Pour moi le meilleur Sautet (avec Un mauvais fils), film qu'il a failli ne pas faire : <>. Classe tous risques est un bon polar, bien réalisé, bien monté, au rythme soutenu. Forcement je suis heureux d'avoir deux de mes acteurs fetiches; Ventura et Bebel a l'affiche. La caméra de Sautet qui ne tremble jamais, les excellents dialogues de José Giovanni, un très, très bon film !
Un film noir qui propose la rencontre entre deux grandes stars du cinéma français : Lino Venturo-Jean Paul Belmondo et c'est une réussite. Interprétation sans reproche, dialogues savoureux, un coup de maître pour Claude Sautet, qui réalise cette petite pépite, devenu un classique à voir impérativement.
Abel Davos alias Lino Ventura s'inspire nauséabond Abel Danos, gangster et collabo-tortionnaire de la gestapo, le personnage du complice en fuite est lui-même inspiré de Raymont Naudy dit le Toulousain membre du "Gang des Tractions Avant", puis le commissaire Blot s'inspire du commissaire Georges Clot responsable de la cellule anti-Gestapo à la Libération... Un Noir et Blanc beau et net sans abuser des jeux d'ombres, un scénario avare de discours, une violence abrupte et sèche sans chichi et sans blabla et surtout des gueules et une atmosphère fataliste omniprésente, aucune sensiblerie ce qui ne veut pas dire sans émotion. Et surtout un scénario qui tient la route, qui reste ancré dans un réalisme digne des faits divers. Le seul véritable bémol vient du début de la relation entre Davos/Ventura et Stark/Belmondo, une rencontre placée sous le coup de foudre amical, tout va pour le mieux, confiance et loyauté semble automatique et soudain ce qui paraît antinomique avec la personnalité de Davos avant tout, qui nous est montré comme un tueur de sang froid, taciturne et méfiant, puis pourtant accepte sans trop sourciller ce jeune gangster inconnu ?! C'est ce bémol qui coûte la dernière étoile. Site : Selenie.fr
J’étais étonné de la part de Sautet de voir un film de gangster à l’ancienne mais force est de constater que le résultat est de très bonne facture. Lino évidemment on ne peut rien à avoir à redire. Il passe de victime à bourreau par la force tragique du destin. Il y a la vengeance certes mais le dégoût de voir ce qu’il accomplit et le jeune Belmondo qui traverse, solaire, impunément jeune et audacieux. Ce sera les derniers mots de Ventura. De protéger la jeunesse en essayant même , sans vraiment y croire, qu’il retourne dans le droit chemin.
Un polar noir à la réalisation sobre mais classe, et à l'ambiance lourde et crépusculaire. Un film de gangsters à l'ancienne entre amitié et coupe bas, porté par un énorme Lino.
Avec José Giovanni l ancien prisonnier a l écriture et Claude Sautet à réalisation « Classe tous risques » est un film de gangsters crédible qui se concentre plus sur les personnages, leurs interactions et leurs ressentis que sur l action. Il dépeint un monde où les paroles ont tendance à s envoler et ou l amitié s efface quand les galères s accumulent. Le duo Belmondo Ventura fonctionne à merveille et Sautet crée de nombreux plans de toute beauté. Un classique du polar à la française.
« Classe Tous Risques » est un roman de José Giovanni plébiscité par Lino Ventura, le très solide interprète de cet homme en cavale, père de deux enfants, dans cette première réalisation de Claude Sautet qui sonne naturelle par sa façon d’avoir été filmée. Sorti au début de la Nouvelle Vague, une semaine après l’iconique « A bout De Souffle » ce film noir inspiré, direct et rythmé, s’offre lui aussi les services d’un Jean-Paul Belmondo à l’aube de son explosion.
Belle affiche un réalisateur de référence et un casting de première classe, néanmoins ce polar semble un cran en-dessous de son potentiel, souffre t il du nombre des années ? Il reste un beau plongeon dans le désespoir d un gangster qui s enlise comme celui qui visionne
Un modèle du film noir à la française, entre Jacques Becker et Melville. Pas l'once d'un bout de gras dans ce récit tiré au cordeau, formidablement interprété. Le cinéaste conservera la même exigence avec les deux polars qu'il réalisera par la suite, en fondant davantage "Max et les Ferrailleurs" dans l'univers choral auquel il s'attachera.
Un film qui vaut davantage par la prestation du duo Ventura/Belmondo, les images N&B nostalgiques de la France et notamment Nice et Paris en 1960 que par le scénario à la fois bien sombre et pervers . En effet, par l'amour qu'il porte à ses enfants et sa volonté de les protéger, Claude Sautet nous conduirait presque à se prendre d'affection pour ce malfrat en fuite qui n'hésite pas à tuer, que ce soit des douaniers ou ses anciens amis qu'il juge pas assez disposés à l'aider
Ah ces anciens films ! Scénario top (José Giovanni), acteurs qu’on aime (Ventura, Belmondo), tout est fait pour distraire. L’ensemble n’a pas trop vieilli.
C'est un très bon polar français. Le film est sorti 1960 et c'est un film en noir et blanc. Lino Ventura interprète très bien le vieux truant atypique. Il y a aussi Jean-Paul Belmondo, tout jeune à l'époque, et qui interprète un apprenti truant. Il y a de bonnes scènes de castagnes et de polars. Par contre on reste sur sa faim, mais ce film reste un bon film néanmoins.
malgré un bon casting Ventura-Belmondo, la réalisation est un peu mou et voués à endormir. Le Paris des années 60, est assez amusante, et les rues sont plus jolie que de nos jours. un vrai personnage cette ville. Le scénario était plutôt bon, pourtant. Un film passable à tout point de vue.
Claude Sautet réalise ce bon petit polar noir de manière très conventionnelle et laisse la vedette à ses acteurs et son histoire. Lino Ventura, acteur déjà aguerri, campe magnifiquement son personnage de voyou solitaire qui tente coute que coute de trouver un moyen de sauver sa famille. Belmondo qui n'est pas encore une star s'en sort aussi très bien même si son amourette avec une femme victime d'un mari violent ralenti peut-être un peu le rythme de l'intrigue principal.