon, tout un chacun sait très bien que le manque d'originalité n'est pas nécessairement pénalisant. Ça démarre même plutôt bien. Exception faite de la chanson interprétée par Stevie Wonder, qui certes, trouve sa signification un peu plus tard, mais qui est musicalement sirupeuse. Loin, tellement loin des sommets musicaux chantés et composés par Wonder entre 1972 et 1976. Bref. Je disais que ça commençait bien. Oui, c'est vrai. On éprouve même beaucoup de sympathie pour ces mecs vivant dans les bas-fonds de Tulsa. Et, Coppola n'a pas son pareil pour donner du cachet aux scènes où ça se bastonne. Mais, il y a un hic. A partir d'un moment bien précis, le film connaît alors un énorme trou d'air qui s'étale sur près d'une heure. Et fait du surplace. Il faut attendre approximativement les vingt dernières minutes avant que ça reparte de l'avant. Et quand un trou d'air dure aussi longtemps, ça ne peut pas le faire, c'est pas possible. Au final, l'ennui est plus présent que l'intérêt. On retiendra quand même la première demie heure, voire un peu plus, ainsi qu'une jolie bande son faisant la part belle aux interprétations d'Elvis Presley. Dans un registre identique, et ce, même si je ne l'ai pas spécialement apprécié, "'Rusty James", du même Coppola est beaucoup plus abouti.