Après Nordeste (2004), Upside Down est le deuxième long métrage de Juan Solanas. Photographe de formation, son idée lui est venue sous forme d’image. Quatre années ont alors été nécessaires, afin de mener à terme ce projet ambitieux.
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Epoustouflants, les effets visuels relèvent d’une originalité appréciable. Le public perd tous ses repères. Il découvre un univers étrange, curieux, poétique, fantastique, attrayant. Le ciel, la terre, la mer, s’entremêlent. L’ensemble offre un mélange étourdissant. Le spectacle unique accroche l’œil, la curiosité. Le concept singulier proposé à l’écran est intéressant, unique. Selon le souhait du réalisateur, les techniques extrêmement élaborées utilisées lors du tournage n’empiètent pas sur l’histoire. Le décor sert effectivement de toile de fond, où vient se tisser une relation amoureuse entre deux personnes que la gravité oppose. Jim Sturgess et Kristen Dunst forment un couple attendrissant. Dans un registre nouveau, Timothy Spallplus surprend. Son amitié naissante avec le héros est émouvante. Certaines touches d’humour viennent pimenter l’ensemble.
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Le scénario n’a cependant rien de transcendant, bien que la base soit parfaitement solide et novatrice. Les longueurs des scènes, qu’un fond sonore incessant vient alourdir, ennuie. La science-fiction sans action véritable demeure encore un domaine particulier, méconnu. Cette nouveauté laisse indécis quant à la qualité du produit final. A l’image de Twilight, dont l’univers fantastique ne parvient pas à en faire oublier les faiblesses, un manque évident de profondeur, cette aventure inédite manque terriblement de piquant. Cette carence ne permet finalement pas à l’oeuvre du cinéaste de passer d’un statut de "moyen" à "bon".
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Upside Down n’est en aucun cas un film tout public. Les amateurs de science-fiction seront déçus, tout en s’émerveilleront devant les effets spéciaux, les plus romantiques apprécieront le mélange entre amour et imaginaire, les autres devront passer leur chemin.
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