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Matt Dillon, C. Thomas Howell, Ralph Macchio, Patrick Swayze, Rob Lowe, Emilio Estevez, Tom Cruise et Diane Lane : beaucoup de producteurs se seraient damnés pour obtenir un tel casting à la fin des années 80. Francis Coppola (son second prénom, Ford, n’apparaissant pas comme parfois dans ses œuvres plus intimistes) a réussi, lui, à les réunir tous alors qu’ils n’étaient pas encore connus !
Il faut dire que, contrairement à des films grandiloquents comme Le Parrain ou Apocalypse Now spoiler: (seule la grande bagarre est un peu spectaculaire)
, Outsiders offre une réalisation assez sobre malgré quelques effets de mise en scène spoiler: (l’eau se teintant en rouge lors du meurtre)
ou de lumière spoiler: (la séquence se déroulant à l’aube, rappelant l’éclairage d’Autant en emporte le vent cité régulièrement dans le film)
pour se concentrer essentiellement sur ses personnages. Le récit aborde, en effet, la délinquance dans la jeunesse des années 60 rappelant inévitablement des classiques hollywoodiens comme La Fureur de vire ou West Side Story.
Il est d’ailleurs intéressant de noter que le film a connu une origine surprenante puisque Coppola a découvert le roman de . Hinton car une enseignante et sa classe d’école, dont c’était le livre préféré, lui ont écrit une lettre pour lui demander d’en tirer une adaptation. Il n’est donc pas étonnant de constater que les personnages sont touchants et le récit prenant. L’aspect cocasse est que c’est aussi pour satisfaire la jeunesse qu’il créa sa version Complete Novel car sa petite fille Gia étudiait le roman à l’école et lui a demandé d'y montrer son adaptation : il s’est alors dit qu’il voudrait se rapprocher de l’œuvre d’origine pour satisfaire un jeune public qui l’interrogeait depuis des années sur l’absence de certains passages du roman. Celle-ci intègre donc des séquences coupées à l’origine et en supprime également d’autres (bien qu’elle possède une vingtaine de minutes supplémentaires) mais possède également une différence de taille puisqu’il supprime la majorité de la musique délicate écrite par son père Carmine (tout en conservant la chanson originale Stay Gold interprétée par Stevie Wonder) pour insérer plus de chansons de l’époque du récit (même si on en retrouvait quelques-unes dans le montage cinéma). Cela amène une vision différente du film puisque cela rend le tout moins sentimental et plus dur.
Chacun préférera donc sa version en fonction de ses goûts mais, dans tous les cas, Outsiders est une œuvre discrète mais touchante qui a acquis avec les années un succès qu'il n’avait pas rencontré à sa sortie.
Il faut dire que, contrairement à des films grandiloquents comme Le Parrain ou Apocalypse Now spoiler: (seule la grande bagarre est un peu spectaculaire)
, Outsiders offre une réalisation assez sobre malgré quelques effets de mise en scène spoiler: (l’eau se teintant en rouge lors du meurtre)
ou de lumière spoiler: (la séquence se déroulant à l’aube, rappelant l’éclairage d’Autant en emporte le vent cité régulièrement dans le film)
pour se concentrer essentiellement sur ses personnages. Le récit aborde, en effet, la délinquance dans la jeunesse des années 60 rappelant inévitablement des classiques hollywoodiens comme La Fureur de vire ou West Side Story.
Il est d’ailleurs intéressant de noter que le film a connu une origine surprenante puisque Coppola a découvert le roman de . Hinton car une enseignante et sa classe d’école, dont c’était le livre préféré, lui ont écrit une lettre pour lui demander d’en tirer une adaptation. Il n’est donc pas étonnant de constater que les personnages sont touchants et le récit prenant. L’aspect cocasse est que c’est aussi pour satisfaire la jeunesse qu’il créa sa version Complete Novel car sa petite fille Gia étudiait le roman à l’école et lui a demandé d'y montrer son adaptation : il s’est alors dit qu’il voudrait se rapprocher de l’œuvre d’origine pour satisfaire un jeune public qui l’interrogeait depuis des années sur l’absence de certains passages du roman. Celle-ci intègre donc des séquences coupées à l’origine et en supprime également d’autres (bien qu’elle possède une vingtaine de minutes supplémentaires) mais possède également une différence de taille puisqu’il supprime la majorité de la musique délicate écrite par son père Carmine (tout en conservant la chanson originale Stay Gold interprétée par Stevie Wonder) pour insérer plus de chansons de l’époque du récit (même si on en retrouvait quelques-unes dans le montage cinéma). Cela amène une vision différente du film puisque cela rend le tout moins sentimental et plus dur.
Chacun préférera donc sa version en fonction de ses goûts mais, dans tous les cas, Outsiders est une œuvre discrète mais touchante qui a acquis avec les années un succès qu'il n’avait pas rencontré à sa sortie.
"Outsiders" s'inscrit dans la même veine que "La Fureur de vivre". On y suit le quotidien difficile de jeunes dans les années 1960. Si ce long-métrage est surtout célèbre pour avoir lancé la carrière de nombreux acteurs; qui ont, pour la plupart, brillé par la suite, il bénéficie également d’un excellent scénario particulièrement captivant. En bref, c’est un très bon film. Sans forcément se hisser dans le top 3 de Francis Ford Coppola, il mérite amplement le détour.
On apprécie toujours la mise en scène ample de Coppola, son talent pour raconter des histoires et diriger les comédiens. « Outsiders « est visuellement un beau film, parcouru de scènes émouvantes. On peut regretter que la musique de Carmine l’entraîne parfois vers le mélo et apprécier les séquences entre Ponyboy et Johnny, sans doute les plus belles de l’œuvre.
Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie! Il ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, mais j'ai eu envie de me replonger dans cette histoire de bandes rivales, incapables de laisser parler autre chose que leur agressivité, alors qu'ils ont plein de bonté en eux. Mais au final, leur histoire ne m'a pas vraiment passionné. L'ensemble a vieilli, ce genre d'histoire a été vu et revu, et surtout, le grand écart entre petits voyous et grands sentimentaux est trop marqué, manquant vraiment de nuances. Malgré tout, ça se laisse voir quand même...
Un très bon film réalisé par Francs Ford Coppola qui réunit Tom Cruise , Matt Dillon, Ralph Macchio et Patrick Swayze
Avec « Outsiders » sorti en 1983, Francis Ford Coppola s’est clairement mis en pilotage automatique. Sans être déshonorant, il s’agit d’un long-métrage convenu de la part du réalisateur. Au cœur des années 1960, dans une petite ville de l’Oklahoma, deux bandes rivales se livrent un guerre de quartiers. A travers ces affrontements, le récit évoque la fracture sociale existant aux Etats-Unis entre les favorisés et les déshéritées. Néanmoins, ici pas de conflit ethnique comme dans « West side story », juste des gangs rivaux issus de la population blanche. L’histoire apporte également une vision optimiste sur l’adolescence, un âge encore marqué par une certaine pureté et un refus du déterminisme social. Enfin, grâce à ce film, on assiste à l’éclosion d’une jeune génération d’acteurs (Matt Dillon, Patrick Swayze, Tom Cruise, etc.) encore méconnue du grand public. Bref, une œuvre touchante mais manquant d’intensité.
Un film qui résume l’opposition entre deux bandes rivales avec en toile de fond, l’amitié et l’amour fraternel.
C’est sympa à regarder, avec des acteurs prime, mais qui a sûrement pris quelques rides.
C’est sympa à regarder, avec des acteurs prime, mais qui a sûrement pris quelques rides.
Mon père faisait étudier le livre à ses élèves au collège. Il m'a poussé à le lire. Et puis j'ai vu le film, et découvert à l'époque une ribambelle d'artistes qui allaient nous faire vibrer au cinéma dans les décénnies suivantes : Tom Cruise, Matt Dillon, Ralph Macchio, Diane Lane, Patrick Swayze ... et le génie de Coppola. Chaque fois que je pense à "Outsiders", j'entends la sirène d'un train au loin dans la nuit !
Film qui a atrocement vieilli, et que dire de la version doublée en français qui est vraiment ringarde. Film qui n'a rien de passionnant et qui vaut surtout pour son incroyable casting, tous des jeunes acteurs à leurs début, belle petite troupe.
Ça, c'est le cinéma. Ne me parlez pas de vos douze hommes en colère, de vos blade runner, de vos rashomon, de vos Psychose, de vos Les Sept Samouraïs. Des personnages bien écrits, merveilleux. Une intrigue digne de Dragon Ball Evolution. J'en suis ressorti la larme à l'oeil. Plus, sérieusement, c'était nul. Franchement, c'est mal joué, c'est mal écrit, c'est cliché... Le gentil pauvre qui tombe amoureux de la gentille riche... Bon, l'histoire d'amour qui ne sera jamais développé... La grande majorité des personnages ne servent à rien. Pourquoi ? La bande, il y a au moins 7 membres. la grande moitié ne servent à rien ! Même Patrick Swayze, on ne sait meme pas quoi il sert dans le film . Les pauvres gentils, et puis les méchants riches... Il n'y a aucune émotion...Spoiler :
spoiler:
quand le personnage de Johny cade meurt, bon... On dirait un pissenlit qui fane le bordel !
Non, franchement, c'est éclaté. Et dire que c'est Coppola qui réalise ça, quand même... Ça prouve qu'on peut quand même toujours s'égarer, même si on fait du bon travail, en général.
Non, franchement, c'est éclaté. Et dire que c'est Coppola qui réalise ça, quand même... Ça prouve qu'on peut quand même toujours s'égarer, même si on fait du bon travail, en général.
Dans une ville déshéritée de l’Oklahoma où les guerres de bandes font rage, Ponyboy et Johnny observent les nuages et lisent des poèmes. Ces deux jeunes paumés fuient leurs familles dysfonctionnelles, la précarité et la masculinité toxique en tentant de laisser libre cours à leur sensibilité et leur innocence d’adolescents mais sont rattrapés par l’inéluctable violence de leur environnement naturel.
De ce teen-movie de bandes au demeurant banal, Coppola tire une surprenante exploration de la sensibilité et la vulnérabilité masculine qu’il poursuivra avec tout autant de brio dans « Rusty James » sorti dans la foulée.
Qui aurait pu croire qu’après avoir filmé la violence des hommes la plus extrême dans la trilogie du Parrain et Apocalypse now, Coppola s’intéresserait aux états d’âme d’adolescents désœuvrés en conflit avec les schémas masculinistes, assumant le mélo et osant le sous-texte homoérotique ? Le pari était risqué et n’a pas su convaincre la critique, mais trouve toujours son sens 40 ans après.
Tendre et terriblement attachant.
De ce teen-movie de bandes au demeurant banal, Coppola tire une surprenante exploration de la sensibilité et la vulnérabilité masculine qu’il poursuivra avec tout autant de brio dans « Rusty James » sorti dans la foulée.
Qui aurait pu croire qu’après avoir filmé la violence des hommes la plus extrême dans la trilogie du Parrain et Apocalypse now, Coppola s’intéresserait aux états d’âme d’adolescents désœuvrés en conflit avec les schémas masculinistes, assumant le mélo et osant le sous-texte homoérotique ? Le pari était risqué et n’a pas su convaincre la critique, mais trouve toujours son sens 40 ans après.
Tendre et terriblement attachant.
Coppola sait transmettre des émotions à travers des personnages souvent adolescents perdus. Par sa mise en scène, et une sublime photographie, Coppola nous dresse un portrait de la jeunesse américaine, mené par un casting 5 etoiles : Patrick Swayze, Tom Cruise en passant par Matt Dillon. Un Coppola sous coté
Joliment réalisé et porté par une brochette de jeunes comédiens sincères, ce drame ne parvient pas à surprendre ni à toucher à cause de ses personnages assez stéréotypés ou réduits à une simple caractéristique ainsi que d'un scénario classique où les quelques péripéties manquent parfois de crédibilité ou de vigueur. Une ode à la force de l'art, à la pureté dorée que peut receler la jeunesse, à la quête de plus hauts idéaux qui manque d'audace ou de dynamisme. Honnête.
« Les toiles et les bouquins ! J’aimerais que tu penses à autre chose de temps en temps. »
Les années ’80, dans la culture populaire aux Etats-Unis, ont été l’occasion d’un revival nostalgique des années ’60, qu’il s’agisse du retour du rockabilly (les Stray Cats, les Cramps, la redécouverte d’anciennes gloires à la faveur de BO de cinéma ou de pubs), de la mode (les vestes de collège), des séries télévisées à succès (Happy Days) ou du cinéma (Grease, American College, Stand by Me, Retour vers le Futur, Porky’s, Peggy Sue s’est Mariée du même Coppola). The Outsiders est à classer dans ce mouvement culturel, offrant, outre l’habituelle implication familiale (Francis Ford à la réalisation, le papa Carmine à la musique, le fils Gian-Carlo à la production et la fille Sofia dans un petit rôle) une distribution de rêve en termes de nouveaux talents, dont plusieurs membres plus ou moins affichés du Brat Pack, prêts à envahir durant la décennie et parfois même plus, les plateaux de cinéma : C. Thomas Howell (Hitcher de Robert Harmon, Toscanini de Franco Zeffirelli), Matt Dillon (Rusty James du même Coppola, Drugstore Cowboy et Prête à Tou de Gus Van Sant), Ralph Macchio (la saga Karate Kid, Mon Cousin Vinny de Jonathan Lymme), Patrick Swayze (Dirty Dancing d’Emile Ardolino, Ghost de Jerry Zucker), Rob Lowe (Hôtel New Hampshire de Tony Richardson), Emilio Estevez (Breakfast Club de John Hughes), Diane Lane (Rusty James et Cotton Club, toujours de Coppola), Tom Waits dans un tout petit rôle, chanteur et acteur fétiche de Coppola, Jim Jarmush et Terry Gilliam et, enfin, Tom Cruise. On notera également un caméo de l’autrice du roman dont est tiré le scénario.
Quête initiatique de deux ados d’une bande des bas quartiers de Tusla, portée, comme souvent chez Coppola, par une BO parfaite, l’oeuvre bénéficie d’une réalisation classique ponctuée d’effets simples mais efficaces, la caméra sans cesse braquée sur les expressions des protagonistes ou opérant en plan large comme un théâtre d’ombres. La direction d’acteurs est tout simplement parfaite et, malgré des dialogues basiques et réalistes, l’ensemble a quelque chose de shakespearien, à travers une rivalité ancestrale et le poids du destin, très sobrement résumé lorsque le héros et narrateur Gresar Ponyboy est invité par un Soc à discuter dans sa voiture.
Film en apparence superficiel, The Outsiders est un chef d’oeuvre dense et intemporel, d’une impressionnante maturité.
Les années ’80, dans la culture populaire aux Etats-Unis, ont été l’occasion d’un revival nostalgique des années ’60, qu’il s’agisse du retour du rockabilly (les Stray Cats, les Cramps, la redécouverte d’anciennes gloires à la faveur de BO de cinéma ou de pubs), de la mode (les vestes de collège), des séries télévisées à succès (Happy Days) ou du cinéma (Grease, American College, Stand by Me, Retour vers le Futur, Porky’s, Peggy Sue s’est Mariée du même Coppola). The Outsiders est à classer dans ce mouvement culturel, offrant, outre l’habituelle implication familiale (Francis Ford à la réalisation, le papa Carmine à la musique, le fils Gian-Carlo à la production et la fille Sofia dans un petit rôle) une distribution de rêve en termes de nouveaux talents, dont plusieurs membres plus ou moins affichés du Brat Pack, prêts à envahir durant la décennie et parfois même plus, les plateaux de cinéma : C. Thomas Howell (Hitcher de Robert Harmon, Toscanini de Franco Zeffirelli), Matt Dillon (Rusty James du même Coppola, Drugstore Cowboy et Prête à Tou de Gus Van Sant), Ralph Macchio (la saga Karate Kid, Mon Cousin Vinny de Jonathan Lymme), Patrick Swayze (Dirty Dancing d’Emile Ardolino, Ghost de Jerry Zucker), Rob Lowe (Hôtel New Hampshire de Tony Richardson), Emilio Estevez (Breakfast Club de John Hughes), Diane Lane (Rusty James et Cotton Club, toujours de Coppola), Tom Waits dans un tout petit rôle, chanteur et acteur fétiche de Coppola, Jim Jarmush et Terry Gilliam et, enfin, Tom Cruise. On notera également un caméo de l’autrice du roman dont est tiré le scénario.
Quête initiatique de deux ados d’une bande des bas quartiers de Tusla, portée, comme souvent chez Coppola, par une BO parfaite, l’oeuvre bénéficie d’une réalisation classique ponctuée d’effets simples mais efficaces, la caméra sans cesse braquée sur les expressions des protagonistes ou opérant en plan large comme un théâtre d’ombres. La direction d’acteurs est tout simplement parfaite et, malgré des dialogues basiques et réalistes, l’ensemble a quelque chose de shakespearien, à travers une rivalité ancestrale et le poids du destin, très sobrement résumé lorsque le héros et narrateur Gresar Ponyboy est invité par un Soc à discuter dans sa voiture.
Film en apparence superficiel, The Outsiders est un chef d’oeuvre dense et intemporel, d’une impressionnante maturité.
Un film de bande qui vaut surtout pour son casting d acteurs qui va marquer le cinéma américain des années 80 90. Pour le reste je ne peux pas dire que ces affrontements entres les gosses de pauvres les Greasers et les gosses de riches les Socs tous livrés à eux mêmes m aient passionné. J ai trouvé cela assez plat et il faut bien reconnaître que si Coppola est un grand réalisateur il n est pas très doué pour filmer « la bagarre ». On plonge bien dans le petites villes américaines des années 60 mais je n en retiendrais rien de marquant.
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